Les confrontations entre le HBC Nantes et Chartres constituent un chapitre intéressant de l'histoire du handball français, marqué par une domination nantaise mais aussi par des moments de tension et d'évolution. Cet article explore l'historique de ces rencontres, en mettant en lumière les dynamiques, les moments clés et les figures qui ont façonné cette rivalité.
Domination Nantaise : Un Aperçu Historique
Depuis l'accession de Nantes en première division en 2008, le club a croisé le fer à plusieurs reprises avec Chartres. Les confrontations ont souvent été marquées par la domination de Nantes, mais chaque match apporte son lot de défis et d'opportunités pour Chartres.
Historique des Matchs :
Les confrontations entre Nantes et Chartres ont souvent été marquées par la domination de Nantes. Le match aller de la saison s'était soldé par une victoire de Nantes 34-28. Malgré une belle prestation en Coupe de France face au PSG, Chartres était déterminé à créer l'exploit pour cette 16ème journée.
Voici une reconstitution possible des résultats des confrontations passées (ceci est un exemple et peut ne pas refléter les résultats réels) :
| Date | Compétition | Match | Résultat |
|---|---|---|---|
| 12/02/2023 | Starligue | Chartres - Nantes | 27-37 |
| Match Aller Saison Précédente | Starligue | Nantes - Chartres | 34-28 |
| … | … | … | … |
Il est clair que Nantes a souvent eu le dessus, mais chaque match apporte son lot de défis et d'opportunités pour Chartres.
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Match du 12 Février 2023 : Chartres - HBC Nantes (27-37)
Le 12 février 2023, Chartres recevait le HBC Nantes pour la 16ème journée de Starligue. Cette rencontre s'inscrit dans un historique où Chartres n'a jamais réussi à s'imposer face aux Nantais. Après la déception à Celje en Ligue des Champions, Nantes devait se ressaisir rapidement, d'autant plus que Montpellier et le Paris SG maintenaient un rythme élevé en tête du championnat. Obligé de gagner pour rester dans la course, le "H" a pris les devants dès le début face à une équipe de Chartres jouant dans une Halle Jean-Cochet survoltée.
C'est tout le collectif nantais qui avançait d'un seul et même pas pour rapidement briser la dynamique d'une équipe chartraine, qui commençait à voir ses rivaux pour le maintien se rapprocher (6-8, 13e). Hormis un léger flottement au cœur de la première période, quand les locaux revenaient à -1, Nantes a toujours eu un coup d’avance. Avec une telle justesse offensive et une telle envie, il ne pouvait rien arriver aux Nantais, qui campaient fermement sur leurs positions en attaques placées afin de conserver une marge raisonnable sur les Euréliens (16-21, 30e). La seconde période était peu ou prou du même acabit avec un H, qui bonifiait sans cesse ses situations offensives.
Intraitable, le HBCN ne laissait jamais le C’Chartres y croire un seul instant et portait une accélération décisive en milieu de seconde période (20-25, 38e ; 20-30, 44e). Appliqués et sérieux jusqu’au bout, les violets lâchaient les chevaux en fin de match pour décrocher un succès en toute quiétude (23-34, 52e). Le match parfait pour se relancer en championnat et envoyer un signal fort à la concurrence avant de se tourner vers la Ligue des champions et un match à Elverum : « Je suis très content du comportement de l’équipe et surtout de sa réaction après l’épilogue difficile en Ligue des champions.
Les moments clés du match :
En début de rencontre, les Nantais devaient faire face à une défense chartraine très agressive. Malgré cela, Aymeric Minne trouvait les solutions (6’ 2-4). De l’autre côté, Ivan Pesic était déjà solide dans sa cage (8’ 2-5). (13’ 5-8). Chartres évoluait à 2 de moins et les offensives violettes allaient jusqu’à l’aile de Valero Rivera (15’ 6-9). Chartres connaissait un temps fort et revenait à une longueur du « H » qui obligeait son coach à poser un temps-mort (19’ 10-11). Les Violets remettaient un coup d’accélérateur, en utilisant plus Nicolas Tournat notamment (23’ 11-14). Lucas De La Bretèche faisait une entrée convaincante (27’ 12-16) et Thibaud Briet stoppait avec rare un tir adverse, permettant à Kauldi Odriozola de marquer dans le but vide (28’ 13-17).
En début de deuxième période, le « H » repartait sur les mêmes bases qu’en première. Les buteurs Briet, Minne et Abdi étaient très efficaces (34’ 16-23). Malgré une grosse activité défensive nantaise, Chartres connaissait un temps fort mais Nantes ne paniquait pas et déroulait son jeu (41’ 22-27). Ignacio Bisoca était entré et bénéficiait, comme Ivan Pesic précédemment, à une défense bien mobile et mobilisée pour lui faciliter le travail (48’ 24-30). Bras levé, Lucas De Le Bretèche décidait de servir finement Shuichi Yoshida (51’ 25-31).
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Nantes face à Montpellier : Une Rivalité plus Ancienne et Intense
Derrière le mastodonte parisien, une saine rivalité s’est développée entre ses deux plus proches concurrents : Nantes et Montpellier. Depuis l’accession de Nantes en première division en 2008, le club de Gaël Pelletier a croisé le fer 25 fois avec Montpellier en championnat. Le bilan est nettement à l’avantage du MHB : 15 victoires héraultaises, 4 matchs nuls et 6 défaites. Pour autant, cette statistique est un peu trompeuse car elle comprend les 7 premières confrontations entre 2008 et 2011, entre un MAHB surarmé et un H encore léger.
Rock Feliho : Un Guide à Travers l'Histoire
Rock Feliho, jeune retraité des terrains, nous guide à travers l’histoire des Nantes-Montpellier. Entre ses cours de Master en Management à la prestigieuse EM Lyon et sa future prise de poste dans l’administration du HBC Nantes, Rock a pris un peu de temps pour nous.
Premier Match Nul (2011) : HBC Nantes - Montpellier
Pour la première fois en 8 confrontations, le HBC Nantes ne s’incline pas face à l’ogre montpelliérain. Emmenés (déjà) par Valero Rivera, auteur de 9 buts, ainsi que par les anciens Montpelliérains Frédéric Dole (6/6) et Marouène Maggaiez (8 arrêts), les Nantais réussissent à accrocher Montpellier. Pour relativiser un peu la performance, les hommes de Patrice Canayer viennent de se faire éliminer 3 jours plus tôt de la Ligue des Champions, s’inclinant très lourdement à Barcelone (36-20). C’est donc groggys qu’ils débarquent en Loire-Atlantique, dans un match sans trop d’enjeu puisqu’ils voguent tranquillement vers le titre de champion.
Rock garde un souvenir plutôt frustrant de ce premier match nul : « On n’aurait jamais dû faire match nul ! On a mené tout le match. C’était une déception. On aurait dû les battre, on menait au moins de 3 buts et on craque. On commençait à vouloir plus que leur tenir tête car on faisait des bonnes performances depuis quelques temps.
Première Victoire (sur Tapis Vert)
Après 14 matchs sans victoire face à Montpellier, Nantes tient enfin sa première… sur tapis vert ! Pas forcément la page la plus glorieuse de l’histoire des deux clubs et du championnat français, mais c’est ainsi. Cet événement ne doit pas faire oublier le scénario, totalement fou, d’un match qui avait bien été joué jusqu’au bout.
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Rock n’est pas surpris qu’on lui évoque ce match : « Oui forcément ! C’est vrai qu’on ne les avait jamais battus et les battre sur tapis vert, c’est un peu spécial. Bon, mais effectivement, ils avaient fait une erreur avec Toumi et Esteki qui en plus avait marqué. Sur le match en lui-même, c’était vraiment bizarre. On menait largement à la mi-temps puis on craque un peu avec des décisions arbitrales assez louches sur la fin.
Victoire Dominante à Domicile (Février 2014)
Au retour, en février, les deux équipes s’étaient retrouvées et le H avait alors nettement dominé sur le terrain les Montpelliérains. Avec 10 buts de Rivera et 15 arrêts de Skof, Nantes avait même infligé une petite correction à ses visiteurs (29-22).
Rock exulte : « C’était vraiment fou !! Skof avait été énorme. On les avait pris à la reprise et on avait vraiment bien bossé pendant la trève. On était un peu en galère sur la première partie de saison et on avait recruté Sime Ivic à l’intersaison qui fait un beau match. Je me souviens, j’avais défendu avec Uros Bundalo car Nico Tournat était blessé. Franchement, c’est une de nos plus belles victoires, bien comme il faut.
Finale de Coupe de la Ligue (2016) : Un Titre Historique
Rock évoque ce match spontanément : « Tu bats Montpellier à Bercy. Titre incroyable, inoubliable, historique ! Quand on parle de peuple violet aujourd’hui, je peux te dire que pour ce match-là, le terme avait pris tout son sens. Il y avait eu des trains entiers pour venir à Paris et puis derrière les buts à Bercy, c’était un mur violet ! C’est clairement un élément fondateur. Un moment exceptionnel. C’est une finale contre Montpellier qui conclut une année exceptionnelle. Les trains, c’était fou !
Et Rock d’ajouter, sur cet exercice 2016-2017 pour le H : « Cette saison-là, un peu plus tôt, on les avait battus pour la première fois à Bougnol. Ce succès nous avait clairement fait du bien. Je me souviens d’Olivier Nyokas, Nico Claire… A partir de ce moment-là, on a vraiment arrêté d’avoir peur d’eux et on s’est mis à les affronter d’égal à égal, à la même hauteur. Même au niveau de l’arbitrage, où avant, tu savais qu’à Bougnol ça pouvait être compliqué, là on sentait que tout ça c’était fini. Et c’était super fort psychologiquement. Car pendant tellement longtemps, Montpellier c’était LE club le plus fort de France. On est obligé d’avoir du respect pour ce club historique. On avait l’ambition de leur ressembler et aujourd’hui je crois qu’on s’est affranchi de ça. C’est vraiment une réussite.
Défaite en Finale de la Coupe EHF (2018)
Dans un parcours héroïque où, sortant des poules basses, le MHB élimine successivement Barcelone, Flensburg puis le Vardar Skopje tenant du titre, les Héraultais retrouvent leurs rivaux de Nantes qui ont réalisé l’exploit de sortir le PSG en demi-finale, dans un autre match qui a marqué l’histoire.
Rock ne cache pas sa douleur face à ce mauvais souvenir : « ça fait toujours mal, forcément. Surtout qu’on était dans une saison, où en termes d’effectif on ne pouvait plus dire que Montpellier était mieux armé que nous, là on était vraiment à 50-50. Je l’ai revu, ce match, parce qu’il le fallait… C’est douloureux car je me souviens de faits de match pas en notre faveur. J’entends souvent dire qu’ils nous ont eu à l’expérience, peut-être. Mais par exemple, la blessure de Romain qui avait pris le dessus alors que Vincent Gérard était en chaleur. Je me souviens aussi d’une balle d’égalisation en 2e mi-temps que Klein met au fond, mais le but nous est refusé pour un refus de jeu. J’ai recompté le nombre de passes et franchement, il y était ce but !!!
Derniers Déplacements à Montpellier
En décembre 2019, le H s’impose d’un but (28-29) à Bougnol et gâche les fêtes à Montpellier, la faute notamment à Emil Nielsen impressionnant ce soir-là (11 arrêts). On aurait pu également parler du match nul de la saison dernière où Thibaud Briet (6 buts) et la jeune troupe du H avait résisté malgré un effectif décimé (27-27).
Rock Feliho a choisi un autre match : « c’est vrai que sur ces matchs-là, on fait clairement des grosses performances. Mais pour moi c’est plus la concrétisation de toutes les années du passé. Tu vois, c’est la preuve qu’on a réussi à se mettre vraiment à leur niveau, qu’il n’y a plus de blocage psychologique.
Dernier Match de Rock Feliho
Alors forcément, Rock a choisi son dernier match en championnat. Sans enjeu, le H avait passé une fessée aux Héraultais (36-26) avant de s’envoler pour Cologne. « C’est vraiment symbolique. Finir ma carrière sur une telle victoire face à Montpellier, leur mettre une petite « raclée », c’était vraiment plaisant. D’autant plus que je me souviens très bien de celles qu’ils nous ont mises. Par exemple, un match de coupe de l’EHF où, à la mi-temps Titi Omeyer doit déjà presque être à 15 arrêts. Du coup, pour moi c’était vraiment une marque de tout le chemin parcouru et de tous les progrès qu’on a pu réaliser.
Chartres : Un Adversaire en Progression
Chartres, bien que souvent dominé par Nantes, représente un adversaire en progression constante. Le club cherche à marquer les esprits et à grappiller des places au classement. Chaque rencontre est une possibilité de réaliser un coup, et une victoire face à Nantes permettrait de mettre une distance supplémentaire entre les deux équipes.