Wallem Peleka : Parcours et ascension d'un talent du handball français

L'Île-de-France, véritable pépinière de talents sportifs, a vu émerger de nombreux champions tels que Luc Abalo, Nedim Remili et Dika Mem. Dans cette optique, le journal Le Parisien s'est donné pour mission de dénicher les futurs espoirs du sport francilien à travers son initiative annuelle « Les Talents du Parisien », lancée en 2015. Ce palmarès récompense le meilleur espoir de la saison dans cinq disciplines collectives : football, rugby, basket, handball et volley.

Un début de carrière prometteur au PSG

Wallem Peleka, né le 18 janvier 2002 à Stains (93), est un arrière gauche de 1,97 m qui a fait ses classes au Paris Saint-Germain (PSG). Son parcours est d'autant plus atypique que ses parents, Konrade et Rolland, étaient des internationaux congolais de volley-ball. Pourtant, c'est vers le handball que le jeune Wallem s'est tourné, après avoir pratiqué le football, le basket et le tennis.

« Sauf que mon truc à moi, ça a d'abord été le foot », confie-t-il en souriant. C'est en classe de 4e qu'il découvre le handball, et il n'hésite pas à abandonner le football pour se consacrer pleinement à cette discipline.

L'éclosion au sein du centre de formation parisien

Wallem Peleka a rapidement intégré le centre de formation du PSG, où il a pu bénéficier d'un encadrement de qualité et côtoyer des joueurs de renom tels que Nikola Karabatic et Mikkel Hansen. « C'était super sympa parce que j'étais avec tous mes amis qui étaient avec moi en équipe de France jeunes. Et le fait d'être ici, de côtoyer des joueurs comme Niko (Karabatic) ou Mikkel Hansen, c'était vraiment un privilège », se souvient-il.

Il souligne l'importance de la formation parisienne, qui a permis à de nombreux jeunes talents de signer des contrats professionnels, à l'instar de Dylan Nahi, Adama Keïta, Edouard Kempf et Robin Dourte. « Ça va me permettre de grandir », considère l'étudiant en 1re bac pro commerce. « Quand je vois tous les jeunes comme Dylan (Nahi), Adama (Keïta), Edouard (Kempf) ou Robin (Dourte) qui ont signé pro, cela prouve que la formation parisienne est au top. »

Lire aussi: Match de handball: durée

Le jeune arrière gauche s'est fixé des objectifs ambitieux, comme participer au festival de la jeunesse olympique européenne (FOJE) à Bakou (Azerbaïdjan). Il a également été élu meilleur arrière du championnat méditerranéen remporté avec les U17 en Égypte.

Les défis et les opportunités

La marche est haute entre la Nationale 1 (D3), où évolue l'équipe réserve, et la Ligue des champions. « Les premiers entraînements avec les pros, tout est plus dur physiquement, tactiquement, etc., parce qu'il y a des grands joueurs qui évoluent depuis dix ans dans des grands clubs », témoigne Noa Narcisse.

En dépit de la concurrence, Wallem Peleka a su saisir sa chance. En août 2024, suite à la blessure de Yoann Gibelin, l'entraîneur Raul Gonzalez lui propose de rejoindre le groupe professionnel. « Rejoins-nous dans le groupe », lui dit-il. Wallem ne rate pas cette opportunité et travaille d'arrache-pied pour gagner la confiance de ses coéquipiers. « Je l’ai pris au pied de la lettre, j’ai travaillé pour défendre, avoir la confiance des coéquipiers », appuie-t-il.

Sa polyvalence lui permet de tenir un rôle clé en défense centrale tout au long de la saison. Ses efforts sont récompensés en étant appelé pour la première fois en équipe de France.

L'avis de l'expert Didier Dinart

Didier Dinart, sélectionneur de l'équipe de France, ne tarit pas d'éloges sur le jeune joueur : « Il est grand et doté d'un fort potentiel et de qualités physiques au-dessus de la moyenne. Il doit cependant mûrir encore et travailler pour conserver sa cadence de progression. S'il continue sur cette voie dans un centre de formation aussi sérieux que celui du PSG, on devrait entendre parler de lui. »

Lire aussi: Comment sont écrites les règles ?

Une reconnaissance croissante

Wallem Peleka a été retenu parmi les talents du Parisien en juin dernier. Il a disputé sa première grande compétition internationale au tournoi Pierre-Tiby à Eaubonne (Val-d'Oise), un événement qui a révélé de nombreux joueurs de talent. « J'ai hâte d'y être, comme tous mes coéquipiers. Le tournoi Pierre-Tiby, réunissant chaque année à Eaubonne (Val-d'Oise) des sélections étrangères de moins de 18 ans, est le meilleur moyen de montrer ce que l'on sait faire et de nous révéler. Beaucoup de très bons joueurs sont passés par là! »

Il vise également les Championnats d'Europe. « Mon ascension est très rapide, mais je ne m'en rends pas compte. Comme mes camarades, je souhaite aller le plus haut possible mais je ne veux pas brûler les étapes. Les JO, on ne devrait même pas y penser. »

Un rôle clé dans le succès du PSG

Wallem Peleka a contribué au succès du PSG, qui a décroché son 11e titre de champion de France de rang. Aux côtés de stars internationales telles que Elohim Prandi, Luc Steins et Andreas Palicka, il a su se montrer précieux dès que l'entraîneur Raul Gonzalez a fait appel à lui.

Thierry Omeyer, le manager général parisien, se félicite de la qualité de la formation locale : « Depuis 2012 (arrivée du PSG version Qatar), sur 31 joueurs sortis du centre de formation, 28 ont signé pro dont 10 au PSG ; c'est un pourcentage très élevé. »

L'avenir prometteur de Wallem Peleka

Wallem Peleka incarne la réussite de la formation à la française. Son parcours atypique, sa détermination et son talent lui ont permis de gravir les échelons et de s'imposer comme un joueur clé du PSG. Son avenir s'annonce prometteur, et il ne fait aucun doute que l'on entendra encore parler de lui dans les années à venir.

Lire aussi: Ligue des Champions : Le match PSG-Barcelone décrypté

Alors qu'il entame son premier grand tournoi avec l'équipe de France, Wallem-Konrad Peleka sait ce qu'il veut : devenir comme Mikkel Hansen et Ludovic Fabregas, deux anciens du Tiby.

La formation parisienne : un modèle à suivre

Le centre de formation du PSG est un modèle de réussite, qui a permis à de nombreux jeunes talents d'éclore et de s'épanouir. Thierry Perreux, l'entraîneur du centre de formation, souligne l'importance de l'encadrement et de la rigueur : « À notre arrivée en 2012, on s'est dit qu'on devait développer le centre de formation. Cela passait d'abord par le recrutement d'un entraîneur professionnel pour le centre, Romuald Notari. Puis un préparateur physique, un kiné attitré et un responsable des études. Depuis trois ans, on fait intervenir une préparatrice mentale pour les joueurs qui en ressentent le besoin. Il y a tout un staff autour du joueur. On met beaucoup de rigueur, beaucoup d'exigence pour les développer physiquement, leur donner les bonnes habitudes de travail. »

Les jeunes, dont la plupart vivent en internat, ont au moins cinq entraînements et trois séances physiques par semaine, tout en menant leurs études.

La formation parisienne nourrit ainsi largement les autres clubs de l'Hexagone, ce qui ne dérange pas Thierry Omeyer : « Ces jeunes joueurs ont l'ADN du Paris Saint-Germain. Ils vont véhiculer l'image du club ailleurs et, potentiellement, ils peuvent être amenés à revenir chez nous. »

tags: #wallem #peleka #handball