Keisuke Honda : Biographie d'un footballeur japonais d'exception

Introduction

Le football japonais a connu une ascension remarquable sur la scène internationale depuis la fin du 20e siècle. Qualifiée pour toutes les Coupes du Monde depuis 1998 et forte de quatre Coupes d'Asie des nations, l'équipe nippone a dominé le football asiatique dans les années 2000. Parmi les joueurs qui ont marqué cette période, Keisuke Honda se distingue par son talent, sa polyvalence et son influence sur le jeu. Cet article se penche sur la biographie de ce footballeur d'exception, en retraçant son parcours depuis ses débuts jusqu'à son ascension au niveau international.

Un Japon en reconstruction

C’est un Japon en reconstruction qui se présente en Russie. Arrivés tardivement sur la scène internationale, les Nippons se sont qualifiés pour toutes les Coupes du monde depuis 1998, et ont même atteint à deux reprises les huitièmes de finale (2002, 2010). Avec quatre Coupes d’Asie des nations à leur palmarès, ils ont dominé le monde du ballon rond en Asie dans les années 2000. Mais voilà, depuis 2012, les Japonais n’ont plus rien gagné. Reboostée par l’arrivée du coach franco-bosnien Vahid Halilhodzic en 2015, qui a remis en cause le statut de certains cadres comme Keisuke Honda (au point de créer la polémique dans le pays), la sélection nippone a été une des premières à décrocher son ticket pour la Russie, en terminant en tête de son groupe lors des éliminatoires de la zone Asie. Pour leur sixième participation consécutive à un Mondial, les Japonais ont de l’ambition à revendre. Emmenés par le défenseur marseillais Hiroki Sakai, le milieu phare de Dortmund Shinji Kagawa, ou encore l’attaquant ultra expérimenté Shinji Okazaki, ils se présentent en outsiders dans un groupe plutôt ouvert. À deux mois de la Coupe du monde, l’international japonais Akira Nishino a pris la relève du mythique Vahid Halilhodzic. Mais l’ancien milieu de terrain d’Hitachi, qui a pris sa retraite en 1990, n’en est pas à son coup d’essai avec la sélection puisqu’il a entraîné les moins de 20 ans (1991-1992), puis les moins de 23 ans, avec qui il a disputé les Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996.

Débuts professionnels et ascension aux Pays-Bas

Keisuke Honda débute sa carrière pro débute au Nagoya Campus Eight où il inscrit 11 buts en championnat. Pisté par des recruteurs néerlandais, à l’affut depuis l’évolution importante du football nippon, il est transféré au VVV Venlo en Janvier 2008 où il devient une pièce maîtresse. Relégué en D2, il permet à son club de remonter en Eredivisie l’année suivante, avec le titre de D2 en poche et 16 buts en 36 matches. Adoré par le public par son envie, son talent et son élégance, les supporters lui donneront le surnom de “Keizer keisuke” (L’empereur Keisuke).

Confirmation en Russie et consécration internationale

Après avoir fait ses débuts en sélection, il poursuit son aventure en Europe et pose ses valises à Moscou, en signant en faveur du CSKA pour 9 millions d’euros, devenant le premier footballeur japonais en Russie. Son aventure est aussi brillante que celle aux Pays-Bas, il permet notamment au club moscovite de remporter une coupe, une supercoupe de Russie ainsi qu’un championnat. En plus de quoi, il qualifie son club pour son premier quart de Ligue des Champions. Il remporte également la Coupe d’Asie avec le Japon et participe au Mondial 2010. Malgré les velléités de plusieurs clubs prestigieux, la belle histoire se poursuit jusqu’à la fin 2013 avec un total de 20 buts en 94 rencontres.

Arrivée au Milan AC et suite de carrière

Il débarque ainsi au Milan AC en fin de contrat l’hiver 2014 et devient le 8ème nippon à évoluer en Serie A.

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Style de jeu et qualités

Keisuke Honda est un milieu offensif qui peut jouer en second attaquant, ou en ailier. Ses caractéristiques principales rappellent les grands joueurs japonais de la dernière décennie tel Nakamura: vif, technique, rapide, intelligent et polyvalent.

Anecdotes et faits marquants

Zlatan Ibrahimovic ne sera cependant pas le premier footballeur à avoir sa propre fragrance, David Beckham, Cristiano Ronaldo et Keisuke Honda se sont déjà lancés dans l’aventure.

Honda, star dans le lointain

«Honda ! Honda…» «Mais c'est lequel, Honda ?» Le blond peroxydé, là-bas à droite. La mairesse filera avant ses hôtes, dans une énorme Mercedes avec chauffeur immatriculée MAYOR 004 («maire»). En toute discrétion : il n'y en a que pour Keisuke Honda (24 ans), buteur-créateur-relayeur vedette de sa sélection, impavide sur le terrain, impavide en dehors, révéré jusque dans les rangs de sa propre équipe.

Quand la chorale entame Shosholoza en exécutant une chorégraphie cotonneuse, les joueurs alignés face au public se marrent discrètement. Honda ne bouge pas un cil, figé dans le demi-sourire du type qui se sait observé dès qu'il met un pied dehors. Ses mots de la veille, après un match merveilleux (un but et une passe décisive, victoire 3-1) face au Danemark: «Je suis heureux, mais pas autant que je l'imaginais. Et je ne sais pas pourquoi.» Après son but initial face au Cameroun (1-0), qui l'avait laissé froid : «On avait raté beaucoup de choses avant. Donc, quand le ballon est arrivé, je me suis dit : "Tu restes calme et tu marques."»

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