Lons Section Paloise Rugby Féminin : Un nouveau départ vers l'Élite

Depuis son intégration au sein de la Section Paloise en 2021, la section féminine du Lons Rugby a connu une évolution significative. Trônant en tête du classement de l’Élite 2, l'équipe démontre un nouvel élan et affiche de belles promesses. Au-delà des victoires, c'est un état d’esprit positif et une cohésion retrouvée qui marquent ce nouveau chapitre.

Un contexte en évolution

L'intégration au sein de l'association Section Paloise en 2021 a marqué un tournant, bien que les partenaires, en dehors de TotalÉnergies, restent moins nombreux que pour la section masculine. Afin de pallier ce manque de moyens et d'attirer joueuses et sponsors, le club a opéré un changement de nom il y a trois ans, passant de « Lons Rugby féminin » à « Lons Section Paloise Rugby féminin ». Selon Julien Perchaud, cette évolution était nécessaire, car « Lons, personne ne sait où c’est ! ».

Malgré les difficultés rencontrées les années précédentes, le club a su maintenir une base solide de joueuses. Les coachs se réjouissent que « 85 % des filles soient restées après la relégation ». Ce noyau dur a permis de bâtir un projet ambitieux pour la saison en cours.

Une saison prometteuse

Le début de saison exceptionnel est le fruit d'un travail acharné entrepris dès la mi-juillet par les joueuses et le staff. Michaël Dallery souligne l'importance de cette préparation intensive : « Notre gros début de saison récompense le boulot réalisé par les joueuses et tout le staff dès mi-juillet, alors que les matchs ne commençaient qu’en octobre. Les filles ont trouvé que c’était très tôt, mais on a su y mettre beaucoup d’envie, avec la reconstruction totale d’un projet, et beaucoup de sens. »

L'ambition du club est claire : remonter en Élite 1. Cependant, l'approche est prudente et structurée. Michaël Dallery insiste sur la nécessité de « tout reconstruire » et prône une progression réfléchie : « Notre projet, c’est bien sûr de remonter, mais aussi de le faire bien, donc de se structurer. On n’est pas dans une optique visant la remontée immédiate parce que si c’est pour arriver à l’échelon supérieur sans être prêt, c’est reparti pour la galère. »

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Les joueuses, animées par une forte détermination, affichent clairement leur objectif : « Dès le premier entraînement de la saison, elles nous ont dit : ‘Cette année, c’est objectif remontée et rien d’autre !’ » Cette détermination se traduit sur le terrain, où elles démontrent un engagement sans faille.

Les rencontres se déroulent au stade de Lons, où le public répond présent, comme lors du match contre La Rochelle qui a rassemblé près de 700 spectateurs. De plus, les Lonsoises bénéficient des infrastructures de la Section Paloise, notamment le centre Macron pour les entraînements, ainsi que les salles de musculation et de soins. Cette collaboration témoigne du respect et de la professionnalisation croissante de la section féminine au sein du club.

Évolution de l'effectif et du staff

L'équipe a connu des changements importants, avec le départ de plusieurs joueuses clés, dont Lise Arricastre, Alexia Cerenys, Magalie Ollier et Charlène Labourguigne. Cependant, l'intégration de huit cadettes lonsoises et le retour de Méloëe Néri viennent renforcer l'effectif. De plus, la jeune internationale U18 à 7, Joana Narbeburu, apporte un atout supplémentaire à l'équipe.

Au niveau du staff, l'arrivée de Michaël Dallery en tant que manager sportif, aux côtés de l'entraîneure principale Élodie Poublan, marque une nouvelle étape dans la structuration de l'équipe.

Défis et perspectives

Malgré les progrès réalisés, le club de Lons Section Paloise Rugby féminin est confronté à des défis importants. Le recrutement et la fidélisation des joueuses restent des enjeux majeurs. Michaël Dallery souligne les difficultés rencontrées : « C’est dur de faire venir les joueuses, c’est dur aussi de les retenir. Parce que l’on n’est pas un gros club, et parce que l’on n’est pas une ville avec un grand pouvoir d’attraction notamment en termes d’études ou d’emploi. »

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Le soutien financier est également crucial pour assurer la pérennité du club. La convention avec TotalEnergies, renforcée sur le plan financier, apporte une contribution significative au budget global, qui est passé de 420 000 à 460 000€. Selon le président, « Autour des 500 000€, on est dans des budgets d’Élite 1 ».

L'optimisme reste de mise, notamment grâce à la convention avec la Section Paloise, qui offre une visibilité accrue au club. Jean-François Lombard et son équipe s'investissent pleinement pour accompagner les joueuses, en les aidant à trouver un emploi, une alternance ou un logement à Pau.

Infrastructures et entraînement

Bien que les joueuses n'aient plus accès aux infrastructures du centre d'entraînement Macron, en raison de sa privatisation par les professionnels de la Section Paloise, des solutions alternatives sont mises en place. La Ville de Lons aménagera prochainement une nouvelle salle de musculation pour les joueuses, et le club pourra réaliser ses analyses vidéo sur place. De plus, le retour des repas « à la maison » est perçu comme un avantage.

L'entraînement a repris en début août, avec un programme intensif axé sur la préparation physique. Élodie Jeanson, assistée d'Anna Rodriguez, encadre les joueuses lors des séances qui se déroulent les mardi, mercredi et jeudi.

En préparation du championnat, une « opposition dirigée » avec le Stade Bordelais (Elite 1) est prévue en septembre, avant la première journée de championnat le dimanche 5 octobre.

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