La NBA, ligue de basketball par excellence, est souvent associée à des figures athlétiques exceptionnelles, où la question de l'origine et de l'ethnicité a parfois pris une place prépondérante. Cet article se propose d'explorer l'histoire de l'engagement militant des joueurs NBA, tout en mettant en lumière des joueurs blancs célèbres qui ont marqué l'histoire de ce sport.
L'engagement militant dans l'histoire de la NBA : Un aperçu
L'histoire de la NBA est intimement liée à celle des luttes pour l'égalité raciale aux États-Unis. Créée en 1946 en remplacement de la NBL (National Basketball League), fondée en 1937, la NBA a connu des débuts marqués par la ségrégation. La NBL était initialement une ligue non intégrée, excluant les joueurs afro-américains. Ces derniers évoluaient alors dans des équipes parallèles, entièrement composées de joueurs de couleur.
Cependant, la conscription de nombreux joueurs en 1942 a contraint les Toledo Jim White Chevrolets et les Chicago Studebakers de la NBL à recruter des joueurs afro-américains pour compléter leurs effectifs. Paradoxalement, l'intégration s'est interrompue lors de la fusion de la NBL avec la BAA, donnant naissance à la NBA que nous connaissons. Il a fallu attendre cinq ans pour qu'un joueur afro-américain foule à nouveau les parquets de la NBA.
L'année 1950 marque un tournant avec l'arrivée de joueurs afro-américains, mais aussi avec les discriminations que ces athlètes ont subies. Bill Russell, légende des Celtics, a été confronté à la ségrégation tout au long de son enfance et de son début de carrière professionnelle. En 1961, lors d'un déplacement à Lexington, Kentucky, les joueurs afro-américains des Celtics ont été interdits d'entrer dans un restaurant choisi par la franchise. En réponse, ils ont boycotté le match du lendemain avec le soutien de leurs coéquipiers et entraîneurs.
Les Civil Rights Acts de 1964 et 1968 ont constitué des avancées historiques en interdisant toute discrimination basée sur la race, la religion, l'origine ou le genre. Cependant, ces lois n'ont pas suffi à éradiquer les inégalités raciales, et les sportifs ont continué à jouer un rôle prépondérant dans la lutte pour l'égalité. Muhammed Ali est devenu une figure emblématique de cet engagement, inspirant d'autres athlètes comme Bill Russell, qui a participé au "Cleveland Summit" de 1967 en réaction au retrait des ceintures de Muhammad Ali et à son futur procès pour défection.
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Dans les années 1970, des joueurs comme Abdul-Jabbar ont continué à utiliser leur notoriété pour défendre leurs causes. Abdul-Jabbar, ayant grandi à Harlem, a été influencé par des activistes tels que Malcolm X. En 1967, il a été l'un des leaders du mouvement de boycott des Jeux Olympiques de Mexico City de 1968, dans le cadre du Olympic Project for Human Rights (OPHR).
Les campus universitaires sont devenus des foyers de contre-culture, où les luttes pour l'égalité raciale, la fin de l'intervention américaine au Vietnam et la contestation des normes sociales ont façonné les esprits. Les sportifs issus de ces milieux ont apporté une sensibilité accrue à ces enjeux en NBA.
Parallèlement, les années 1970 ont vu l'émergence du mouvement de syndicalisme des joueurs NBA, NFL et MLB. En 1964, les joueurs les plus éminents de la ligue ont menacé de ne pas participer au match des étoiles, obtenant ainsi des concessions de la part du commissionnaire. Une victoire importante pour la Players' union est survenue en 1977, lorsque la cour suprême des États-Unis a donné raison au syndicat et à son président de l'époque, Oscar Robertson, permettant aux joueurs NBA de rejoindre l'équipe de leur choix à la fin de leur contrat.
Dans les années 1980, la NBA a connu une popularité croissante grâce à la rivalité entre Larry Bird et Magic Johnson. Leur amitié et leur compétition sur le terrain ont captivé les fans, symbolisant l'égalité, l'American Dream et l'union entre les peuples.
Cependant, l'essor du marketing et des contrats publicitaires a conduit certaines stars, comme Michael Jordan, à adopter une position plus neutre sur les questions sociales. Ce silence a été critiqué par certains de ses pairs, qui estimaient qu'il privilégiait les intérêts financiers à la conscience sociale.
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Dans les années 2000, la tendance pour les meilleurs joueurs de la ligue à se distancier des questions sociales s'est confirmée. Cependant, l'émergence du mouvement #BlackLivesMatter a incité de nombreux joueurs NBA à revenir sur le devant de la scène de l'engagement politique.
En 2016, quatre des plus influents joueurs NBA ont réitéré leur action, adoptant un activisme de compromis, plus diplomate et axé sur les luttes locales. Les marques, quant à elles, ont évolué dans leur attitude, soutenant désormais l'activisme de leurs têtes d'affiches.
La prise de parole de Darryl Morey, dirigeant des Houston Rockets, en faveur des manifestations à Hong Kong a rappelé que l'activisme en NBA est autorisé dans des cadres bien précis.
Joueurs NBA blancs célèbres : Un aperçu
Bien que la NBA soit souvent associée à des joueurs afro-américains, de nombreux joueurs blancs ont marqué l'histoire de ce sport. Parmi eux, on peut citer :
Larry Bird: Légende des Boston Celtics, Bird a remporté trois championnats NBA, trois titres de MVP de la saison régulière et deux titres de MVP des finales. Il était réputé pour son adresse au tir, son jeu de passe exceptionnel et sa compétitivité féroce.
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John Stockton: Meneur emblématique du Utah Jazz, Stockton détient le record de passes décisives en carrière en NBA. Il était un joueur intelligent, altruiste et un défenseur tenace.
Dirk Nowitzki: Ailier fort allemand, Nowitzki a passé toute sa carrière aux Dallas Mavericks, remportant un championnat NBA et un titre de MVP de la saison régulière. Il était réputé pour son tir en fadeaway, devenu sa marque de fabrique.
Pau Gasol: Intérieur espagnol, Gasol a remporté deux championnats NBA avec les Los Angeles Lakers. Il était un joueur polyvalent, doté d'un excellent jeu de passes et d'un tir fiable.
Toni Kukoc: Ailier croate, Kukoc a remporté trois championnats NBA avec les Chicago Bulls. Il était un joueur polyvalent, capable de jouer à plusieurs postes et de contribuer dans tous les aspects du jeu.
Arvydas Sabonis: Pivot lituanien, Sabonis a rejoint la NBA à un âge avancé, mais a tout de même eu un impact significatif avec les Portland Trail Blazers. Il était un joueur doté d'une vision du jeu exceptionnelle et d'un jeu de passes hors du commun.
Ces joueurs ne sont que quelques exemples parmi de nombreux autres joueurs blancs qui ont marqué l'histoire de la NBA. Leur talent, leur détermination et leur contribution ont contribué à faire de la NBA la ligue de basketball la plus populaire au monde.
Au-delà des numéros : Histoires et anecdotes
Les numéros portés par les joueurs NBA sont souvent chargés d'histoire et de symbolisme. Certains numéros sont associés à des légendes du sport, tandis que d'autres sont retirés par les équipes en hommage à leurs joueurs emblématiques.
Par exemple, le numéro 23 est indissociable de Michael Jordan, tandis que le numéro 6 est associé à Bill Russell. Le Heat de Miami a même retiré le numéro 23 en l'honneur de Jordan, bien qu'il n'ait jamais joué pour cette équipe.
Certains joueurs ont également des raisons personnelles de choisir un numéro particulier. Ron Artest, par exemple, a choisi le numéro 37 en référence à l'album "Thriller" de Michael Jackson.
Les numéros interdits, comme le numéro 69, ajoutent une touche d'humour et de mystère à l'histoire de la NBA.