L'histoire des Red Lions : L'ascension du hockey sur gazon belge

Les Red Lions, l'équipe nationale belge masculine de hockey sur gazon, incarnent une success story remarquable dans le monde du sport belge. Leur parcours, marqué par des succès récents et une popularité croissante, témoigne d'un investissement soutenu et d'une passion partagée pour cette discipline. Cet article explore l'histoire de cette équipe, ses réalisations marquantes et son impact sur le paysage sportif belge.

Les Red Lions : Une équipe royale

L'équipe des Red Lions bénéficie d'un soutien particulier, notamment de la part du roi Philippe. Le roi Philippe est très familier avec le hockey, car il s’agit du sport de prédilection de son fils aîné. En mai, à quelques semaines du coup d'envoi des Jeux olympiques de Tokyo, le roi Philippe est venu les soutenir et les encourager. Le roi des Belges a aussi suivi le très bon parcours de l’équipe nationale de Belgique. Cette visite royale souligne l'importance accordée à cette équipe, considérée comme l'un des espoirs de médaille pour la Belgique aux Jeux olympiques.

Un palmarès exceptionnel

Les Red Lions ont connu une ascension fulgurante au cours de la dernière décennie, atteignant les sommets du hockey mondial. Ils sont devenus champions du monde en 2018, champions d’Europe en 2019 et ont décroché l’argent aux Jeux olympiques en 2016. En remportant la finale contre les Pays-Bas aux tirs au but (0-0, 3 t.a.b. à 2), les Belges ont décroché leur premier titre mondial dans un sport collectif. Ces performances exceptionnelles témoignent du talent des joueurs, de la qualité de l'encadrement et de la mise en place d'une stratégie à long terme.

Les Jeux olympiques : Une quête de l'or

Les Red Lions ont participé à plusieurs reprises aux Jeux olympiques, avec une régularité croissante depuis leur retour en 2008, une première depuis trente-deux ans. Leur médaille d'argent aux Jeux de Rio en 2016 a marqué une étape importante, mais l'objectif ultime reste la conquête de l'or olympique. L'équipe s'est préparée avec acharnement pour les Jeux de Tokyo, avec l'ambition de transformer l'argent en or et d'écrire une nouvelle page de leur histoire. Pour la première fois de son histoire, l'Argentine est devenue championne olympique de hockey sur gazon jeudi, à Rio. Deux jours après avoir écarté le tenant du titre allemand, les joueurs de Carlos Retegui ont triomphé (4-2) de la Belgique, enfin de retour au premier plan.

L'impact sur le hockey belge

Le succès des Red Lions a eu un impact significatif sur le hockey en Belgique. S'il compte dix fois moins de licenciés que le football (47 000 contre environ 470 000), le hockey en gagne plus de 10 % chaque année depuis cinq ans, au point qu'il intéresse de plus en plus sponsors et pouvoirs publics, selon la presse. La Fédération travaille sur un projet de stade national d'une capacité de 6 à 7 000 places qui pourrait voir le jour à Bruxelles en 2020. L'engouement pour ce sport s'est accru, avec une augmentation du nombre de licenciés et un intérêt croissant des sponsors et des médias. Les jeunes générations sont inspirées par les exploits des Red Lions, ce qui contribue à assurer l'avenir du hockey belge.

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John-John Dohmen : Un nouveau chapitre pour les Bleus

Nouvelle étape pour l'Équipe de France masculine de hockey sur gazon : John-John Dohmen, ancien capitaine des Red Lions, prend les commandes en tant que sélectionneur. Avec un palmarès impressionnant et une vision moderne du jeu, il entend insuffler une nouvelle dynamique aux Bleus. John-John Dohmen, figure emblématique du hockey belge, prend aujourd'hui les rênes de l'équipe de France masculine. "J'ai eu la chance et l'honneur de faire partie des Red Lions pendant vingt ans, de mes 16 à mes 36 ans. Avec la Belgique, Dohmen a contribué à une ascension impressionnante : qualification pour les JO de Pékin en 2008, participation aux JO de Londres et Rio, avant de devenir champion du monde, champion d'Europe, puis champion olympique. Pourquoi rejoindre la France ? Pour lui, cela a toujours été une évidence : "Je suis passionné par le sport de haut niveau et j'avais envie de poursuivre ma carrière d'entraîneur dans le hockey de haut niveau. La France est une équipe que j'ai toujours eu envie de coacher. Dohmen croit fermement au potentiel de cette équipe : "Je connais bien le niveau et le talent de nombreux joueurs. Ramon Sala : un technicien aguerri, connaissant déjà bien l'équipe et ayant une grande expertise défensive. Jeroen Hertzberger : attaquant de classe mondiale, il a quasiment tout gagné et apportera une expertise précieuse aux attaquants français. "Nous allons revenir aux bases du hockey, ce qui fait qu'une équipe gagne des matchs, ou du moins, devient difficile à battre. Pour construire un groupe solide, Dohmen mise sur la responsabilisation des joueurs : "Nous allons leur donner confiance et les encourager à se sentir libres sur le terrain. Mais surtout, c'est à eux de construire leur identité collective. L'équipe se réunira chaque semaine pour assurer une progression continue et maintenir une forte cohésion. "Croyez en nous, croyez en l'équipe de France. Venez nous voir jouer, cela fait une vraie différence pour les joueurs. Avec John-John Dohmen à sa tête, l'équipe de France masculine de hockey sur gazon entame un nouveau chapitre de son histoire.

Le hockey sur gazon : Un sport aux spécificités uniques

Le hockey sur gazon est une discipline historique aux Jeux olympiques. Cet été, à Paris, un tournoi de hockey sur gazon aura lieu pour la 25e fois à l’occasion des Jeux olympiques. La discipline est apparue au programme des JO en 1908, à Londres, avec une victoire anglaise à la clé face à l’Irlande (8-1). La création du sport est, elle, bien plus lointaine. On retrouve notamment des traces d’une forme de hockey 2 000 ans avant Jésus-Christ en Égypte, en Iran et en Éthiopie. Il a ensuite été popularisé au milieu du XIXe siècle en Angleterre, quelques années avant son apparition aux Jeux olympiques. Il n’y avait toutefois qu’un tournoi masculin jusqu’en 1984.

Les règles du jeu

Plusieurs règles du jeu rendent le hockey sur gazon unique. Pour les Jeux olympiques, les effectifs des nations participantes sont réduits. Comme à Tokyo, les 24 sélectionneurs (12 pour les hommes, 12 pour les femmes) devront se contenter de 16 joueurs et trois réservistes. Ces derniers feront partie de l’aventure olympique mais ne pourront intégrer l’effectif réel et participer à la rotation qu’en cas de blessure ou de maladie. Pour les 16 autres, ils auront un temps de jeu équivalent, puisque les remplacements sont illimités et nécessaires au vu de la dépense énergétique. Si, durant la phase à élimination directe, la différence n’a pas été faite dans le temps réglementaire, les deux équipes se départagent lors d’une séance de shoot-out. À tour de rôle, un joueur de chaque équipe part de la ligne des 23 m et fonce vers la cage pour marquer. Le gardien est libre de ses mouvements et doit tout faire pour éviter le but dans le temps imparti de huit secondes. Après cinq tentatives par pays, on fait les comptes, comme lors d’une séance classique de tirs au but.

Les surnoms des équipes

À chaque sélection son surnom. Les garçons sont baptisés « les Red Lions » et les filles les « Red Panthers ». Les Australiens s’affichent en « Kookaburras » en hommage à une espèce d’oiseau australienne également appelée martin-chasseur géant. Les Espagnols ont choisi les « Red Sticks » et les Néo-Zélandais les « Black Sticks », stick signifiant crosse en anglais. Au Japon, le onze féminin mise sur la nature et « The Cherry Blossoms », les fleurs de cerisier. La sélection irlandaise, elle, ne fait pas dans la dentelle avec « The Green Machine ».

L'équipement

Le gardien de but se transforme en un drôle de Robocop ! Étant autorisé à jouer avec tout son corps, donc devenant la cible potentielle d’une balle transformée en projectile, il doit se protéger d’un masque, de protège-tibias, de jambières renforcées pour amortir les frappes, d’une paire de gants avec rembourrage, d’un plastron, de sabots… « Tout ça rajoute un petit 15 kg », calcule Arthur Thieffry, dernier rempart de l’équipe de France. Mais attention, il y a des limites à tous ces « boucliers ». Le règlement de la Fédération internationale de hockey interdit au gardien d’accroître de façon artificielle sa corpulence.

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L'arbitrage vidéo

Mieux vaut être sûr de son coup. Durant le match, une équipe peut faire appel à la vidéo (à la différence du football où l’initiative revient à l’arbitre) lorsqu’elle conteste la décision d’un arbitre à l’intérieur de la zone, pour un but ou un pénalty corner par exemple. Si les images lui donnent raison, elle obtient gain de cause et peut alors conserver ce pouvoir par la suite. En revanche, si elles lui donnent tort, elle perd son joker et ne disposera plus de requête vidéo jusqu’à la fin de la rencontre.

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