Saint-Grégoire Rennes Métropole Handball : Une Histoire de Performance et d'Ambition

Le Saint-Grégoire Rennes Métropole Handball (SGRMH) est un club phare du territoire rennais, incarnant des valeurs fortes de solidarité, d'ambition et de convivialité. Le club s’attache à former les jeunes générations et à promouvoir le sport féminin, avec la volonté de donner à chacune l’opportunité de s’épanouir. Acteur reconnu du paysage sportif local, il fédère une communauté engagée et fière de ses couleurs. Grâce à un projet structuré, le SGRMH rayonne bien au-delà de ses communes partenaires et continue d’écrire, saison après saison, une belle histoire collective.

Genèse et Évolution du Club

Le club est né de la volonté commune de présidents de clubs et responsables sportifs de la métropole rennaise (ASPTT Rennes, CPB Rennes, US Acigné HB, CMG sur Ille HB, Sépal Thorigné-Fouillard) de faire le pari de la naissance et de l’évolution d’une structure autonome de haut niveau au sein de l’agglomération rennaise. Dès le lendemain, contact fut pris avec la LBHB pour sauver le club féminin rennais. La gestion administrative de la saison 1999-2000 est assurée par l’ASPTT et l’encadrement sportif par Damien ARRIBART et Pierre TAILLÉ du CPB Rennes. Une entente ne pouvant durer que 3 saisons, le RMH est créé le 27 juin 2001 lors d’une AG constitutive organisée à la salle de la Ricoquais (Tiens tiens, était-ce déjà un présage de l’avenir et du SGRMH ! ?) avec les dirigeants des clubs de l’ASPTT RENNES, CPB Rennes, CMG SUR ILLE, US Betton, US Acigné et SEPAL THORIGNÉ. Vincent Guyomard succède à André Alain en tant que président du RMH. Le RMH doit faire face à un défi au niveau des entraînements et des matchs : les joueuses naviguent entre Cleunay et Rapatel jusqu’en 2012.C’est une période d’itinérance longue mais transitoire. En septembre 2012, les équipes de haut niveau féminin du club Rennes Métropole Handball prennent leurs quartiers à Saint-Grégoire à la salle de la Ricoquais.

Une Saison 2023-2024 Prometteuse

L'équipe première évolue en Division 2 féminine, un championnat exigeant où performance, engagement et esprit collectif sont au rendez-vous. Fort de quatre succès en cinq matchs, le Saint-Grégoire RMH réalise un début de saison canon, le meilleur de son histoire, en prenant même la tête du championnat. Prolonger le plaisir, voilà sans doute le mot d’ordre du côté de Saint-Grégoire après cinq premières journées prometteuses. Victorieuses à quatre reprises depuis le début du championnat, les « Noir et Rose » sont parties sur des bases tonitruantes, plutôt inhabituelles ces dernières saisons du côté de la Ricoquais mais c’est totalement mérité ! Impressionnantes offensivement avec une moyenne de 34 buts par match avant la dernière confrontation contre Vaulx-en-Velin, les Grégoriennes ont ajouté à leur panoplie (déjà bien fournie) la capacité à s’adapter. Face aux Vaudaises, les pensionnaires de la Ricoquais ont su se montrer patientes, buttant d’abord sur la défense adverse et compensant par une grosse agressivité défensive, avant de faire craquer les visiteuses dans les dix dernières minutes. Si le nouvel entraîneur grégorien Romain Corre savoure ce début de saison, pas question pour autant de se relâcher, la recette restant la même : « Nous n’allons pas fonctionner différemment de ce que nous avons faisons depuis le départ. Quel que soit les résultats et le classement, il faut garder cette idée de travail et enrichir notre projet de jeu. Le bilan est positif en termes de points, nous engrangeons de la confiance et les filles sont bosseuses. Pragmatique, le technicien breton sait que le chemin est encore long et surtout, aux prémices : « La dynamique est toujours là mais il y aura probablement des périodes plus difficiles donc profitons au maximum de l’instant tout en continuant à travailler ». Alors que la trêve arrive (déjà) à grand pas, les « Noir et Rose » auront trois matchs à négocier pour clore ce premier bloc. En Auvergne, les Bretonnes, premières au classement, se déplaceront chez leur dauphin. Un choc forcément attendu : « Au-delà du classement, Clermont est une très belle équipe avec un projet de jeu bien en place et une coach nantie d’une grosse expérience. Que ça soit pour les joueuses ou pour l’entraîneur, nous faisons ce métier pour jouer ce genre de match. C’est alléchant », détaille Romain Corre. Pour tenter de préserver leur invincibilité à domicile, les Grégoriennes accueilleront ensuite La Roche-sur-Yon, promu dans la division. Irrésistible dans son antre de la Ricoquais, le SGRMH voudra surtout bien finir l’année civile devant son public. Après le match de coupe de France en région parisienne trois jours plus tard, place à un repos bien mérité : « Il y aura une semaine de vacances pour reposer les esprits et la reprise est programmée le 24 novembre. Si Saint-Grégoire (relégué sportivement en juin dernier mais repêché grâce, en partie, à son excellente gestion en contraste avec les différents naufrages en première et seconde division l’été dernier) n’a pas déposé de statut VAP en vue d’une éventuelle promotion, Romain Corre profite, comme il se doit, de ce début de saison réussi avec son nouveau club : « Personnellement, je me sens bien et en venant ici, je savais que le club avançait tous les ans. L’idée est de continuer à enrichir cela et tout est fait pour que nous puissions bien travailler. Que ce soient les bénévoles, la direction, le président ou encore l’événementiel du club, tout le monde est au diapason. C’est sympa de bosser dans ces conditions et les joueuses y sont aussi pour beaucoup. Avec une pression du classement nulle, dans une saison sans montée ni descente, le Saint-Grégoire RMH prépare déjà demain mais sait aussi que ce n’est que le début de l’ambition. Bien des hypothèses sur lesquelles les dirigeants ont le temps de plancher dans les semaines et mois à venir. Côté terrain, les « Rose et Noir », elles, n’en ont cure et voient en novembre une occasion historique de virer leader de D2 à la trêve internationale. Qui l’eut cru ? Pour sa neuvième saison dans l’antichambre de l’élite (de 2016 à 2018 puis de 2019 à aujourd’hui), le Saint-Grégoire Rennes Métropole Handball, plutôt habitué à jouer le maintien, réalise sa meilleure entame de championnat après cinq journées. Précédemment, le meilleur début de saison grégorien remontait à l’exercice 2019-20, année de la remontée en D2F. Cette saison-là, les « Noir et Rose » avaient démarré par trois victoires et deux défaites. Elles avaient ensuite bouclé l’exercice à la cinquième place du championnat, sur huit équipes (à l’époque, la D2F était composée de deux poules de huit). Le maintien fut quant à lui acquis en play-downs, avec une deuxième place à la clé.

Avec quatre matchs joués, les Brétilliennes affichent un bilan impressionnant d'un match nul et trois victoires, leur permettant d'occuper actuellement la première place du classement."Tout le monde a pris la photo du classement et on espère qu'on va la garder cette place-là", confie le Président du Saint-Grégoire Rennes Métropole Handball, témoignant de l'enthousiasme qui règne au sein du groupe.

Une Attaque Redoutable

Les statistiques parlent d'elles-mêmes : avec une moyenne de 34 buts par rencontre lors des quatre premières journées, Saint-Grégoire possède la meilleure attaque du championnat. Le jeu rapide et efficace des Noir et Rose impressionne."On prend du plaisir à jouer ensemble, je trouve qu'il y a une bonne qualité de jeu. C'est hyper collectif, on a une équipe avec beaucoup de qualité physique. On s'appuie beaucoup sur les montées de balle", explique une joueuse de l'équipe.

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Un Effectif Largement Renouvelé

Cette réussite est d'autant plus remarquable que l'effectif a connu un renouvellement majeur à l'intersaison. Pas moins de 80% de l'équipe a changé, avec seulement quatre joueuses conservées de la saison précédente.La cohésion s'est construite lors d'un stage sur l'île de Batz durant l'été, permettant aux nouvelles recrues et au staff de faire connaissance. Les résultats positifs ont rapidement contribué à créer une atmosphère positive."Les résultats, ça apporte une bonne ambiance sur le terrain. Là, il n'y a pas de prise de tête. C'est plutôt dans la bonne humeur et ça change de l'année dernière. Ça fait du bien de gagner", témoigne une membre de l'équipe.

Intégration Réussie des Jeunes Recrues

Parmi les nouvelles venues, Enora et Maxine, deux jeunes joueuses de 18 ans arrivées du Finistère, se sont parfaitement adaptées à leur nouvel environnement."Franchement, ça se passe bien. Même si on a eu beaucoup de nouvelles, l'entente est super. Elles nous ont direct intégrées et puis je pense qu'elles nous ont pris un peu comme les petites aussi", confie l'une d'entre elles.

Prochains Défis

Les Grégoriennes affronteront Vaulx-en-Velin, actuellement quatrième du classement, avant un match crucial contre Clermont, deuxième du groupe.

Saison 2022-2023 : Une Saison Historique

Les Roses de Saint-Grégoire ont terminé la saison de D2F en hand à la 7e place, le meilleur résultat de l’histoire du club. Le président Jean-Luc Bosse fait le bilan d’une saison historique pour les Roses. Une saison aboutie. Et pour cause, Saint-Grégoire a obtenu le meilleur classement de son histoire en D2F, en terminant à la 7e position. Un résultat dont se satisfait pleinement Jean-Luc Bosse, le président du club : « Une belle saison bien réussie, grâce à l’expérience des nouvelles arrivées. » Un groupe plus expérimenté, grâce aux arrivées de Guillemette Cauly et Eugenia Mellano, où la mayonnaise a rapidement pris, avec une belle cohésion affichée jusqu’au bout. Il y a également eu un moment fort pour l’ensemble du club cette saison : le tout premier match à la Glaz Arena, en lever de rideau d’un match de Cesson (Starligue). Finalement, le seul regret du président est un détail, déjà réglé pour la saison prochaine : « Il nous manquait une arrière droite. On l’aura l’année prochaine et j’espère que ça permettra à l’équipe d’être encore plus compétitive. » Un effectif qui a dû enregistrer cinq départs : Charlotte Satgé, Eugénia Mellano, Juliette Guerrier, Coura Camara et Marine Boudaud-Fuseau. « C’est le lot de tous les ans. L’idéal serait d’avoir deux ou trois départs seulement, malheureusement, on est le tributaire des filles qui souhaitent changer pour des raisons personnelles ou arrêter leur carrière », appuie Jean-Luc Bosse. Néanmoins, l’équipe pour la saison prochaine est déjà bien bouclée, tout a été signé : « L’objectif est de faire mieux. Lire aussi. Handball. À Saint-Grégoire, ce qui bloque pour obtenir le statut n’a pas changé, c’est bien évidemment l’aspect financier. Mais un commercial a récemment été engagé pour débloquer la situation et trouver des sponsors dans le secteur privé : « Les résultats ne seront pas immédiats, mais la saison d’après, on pourra augmenter.

L'Ère Olivier Mantès : La Fin d'un Chapitre

Ce n’est pas une page que tournera le SGRMH à la fin de saison avec le départ d’Olivier Mantès mais tout simplement la fermeture d’un livre passé en D2 sous la houlette du technicien lorrain. Entre le 22 mars et le 26 avril, soit un peu plus d’un mois, les filles du SGRMH ont compilé plus de résultats positifs que sur la saison entière. Onze points sur quinze, avec trois victoires et deux défaites, dont une avec de gros regrets à Palente. Trois victoires mais surtout un visage bien plus conquérant et plaisant, loin de l’équipe livide de janvier qui ne parvenait plus à gagner, à marquer et surtout, à exister jusqu’au bout de ses matchs. Les discussions entre le groupe, le staff, les dirigeants, l’officialisation des changements à venir et le travail assidu et encore plus appliqué ont fait effet. Ce fut d’abord Pessac, à la Ricoquais, dans un match déclic où le plan se déroula sans accroc. 30-21, avec une nouvelle fois une défense dure et très solide, et cette fois-ci, une attaque au diapason. La confirmation fut proche à Palente mais hélas, les dernières minutes fatales. Puis le grand rendez-vous de la Glaz Arena, sans doute LE tournant de cette fin de saison. Là où les filles d’Olivier Mantès s’étaient écroulées la saison passée mentalement et techniquement, face à une équipe de Celles-sur-Belle alors trop supérieure, elles ont cette fois-ci maîtrisé leurs émotions et su attendre leur heure pour dominer nettement Bègles (28-22), adversaire pourtant bête noire des Bretonnes depuis des années. Logiquement battues ensuite par le leader havrais, les filles ont confirmé face à Celles-sur-Belle dans une Ricoquais redevenue imprenable, où elles encaissent rarement plus de 20 buts depuis le début de l’année 2025. Une victoire précieuse face à un adversaire « devenue direct » avec ses sept points de pénalité et clairement pas préparé à ce combat. Les filles d’Olivier Mantès, en revanche, le sont, et s’apprêtent à livrer quatre combats pour le maintien en mai avec le vent dans le dos ! En commun dans ces trois succès, une défense impeccable, mais aussi une meilleure gestion des émotions et des progrès évidents, validés offensivement avec un réalisme enfin au rendez-vous, incarné notamment par l’efficacité redoutable de Zeina Raymond-Harek. Pour se sortir définitivement d’affaire et laisser à minima une voire deux formations derrière elle, l’équipe du président Jean-Luc Bosse a une occasion rêvée, d’entrée de jeu en mai, de prendre ses distances avec la zone rouge en allant à Bouillargues avant de recevoir Bergerac, soit deux adversaires directs. Deux matchs « cochés » et paraissant à portée des « Rose et Noir », désormais bien chez elles à la Ricoquais où leurs deux victoires de rang offrent quelques garanties mentales. Les points pris sur ces « finales » ne seront cependant pas de trop, Nantes puis Clermont, les deux en déplacement, étant au programme pour conclure la saison. Deux formations que le SGRMH a accrochées à l’aller, faisant nul avec les voisines des bords de Loire (et s’imposant en coupe de France à Nantes !) et s’inclinant de peu à la Ricoquais face aux Auvergnates et qui seront peut-être définitivement distancées des Havraises, leaders du championnat plus proches que jamais de retrouver l’élite. Un joli coup en déplacement, voilà qui viendrait parfaire le tableau pour une équipe qui ne sait plus gagner loin de l’Ille-et-Vilaine en championnat. La dernière virée gagnante des « Rose et Noir » remonte en effet à la saison passée du côté du Pouzin le 11 mai dernier, soit une disette à laquelle il est temps de mettre un terme. Ce sera ainsi la fin de l’histoire à Saint-Grégoire, on le sait, pour Olivier Mantès mais aussi pour Zeïna Raymond-Harek, Emilie Despiau, Louanne Kergrohen, Laurie Honoré, Marijana Markota-Karic et d’autres joueuses dont les départs n’ont pas encore été officialisés mais sont actés. Toutes et tous ceux qui auront vécu cette saison riche en émotions n’ont qu’une envie : s’en souvenir dans quelques mois et quelques années avec le sourire et le sentiment du devoir accompli, alors qu’un nouveau livre du SGRMH s’ouvrira dès cet été.

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Engagement Communautaire et Valeurs du Club

Au-delà de la compétition, le club joue un rôle social et éducatif essentiel. Il crée des passerelles entre le sport de haut niveau et la pratique amateur, favorise les échanges entre habitants et dynamise la vie locale. Son réseau de partenaires, fidèle et solidaire, contribue activement à cette réussite commune. En portant haut les couleurs rose et noire, le SGRMH véhicule une image positive et inspirante, symbole d’un handball féminin moderne, audacieux et accessible à tous.Le club multiplie actions citoyennes, sessions scolaires, stages et événements solidaires qui rapprochent générations, bénévoles et partenaires. Cet investissement social favorise la découverte du handball, attire des jeunes talents et consolide l’image du SGRMH.

L'Ambiance à la Salle de la Ricoquais

Retrouvez les Rose et Noir à la salle de la Ricoquais, à Saint-Grégoire. Chaque match rassemble supporters, familles, bénévoles et partenaires dans les tribunes. L’ambiance qui s’y crée se caractérise par la proximité avec le terrain, les encouragements du public et les émotions partagées autour du jeu !

Effectif de l'équipe

SAINT-GRÉGOIRE-RENNES. Gardiennes : Konan, Lavaud. Joueuses de champ : De Sousa, Soulard, Szeberenyi, Gérard, Bertau, Rolland, Allamelou, Boudan (cap), Masson, Barré, Le Boulch, Amourette, Marie-Joseph, Franssen.

Perspectives d'Avenir

« Cette montée est l'aboutissement d'une étape importante de la progression du club. Mais nous souhaitons continuer à faire progresser le club dans les années à venir, le pérenniser à ce niveau, souligne le président du SG RMH. Le maintien en D2 est donc un véritable enjeu pour nous. Nous souhaiterions, par exemple, créé un Centre de formation labellisé à Rennes dès l'an prochain, ce qui serait une nouvelle étape importante dans la structuration du club ». Autant de projets qui ne verront sans doute le jour qu'en cas de maintien et celui-ci va commencer à se jouer dès ce soir.

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