Joueurs de football québécois : Une liste et un aperçu de l'ascension du soccer au Québec

L'attrait pour le soccer explose au Québec, à l'instar des États-Unis et du Canada. Des statistiques similaires ressortent pour l'ensemble du Canada, ce qui en fait le sport le plus populaire du pays. Les femmes, véritables passionnées du ballon rond outre-Atlantique, représentent près de 40 % des pratiquants. Les immigrés, Européens, Sud-Américains et Africains, viennent grossir les rangs et enrichir le continent avec leur culture du soccer. L'intérêt pour le soccer grandit très vite depuis l'arrivée de l'Impact de Montréal, seul club professionnel québécois, dans la Major League Soccer (MLS) en 2012.

L'essor du soccer au Québec : Un sport en plein essor

"Aujourd'hui au Québec, le soccer est déjà un sport de masse encore relativement peu professionnalisé et commercialisé par rapport à son potentiel", analyse Alexis Rivière, observateur avisé et engagé du ballon rond au Québec et qui aime à se présenter comme un activiste du développement du soccer. "Les initiatives se multiplient, mais elles sont encore isolées. Mon idée est qu'en les rassemblant, on peut voir les choses en plus grand !"

Alexis Rivière a attendu de poser le pied à Montréal pour s'investir bénévolement dans son sport passion. Lorsqu'en 2013, le jeune entrepreneur français de 36 ans, expatrié depuis 2008, crée l'équipe de la CCIFC (Chambre de Commerce et d'Industrie Française au Canada), il prend rapidement conscience de la montée en puissance de ce sport en Amérique du nord. "On est sur un phénomène à peu près croissant partout", observe-t-il, avant d'entreprendre un véritable travail de réseautage, devenant ainsi, en quelques années, un interlocuteur privilégié dans le petit monde du soccer québécois.

"Dans tout ce qui se passe autour du soccer au Québec, et particulièrement à Montréal, que ce soit le développement des ligues privées, des médias, des institutions, des infrastructures, des clubs, de l'Impact de Montréal et de son académie, des entraîneurs, des joueurs, il y a des Français partout, témoigne Alexis. Par notre immigration nombreuse, notre culture foot acquise en France depuis tout petit, nous avons une certaine facilité à exprimer nos talents dans cette province. Nous arrivons avec un "bagage soccer" beaucoup plus important que celui d'un Québécois. Contrairement à d'autres communautés immigrantes, nous ne sommes pas restés dans notre coin, mais nous nous sommes intégrés avec les institutions et le système en place. Aujourd'hui, nous sommes à l'intérieur et nous aidons à le faire grandir".

Parmi les Français qui s'illustrent dans le développement du soccer au Québec, impossible de ne pas souligner le parcours de l'emblématique Francis Millien, surnommé "monsieur soccer" dans la Province. A bientôt 70 ans, cet expatrié français de longue date, aujourd'hui membre de la FIFA à Montréal, oeuvre depuis trente ans dans le milieu. Il fit partie des "Révolutionnaires" de 1980 qui favorisèrent la démocratisation de ce sport au Québec. Les décideurs n'ont pas encore pris conscience de son potentiel, car ils ne sont pas nés avec, conclut Alexis. En Europe, nous avons fait le tour de la question. Ici, tout est à faire, le soccer est structuré mais reste embryonnaire, il est en quelque sorte un sport "start-up".

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Les Québécois dans les ligues majeures : Une présence grandissante

NFL

  • Laurent Duvernay-Tardif (29 ans) est depuis cinq saisons titulaire chez les Kansas City Chiefs au poste de guard, l'un des joueurs de la ligne offensive. Il est un des très rares joueurs formés dans une université canadienne (à McGill) à évoluer en NFL. En février dernier, Duvernay-Tardif et les Chiefs ont remporté le Super Bowl. Diplômé en médecine, il travaille dans un hôpital de Montréal depuis fin avril pour soigner les patients atteints du coronavirus. C'est autant pour se protéger que pour aider les autres qu'il a renoncé à la prochaine saison.
  • Louis-Philippe Ladouceur (38 ans) est un vétéran de la NFL. Il joue pour les Dallas Cowboys depuis 2005, au poste de long snapper, un joueur qui n'intervient que sur les field goals, les coups de pied de transformation ou de dégagement. Ladouceur a été convié au Pro Bowl, l'All Star Game de la NFL, en 2014. Lui aussi issu d'une université canadienne (celle de Laval), Anthony Auclair est depuis trois ans tight end chez les Tampa Bay Buccaneers. En 2018, il était titulaire, mais il s'est blessé la saison suivante.

MLB

  • Le Québec en MLB, c'est surtout Eric Gagné, aujourd'hui retraité, qui fit les beaux jours des Los Angeles Dodgers au début des années 2000. Lanceur de relève (qui intervient seulement en fin de match), il fut élu meilleur lanceur de la Ligue nationale en 2003. Après huit ans à L.A., Gagné joua à Texas, Boston - avec qui il remporta les World Series 2007 - et Milwaukee. Puis il arrêta sa carrière en 2008. Gagné entraîna ensuite l'équipe de France.
  • Russell Martin est né dans l'Ontario, mais a grandi au Québec. Il joue en MLB depuis 2006, comme catcher. Il a principalement évolué à Los Angeles et à Toronto, mais est passé aussi par les New York Yankees et Pittsburgh. Martin a été sélectionné à quatre reprises pour l'All Star Game.
  • Jesen Therrien et Phillippe Aumont ont, eux, été lanceurs pour les Philadelphia Phillies, mais avec des statistiques discrètes. Ils sont aujourd'hui redescendus en Ligues mineures. Depuis la saison dernière, Abraham Toro fait partie des Houston Astros. Il compte 29 apparitions en MLB, pour 18 frappes et deux homeruns.

NBA

  • Actuellement en NBA, il y a Chris Boucher, l'ailier fort remplaçant des Toronto Raptors. Il a rejoint la ligue nord-américaine en 2017, après deux ans passés à l'université de l'Oregon. Boucher n'a joué qu'un match avec les Golden State Warriors, puis a signé à Toronto en 2018. Cette saison, il avait des moyennes de 6,2 points et 4,3 rebonds par match. Chris Boucher a été sacré champion NBA, l'année dernière avec la franchise canadienne.
  • Joel Anthony a, lui, passé 10 ans sur les parquets de NBA. Issu de l'université de Nevada-Las Vegas, il n'a pas été drafté mais a ensuite signé un contrat avec le Miami Heat, en 2007. Après une première année en tant qu'ailier fort, Anthony a poursuivi sa carrière comme pivot. Il a été champion NBA avec le Heat, aux côtés de LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh, en 2012 et 2013. Joel Anthony a ensuite joué quelques mois à Boston, avant de filer à Detroit, puis de terminer sa carrière à San Antonio en 2017. Il a tourné à 2,2 points et 2,8 rebonds de moyenne par match sur l'ensemble de sa carrière.
  • Le pivot Khem Birch évolue, lui, dans les rangs de l'Orlando Magic, depuis trois saisons, après avoir été formé dans les universités de Pittsburgh et de Nevada-Las Vegas. Dans un Championnat tronqué par le coronavirus, il a joué 42 matches, avec des moyennes de 4,0 points et de 4,5 rebonds. L'arrière Luguentz Dort a, de son côté, débarqué en NBA cette saison, à l'Oklahoma City Thunder, après un passage par l'université d'Arizona State. Il a joué 29 matches, avec des moyennes de 6,2 points et 1,9 rebond.

NHL

Là, avec des joueurs venant du pays du hockey, la liste est bien évidemment très longue… Il y a d'abord les légendes : Maurice Richard, Jean Béliveau, Henri Richard, Yvan Cournoyer, Jacques Plante, Guy Lafleur, Mario Lemieux, Raymond Bourque, Patrick Roy, Martin Brodeur, et bien d'autres. Plus près de nous, depuis une quinzaine d'années, le gardien Marc-André Fleury, les défenseurs Kris Letang et Marc-Edouard Vlasic et l'attaquant Patrice Bergeron arpentent les patinoires de la NHL. Avec les Boston Bruins cette saison, Bergeron a marqué 31 buts. Jonathan Huberdeau (Florida Panthers) est, lui, un des meilleurs passeurs de la Ligue, avec ses 55 assistances. Et puis, c'est en NHL qu'on retrouve les Canadiens de Montréal, actuellement la seule franchise québécoise des quatre sports majeurs américains. Créés en 1917, ils ont remporté la Coupe Stanley à 24 reprises, ce qui constitue un record.

Moïse Bombito : Un exemple de réussite pour le soccer québécois

Révélation du mercato estival niçois, Moïse Bombito a connu une adaptation express sur la Côte d'Azur. Mais si sa progression semble aujourd'hui inarrêtable, le véloce défenseur central de 24 ans revient de loin. Une course folle, un tacle salvateur et une célébration rageuse. Ce dimanche 6 octobre, après un duel gagné face à Bradley Barcola lors de la rencontre entre le Gym et le Paris Saint-Germain (1-1), Moïse Bombito réussit un magnifique retour défensif face à la star parisienne avant de communier avec ses supporters. Ce soir-là, Rocco Placentino est présent dans les travées de l’Allianz Riviera pour voir jouer son ancien poulain pour la première fois depuis son arrivée en Europe. Directeur sportif du CS Saint-Laurent, le tout premier club de Bombito, le dirigeant de 42 ans est un homme comblé. "C’est un jeune qui a joué dans notre club pendant presque 10 ans, il fait notre fierté, raconte-t-il. J’ai toujours imaginé voir un joueur formé à Saint-Laurent jouer au plus haut niveau. Avec 15 matchs disputés en intégralité depuis l’officialisation de son arrivée le 19 août dernier (hormis celui d'Angers, où il a été expulsé à la 65'), Moïse Bombito a connu une adaptation express. Devenu un cadre de l’arrière-garde de Franck Haise, le défenseur central de 24 ans n’a pas tardé à entrer dans le cœur des supporters niçois, rapidement conquis par ses qualités de vitesse, sa personnalité solaire et son état d’esprit de guerrier sur le terrain. International canadien depuis juin 2023, l’homme de Saint-Laurent traverse la meilleure période de sa carrière, lui qui brille également en sélection, où il sort d’une belle Copa America. Pourtant, si son ascension des derniers mois semble irrésistible, Bombito revient de loin.

Né à Montréal le 30 mars 2000, le petit Moïse grandit dans une famille modeste. Passionné de football, il rêve d’un avenir professionnel. Mais comme de nombreux enfants de la région, ce fantasme semble inatteignable. “La province du Québec est très grande, on a un bassin de quasiment 9 millions d’habitants (8 874 683 habitants au total) et pourtant, on a seulement un club professionnel, le CF Montréal, rappelle Anis, scout indépendant et gérant de la page Instagram Montréal Cracks, suivie par plus de 3.000 personnes. Il y a une seule académie professionnelle pour tous les jeunes québécois. Dans un tel contexte, les chances de se démarquer de la masse sont rares. Pas découragé par son essai non concluant à l’Impact de Montréal (ancien nom du CF Montréal) à l’âge de 13 ans, Bombito se concentre sur sa progression dans son club amateur, le CS Saint-Laurent. Même au sein de l’équipe de son quartier, le Canadien peine à se distinguer. “Quand je l’ai rencontré, il avait 12 ans et demi, se remémore Rocco Placentino. Il faisait partie de la génération “année 2000”. C’était une génération vraiment forte, il était parmi les 20 joueurs de l’équipe mais est-ce qu’il faisait partie des meilleurs joueurs ? Non, pas du tout. À l’époque, le longiligne droitier évolue comme attaquant et personne ne mise vraiment sur lui. Personne, excepté Kwame Ansah, alors entraîneur des équipes de jeunes de Saint-Laurent, aujourd’hui directeur technique. “Ça a toujours été un garçon avec une bonne maîtrise du ballon, se souvient le technicien. Mais il était petit, ses coéquipiers étaient plus grands que lui. Sa forme physique l'empêchait de s’exprimer au mieux, mais il avait quelque chose quand je l’ai vu jouer la première fois. Je me rappelle que l’un de mes assistants m’avait dit : « Kwame, quand ce petit-là va grandir, ça va être quelque chose ». Mais le chronomètre tourne et Bombito reste toujours aussi éloigné du monde professionnel.

À l’âge de 17 ans, le nord-américain rentre au collège, l’équivalent du lycée en France. Formateur français en exil au Québec, François Bourgeais, entraîneur de l'équipe collégiale, perçoit le potentiel du jeune Moïse. Il le recrute également dans son club, le CS Saint-Hubert, pour poursuivre le travail, à l’été 2020. “Lorsque je l’ai rencontré, il était U18 et il jouait comme attaquant à Saint-Laurent. Il avait des capacités devant, il marquait des buts et il allait très vite mais ce n’était pas le plus régulier, analyse le technicien, désormais entraîneur adjoint des U19 du FC Lorient. On sentait qu’il n’était pas fini au niveau morphologique. En tant qu’attaquant, il n’avait pas la fraîcheur, la régularité. Rapidement, Bourgeais, ex-milieu défensif professionnel, comprend que l’avenir de son jeune talent passe par un recul sur le terrain. “Au collège, je décide de l’utiliser comme milieu défensif, puis comme défenseur central, explique l’éducateur. J’avais la conviction qu’il pouvait encore mieux s’exprimer sur le terrain en jouant à un autre poste, plus en retrait. Il fallait convaincre Moïse, qui n’était pas forcément pour au départ. Mais il a eu confiance en moi, on s’entendait bien et le message est passé. Sous les ordres de son nouveau coach, le futur Aiglon progresse à Saint-Hubert, malgré une adversité limitée, de niveau “R1-N3” selon François Bourgeais. Surtout, le petit Moïse grandit, progresse physiquement et développe sa qualité première : la vitesse. “Il s’est étoffé au niveau musculaire pour répondre aux duels, se souvient le coach français. C’est très rare de voir des garçons de son gabarit (1m91), qui vont aussi vite que lui. Le football québécois devient alors trop petit pour Bombito.

Pour grandir encore, le défenseur doit franchir la frontière. Objectif : les Etats-Unis et la MLS, dont les lumières attirent tous les jeunes joueurs canadiens. “À ce moment-là, il a refusé plusieurs offres de clubs évoluant en Canadian Premier League (le championnat canadien) et a préféré temporiser car il savait qu’il avait une chance pour la MLS, nous révèle Anis. Déterminé et sûr de lui, le jeune de 21 ans prend un risque. D’autant que l’accès aux meilleures universités américaines est semé d'embûches. Étape indispensable pour les joueurs non-retenus dans les centres de formation des clubs professionnels, le championnat NCAA est une pépinière de talent dans laquelle viennent se servir les plus grands clubs des États-Unis. Mais pour intégrer une prestigieuse université et pouvoir évoluer sous les yeux des recruteurs, le dossier scolaire doit suivre. Un nouveau coup dur qui ne décourage pas Bombito. Le Canadien décide de reculer pour mieux sauter : “Il a dû passer par le Junior College, une sorte de prépa’, le temps de régler les formalités académiques”, détaille le scout indépendant. Durant un an, le futur chouchou de l’Allianz Riviera évolue sous les couleurs des Iowa Western Reivers dans un championnat largement en dessous de son niveau. “Il a eu l’humilité suffisante pour aller jouer à un niveau qui était très facile pour lui, de tuer une année durant laquelle il aurait pu s’essayer en pro au Canada. Il avait tracé un chemin et il s’est fait confiance pour suivre ce parcours et devenir pro. Cela montre à quel point il était lucide. Et le plan se déroule à merveille.

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Dix-huit mois plus tard, le Montréalais reçoit une offre de l’université du New Hampshire et rejoint la Nouvelle-Angleterre. Son année 2022 est celle de l’explosion. En six mois, l’étudiant Moïse gravit tous les échelons. Grâce à ses performances, les Wildcats, l’équipe de son école, remportent le championnat de conférence. Les distinctions individuelles pleuvent : meilleur défenseur de la conférence, nommé dans l’équipe-type du championnat… Surtout, Bombito obtient le tag “génération Adidas” et signe un contrat avec le célèbre équipementier qui lui offre la possibilité d’être drafté en MLS dès sa première année universitaire. “En général, les joueurs font 3 à 4 ans à l'université avant de rejoindre la MLS, raconte Anis. Mais Moïse a tellement tout explosé en six mois qu’il n’avait déjà plus rien à faire là. Chez lui, à Saint-Laurent, ses proches continuent de le suivre et sont impressionnés par sa mue. “Ce n’était plus le même Moïse Bombito que celui que j’avais connu, s’étonne son premier entraîneur Kwame Ansah. Il comprenait bien mieux le foot, techniquement il avait progressé. Il avait passé un cap.” Repéré par les Colorado Rapids, le défenseur, désormais âgé de 22 ans, voit ses rêves se concrétiser. Il rejoint la franchise de MLS et devient, enfin, un joueur professionnel. “À partir du moment où il est parti à Colorado, tu sentais qu’il évoluait à chaque match. Rapidement devenu incontournable dans sa nouvelle équipe, Bombito est prêt pour s'envoler vers une nouvelle étape à l’été 2024 : l’Europe, direction l’OGC Nice. Non sans laisser un véritable héritage au Québec. “Il n’a pas oublié d'où il vient, confirme Rocco Placentino. Pour les jeunes joueurs de Saint-Laurent, c’est un modèle. Parti de rien, le natif de Montréal est devenu un précurseur, une lueur d’espoir pour les jeunes de sa province et de son pays. “Ce n’était pas écrit pour lui, tout ça. À 20 ans, il ne renifle même pas le niveau professionnel. Il est passé d’un joueur universitaire à une star nationale”, explique Anis. "Il représente un sportif qui est devenu pro sans passer par un centre de formation, confirme François Bourgeais. Aussi écarquillés que quand Zidane ou Mbappé viennent dans des quartiers en France. Il est devenu un modèle à suivre et pour autant il reste très humble, la tête sur les épaules. Tout en profitant de sa vie, à chaque fois qu’il y a une victoire, on voit son grand sourire. Le sourire de Moïse, on passe difficilement à côté. Il est grand, il est radieux, il kiffe la vie quoi.

Les athlètes canadiens les mieux notés : Une liste diversifiée

Le tableau des notes des joueurs et des joueuses reflète les éléments joueur et joueuse Or, Argent et Bronze disponibles dans Ultimate Team 26 à sa sortie. Il ne reflète pas les autres types d'éléments joueur et joueuse (Héros, Icônes ou éléments joueur et joueuse de campagne), notamment ceux ajoutés après la sortie, et il ne reflètera pas les mises à jour de Forme en direct disponibles dans les autres modes. Les athlètes les mieux notés de Canada sont Alphonso Davies, Ashley Lawrence and Kailen Sheridan.

Voici une liste d'athlètes canadiens avec leurs notes :

  • Alphonso Davies (DG): 84
  • Ashley Lawrence (DD): 82
  • Kailen Sheridan (G): 81
  • Kadeisha Buchanan (DC): 83
  • Vanessa Gilles (DC): 83
  • Jonathan David (BU): 82
  • Jessie Fleming (MC): 80
  • Évelyne Viens (BU): 80
  • Julia Grosso (MG): 79
  • Marie Levasseur (DD): 79
  • Sophie Schmidt (MDC): 79
  • Olivia Smith (BU): 79
  • Alistair Johnston (DD): 78
  • Milan Borjan (G): 78
  • Janine Sonis (MG): 78
  • Nichelle Prince (BU): 78
  • Jayde Riviere (DD): 78
  • Shelina Zadorsky (DC): 78
  • Adriana Leon (BU): 78
  • Stephen Eustáquio (MDC): 77
  • Cyle Larin (BU): 77
  • Cloé Lacasse (MG): 77
  • Moïse Bombito (DC): 76
  • Gabrielle Carle (DD): 76
  • Jordyn Huitema (BU): 76
  • Bianca St-Georges (MD): 75
  • Allysha Chapman (DG): 75
  • Promise David (BU): 75
  • Tajon Buchanan (MD): 74
  • Sabrina D'Angelo (G): 74
  • Alexandria Lamontagne (BU): 74
  • Marie-Yasmine Alidou (MOC): 74
  • Derek Cornelius (DC): 74
  • Megan Reid (DC): 74
  • Emily Burns (G): 73
  • Caroline Kehrer (BU): 73
  • Dayne St. Clair (G): 73
  • Jade Rose (DC): 73
  • Richie Laryea (MD): 72
  • Ismaël Koné (MC): 72
  • Liam Millar (MG): 72
  • Chandra Davidson (AG): 72
  • Kamal Miller (DC): 71
  • Jonathan Osorio (MC): 71
  • Theo Bair (BU): 71
  • Niko Sigur (DD): 70
  • Lysianne Proulx (G): 70
  • Tani Oluwaseyi (BU): 70
  • Élisabeth Tsé (DC): 70
  • Clarissa Larisey (BU): 70
  • Simi Awujo (MC): 69
  • Junior Hoilett (MG): 69
  • Maxime Crépeau (G): 69
  • Iké Ugbo (BU): 69
  • Samuel Piette (MDC): 69
  • Ali Ahmed (MC): 68
  • Sam Adekugbe (DG): 68
  • Nathan-Dylan Saliba (MC): 68
  • Jayden Nelson (AG): 68
  • Theo Corbeanu (MG): 68
  • Scott Arfield (MC): 68
  • Sydney Collins (DG): 68
  • Joel Waterman (DC): 68
  • Jacob Shaffelburg (MG): 67
  • Mark-Anthony Kaye (MDC): 67
  • Mathieu Choinière (MC): 67
  • Amanda West (BU): 67
  • Jonathan Sirois (G): 67
  • Brooklyn Courtnall (DC): 67
  • Kyle Hiebert (DC): 67
  • Raheem Edwards (MG): 66
  • Charles-Andreas Brym (BU): 66
  • Ryan Raposo (MD): 65
  • Mia Pante (DC): 65
  • James Pantemis (G): 65
  • Daniel Jebbison (BU): 65
  • Justin Smith (MDC): 65
  • Zac McGraw (DC): 65
  • Zachary Brault-Guillard (DD): 64
  • Patrick Metcalfe (MC): 64
  • Luka Gavran (G): 64
  • Liam Fraser (MDC): 64
  • Sebastian Breza (G): 64
  • Manjrekar James (DC): 64
  • Jacen Russell-Rowe (BU): 64
  • Zara Chavoshi (DC): 64
  • Victor Loturi (MDC): 63
  • Kosi Thompson (DD): 63
  • Matteo de Brienne (DG): 63
  • Jahkeele Marshall-Rutty (MD): 63
  • Zorhan Bassong (DG): 63
  • Marcus Godinho (DG): 63
  • Dominick Zator (DD): 63
  • Thomas Hasal (G): 63
  • Luca Petrasso (DG): 62
  • Tom McGill (G): 62
  • Kobe Franklin (DD): 62
  • Lukas MacNaughton (DC): 62
  • Deandre Kerr (BU): 61
  • Simon Thomas (G): 61

L'émergence du Canada en Ligue 1 : Une nouvelle vague de talents

Avec quatre signatures cet été, contre seulement deux par le passé, le Canada s’est fait une place en Ligue 1. Quatre. Ce sont le nombre de Canadien à avoir débarqué en Ligue 1 cet été : Ismaël Koné et Derek Cornelius à l’Olympique de Marseille, Moïse Bombito à l’OGC Nice et Theo Bair à l’AJ Auxerre. Soit le double de ceux qui y étaient déjà passés : Jonathan David à Lille (depuis 2020), Iké Ugbo à Troyes (2022-2023). Le football au Canada est en pleine évolution. Présent à la Coupe du monde 2022 au Qatar, trente-six ans après sa dernière participation, le Canada vient, en plus, de disputer la Copa America où il a terminé demi-finaliste.

« Le Canada est une nation émergente. La formation s’est normalisée, suit un cursus à l’européenne. Des Canadiens ont tenté l’aventure en Europe chez les jeunes, mais ça ne collait pas. Aujourd’hui, ce sont des joueurs qui ont plusieurs matches de Major League Soccer (le championnat nord-américain). Grâce à la Copa America, ils ont pu avoir une référence à l’internationale, explique Enzo Djebali, ex-recruteur pour le Stade de Reims, désormais scout pour le Dallas FC (Major League Soccer). Mais ce sont des joueurs qui étaient observés depuis longtemps par les clubs de Ligue 1. 12, 7, 4 et 2 millions d’euros. Voici ce qu’ont respectivement coûté Ismaël Koné (Watford, D2 anglaise), Moïse Bombito (Colorado, Major League Soccer), Derek Cornelius (Malmö, Suède) et Theo Bair (Motherwell, Écosse). Des arrivées à faible coup, donc, qui s’expliquent notamment par la difficulté financière dont les clubs de Ligue 1 font face à cause des droits TV. Mais des recrues loin d’être choisies au hasard selon Enzo Djebali. « Ce sont des joueurs qui ont le profil physique adapté à la Ligue 1. De plus, il y a l’avantage de la langue.

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Si Ismaël Koné et Derek Cornelius ont l’expérience de l’Europe, d’autres ne l’ont pas. C’est notamment le cas de Moïse Bombito, qui arrive de Colorado avec l’étiquette d’un défenseur solide de MLS et prometteur. « C’est un joueur qui va parfaitement coller au système à trois défenseurs de Franck Haise (coach de Nice) car il a beaucoup de volume de jeu. Par la taille, il pourrait faire penser à Kevin Danso (Lens), mais il est plus léger et moins réglé tactiquement. Il existe plus de risque le concernant car il n’a jamais évolué en Europe et a coûté 7 millions d’euros, soit la 20e plus grosse vente de MLS. Enfin, il y a l’envie de progresser. En conférence de presse, les quatre Canadiens n’ont cessé de le répéter, ils veulent passer un cap. « Jonathan m’a parlé en bien du championnat. Je suis quelqu’un qui veut toujours apprendre et j’ai envie d’amener Marseille le plus haut possible », a indiqué Ismaël Koné, lors de sa présentation.

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