Histoire du Volley-Ball à Thionville et du TFOC : Une Épopée Sportive

Le volley-ball à Thionville et dans ses environs possède une histoire riche et diversifiée, marquée par l'ascension de clubs comme le Terville-Florange Olympique Club (TFOC) et l'émergence de jeunes talents. Cet article explore l'évolution du volley-ball dans la région, en mettant en lumière les succès, les défis et les perspectives d'avenir.

Les Débuts et l'Ascension du TFOC

Longtemps habitué à faire l’ascenseur entre la deuxième et la première division depuis sa première accession parmi l’élite en 2007, le TFOC est désormais l’une des valeurs sûres de la Saforelle Power 6 qu’il fréquente sans discontinuité depuis 2019. Le Terville-Florange Olympique Club (TFOC) a connu une progression constante, le club mosellan ne manque pas d’idées et souhaite changer de braquet en étant moins dépendant des collectivités locales. Le TFOC est désormais l’une des valeurs sûres de la Saforelle Power 6 qu’il fréquente sans discontinuité depuis 2019. Il a même régulièrement joué le rôle de poil à gratter du haut de tableau, se hissant dans le dernier carré des Play-offs lors de la saison 2021-2022, lui permettant de disputer quelques mois plus tard une historique Coupe d’Europe avec des rencontres indélébiles au 111 de Terville face à Olomouc (République tchèque), puis Istanbul (Turquie).

Le TFOC : Un Club Ambitieux en Ligue A Féminine

L’équipe professionnelle du TFOC Volley-ball évolue en Ligue A Féminine, le plus haut niveau français. L’objectif pour Daniel Mroczkowski, Président du TFOC Volley-ball, sera de finir dans le top 8 national, ce qui serait une première dans l’histoire du club. Pour cela, les « Bleues » accueilleront leurs adversaires au 111, le centre sportif flambant neuf situé à côté de l’Hôtel de Ville de Terville. Le club bénéficie de plusieurs atouts, notamment la mise en place de panneaux à Led autour du terrain permettant la diffusion de publicités animées, l’agrément du Centre de Formation permettant d’accueillir 8 jeunes joueuses dans des conditions optimales (aménagement du temps scolaire, entrainements avec l’équipe pro…), et le label « LNV 2 étoiles » attribué au TFOC par la Ligue Nationale de Volley.

Le Grand Est : Un Nouvel Épicentre du Volley Féminin Français

Ils sont pour la première fois quatre clubs du Grand Est sur la ligne de départ de la Saforelle Power 6, le Championnat de France de première division de volley féminin : Terville-Florange Olympique Club (TFOC), Vandœuvre-Nancy Volley-Ball (VNVB), Saint-Dié-des-Vosges Volley-Ball (SDDVVB) et Volley Mulhouse-Alsace (VMA). Malgré des modèles économiques différents, ils peuvent s’appuyer sur leur stabilité, leur expertise et leur structuration pour rivaliser avec les clubs les plus puissants.

La révolution est en marche dans le petit monde du volley féminin français. Il n’y a pas si longtemps que ça, Béziers, Cannes, Le Cannet, Mougins, Saint-Raphaël et Venelles détenaient les clés au plus haut niveau professionnel. Les trois derniers nommés ont depuis été rayés de la carte pour des raisons financières. Le nouvel épicentre de la Saforelle Power 6, le nom du championnat de France de première division depuis l’édition 2024-205, est désormais le Grand Est avec la bagatelle de quatre formations sur les douze engagées, si l’on met de côté France Avenir (les moins de 20 ans de l’Institut fédéral de volley-ball). Les Louves de Saint-Dié (Vosges) ont rejoint les Panthères de Vandœuvre-Nancy (Meurthe-et-Moselle), mais aussi Terville-Florange (Moselle) et Mulhouse (Haut-Rhin). Des clubs qui « travaillent bien » et qui ont préféré se structurer intelligemment, « sans brûler les étapes » plutôt que de faire des coups sans lendemain.

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De la bande des quatre, le Volley Mulhouse Alsace est de loin le plus solide financièrement et sportivement. Il fait figure de place forte du volley féminin français avec Cannes, le club aux deux Ligue des Champions et vingt-et-une couronnes nationales, à la recherche désormais de son glorieux passé, et Levallois Paris Saint-Cloud, le double champion de France en titre. Il a souvent tourné autour des trophées avant de garnir, encore trop épisodiquement, son armoire à trophées lors de la dernière décennie, avec notamment deux championnats (2017 et 2021) et deux Coupes de France (2021 et 2025). Il a pourtant les moyens de ses ambitions puisqu’il possède le plus gros budget du volley français, hommes et femmes confondus, avec plus de 2,6 millions d’euros et la plus importante masse salariale. Il peut compter sur le soutien indéfectible des collectivités publiques : la Région Grand Est (243 500 €), la Collectivité européenne d’Alsace (120 000 €) et, surtout, la Ville de Mulhouse (575 000 €). Nanti du meilleur public français avec 3 000 spectateurs de moyenne au Palais des Sports, le Volley Mulhouse Alsace est encore plus attendu au tournant cette saison. Le titre national est une priorité et le club alsacien n’a pas hésité à « piquer » l’entraîneur André Sá au VNVB pour atteindre son objectif.

Terville-Florange : Un Miracle Permanent

Longtemps habitué à faire l’ascenseur entre la deuxième et la première division depuis sa première accession parmi l’élite en 2007, le TFOC est désormais l’une des valeurs sûres de la Saforelle Power 6 qu’il fréquente sans discontinuité depuis 2019. Il a même régulièrement joué le rôle de poil à gratter du haut de tableau, se hissant dans le dernier carré des Play-offs lors de la saison 2021-2022, lui permettant de disputer quelques mois plus tard une historique Coupe d’Europe avec des rencontres indélébiles au 111 de Terville face à Olomouc (République tchèque), puis Istanbul (Turquie). Avec le départ cet été de l’emblématique Daniel Mroczkowski après plus de trois décennies de présidence, le TFOC entame un nouveau cycle et veut repartir sur de nouvelles bases avec son successeur Saïd Boutlioua.

Le club mosellan ne manque pas d’idées et souhaite changer de braquet en étant moins dépendant des collectivités locales (809 000 €) : l’État (ANS, 2 500 €), la Région Grand Est (243 500 €), le conseil départemental de la Moselle (295 000 €), les deux agglomérations Portes de France Thionville et du Val de Fensch (142 000 €), la Ville de Florange (56 000 €) la Ville de Terville (48 000 €). Pour la première fois de son histoire, il a dépassé la barrière symbolique des quarante partenaires (41) pour 112 000 € de sponsoring et souhaite prendre exemple sur Metz Handball, véritable référence dans le sport féminin, pour se développer, mais a besoin d’espaces privatifs qui n’existent pour l’instant pas au 111 de Terville. « On ne peut plus se calquer sur le modèle économique actuel, même si l’on doit conserver nos liens étroits avec nos partenaires publics.

Le VNVB : Une Saison Marquée par des Défis et des Succès

La dernière saison de Vandœuvre-Nancy est à marquer d’une pierre blanche, par sa singularité, surtout. Sportivement, le VNVB a tutoyé les sommets sous les ordres d’André Sá : une très belle campagne européenne stoppée d’un rien juste avant les quarts de finale de la CEV Cup par Moya Radomka (Pologne) et une élimination en demi-finale des Play-offs du championnat de France face à Levallois Paris Saint-Cloud. Et pourtant, le destin du club présidé par Patrick Venturini aurait pu ressembler à celui, tragique, du Nancy Handball, réduit à la liquidation judiciaire.

Plombé par des difficultés financières et des déplacements coûteux aux quatre coins de l’Europe pour disputer la compétition continentale, il a longtemps été menacé d’une rétrogradation administrative. Le VNVB n’a pas manqué de ressource pour survivre. Il a d’abord lancé une cagnotte afin de récolter les 60 000 euros nécessaires pour la CEV Cup et a bien renfloué ses caisses lors de la réception de Marcq-en-Barœul, le 29 décembre 2024 en Saforelle Power 6. Une rencontre exceptionnellement à Gentilly, l’antre habituel du Sluc, qui a attiré 5 698 spectateurs, record d’affluence pour un match de championnat en France, hommes et femmes confondues. Un sacré coup de projecteur pour un club avec un vrai potentiel économique. Il suffit parfois d’un coup de pouce pour que les portes s’ouvrent. Le coup de pouce est venu de Jacques Rousselot, l’ex-président iconique de l’AS Nancy-Lorraine (football), qui depuis plusieurs mois joue les bons samaritains en faisant profiter son carnet d’adresses long comme le bras afin d’attirer de nouveaux partenaires privés.

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Saint-Dié-des-Vosges : Une Ascension Patiente

Le travail paie toujours et ce n’est pas Saint-Dié-des-Vosges Volley-Ball qui dira le contraire. Le club vosgien a patienté dix ans avant de rejoindre l’élite. Pour répondre aux exigences de la Ligue nationale de volley (LNV), le club a dû se professionnaliser à marche forcée : embauche administrative, services communication et commercial, et budget porté à 1 million €. Les collectivités ont largement contribué à cette montée : la Région (131 500 €), le Département (15 000 €), la Communauté d’agglomération (60 000 €, discussions pour monter à 100 000 €) et la Ville de Saint-Dié (100 000 €).

Le SPOT : Un Nouvel Écrin pour le Sport à Thionville

Quatre après le début des travaux de démolition-reconstruction de l’ancien gymnase Jean Burger, la deuxième plus grande ville de Moselle a dernièrement inauguré son nouveau Site Polyvalent Omnisports de Thionville ou SPOT. Le SPOT abrite deux salles polyvalentes. La première, située au rez-de-chaussée, présente une superficie de 1 540 mètres carrés et peut accueillir mille spectateurs dans ses gradins modulables. La seconde, dont les murs sont de couleur rouge opéra, est située à l’étage et affiche une superficie de 968 mètres carrés.

Six vestiaires et plusieurs salles de réunions ont également été aménagés au rez-de-chaussée. Plusieurs salles de danse ont de même été imaginées pour les entraînements de l’Association Thionvilloise de Gymnastique Rythmique et Sportive (ATGRS). Le complexe héberge par ailleurs un mur d’escalade de 44 mètres de large et de seize mètres de haut unique en Lorraine. Conçu pour être une infrastructure multifonctionnelle, le SPOT, qui a représenté un investissement de 17,2 millions d’euros, entend faire rayonner Thionville (Diddenuwen en Lothringer Platt), ses clubs et ses sportifs en accueillant des compétitions nationales et internationales, ainsi que des expositions ou encore le Salon à l’envers de Lorraine Nord. Un open de tennis ATP 100 doit ainsi y être organisé une année sur deux en alternance avec Esch-sur-Alzette au Luxembourg. A noter enfin qu’à l’extérieur du SPOT, le magnifique cèdre a été conservé.

L'ASVB : Un Club Formateur de Premier Plan

Un exploit sans précédent, mais surtout un exploit qui prouve la bonne dynamique de l’ASVB et son engagement dans la formation de ses jeunes licenciés. Le président Jérôme Heilmann, son comité et tous les coachs qui encadrent les jeunes peuvent être fiers de leurs troupes qui défendent, aux quatre coins de France, les couleurs de ce club, qui pointe dans le top 25 des clubs français en termes de licenciés et le premier en Lorraine devant des clubs comme le Grand Nancy, le TFoc et le VNVB. Cette performance est tout simplement historique pour le club, identifié comme un des meilleurs clubs formateurs en Lorraine et même au niveau national !

Après avoir été vice-champion de France en - 13 ans la saison dernière, celle-ci est à nouveau marquée par les performances des équipes de jeunes en coupe de France et en championnat de Lorraine, engagées au plus haut niveau lorrain ! Aussi les équipes -13 ans, -15 ans, -17 ans féminines et masculines, ont rendez-vous avec l’histoire les week-ends du 10 et 17 janvier.

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Rendez-vous Déterminants pour les Jeunes Talents

Le tirage au sort leur a désigné des adversaires de tous horizons, mais pour l’équipe -17 ans féminine, le 10 janvier, à partir de 11 h, ce sera au gymnase Mermoz de Yutz qu’elles accueilleront leurs voisines de Terville-Florange et Mulhouse, alors que les -15 ans féminines se déplaceront dans l’antre de leurs voisines de Moulins-lès-Metz pour y affronter l’équipe locale ainsi que Milly-la-Forêt et les garçons à Maizières, avec comme autre adversaire Kingersheim le 17 janvier prochain. Les autres tirages : les M17 masculins se rendent à Strasbourg et joueront aussi contre Lyon, les M13 féminines à Marcq-en-Barœul et aussi contre Calais et enfin les M13 masculins à Reims, contre Pantin également. Dans le camp thionvillois, on attend encore de belles choses et les jeunes ont prouvé qu’ils avaient leur place dans cette compétition et espèrent bien poursuivre leur belle aventure, jusqu’aux finales qui sait. En tout cas, c’est un vœu, en ce début d’année, que tout le monde du volley local leur adresse. À elles, à eux, de porter haut les couleurs du club.

Structure et Encadrement du Club

Le club compte au 15 décembre dernier 241 licenciés pour 23 équipes engagées et ce sont 12 entraîneurs dont 9 diplômés régionaux, fédéraux ou d’État qui encadrent ces formations. L’équipe phare est l’équipe première masculine qui évolue en Nationale 3, alors qu’en féminine, l’équipe de Mathieu Willmin, le coach, elle évolue en Prénationale. Cette dernière reprend le championnat ce samedi 9 janvier, à domicile, salle Mermoz à Yutz, 20 h 30, dans un derby contre Hayange. Et chez les jeunes, en route vers l’exploit !

Le Club Agglo : Une Initiative de Soutien

Le Club Agglo est une initiative de la Communauté d’Agglomération « Portes de France - Thionville » qui réunit les clubs ou associations sportifs évoluant sur son territoire. Il met à l’honneur les clubs, les bénévoles et les sportifs pour leurs engagements et leurs résultats. La cérémonie se délocalise tous les ans dans des lieux emblématiques de l’agglomération. Cette année elle s’est tenue au Centre Sportif LE111, où les finales de la coupe de France de volley-ball féminine se sont déroulées en juin dernier. La soirée s’est ouverte par une démonstration de l’équipe professionnelle du TFOC volley-ball qui va cette saison jouer la coupe d’Europe pour la première fois de son histoire.

Lors de sa prise de parole, Jean-Christophe Froehlicher s’est dit particulièrement fier d’accueillir le Club Agglo à Terville pour la première fois. Il a également tenu à remercier l’ensemble du tissu sportif : « Les associations et les clubs sportifs de notre agglomération sont exemplaires, non seulement en termes de réussites mais aussi de dynamisme, d’engagement, de motivation, de rigueur. Ici, à Terville, nous savons ce que nous leur devons. Nous avons adossé le redressement de la commune sur les associations tervilloises. Elles n’ont jamais failli. Nous nous sommes aussi appuyés sur elles pendant la crise sanitaire. C’était d’ailleurs extraordinaire d’observer à quel point leur créativité, leur écoute, leur solidarité et leur esprit d’équipe ont fait merveille pour le moral des Tervillois pendant ces mois de confinement. »

Trois clubs de Terville soutenus par la Communauté d’Agglomération ont été mis à l’honneur chez elles : le TFOC volley-ball présidé par Daniel Mroczkowski, le Siam boxing Terville présidé par David Lorenzi et le Running Trail Tervillois présidé par Joël Potut ainsi que tous les entraîneurs, bénévoles et sportifs œuvrant au sein de ces clubs.

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