Cet article explore les parcours de femmes exceptionnelles qui combinent avec brio le mannequinat et le volley-ball, illustrant comment la passion, la détermination et le talent peuvent mener à des succès remarquables. De Natália Martins, volleyeuse professionnelle brésilienne surmontant un handicap auditif, à Loli Bahia, mannequin star et ancienne athlète de volley-ball, en passant par Kayla Simmons, devenue mannequin après une carrière sportive prometteuse, nous découvrons des figures inspirantes qui repoussent les limites et redéfinissent les standards.
Natália Martins : Surmonter le Handicap Auditif pour Briller sur les Terrains
Natália Martins, joueuse de volley-ball professionnelle brésilienne, est atteinte d’une perte auditive profonde depuis l’enfance. Son parcours est un témoignage de résilience et de détermination. Malgré son handicap, elle a réussi à percer dans le monde du volley-ball professionnel, devenant une source d'inspiration pour de nombreuses personnes.
Natália Martins a rejoint la liste des ambassadeurs de la marque Sonova, aux côtés d'autres personnalités telles que le footballeur allemand Simon Ollert, la danseuse chinoise Tianjiao Zhang, l'acrobate suisse Jason Brügger et la mannequin française Sophie Vouzelaud. Chacun d’entre eux représente le fabricant et sa fondation Hear The World, et a été mis en lumière dans la série de portraits vidéo « Une vie sans limite » (« Life without limitation - The story of… »). Le clip consacré à Natália Martins retrace sa carrière sportive.
Première volleyeuse malentendante à jouer à un niveau professionnel et membre de l’équipe nationale du Brésil, elle a choisi, en 2019, de rejoindre une équipe de première division en Roumanie. La vidéo, tournée notamment sur la plage de Copacabana et le Morro da Babilônia (décor du film « Orfeu Negro »), met en scène les sons qui rattachent la sportive à son pays natal. Son parcours est d'autant plus remarquable que, selon l’Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística, seuls 8 % des personnes souffrant d’une perte auditive sont appareillées au Brésil.
Laurianne : La Passion du Volley-Ball et le Goût du Défi
L'histoire de Laurianne, une autre joueuse de volley-ball, illustre l'importance de la passion et de la persévérance. Arrivée de Cannes en début de saison, la passeuse doit souvent se contenter du rôle de numéro 2 derrière l'Espagnole Patricia Aranda. Cette Angels pétrie de charme et de talents affiche pourtant toujours cette passion pour le volley qui l'anime depuis toute petite.
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Fille d’un footballeur professionnel qui a fait, en son temps, les beaux jours de Brest, alors en deuxième division, Laurianne grandit parmi une fratrie de quatre enfants au sein d’une famille qui a le sport au cœur. C’est auprès de son papa, grand amateur de volley, qu’elle va faire ses premiers pas dans la discipline. Très vite, il faut faire des sacrifices : à 15 ans, elle quitte la maison pour la section sport études de Lille. Ce sera ensuite l’Insep à Paris. Si sa famille la soutient dans les moments de doute, on la met devant ses responsabilités : “Tu as fait un choix, il faut l’assumer”.
Evreux, Paris, Melun, Cannes… Assurément, du caractère, elle en a. Assez en tout cas pour quitter l’Insep et partir jouer en 2e division à Évreux, puis à Paris, en 1re division, et enfin Melun où elle rencontre Pauline Soullard et Anja Zvodc. Après la faillite de ce club qu’elle a beaucoup apprécié, elle fera une pige au Hainaut, avant de rejoindre Cannes. Sous la férule de Yan Fang, elle devra plus d’une fois retenir ses larmes. Mais elle apprend : "C’est l’école de la rigueur, de la concentration à 200 %. Pas question de se relâcher une seule minute pendant les entraînements. Arrivée à Béziers, elle découvre un entraîneur qui prône une certaine liberté d’expression… "Ce qui complétait parfaitement ce que j’avais connu avant", souligne-t-elle.
Engagée dans ce club des Angels où évolue déjà une passeuse que tout le monde envie, l’Espagnole Patricia Aranda, elle n’ignorait rien de son rôle de numéro 2. "Je m’attendais juste à être plus utilisée", reconnaît en toute simplicité la jeune femme qui avoue une certaine frustration : "J’ai des choses à donner. J’ai tellement de joie à jouer, c’est ce que je m’efforce d’apporter sur le terrain. Pas question pour ce fort caractère de s’avouer pour autant vaincu, d’autant que les encouragements du public l’ont ravis : "Je continue à travailler, à me préparer, pour leur donner ma réponse sur le terrain… "Se sortir… Samedi, face à Nantes, elle ne doute pas de la victoire de son équipe : "On va gagner, on veut toutes se racheter chez nous après la défaite à Paris. Même optimisme quant à la fin de la saison : "Je reste persuadée que l’on va finir dans les quatre premiers. Parce que c’est notre objectif et parce qu’on est orgueilleuses. Il faut vraiment se sortir les… mains des poches.
Sabina Altynbekova : La Volleyeuse Kazakhe Devenue Phénomène Médiatique
Le championnat asiatique de volley-ball des moins de 19 ans aurait sans nul doute passé inaperçu sans la participation du Kazakhstan. L'équipe Kazakhe, elle, en aurait fait autant sans Sabina Altynbekova. Au-delà de la compétition et des performances de son équipe, Sabina Altynbekova est rapidement devenue la coqueluche du public, qui ne se rendait au match que pour sa seule présence.
Très présente sur les réseaux sociauxVous aurez peut-être un peu de mal à trouver ses pages officielles sur les réseaux sociaux. Face au buzz et au déferlement sur ses comptes officiels, la native de Aktioubé ne se dérobe pas mais rappelle que le volley reste sa priorité. "J'étais flattée au début, mais tout devient un peu trop exagéré. Et si le volley ne marche finalement pas, la jeune femme aura toujours d'autres portes de sortie.
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Loli Bahia : De l'Athlétisme aux Podiums de la Mode
Loli Bahia est la mannequin star en couverture du numéro de décembre/janvier 2025 de Vogue France. Son histoire est celle d'une jeune femme aux multiples talents, passant de l'athlétisme de haut niveau à une carrière fulgurante dans le monde de la mode.
Loli Bahia : un prénom comme un destin. La belle histoire veut que ses parents dans une équation aussi complexe que poétique aient réussi à inclure dans ce prénom parfait l’essence d’une famille, voeu d’une mère d’origine algérienne et d’un père d’origine espagnole passionné par le Brésil. Tout d’abord Loli, abréviation de Dolores, et Bahia qu’ils ont trouvé dans un dictionnaire des noms arabes, qui veut dire “beauté éclatante” tout en rappelant cette baie rêvée du Nordeste. Une mathématique de l’amour pour cette jeune fille éclatante de beauté, ça il n’y a aucun doute sur la lumière de sa personne, qui n’a même pas fait exprès d’être top model, alors qu’elle accompagnait une copine à un concours de mannequins à Lyon, la ville où elle a grandi.
Dès lors, tout va très vite : à peine apprend-elle les rudiments du catwalk que Nicolas Ghesquière en fait la figure de proue de son défilé Vuitton automne-hiver 2020-2021 . Elle paraît discrète, accueillant avec un trac encore adolescent le trône de “mannequin français que les créateurs s'arrachent” ou le titre de “star des podiums”. Mais dans sa vie de tous les jours, dans la vie d’une jeune fille de son temps tout simplement, Loli Bahia est un caractère bouillonnant, à la versatilité charmante. Joueuse de trombone qu’elle a pratiqué pendant plusieurs années au Conservatoire de Lyon, elle se lance désormais entre deux shows à la batterie : lui reste une culture subtile du jazz, goût particulier et détonnant avec sa génération. Athlète émérite en volley-ball, sport dans lequel elle s’est investie intensivement, jusqu’à rêver de devenir professionnelle, son 1m79 la propulse désormais à la cime des shows. Depuis, elle fait du tennis… Bref, Loli Bahia, notre diamant, un diamant brut à chérir et protéger, à accompagner dans sa destinée lumineuse où, cela fait depuis longtemps, qu’une mannequin française n’avait pas renversé le monde, se pose ici dans nos pages, sur notre couverture. Nous avons attrapé au vol cette flamme. Interview aérienne. Comme elle…
Loli Bahia a partagé ses réflexions sur sa carrière et ses passions :
- D’où vient votre prénom Loli Bahia ?Loli Bahia. “Loli, du prénom Dolores en espagnol. Ça veut dire ‘douleur’. Il se décline aussi en Lola et Lolita. Bahia, qui signifie ‘éclatant de beauté’ en arabe, est très populaire au Brésil. Mon père a toujours été passionné par la culture de ce pays, si bien qu’il a étudié là-bas et a choisi d’y enseigner la capoeira pendant un temps.
- Lyon, votre ville natale : que représente-t-elle pour vous aujourd'hui ?C’est tout simplement ma ville de cœur, surtout le quartier de la Croix-Rousse dans lequel j’ai grandi. Bien que je vive désormais à Paris, toute ma vie est basée à Lyon.
- Le mannequinat, plutôt une vocation ou une rencontre du hasard ?Une rencontre du hasard! Je n’ai jamais eu pour ambition de devenir mannequin. Ça m’est tout simplement tombé dessus sans que je ne m’y attende.
- Quel souvenir gardez-vous de votre tout premier défilé pour Louis Vuitton ?L’euphorie du backstage avec des gens qui courent partout… Je me souviendrai toujours des cinq secondes de stress qui m’ont envahie juste avant de fouler le podium. Je n’avais jamais ressenti une émotion aussi intense. J’ai cru que je n’y arriverais pas! Mon cœur s’est emballé, mes jambes ont failli lâcher… Finalement, tout s’est très bien passé!
- Avez-vous compté le nombre de défilés auxquels vous avez participé jusqu’à présent ?Oui, j’ai justement fait le compte hier… J’ai participé à 235 défilés jusqu’à présent.
- Vous avez ouvert cinq défilés lors de la dernière Fashion Week printemps-été 2025. Votre meilleur souvenir de la saison ?Le final du défilé Gucci à Milan sur le tube “Non voglio mica la luna” de Fiordaliso. Les invités se sont levés et ont commencé à chanter, à danser, à applaudir… Ils m’ont donné tellement d'énergie. C’est quelque chose qu’on voit rarement lors d’un show donc quand ça arrive, on s’en souvient!
- Défilés, couvertures de magazines, campagnes… Comment gérez-vous ce tourbillon ?Pour être honnête, je n’y pense pas vraiment… Je fonce tête baissée. Et ça à l’air de marcher!
- En quoi consiste votre routine beauté ?Elle est plutôt simple. J’utilise une gamme de produits Biologique Recherche.
- Le pays que vous avez aimé découvrir ?La Géorgie, sans hésitation! La première fois que j’y suis allée, je me suis immédiatement sentie comme à la maison. Chaque été, depuis cinq ans maintenant, je passe mes vacances dans la capitale, à Tbilissi. De temps en temps, j’aime aussi sillonner les routes en road trip jusqu’à la mer du côté de Batoumi.
- Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans le métier de mannequin ?Les voyages justement, les rencontres, les opportunités et l’adrénaline.
- Qui sont vos amies mannequins ?Rachel Marx, Vittoria Ceretti, Sacha Quenby et Mona Tougaard. C’est avec elles que je passe le plus clair de mon temps pendant la Fashion Week.
- Comment décririez-vous votre style personnel, au-delà des tendances ?Je le qualifierais de décontracté, confortable et plutôt boyish.
- À quoi ressemble votre vie au quotidien ?Quand je ne travaille pas, je mène une vie banale. Je passe la plupart de mon temps libre avec mes amis et je fais beaucoup de sport pour rester en forme.
- Justement, quel souvenir vous vient en tête si je vous dis "volley-ball" ?Smash! Les attaques, les sauts, les doigts fracturés… Je n’en garde que des bons souvenirs!
- Pratiquez-vous encore le volley-ball ?Je n’ai malheureusement plus le temps de m’investir dans une équipe. En revanche, j’ai commencé le tennis à hauteur de trois entraînements par semaine!
- Quel est le plus grand défi que vous avez rencontré dans votre carrière ?Je suis quelqu’un d’introverti et d’extrêmement pudique, physiquement comme émotionnellement. Au début, il m’était difficile de répondre aux exigences du métier et de me dévoiler. Le mannequinat m’a vraiment aidé à sortir de ma zone de confort.
- Si vous pouviez avoir un super-pouvoir pendant une journée de Fashion Week, lequel choisiriez-vous ?La téléportation! Ça me ferait gagner un temps fou et ça sauverait sans doute mon énergie.
- Vous avez joué dans Jeanne du Barry de Maïwenn en 2023 : que retenez-vous de cette expérience ?Tout était si nouveau pour moi! C’était ma première fois au cinéma en tant qu’actrice. Je n’avais jamais pris de cours de théâtre. Maïwenn comme le reste de l’équipe ont été si bienveillants.
- Un souvenir de tournage à partager ?Les extensions et l'inconfort des corsets!
- Avez-vous envie de poursuivre une carrière dans le cinéma ?Énormément!
- Vous rêvez-vous en James Bond girl ?Pas du tout, je veux incarner James Bond! Ou alors un de ses ennemis. Les James Bond girls sont magnifiques mais elles restent, pour la plupart, malheureusement dans l’ombre d’un homme. Il est temps que ça change.
- Qui étaient vos icônes lorsque vous étiez adolescente ?En termes de sport, le joueur de basket Stephen Curry.
- C’est un instrument très différent…Effectivement. J’ai l’impression de redécouvrir la musique. Le trombone, c’est basé sur les sons, les notes et la justesse, tandis que la batterie, c’est purement rythmique et ça requiert des mouvements corporels ultra-difficiles.
- Quel(le) artiste incarne pour vous une source d'inspiration constante ?Michael Jackson, évidemment… Il suffit de jeter un œil à mon récap Deezer.
- Si vous pouviez passer une journée avec n'importe quelle personnalité…Inutile de me poser la question… Vous connaissez déjà la réponse!
- Votre endroit préféré pour vous ressourcer ?Lyon. C’est le seul endroit où j’ai besoin de me rendre après la Fashion Week. J’y retrouve des choses simples de la vie… Cela me permet de redescendre sur terre et de me ressourcer après l’effervescence des défilés. Histoire de repartir sur de bonnes bases!
- Quels sont vos projets ?Je souhaite surtout continuer à être heureuse, à apprécier mon travail et à y prendre du plaisir. C’est pour moi le meilleur projet d’avenir.
Kayla Simmons : De Star du Volley-Ball à Mannequin Sensuelle
Le surnom de Kayla Simmons, « la joueuse de volley-ball la plus sexy du monde », n’est pas un hasard. Son compte Instagram en témoigne. Cette star des réseaux sociaux captive son public avec des photos en bikini qui laissent peu de place à l’imagination.
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Depuis toute petite, Simmons montre un véritable talent pour le volley-ball, atteignant les sommets au niveau national et remportant de nombreux trophées. Issue d'une famille de sportifs de haut niveau, elle semblait promise à une brillante carrière sportive. Cependant, elle a finalement décidé de se tourner vers le mannequinat.
Elle a même rejoint les rangs des stars qui publient des contenus explicites sur OnlyFans, une décision qui a eu des conséquences, notamment au sein de son université. D’après Simmons : « J’étais déchirée, car je sentais que je ne pouvais pas accepter mon corps et pratiquer le sport que j’aime ». Malgré tout, elle continue de faire comme elle l’entend, un choix qu'elle ne regrette pas.
En juin dernier, l’ancienne star du volley-ball américain a de nouveau ébloui ses abonnés en postant une image d’elle avec un bikini rose et blanc. Elle a le chic pour trouver l’angle de vue idéal ! Fidèle aux valeurs de ses géniteurs, Simmons a fait un clin d’œil aux Yankees de New York en portant leur casquette. Elle a publié une véritable collection de bikinis aussi minuscules les uns que les autres, suscitant une myriade d’éloges de ses followers : « Tu es absolument incroyable », « Sans conteste, sans égal », « Quelle déesse », « Incroyablement magnifique comme toujours, Kayla !!! ».
Sur les réseaux sociaux, Simmons ne se contente pas d’exposer son corps. Elle sensibilise également le grand public sur l’importance des enjeux environnementaux, participant notamment à la « Shark Week » l’année dernière. Plus qu’une démonstration de plongée, Simmons a nagé au milieu de plusieurs requins en bikini, prouvant son audace.