Le volley-ball, sport collectif dynamique et passionnant, possède une histoire riche et variée en France, marquée par l'émergence de clubs emblématiques et l'engagement de personnalités dévouées. Cet article explore l'histoire du club de volley de Talence, en la replaçant dans le contexte plus large du développement du volley-ball en Aquitaine et en France.
Les Débuts du Volley-Ball en Aquitaine et dans les Landes
L'histoire du volley-ball dans la région est riche et commence au début des années 1960. Le premier club de volley-ball est créé dans les Landes en novembre 1961 à Mont de Marsan sous le nom de Volley Athlétic Club Landais. Le club montois participe au championnat de Guyenne et joue à la salle municipale (aujourd'hui Salle Dorgambide) en novembre 1961. La saison suivante, le Stade Montois forme sa section volley (masculin uniquement) qui prend légitimement la place du VACL. En novembre 1962, les stadistes jouent en Ligue de Guyenne Excellence face à l'ASPOM de Bègles lors de leur premier match officiel de championnat.
Le 7 octobre 1965, le Comité des Landes de Volley intègre officiellement la Fédération Française. Le premier président sera Mr Daniel Dubois (Professeur EPS au Lycée Duruy). Son siège était au Café du Commerce, rue Gambetta à Mont de Marsan. Suivront comme présidents successivement : Mr Sart, Mr Michel Hillion, Docteur Rocher puis Mr Sart reprendra son siège en 1971. En 1968-69, les volleyeurs du Stade Montois évoluent au niveau National pour la première fois dans l'existence de la section. en Honneur (3ème division sous la N I et N II) avec la MJC Narbonne, Toulouse AC, Rouzols, Agde, Toulouse OAC, VC Agenais et l'ES Aussillon. Hélas, le club restera qu'une seule saison à ce niveau. En 1973-74, un championnat basco-landais apparaît au sein du nouveau Comité de l'Adour. Le premier Championnat des Landes est officialisé en 1982-83. En fin de saison 1985-86, le Stade Montois masculin accède également en Nationale III pour la première fois de son histoire. En fin de saison 2017-18, en battant Barbezieux à Poitiers (3-1) les Hagetmautiennes glanent le titre de Pré-Nationale féminines et accèdent en championnat Nationale 3 pour la saison à venir avec les angloyes présentes depuis quelques années. En 1984-85, 1985-86 et 1987-88, l'US Hagetmau joue en Nationale III (féminines). Au Pays-Basque, à la fin des années cinquante, un club voit le jour à Saint Jean de Luz : l'AS Luzienne. Le Comité des Pyrénées de Volley apparaît en en 1969 avec Mr Ocamica comme premier président. En 1961-62, le club basque de l'AS Luzienne est 1/2 finaliste du championnat de Guyenne (Ligue) battu par le Stade Bordeaux UC 3 sets à 0 (15-10 / 15-8 / 15-2). n fin de saison 1974-75, à Jurançon en finale du Championnat de l'Adour, les luziennes sont championnes en battant en finale Biscarrosse (3-2) et donc se donne le droit d'évoluer en Nationale III pour la première fois dans l'histoire du club basque. Ce dont se prive l'Anglet Olympique par sa défaite (2-3) face au CU Palois. L'année suivante les Angloyes auront leur revanche face à la MJL Feurs de Pau (3-2) en finale accédant en Nationale 3 pour la première fois de leur histoire. Plus tard, en 1983-84, le club accède en Nationale 2 (Second échelon national) pour une seule saison avec AC Boulogne-Billancourt, Saint Maur, Narbonne, Stade Poitevin, Plessis-Robinson, Fréjus, Clarmart, Avignon et Saint Égrève. Le Comité de l'Adour crée un championnat de District Béarn en 1978-79 entre les clubs Béarnais qualifiant le premier pour le championnat de l'Adour. En battant le SPUC Pessac, les angloyes remontent en Nationale III en mai 1979. En 1980-81, les Montoises et Luziennes sont en Région avec US Orthez, la MJL Feurs et La Teste. En 1982-83, l'US Luz-Ciboure, est en Deuxième Division Masculine. En 1985-86 : avec Anglet Olympique, Riom, Dourgne, La Paillade Montpellier, Girondins Bordeaux, Gruissan et Douzelot. Elles récidiveront la saison 1995-96 (avec poule : Le Haillan, Perpignan, Puygouzon, Mérignac, Muret, Castres, Gruissan-Narbonne, Lescar, Libourne, CA Montpon, Toulouse). L'Anglet OIympique accède à la Nationale III masculines en fin de saison 1984-85, pour y participer jusqu'en fin de saison 1987-88 où l'équipe est rétrogradée (Poule 85-86 avec : Chatelaillon, Toulouse, Talence, Albi, AS Landaise, Limoges et Poitiers).
L'Essor du Volley-Ball à Talence
Le club de Talence, au fil des années, s'est imposé comme une force dans le paysage du volley-ball régional et potentiellement national. Son histoire est marquée par des moments de succès, des défis surmontés et un engagement constant envers le développement du sport.
Talence face à la Compétition: Matchs et Défis
Les données fournies mentionnent un match entre La Chapelle-Saint-Aubin et Talence, où Talence s'est imposé avec une nette domination. Les Capellaubioins n’ont pas pesé bien lourd face à Talence. D’entrée, Talence prenait le match à son compte. Les Bordelais, solides au service et agressifs à l’attaque profitaient des approximations en réception d’une formation capellaubinoise fortement rajeunie pour rapidement se détacher.
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Ce match illustre la compétitivité du club de Talence et sa capacité à performer à un niveau élevé.
Le rôle du CREPS de Talence dans le développement du volley-ball
Au-delà du renversement de logique déclenché par la mise en place des Centres Permanents d'Entraînement et de Formation (CPEF) en 1985, la situation aquitaine offre l'opportunité d'analyser le rôle particulier des Centres d'Éducation Populaire et de Sport (CREPS), celui de Talence occupant une place privilégiée dans le réseau national du sport de haut niveau. Dix CPEF sont implantés au CREPS de Talence (cyclisme, escrime, hand-ball, judo, natation, pentathlon moderne, tennis, tennis de table, tir, volley-ball).
La particularité, l'originalité et l'atout majeur de ce pôle réside dans la proximité géographique du CREPS Aquitaine et de trois établissements scolaires, le collège, le lycée et lycée professionnel (L.P.) Victor Louis (à 500 mètres du CREPS) et le lycée technique Alfred Kastler (jouxtant le CREPS). Dans ce périmètre restreint, inséré de plus dans le campus universitaire (CREPS et lycée technique Alfred Kastler) ou le bordant (collège, L.P., lycée Victor Louis) la quasi-totalité des filières scolaires générales, techniques et professionnelles est offerte.
Il faut ajouter que la culture de la scolarisation de sportifs est ancienne dans les établissements de Talence. Chacun d'entre eux a accueilli depuis l'origine des « sections sport-études » et/ou des sections « promotionnelles », (même si les spécialités sportives ne sont plus identiques), et a donc noué et consolidé ainsi des relations avec le mouvement sportif. Ils sont également inscrits depuis longtemps dans une dynamique d'échanges de services avec le CREPS tout proche, portant sur l'accueil pédagogique des stagiaires de l'EPS - puis du sport - d'un côté, et sur le prêt des équipements sportifs, de l'autre.
Cet ensemble de conditions scolaires et, en aval, universitaires a indéniablement favorisé l'implantation progressive de la majorité des CPEF d'Aquitaine au CREPS, qui possède aussi des infrastructures sportives et de suivi médical remarquables. L'aménagement progressif et concerté entre les divers établissements des conditions de scolarité des élèves-sportifs, a conduit à des ajustements administratifs et pratiques, destinés à alléger aussi bien les contraintes des jeunes que celles des divers personnels impliqués dans l'organisation du réseau. La création des CPEF en 1985 a accéléré le processus tout en ajoutant de la complexité à l'architecture.
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L'Intégration et l'Humain au Cœur du Volley-Ball
L'histoire de Taguir Sattarov, un jeune joueur russe qui a rejoint l'ALV (Amicale Laïque Volley de Villeneuve), met en lumière l'aspect humain et social du volley-ball. Cette "histoire de Noël" a débuté lorsque Taguir, un étudiant polytechnicien, a posé ses valises à Villeneuve-sur-Lot pour étudier à l'IFSL.
Grâce à l'accueil chaleureux de Corinne Chantreau et à l'opportunité offerte par le club d'Olivier Agel, Taguir a pu s'intégrer rapidement et apporter sa contribution sur le terrain. Ses qualités d'attaquant-réceptionneur ont permis à l'ALV d'améliorer ses résultats et d'assurer son maintien en Pré-Nationale.
Cette histoire illustre comment le volley-ball peut être un vecteur d'intégration et d'échanges culturels, permettant à des personnes venues d'horizons différents de se rencontrer et de partager une passion commune.
Hommage aux Bénévoles et Acteurs du Volley-Ball
Le décès de Francis Genson, un médecin passionné de sport et de volley-ball, est une occasion de rendre hommage à tous ceux qui œuvrent dans l'ombre pour le développement de ce sport.
L'Émergence de Talents et l'Ambition Olympique
Des enjeux collectifs, avec le maintien à aller valider avec l’ASI, où, à 28 ans, il est venu se lancer un challenge sportif et acquérir un nouveau rôle, plus tourné vers le leadership “alors que j’ai jusqu’à présent toujours été le plus jeune”. Et individuels, alors que le central, du haut de son mètre 98, rêve de vivre une nouvelle campagne olympique avec l’équipe de France. Car oui, le longiligne Guadeloupéen, aussi discret soit-il, est champion olympique en titre. “Mais ma médaille, je ne la regarde pas tant que ça. En fait, on n’a pas vraiment le temps d’apprécier car un nouvel objectif arrive toujours.” Daryl préfère se fixer autant que possible dans l’instant présent, éviter de trop se projeter “car ça peut inhiber. Un ami m’avait dit : ‘‘au pire, même si tu n’y es pas, tu seras toujours le même Daryl’’. Il a raison.”
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Loin de son îleAlors il n’a rien changé à sa manière d’être, tranquille, posé. Focalisé, avant d’espérer sa sélection, d’abord sur l’accomplissement de ce pour quoi il est venu à Saint-Jean-d’Illac, après avoir fait les beaux jours de Montpellier, Sète et Tourcoing. Nouvelle étape ce samedi soir contre Paris. “On entre dans la dernière ligne droite, c’est le meilleur moment de la saison ! C’est pour vivre ces matches couperets qu’on fait du sport de haut niveau. Sans se dire qu’il faut absolument gagner au risque de se mettre trop de pression, mais qu’il faut mettre tous les ingrédients tout le temps, repartir de zéro tout le temps. Daryl avoue aisément être assez imperméable au stress. Peut-être parce que, finalement, l’ancien jeune footballeur, ailier en Guadeloupe, n’a jamais mis la charrue avant les boeufs, accueillant les événements comme ils se présentaient. Le volley, il l’a découvert à 12 ans au collège, sous la houlette d’un prof de sport passionné, qui l’a poussé, à peine deux ans plus tard, à intégrer un Creps en convainquant ses parents du bien fondé de la démarche. “J’avais des facilités, j’étais déjà grand”, glisse Daryl, qui devait sûrement dégager quelque chose de plus, mais il n’en dira pas plus, pudique. Pas plus que ce féru de lecture, dont il garnit tout son temps libre avec des sorties au cinéma, s’épanchera sur la difficulté à quitter son île natale à 14 ans et demi à peine. “C’était une chance à saisir”, élude celui qui, s’il a passé les fêtes de fin d’année auprès des siens, n’y était retourné que deux fois depuis son envol : en 2012 et en 2018. Le hasard l’a envoyé à… Alors qu’il hésite entre des études paramédicales, pour devenir infirmier ou kiné, ou passer un Capes histoire - il est passionné par la Renaissance et la période de la Révolution française, à la résonnance particulière dans les Antilles avec l’abolition de l’esclavage -, il tranche. “Lors de ma deuxième année au Creps, j’ai été appelé pour faire un stage avec l’équipe de France de la catégorie d’âge supérieure, puis j’ai été pris au CNVB (Centre national de formation, NDLR). Je m’y suis mis à fond en me donnant trois, quatre ans et en laissant les études de côté.” Il ne les a jamais reprises : à 21 ans, le voilà en équipe de France. Mais qui sait, “en France on a la chance de pouvoir étudier à tout âge, alors…” Alors peut-être un jour un champion olympique vous remettra-t-il une vertèbre en place, à moins qu’il ne partage son amour pour l’histoire avec des collégiens comme ceux qui en terminent avec leur séance de sport.
Nicolas et Maxime : Jeunes Talents Formés à Talence
Tous deux ont juste 16 ans, tous deux sont au pôle espoirs de Talence, et tous deux ont été formés à Toulouse, au TOAC/TUC, où ils restent encore licenciés. Nicolas, 1m86, est réceptionneur-attaquant ; Maxime, plus petit, est davantage axé sur la passe et le poste de libero. Tous deux donnent pleinement satisfaction à leur coach en N2, Cédric Enard. Nicolas et Maxime ont la tête bien posée sur leurs épaules. Et s'ils rêvent de professionnalisme, ils savent que le volley ne leur permettra pas de faire des folies. Il est donc préférable d'assurer les arrières : les deux copains, qui ne se quittent jamais, veulent intégrer l'Insa après leur bac. Toutefois, le jeune Nicolas, même s'il avoue ne recevoir aucune pression des siens, a de qui tenir. Maman s'appelle Sylvie ; elle est aussi ancienne internationale de volley. Pourtant Nicolas a découvert le volley par l'intermédiaire du beach. C'est au travers d'interminables parties sur la plage avec les copains qu'il a décidé d'opter pour le sport de ses parents. Ce qui est sûr, c'est que le duo a envie de faire carrière, et reviendra à Toulouse l'an prochain pour passer la seconde partie du bac. Nicolas et Maxime ont toutes les chances d'intégrer le centre de formation des Spacer's, avec vue sur l'équipe une.