Le 8 mai 1996 restera à jamais gravé dans les annales du Paris Saint-Germain (PSG). Ce jour-là, à Bruxelles, le club parisien remportait son premier titre européen : la Coupe des Vainqueurs de Coupe, un moment historique qui a marqué le début d'une nouvelle ère pour le club de la capitale. En attendant la finale de la Ligue des champions du 31 mai 2025 contre l'Inter Milan, nous revenons 29 ans en arrière, un soir de mai 1996 à Bruxelles.
Un Parcours Semé d'Embûches
Pour atteindre cette finale, le PSG a dû surmonter plusieurs obstacles. Exempté de tour préliminaire, le club a débuté la compétition en 16e de finale contre Molde (Norvège). Qualifié pour les 8e de finale, Paris a ensuite été confronté au Celtic Glasgow (Écosse). Youri Djorkaeff, déjà en grande forme, a marqué le but de la victoire lors du match aller (1-0).
Le quart de finale a opposé le PSG au grand favori de la compétition, Parme (Italie). Considérée comme la finale avant l'heure, la confrontation a mal commencé pour les Parisiens, avec une défaite 1-0 au match aller, la seule de leur campagne européenne. Au match retour, dans un Parc des Princes plein à craquer, le Paris Saint-Germain a marqué très vite, avant de se faire rejoindre à la demi-heure de jeu. Patrice Loko a redonné l'avantage aux Parisiens (2-1) avant la mi-temps.
En demi-finale, le Deportivo La Corogne (Espagne) se dressait sur le chemin du PSG. Le match aller a été serré, mais Youri Djorkaeff, entré en cours de match, a débloqué la situation à la 89e minute. Paris a remporté également le match retour sur le même score, validant ainsi son billet pour Bruxelles. Après avoir brisé le sort de 3 ans d'éliminations en demi-finales européennes, le Paris Saint-Germain a l'opportunité de rentrer dans la cour des grands, et devenir le 2e club français à remporter un titre européen.
Une Finale Intense à Bruxelles
Le 8 mai 1996, 30 000 spectateurs, dont une grande partie de supporters parisiens, étaient présents au Stade Roi Baudouin pour assister au premier sacre européen du PSG. Cependant, tout n'a pas commencé de la meilleure des manières pour le PSG, avec la sortie sur blessure de Raï dès la 12e minute. Mais cela n'a pas empêché les hommes de Luis Fernandez d'être les plus entreprenants.
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Paris a provoqué des fautes adverses, et c'est sur un coup franc lointain que Bruno Ngotty a trompé le gardien de Vienne d'une frappe à ras de terre. La suite n'a été qu'anecdotique. Paris n'a pas réussi à doubler la mise malgré un grand nombre d'occasions, mais a été très solide défensivement. Lorsque l'arbitre a sifflé la fin de la rencontre, l'explosion de joie parisienne a retenti dans le stade bruxellois.
Les acteurs de la victoire
L’Équipe du PSG : Bernard Lama - Bruno Ngotty, Alain Roche, Paul Le Guen - Laurent Fournier (Francis Llacer, 77′), Daniel Bravo, Vincent Guérin, Patrick Colleter - Youri Djorkaeff, Raï Oliveira (Julio Dely Valdés, 11′), Patrice Loko.
Une Domination Parisienne
En battant La Corogne en demi-finale, mais surtout Parme en quart de finale, Paris avait réussi le plus dur. Restait à franchir la dernière marche pour rejoindre Marseille au palmarès. Pour devenir le deuxième club français vainqueur d’une Coupe d’Europe et effacer une saison en championnat moyenne (deuxième après avoir caracolé en tête). Le match ? Il fut à la fois simple et compliqué. Simple parce que le PSG a largement dominé son adversaire autrichien, visiblement impressionné de se retrouver là. Pour Paris, tout n’avait d’ailleurs pas très bien commencé, puisqu’après douze minutes de jeu, son Brésilien Raï, l’une de ses pièces maîtresses, dont la cheville avait été maltraitée par Schöttel, est obligé de sortir. Luis Fernandez, qui veut présenter une équipe offensive, choisit de le suppléer par le Panaméen, Dely Valdes. L’équilibre de l’équipe du PSG est maintenu et, durant tout le début du match, elle va largement dominer la situation. A la vingt-et-unième minute, Dely Valdes remet bien de la tête vers Djorkaeff dont la frappe est claquée sur la transversale par Konsel. Huit minutes plus tard, Paris obtient un coup franc à trente-cinq mètres. Luis Fernandez se lève de son banc pour demander à N’Gotty de frapper en force. L’ancien Lyonnais va le faire. Le ballon, légèrement dévié par Schöttel, termine sa course au fond des filets. La seconde période va ressembler à la première. Paris va jouer sereinement, avançant pion par pion. On sent là l’expérience de ses joueurs, plus habitués aux matchs de haut niveau que leurs adversaires. Mais le PSG va manquer quelques occasions nettes de se mettre définitivement à l’abri d’un retour autrichien. Par Djorkaeff, qui manque la lucarne, par Dely Valdes qui glisse au moment d’ajuster Konsel, et surtout par Guérin, qui échoue dans son face à face avec le portier autrichien. Le Rapid Vienne se réveille alors pour placer quelques contres. Lama sort le grand jeu. Un arrêt dans les pieds du « monstre » Jancker, et une parade du bout des doigts sur un tir d’Ivanov.
L'Après-Match : Joie et Célébrations
Luis Fernandez : « C’est fabuleux. Les joueurs ont fait exactement ce que j’attendais d’eux. Après vingt-cinq ans d’existence, le PSG a remporté une Coupe d’Europe et c’est historique. Nous aurions pu faire une plus grosse différence, mais mis à part en fin de match, nous n’avons jamais été en danger. Heureusement que Bernard (Lama) était là. Dans l’ensemble, je crois que c’était mérité. Après un parcours sans faute et les qualifications contre Molde, Celtic Glasgow, Parme et La Corogne, le PSG joue la première finale européenne de son histoire contre les autrichiens du Rapid de Vienne au Stade du Roi Baudoin de Bruxelles. Le public parisien est venu en nombre. Le club parisien sort d'une saison difficile en championnat. Champion d'Automne, le PSG s'est alors fait rattrapé par l'AJ Auxerre alors qu'il comptait 10 points d'avance ! Le PSG part largement favori contre le surprenant club autrichien et ses stars naissantes comme Karsten Jancker ou confirmées comme Trifon Ivanov. Pour préparer cette rencontre, Michel Denisot a l'idée d'engager Yannick Noah comme "préparateur mental". En entrant sur la pelouse, les joueurs parisiens semblent tendus. Patrick Colleter sert les poings à plusieurs reprises pour vérifier que les autres sont dans le même état d'esprit. 11ème minute : Coup dur pour les rouges et bleus. Rai se blesse. On le soigne sur la ligne de touche. Le Brésilien insiste encore un peu mais le remplacement semble inévitable. 20ème minute, Ouverture d'N'Gotty pour Dely Valdes. Le Panaméen qui vient juste d'entrer dévie de la tête pour Youri Djorkaeff omniprésent dans l'entrejeu. L'international français frappe d'une position excentrée. Le PSG assume son rôle de favori. 29ème minute, Coup franc indirect pour le Paris Saint Germain à plus de 35 mètres. Youri Djorkaeff décale Bruno N'Gotty qui d'un missile légèrement dévié par un défenseur autrichien trouve les filets de Konsel. Une tête de Bravo (35e) puis une combinaison Loko-Dely Valdes (41e) viendront menacer Konsel qui en sortira à chaque fois vainqueur. Le Rapid semble complètement assommé par la nette domination parisienne. Décalage dans le jeu mais aussi dans les tribunes où la voix des supporters du Rapid Vienne s'étouffe progressivement alors que celle du virage d'en face n'en finit plus d'enfler. Les parisiens sont alors sur la voie du succès et manquent quelques occasions de tuer le match. Mais les attaquant parisiens se montrent à l'image de leur fin de saison, imprécis. Djorkaeff puis Dely Valdes manquent de belles opportunités d'aggraver la marque aux 50, 59 et 61èmes minutes. Le PSG est à deux doigts de regretter ses occasions manquées. Peur de gagner, peur de perdre? Toujours est il que le PSG semble paralysé en cette fin de match. A quatre minutes de la fin, Vincent Guérin manque d'un rien le deuxième but. Qu'importe, le PSG, avec un seul but, comme l'OM il y a trois ans, remporte la Coupe d'Europe. Les joueurs parisiens célèbrent leur victoire avec les supporters sur les Champs Elysées. C'est probablement à ce jour le meilleur souvenir de l'histoire du club. Luis Fernandez est le premier entraîneur français à gagner une Coupe d'Europe. Le lendemain les joueurs sont reçus par le président Jacques Chirac à l'Elysée puis descendent les Champs-Elysées devant près de 50 000 personnes.
N'Gotty, le Héros Inattendu
Il est le Basile Boli parisien. Même s'il n'a pas tout à fait laissé la même empreinte au PSG que son collègue défenseur à l'OM, Bruno N'Gotty est l'homme qui a offert à son club la victoire en finale d'une Coupe d'Europe. Dans la carrière de "Nounours", ce moment-là écrase tous les autres. On l'avait surnommé le "Koeman noir" pour la puissance de sa frappe et c'est bien cette qualité qui l'a fait entrer dans l'histoire du football français. Pour la petite histoire, un an plus tard, lors de la seconde finale consécutive du PSG en Coupe des Coupes, face au FC Barcelone, N'Gotty sera encore à l'origine de l'unique but de la soirée. Mais il est, cette fois, du mauvais côté, en fauchant Ronaldo dans la surface. Le Brésilien se chargera de transformer le penalty décisif. Après ça, N'Gotty, souvent freiné par des blessures, n'aura plus jamais joué de finale de Coupe d'Europe. Le PSG non plus, d'ailleurs.
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Les Finales Européennes du PSG : Une Histoire en 1-0
Trois finales européennes pour le PSG, et toutes se sont terminées sur le score de 1-0. Le 8 mai 1996 reste une date clé dans l'histoire du PSG, celle du premier et unique sacre des Parisiens en Coupe d'Europe. À Bruxelles, 15 000 supporters parisiens font le déplacement pour la finale de Coupe des Coupes contre le Rapid Vienne. Et si le nom n'est pas le plus ronflant pour une finale de Coupe d'Europe, le PSG a auparavant éliminé Parme ( 3-2 en cumulé), qui restait sur trois finales européennes d'affilée, et le redoutable Deportivo La Corogne (2-0 en cumulé). Ce 8 mai, au stade Roi-Baudouin de Bruxelles, les Parisiens assument leur statut de favori et remportent leur première Coupe d'Europe, et ce, malgré la blessure en début de match de leur star, le milieu offensif Rai, sorti sur blessure dès la 12e minute. C'est Bruno Ngotty qui inscrit le but vainqueur sur coup franc à la 29e minute de jeu. Les hommes de Luis Fernandez exultent. Ils viennent de remporter la deuxième Coupe d'Europe de l'histoire des clubs français (l'OM avait remporté la C1 en 1993), et la dernière en date. Bernard Lama soulève le premier, et seul, trophée européen de l'histoire du PSG.
Une Victoire qui a Mis du Temps à se Dessiner
Au-delà de ce sacre, Paris vit une saison contrastée. Le PSG est le second club français à remporter une Coupe d'Europe et le plus jeune club de l'histoire à entrer dans un palmarès européen. « On peut être champion de France tous les ans, mais là ça ne se joue pas au même étage..
L'Anecdote du Parisien
Si vous passez par le service des sports du « Parisien », cette Une historique ne peut vous échapper. Le PSG a remporté la Coupe des Coupes face au Rapid Vienne, le sacre est illustré par la joie du buteur, Bruno Ngotty. Simple, limpide, le titre souffle comme une délivrance : « Gagné ! » Nous sommes le jeudi 9 mai 1996 et notre journal fête la victoire de l’équipe de Luis Fernandez. « Le PSG vient de rejoindre Marseille au panthéon du football français et d’entrer dans le cercle très fermé des grands d’Europe », écrit Jacques Touffait, l’un des quatre envoyés spéciaux à Bruxelles, théâtre de la finale. Les cinq pages « chaudes » spécialement consacrées à l’événement sont un cocktail de ce que « le Parisien » a toujours proposé à ses lecteurs : des reportages, de l’émotion, de l’analyse, des réactions et de l’information. Paris s’est imposé sans panache, au terme d’un match ni beau ni mauvais dont on retient l’intensité dramatique. La blessure de Rai (dès la 11e minute), le but de Ngotty (28e), les innombrables arrêts de Bernard Lama et la poignée de grosses occasions manquées.
Une Finale sous Tension
Lama et Ngotty sont sans surprise les joueurs les mieux notés et héritent de 9/10. « On n’a pas été impériaux, c’était tendu, c’était une finale », résume Michel Denisot, président à l’époque. La tension est extrême. Le coup de sifflet final résonne comme une libération pour Paris. Des Champs-Élysées au boulevard Saint-Germain, des dizaines de milliers de personnes descendent dans la rue pour crier leur joie dans un assourdissant concert de klaxons décrit dans l’édition de Paris. La joie est communicative et nos reporters notent que « des jeunes filles chics » se mêlent aux supporters.
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