Les Joueurs Iraniens de Football : Aperçu et Perspectives

Cet article offre un aperçu détaillé des joueurs iraniens de football, en mettant en lumière leur présence sur la scène internationale, leur contribution aux clubs européens, et leur importance au sein de l'équipe nationale iranienne, la "Team Melli". Il aborde également le contexte socio-politique entourant le football en Iran.

Effectif et Valeur Marchande

Un aperçu détaillé de l'effectif actuel du club est présenté, affichant des informations personnelles telles que l'âge, la nationalité, la durée du contrat et la valeur marchande des joueurs. Le tableau indique également l'âge moyen, la valeur marchande cumulée et la valeur marchande moyenne pour chaque poste et pour l'ensemble des joueurs. Les valeurs marchandes cumulées suivantes ont été notées: 311,80 mio, 291,20 mio, 221,00 mio, 321,20 mio, 231,20 mio, 291,30 mio, 241,30 mio, 281,00 mio, 321,50 mio, 265,00 mio, 263,00 mio, 241,00 mio, 333,00 mio, 251,50 mio, 301,20 mio. De plus, les valeurs marchandes individuelles incluent: 2,70 mio, 8,40 mio, 5,80 mio, 1,16 mio, 17,40 mio, 1,74 mio, 34,30 mio, 1,23 mio.

La Sélection Iranienne pour la Coupe du Monde 2022

Carlos Queiroz, le sélectionneur de l’Iran, a convoqué 25 joueurs pour la Coupe du monde 2022 au Qatar. L'Iran n’a convoqué que 25 joueurs sur un maximum de 26 pour cette compétition. Mehdi Taremi, qui évolue au FC Porto, fait partie, sans surprise, de cette liste. Il réalise un très gros début de saison avec 13 buts et 8 passes décisives en 19 matches, toutes compétitions confondues. Dans ce même groupe européen, on retrouve le Bayer Leverkusen, club allemand dans lequel évolue le compatriote de Taremi : Sardar Azmoun. L’attaquant de 27 ans est cantonné au banc cette saison, après une blessure lors de la reprise.

L’Iran a hérité du groupe B pour ce Mondial, avec l’Angleterre, les États-Unis et le Pays de Galles.

Statistiques et Présence Internationale

Le tableau est en ordre décroissant en fonction du nombre de travailleurs invités pour chaque pays. Avec le menu déroulant, vous pouvez sélectionner une saison dans laquelle les travailleurs invités sont présentés en fonction de leur valeur marchande. En cliquant sur le nombre, vous pouvez accéder aux statistiques pour tous les joueurs d’un pays. Le pourcentage indique la part de travailleurs invités de ce pays par rapport au nombre total. Le joueur listé est le joueur comptant le plus d’apparitions dans la compétition sélectionnée en provenance de ce pays. De plus, les statistiques listent pour combien d’équipes le joueur a joué dans cette compétition, et combien de matchs il y a joué.

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Quelques exemples de joueurs et de leurs statistiques sont :

  • Ouzbékistan : Oston Urunov (Ailier gauche, 2,00 mio)
  • Gabon : Didier Ndong (Milieu défensif, 1,20 mio)
  • Albanie : Jasir Asani (Ailier droit, 1,20 mio)
  • Côte d'Ivoire : Serge Aurier (Arrière droit, 1,50 mio)
  • France : Enzo Crivelli (Avant-centre, 1,00 mio)
  • Portugal : Ricardo Alves (Milieu central, 1,50 mio)
  • Mali : Moussa Djenepo (Ailier gauche, 2,00 mio)
  • Haïti : Duckens Nazon (Avant-centre, 1,20 mio)
  • Maroc : Munir El Haddadi (Milieu offensif, 1,50 mio)

Forces et Faiblesses de l'Équipe Iranienne

L’Iran est une équipe solide, qui n’a encaissé que 8 buts en 18 rencontres de qualifications dans la zone Asie. Elle s’appuie sur un très bon gardien, Alireza Beiranvand, et des défenseurs athlétiques. Offensivement, ses points forts sont Sardar Azmoun, l'attaquant du Bayer Leverkusen, surnommé le « Messi iranien » quand il était plus jeune, et Mehdi Taremi, qui brille avec le FC Porto. Sauf grosse surprise, Carlos Queiroz ne devrait pas se départir de son 4-3-3, qui devient un 4-1-4-1 en phase défensive.

Depuis 1998, les Iraniens bâtissent une solide expérience à ce niveau (cinq participations sur sept), où ils n’ont plus rien d’adversaires incongrus. Leurs footballeurs s’exportent régulièrement un peu partout : aux Pays-Bas, au Portugal, en Allemagne et même en Angleterre. La charnière centrale - Hossein Kanaani - Shojae Khalilzadeh - évolue dans le club… qatari d’Al Ahli. Si le mythique Ali Daei (longtemps meilleur buteur international, avant que Cristiano Ronaldo ne prenne le record) est à la retraite, l’Iran devrait compter sur Sardar Azmoun (41 buts en 65 sélections), tout juste remis d’une blessure qui date de début octobre, et également sur Mehdi Taremi (27 buts en 60 sélections), à Porto depuis 2020.

L’Iran participe souvent mais gagne rarement au niveau mondial. Et même au niveau asiatique, puisque depuis ses trois succès en Coupe d’Asie des nations en 1968, 1972 et 1976, l’Iran a souvent été éliminé en quart de finale de cette compétition, pour une seule demi-finale en 2019. L’Iran attend toujours son épopée.

Joueurs Clés et Leur Parcours

Mehdi Taremi

Mehdi Taremi (30 ans) s'est révélé au haut niveau avec Persépolis (2014-2018), le plus grand club iranien. Après un passage au Qatar, à Al-Gharafa (2018-2019), il a posé ses valises en Europe, dans le Championnat portugais. Une saison à Rio Ave a suffi à attirer l’attention du FC Porto, où il est sous contrat jusqu’en 2024. Depuis deux ans, Taremi fait partie des meilleurs buteurs du Championnat local (41 buts en 76 matches). Cette saison, il a déjà inscrit 5 buts en 10 matches de Liga (9 toutes compétitions confondues).

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Alireza Beiranvand

Alireza Beiranvand, le gardien iranien, détient un record insolite. Lors d’un match face à la Corée du Sud, en 2016 (1-0), il a réalisé le dégagement à la main le plus lointain, mesuré à 61,26 mètres.

Saman Ghoddos

Saman Ghoddos, habile manieur de ballon, incarne à lui seul la diaspora au sein de cette sélection iranienne. L’ex-joueur d’Amiens est né et a été formé en Suède, plus précisément à Malmö, comme un certain Zlatan Ibrahimovic. A 29 ans, Ghoddos n’est sélectionné que depuis l’été 2017 et il a même déjà marqué pour… la sélection suédoise. En janvier 2017, l’Irano-Suédois avait disputé deux matchs amicaux, non reconnus par la FIFA, assortis d’un but contre la Slovaquie.

Khodadad Azizi

Né dans un faubourg du sud de Téhéran, le gamin des quartiers populaires a appris le football avec une balle de mousse dans les ruelles du bazar, au milieu d'un concert de Klaxon, entre des étalages, bousculé par une foule permanente. Dans l'immensité des banlieues composées de dribbleurs de rues, Mehrdad est recruté très tard par une équipe de troisième division, en junior. Il quitte ensuite le club belge pour Al Shabab, à Dubaï, avant de finir sa carrière chez lui, en Iran. Gaucher et athlétique, il a longtemps arpenté son couloir par de longues chevauchées et des centres millimétrés. En sélection, il dispute le Mondial 1998 en France, aidant sa patrie à enregistrer sa toute première victoire en Coupe du Monde, contre les Etats-Unis (2 buts à 1). Il finit également avec les Perses sur la troisième marche du podium de la Coupe d'Asie des Nations en 1996. Attaquant technique, rapide et vif, il effectue ses débuts en 1988 et monte petit a petit les marches de la ligue de foot pro iranienne. Il passe successivement de Aboomoslem (club de sa ville natale) au Fath Tehran FC (club dans lequel a joué Ali Karimi) puis au Bahman FC. En sélection, c'est lui le héros décisif de la qualification de son pays pour la Coupe du Monde 1998 contre l'Australie de Mark Bosnich et Harry Kewell. Lors du barrage retour Asie/Océanie, le buteur iranien offre en tout de fin de rencontre une égalisation méritée à 2-2 synonyme de qualif pour France 98 (but à l'extérieur, 1-1 à l'aller). "C'est le moment le plus mémorable de ma carrière ", se souvient Azizi. Il s'était déjà mis en évidence cette même année avec la Melli, lorsqu'il termine troisième de la Coupe d'Asie des Nations s'offrant au passage le titre de meilleur joueur du tournoi. Une énergie débordante due surement au tirage au sort du Mondial 98 qui a placé l’Iran et les États-Unis dans le même groupe. En effet, certains dont Azizi ont toujours eu en travers de la gorge le soutien des États-Unis à l’Irak lors de la guerre qui a opposé l’Iran aux armées de Saddam Hussein entre 1980 et 1988, faisant des milliers de victimes civiles. Au final, les Iraniens remportent le match symbolique 2 buts à 1. Grâce à ses performances, l'attaquant hors-pair séduit le FC Cologne en 1997. Il rejoint ainsi ses compatriotes Ali Daei et Karim Bagheri, qui avaient ouvert la voie de l'exode iranien à destination de la Bundesliga. Il y reste trois saisons avant de rejoindre les San Jose Earthquakes. Il devient ainsi le premier iranien à évolué aux États-Unis en Major League Soccer. S'ensuit un passage au Moyen-Orient, à Al-Nasr, avant de retrouver l'Iran et le PAS Téhéran. En 2005, il tente à nouveau sa chance en Europe, avec le club autrichien d'Admira. Sans succès puisqu'il ne dispute pas un seul match. Une dernière pige dans les clubs d'Oghab, puis de Rah Ahan, où il raccroche définitivement les crampons. Entre ses deux passages dans le mythique club de Persepolis, appelé autrefois Pirouzi, il dispute trois saisons en Allemagne, à l'Arminia Bielefeld.

Ali Karimi

Capitaine de l’Iran de 2006 à 2009, il avait été élu joueur asiatique de l’année en 2003 par l'AFC. Lancé par le légendaire Ali Daei à la 83ème minute, le petit milieu iranien du FC Persépolis avait déboulé sur l'aile gauche pour inscrire, de l'extérieur du pied droit dans le petit filet opposé, le but du break dans une rencontre précédé d'un contexte politique très tendu entre les deux pays. Ce but lui ouvrira les portes de la Bundesliga pendant plus de dix ans.

Hossein Sadaghiani

Surnommé "Panne de verre", à cause d'une calvitie précoce, il montre tous ses talents de buteur pour les Carolos, inscrivant quatorze buts lors de la saison 1930-1931, puis treize la saison suivante. On perd ensuite quelque peu sa trace, le revoyant apparaître épisodiquement sous les couleurs noires et blanches, avant un passage en Turquie (Fenerbahçe) et en Autriche (Rapid Vienne). Il rentre ensuite dans son pays où il travaille à l'université de Téhéran. Il devient par la suite le premier sélectionneur de l'équipe nationale iranienne en 1941 et même le coach personnel du Shah d'Iran. Il est décédé en 1982 à l'âge de 79 ans à Téhéran.

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Carlos Queiroz : Le Sélectionneur

Carlos Queiroz avait déjà passé huit ans à la tête de la sélection iranienne avant de revenir. Onze ans après son arrivée à la tête de la sélection iranienne pour un premier passage (2011-2019), le technicien portugais (69 ans) a repris du service, après un détour par la Colombie (2019-2020) puis l’Egypte (2021-2022). L’ancien coach éphémère du Real Madrid (une saison en 2003-2004) s’apprête à disputer, pas très loin de Téhéran, une troisième Coupe du monde consécutive avec l’Iran, sa quatrième d’un point de vue personnel, puisqu’il dirigeait le Portugal au Mondial 2010. Ses principaux titres, Queiroz les a remportés il y a des décennies avec les jeunes Portugais : deux titres de champion du monde des moins de 20 ans, en 1989 et en 1991.

En septembre dernier, trois ans après son départ, Carlos Queiroz a effectué son retour à la tête de la Team Melli, sa sélection de cœur, comme il l’a confié dans un podcast de la BBC. « Quand ta famille te dit de rentrer à la maison, il y a une seule chose à faire : tu te présentes, prêt pour la mission, pour ton devoir. C’est ma deuxième famille, mon deuxième pays. »

Coupe du Monde 2022 : La Fiche "Non Officielle" de l'Équipe d'Iran

Calendrier (heure française) dans le groupe B

  • 21 novembre : Angleterre-Iran, au stade international Khalifa (14 heures, BeIN Sports 1)
  • 25 novembre : Pays de Galles-Iran, au stade Ahmad-Ben-Ali (11 heures, BeIN Sports 1)
  • 29 novembre : Iran-Etats-Unis, au stade Al-Thumama (20 heures, BeIN Sports 2)

Le groupe des 25

  • Gardiens de but : Alireza Beiranvand, Amir Abedzadeh, Hossein Hosseini, Payam Niazmand.
  • Défenseurs : Majid Hosseini, Hossein Kanani, Shoja Khalilzadeh, Morteza Pouraliganji, Sadegh Moharrami, Milad Mohammadi, Ehsan Hajsafi, Ramin Rezaeian, Abolfazl Jalali.
  • Milieux de terrain : Saeid Ezatolahi, Ali Karimi, Ahmad Noorollahi, Roozbeh Cheshmi, Vahid Amiri.
  • Attaquants : Saman Goddos, Alireza Jahanbakhsh, Ali Gholizadeh, Mehdi Torabi, Sardar Azmoun, Mehdi Taremi, Karim Ansarifard.

Surnoms de l'Équipe

La Tim-e melli (l’« équipe nationale »), ou les Shirants Perse (les « lions de Perse »).

Parcours en Coupe du Monde

L’Iran disputera au Qatar sa sixième phase finale de Coupe du monde, la troisième consécutive. Le pays n’a jamais franchi le premier tour et a dû attendre vingt ans entre sa première participation, en 1978, et sa deuxième, en 1998. Absents en 2002 et en 2010, les Iraniens se sont qualifiés en 2006, mais aussi en 2014 et 2018.

Contexte Socio-Politique

La star Sardar Azmoun a pris position fermement : « Je n’ai pas peur d’être évincé. Honte à vous d’avoir si facilement tué le peuple et vive les femmes d’Iran. » Des voix, à l’extérieur comme à l’intérieur du pays, ont appelé à l’exclusion de l’Iran de la Coupe du monde.

Figurez-vous Arsène… que les femmes, qui ont lancé en septembre un soulèvement politique après la mort de Mahsa Amini, une jeune Iranienne de 22 ans, sont toujours officiellement interdites de stade pour les matchs de football. Régulièrement, comme lors d’un match du club de Persépolis en 2018, certaines bravent l’interdiction en se déguisant en homme pour déjouer la sécurité. La même année, en tentant d’entrer dans un stade déguisée en homme pour assister à un match de son équipe favorite, une jeune femme avait été arrêtée et s’était immolée par le feu quelques mois plus tard, de peur d’être emprisonnée. Sa mort avait conduit la FIFA à émettre une directive pour que l’Iran ouvre enfin les portes de ses stades au public féminin. Le régime l’a permis dans quelques cas exceptionnels, notamment pour un match contre le Cambodge en 2019. Mais, en mars 2022, les 2 000 femmes qui avaient un billet pour un match contre le Liban n’ont pas été autorisées à y assister.

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