Le volley-ball est un sport d'équipe populaire joué dans le monde entier, et les Pays-Bas ne font pas exception. Cet article explore l'histoire du volley-ball, ses règles et sa présence aux Pays-Bas.
Histoire du volley-ball
Le volley-ball a été inventé en 1895 aux États-Unis par William G. Morgan, un professeur d'éducation physique des UCJG (YMCA) à Holyoke, Massachusetts. Il cherchait un sport d'intérieur moins intense que le basket-ball pour occuper les athlètes pendant l'hiver. S'inspirant du basket-ball, du tennis et surtout du badminton, Morgan a créé la « mintonette » le 2 décembre 1895.
Les premières règles, écrites par William G. Morgan, définissaient un filet de 1,98 m de hauteur, un terrain de 15,2 × 7,6 m et un nombre illimité de joueurs. Un match était composé de neuf manches avec trois services pour chaque équipe à chaque manche et un nombre illimité de contacts avec le ballon pour chaque équipe avant de le renvoyer à l'adversaire. En cas d'erreur de service, une deuxième tentative était autorisée.
Alfred Halstead a remarqué la nature de « volée » du jeu lors de son premier match d'exhibition en 1896. Joué à l'International YMCA Training School (aujourd'hui appelé Springfield College), le jeu a rapidement été connu sous le nom de volley-ball. La nature du premier ballon officiel utilisé au volley-ball est contestée; plusieurs sources disent que Spalding a créé le premier ballon officiel en 1896.
En 1916, l'attaque a été introduite, et trois ans plus tard, la règle des trois touches a été instaurée. En 1917, le set est passé de 21 à 15 points. Le Canada a été le premier pays en dehors des États-Unis à adopter le volley-ball en 1900. La Fédération Internationale de Volley-Ball (FIVB) a été fondée à Paris en 1947, et le premier championnat du monde a eu lieu en 1949 pour les hommes et en 1952 pour les femmes.
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Volley-ball aux Jeux Olympiques
L'histoire du volley-ball aux Jeux olympiques remonte aux Jeux olympiques d'été de 1924 à Paris, où il a été pratiqué dans le cadre d'un événement de démonstration sportif américain. Après la fondation de la FIVB et de quelques confédérations continentales, on a commencé à envisager son inclusion officielle. En 1957, un tournoi spécial a eu lieu à la 53e session du Comité International Olympique à Sofia (Bulgarie), pour soutenir une telle demande.
Le tournoi de volley-ball Olympique était à l'origine une compétition simple, dont le format est semblable à celui toujours employé dans la Coupe du Monde : toutes les équipes jouent l'une contre l'autre et sont ensuite classées par les victoires, la moyenne de set, et la moyenne de point. Un inconvénient de ce système de round-robin est que les vainqueurs de médaille pourraient être déterminés avant la fin des jeux, entraînant une perte d'audience pour le résultat des matches restants. Pour changer cette situation, la compétition a été composée de deux phases avec l'addition d'une « final round », un tournoi d'élimination se composant des quarts de finale, des demi-finales et des finales en 1972.
Le nombre d'équipes impliquées au tournoi Olympique a grandi progressivement depuis 1964. Depuis 1996, les événements masculins et féminins comptent douze nations participantes.
L'URSS a remporté deux médailles d'or dans la compétition masculine en 1964 et 1968. Après avoir remporté le bronze en 1964 et l'argent en 1968, le Japon a finalement remporté l'or chez les garçons en 1972. Chez les femmes, l'or est revenu aux Japonaises en 1964, qui ont reproduit la même performance en 1976. La même année, l'introduction d'une nouvelle adresse offensive a permis à la Pologne de gagner la compétition masculine sur les Soviétiques dans un match très serré de cinq sets. Depuis que les plus fortes équipes masculines de volley-ball appartenaient aux pays de l'Est, le boycott américain n'avait pas autant d'effet sur ces événements que sur la compétition féminine.
L'URSS a remporté son troisième titre olympique chez les hommes en battant en finale la Bulgarie trois sets à un (même résultat pour l'équipe féminine qui remporte son troisième titre). Avec le boycott de l'URSS aux Jeux olympiques de 1984 à Los Angeles, les États-Unis ont balayé le Brésil dans les finales pour la médaille d'or des hommes. Aux jeux de 1988, Karch Kiraly et Steve Timmons ont conduit les États-Unis à un deuxième titre olympique de suite après celui de 1984. En 1992, le Brésil a contrarié les Pays-Bas et l'Italie dans la compétition masculine pour remporter sa première médaille d'or.
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Second, les Pays-Bas, médaillés d'argent chez les hommes en 1992, sont revenus emmenés par leurs leaders, Ron Zwerver et Olof van der Meulen, aux jeux de 1996 pour un match de cinq sets en battant l'Italie et ont remporté le tournoi. Médaillée de bronze masculin en 1996, la Serbie-et-Monténégro (jouant en 1996 et 2000 en tant que République fédérale de Yougoslavie) a battu la Russie en finale en 2000, remportant sa première médaille d'or. En 2004, le Brésil a remporté un deuxième titre olympique masculin en battant l'Italie en finale. En 2008, après vingt années de disette, la sélection américaine a remporté son troisième titre olympique aux dépens du Brésil.
Terrain et équipement
Le volley-ball se joue dans un gymnase ou en extérieur. Le terrain a une forme rectangulaire de 18 mètres de longueur sur 9 mètres de largeur. Les lignes de délimitation sont à l'intérieur du terrain. Une ligne centrale s'étend sous le filet sur toute la largeur du terrain et sépare les deux camps. Chaque équipe occupe une moitié du terrain séparée de l'autre par un filet d'1 mètre de large et 9 m de long, dont la bordure supérieure est placée à une hauteur variable en fonction de la catégorie d'âge de l'équipe. Deux « antennes » (barres verticales également appelées « mires ») sont accrochées au filet à hauteur des limites du terrain (le filet est généralement plus large que ce dernier). Le ballon doit passer entre ces antennes lors des échanges (sauf exceptions) entre équipes lors des phases de jeu. 2 mires (rouge/blanc) placées sur le filet aux extrémités du terrain pour la délimitation. Le volley-ball se pratique le plus souvent en salle.
Le ballon de volley-ball est légèrement plus petit, mais beaucoup plus souple et plus léger que celui de football. Il doit avoir une circonférence comprise entre 65 et 67 cm, une masse comprise entre 260 et 280 g (plus léger en catégories jeunes) et une pression comprise entre 0,300 et 0,325 bar. Depuis 1978, pour diminuer le temps de jeu, trois ballons sont utilisés lors des rencontres internationales et nationales. Finies les pertes de temps pour le récupérer au service, puisque quatre ramasseurs de balles sont placés autour du terrain. Le tableau suivant ne vaut que pour les compétitions fédérales nationales.
Règles du jeu
Les points sont marqués soit en faisant tomber le ballon sur le terrain de l'équipe adverse ou en tombant sur la ligne du terrain adverse, soit quand l'adversaire commet une faute. La première équipe à atteindre 25 points (avec deux points d'écart minimum) gagne le set et la première équipe qui gagne trois sets gagne le match. Dans le cas d'un score à deux sets partout, les équipes jouent un 5e set décisif, appelé « tie-break ». Chaque équipe peut toucher le ballon jusqu'à trois fois (en plus d'un éventuel contre) avant que le ballon ne retraverse le filet, et les contacts consécutifs doivent être faits par des joueurs différents.
Une équipe de volley-ball se compose de six joueurs sur le terrain : trois avants et trois arrières. Cette numérotation correspond à l'ordre de service lors du début de set. Le poste 1 est occupé par le premier joueur à servir. Le poste 2 correspond au joueur qui servira en deuxième, et ainsi de suite. Chaque joueur est tenu d'être à sa position lors de la mise en jeu de la balle. Les joueurs de l'équipe qui récupère le service font une rotation dans le sens des aiguilles d'une montre. le service est effectué par le joueur en position 1. Il s'effectue depuis l'arrière du terrain. Le joueur se place derrière la ligne de fond du terrain et frappe la balle à une main afin de la faire retomber à l'intérieur du terrain adverse (la balle peut toucher le filet). Le joueur est autorisé à lancer la balle, sauter, et smasher la balle : on appelle cela un service smashé, de plus en plus répandu à haut niveau; dans tous les cas, ses pieds doivent rester à l'extérieur du terrain lors de l'appel (ne pas mordre la ligne de fond). L'équipe adverse reçoit la balle, elle a le droit de la toucher trois fois (le bloque ne comptant pas comme touche) avant de la renvoyer à son tour de l'autre côté du terrain. L'échange continue alors jusqu'à ce qu'une des deux équipes commette une faute.
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Les fautes courantes incluent :
- faute de rotation : lorsque le serveur qui a effectué le service n'est pas le bon.
- faute de filet : toucher n'importe quelle partie du filet entre les mires avec une quelconque partie du corps ou des vêtements (nouvelle règle applicable depuis 2009). Depuis 2015, tout filet touché est faute.
- faute de pénétration : mettre le pied dans le camp adverse ou pénétrer dans l'espace adverse en gênant l'adversaire (toucher le camp adverse avec la main n'est plus en soi une faute, nouvelle règle applicable depuis 2009).
Un point est alors marqué et l'équipe ayant marqué ce point gagne (ou conserve) le service.
Les règles du volley-ball ont été largement remaniées entre 1998 et 2000 et autorisent désormais de toucher la balle avec toutes les parties du corps : autrefois, seules les parties au-dessus de la ceinture étaient autorisées. Le principe de comptage des points a été modifié : les sets se jouaient auparavant en 15 points et une équipe ne marquait de point que si elle avait le service. Lors du service, le ballon ne devait pas toucher le filet. Lors de certaines compétitions comme la ligue mondiale, il est possible de faire appel à l'arbitrage vidéo, appelé « challenge » (utilisé pour la première fois en 2012 lors de la Ligue mondiale). Les équipes ne peuvent demander le « challenge vidéo » qu'à la fin d'un échange et sur la dernière action.
Équipement du joueur
Pour jouer au volley-ball, le joueur peut avoir des tennis qui tiennent très bien la cheville. Les chaussures sont à semelle plates pour mieux adhérer au terrain. La plupart des joueurs plus avancés se procurent des chevillères car les blessures à la cheville sont fréquentes. Certains portent du « strap » pour soutenir une blessure ou pour se durcir les doigts et renforcer la frappe. Certains joueurs peuvent porter des genouillères pour bien protéger leurs genoux du sol. La plupart du temps, tous bijoux doivent être retirés du joueur pour des questions de sécurité.
Postes de joueurs
- Complet : Ces deux joueurs attaquent à l'aile (en position 2 ou 4) et aux trois mètres en position 6. À l'arrière, le complet est, avec le libero, prioritaire pour faire la réception. NB : les joueurs appelés « complets » sont parfois aussi ceux qui sont choisis pour être en opposition au passeur, dans les équipes sans pointu. À ce moment-là, ce joueur doit être capable de réceptionner, d'attaquer, de bloquer et de servir.
- Pointu : Aussi appelé « attaquant », c'est le joueur placé à l'opposé du passeur. Il attaque généralement en poste 2 sauf quand il est au poste 4 et en phase de réception où il va généralement rester en poste 4 afin d'éviter de bousculer les joueurs pendant le point. Lorsqu'il est arrière, le pointu est déchargé de la réception du service afin de pouvoir attaquer aux trois mètres (le plus souvent en poste 1). Pointus et réceptionneurs-attaquants peuvent être regroupés sous l'appellation « ailiers ». À un niveau moins élevé, le pointu devient un « relanceur », et, son rôle consiste à prendre énormément la réception, et, le cas échéant, à remplacer le passeur, puisqu'il lui reste opposé.
- Central : Les joueurs au centre sont ceux qui se placent en position 3 et 5. En poste 3, les centraux ont pour principale fonction d'attaquer en fixe (passe courte et rapide du passeur) et en décalée (passe rapide où le central se trouve à 2 m du passeur environ) ou, dans le cas d'une feinte d'attaque, de « fixer » (attirer) la défense adverse (le contre ou bloque) pour l'empêcher d'aller contrer un attaquant ailier. Le central sort souvent sur les postes arrière pour laisser sa place au libéro (car c'est un poste très épuisant ou parce que ce sont parfois des joueurs très physiques avec de grands gabarits souvent moins dextre en réception que d'autres profils). Il sort après avoir servi en position 1 et rentre en 4.
- Passeur : Selon le système tactique mis en place, il y a un passeur (système 5-1) ou deux passeurs (système 4-2). C'est le système le plus utilisé à haut-niveau, il y a un seul passeur et les autres postes sont relativement spécialisés. Cela permet une grande incertitude sur les possibilités à l'attaque, et les permutations entre les joueurs permettent de les placer là où ils sont les plus performants. Dans un système 4-2 (4 attaquants et 2 passeurs), les deux passeurs sont sur des positions opposées (quand un passeur est devant, l'autre est derrière), ainsi il y a toujours un passeur devant, c'est lui qui fait la passe. Quand les deux passeurs attaquent également (le passeur sur les positions avant attaque sur des passes faites par le passeur sur les positions arrière) on parle d'un système en « faux 4-2 », en « 4-2 amélioré », ou en 6-2 qui permet d'avoir toujours 3 attaquants sur les postes avant. Dans ce système de jeu, c'est le passeur arrière qui fait toujours la passe (sauf s'il défend). Les passeurs peuvent aussi réaliser des deuxièmes mains : lorsque la réception est très bien effectuée et qu'il est près du filet, il peut sauter et placer la balle directement de l'autre côté. Le rôle du passeur est de mener le jeu et de distribuer les balles aux attaquants en fonction du jeu adverse; c'est lui qui est responsable en grande partie de l'efficacité du système offensif de son équipe.
- Libéro : Le joueur libero est différent des autres joueurs. Il a pour fonction de faire des réceptions de service, des défenses et des relances vers le passeur. Il se doit donc d'exceller dans la première touche de balle de l'équipe. L'échange de joueurs entre libéro et central par exemple dans ce cas particulier n'a pas besoin d'être noté par l'arbitre. Il ne peut rentrer que sur les trois positions de la ligne arrière et il lui est interdit de servir et d'attaquer le ballon lorsque celui-ci est entièrement au-dessus du plan haut du filet et même de participer au contre. De plus, s'il transmet le ballon à un attaquant en effectuant une touche haute (ou à 10 doigts) et qu'il se trouve à l'intérieur de la zone des 3 mètres, l'attaquant ne peut attaquer ou passer le ballon chez l'adversaire que si le ballon est redescendu sous le plan haut du filet matérialisé par une bande blanche. Il peut par contre transmettre le ballon en manchette sans restriction : celui-ci peut être attaqué normalement.
Volley-ball aux Pays-Bas
Le volley-ball est un sport populaire aux Pays-Bas, avec une ligue nationale forte et une équipe nationale compétitive. Les Pays-Bas ont une longue histoire de participation au volley-ball olympique, remportant une médaille d'argent aux Jeux olympiques de 1992 à Barcelone et une médaille d'or aux Jeux olympiques de 1996 à Atlanta.
Le 17 juillet, les Pays-Bas ont affronté la Slovénie dans un match de volley-ball. Merci d’avoir suivi ce match de Volley-ball opposant Pays-Bas à Slovénie. Accédez aussi à toutes les informations liées à la compétition (actus, classements, résultats, calendrier) en cliquant ici .
Dans un autre match, la Pologne a dominé les Pays-Bas (22-25, 25-23, 25-19, 25-22) et a terminé la phase de poule invaincue en tête de son groupe. Merci d’avoir suivi ce match de Volley-ball opposant Pologne à Pays-Bas. Accédez aussi à toutes les informations liées à la compétition (actus, classements, résultats, calendrier) en cliquant ici .