L'histoire du Volley-Ball à Francheville : D'une ambition locale à une vision européenne

L'histoire du volley-ball à Francheville est un récit d'ambition, d'innovation et de communauté. D'une petite équipe locale à un club aspirant à une reconnaissance européenne, le parcours du volley-ball à Francheville est une illustration de la passion et du dévouement qui peuvent transformer une petite ville en un centre d'excellence sportive.

Les débuts et l'ascension en Nationale II

L'Association Sportive de Caluire Volley-Ball (AS Caluire Volley-Ball) marque chaque rentrée comme un nouveau chapitre de son histoire, un moment de retrouvailles autour d'une passion commune. Après avoir dominé la Nationale III, Francheville accède à la Nationale II. L'année 1988 marque un tournant décisif pour le club de volley-ball de Francheville. Le club, fort de ses excellents résultats sportifs, veut désormais franchir un cap supplémentaire. L'équipe, qui ne compte pas rester en Nationale II, se fixe comme objectif la montée en Nationale I B dès cette année. La saison suivante, le club ambitionne de jouer la montée en Nationale I. Avec dans les deux années à suivre, la volonté de disputer une coupe d'Europe.

Un recrutement audacieux : L'internationalisation de l'équipe

Pour atteindre ses objectifs ambitieux, le club réalise un coup de maître en recrutant des joueuses internationales. Le 11 septembre 1988, Danuta Packiewicz, une Polonaise, et Suzan Madsen, une Américaine, arrivent à Francheville, accueillies par les élus et dirigeants de la ville. Cette initiative audacieuse est une première dans l'histoire du volley féminin français. L'arrivée de ces joueuses marque une volonté de renforcer l'équipe et de viser les sommets.

L'affrontement entre les blocs est considéré comme de l'histoire ancienne. Et dès septembre 1988, Danuta Pazckiewicz et Suzan Madsen smasheront et contreront ensemble. Une première dans l'histoire du volley féminin français. Mais une première dans un club qui ne fait pas partie des grosses cylindrées du championnat.

Le club recrute également Sylvie Berjand, ex-passeuse de l'équipe de France. L'effectif de l'année dernière est conservé, avec des joueuses talentueuses comme Nathalie Vergne, qui évolue en équipe de France, et Anne Mathieu. Cinq de leurs coéquipières ont été sacrées championnes de France cadettes 1986 ou vice-championnes de France junior 1987 et 1988. Le groupe est composé de filles qui se connaissent bien et qui ont l'habitude de jouer ensemble.

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Le soutien de la municipalité et l'engouement populaire

La municipalité de Francheville concentre tous ses efforts en matière de sport de haut niveau sur le volley. Ce choix est motivé par la volonté de la ville de se distinguer et de créer un engouement populaire autour de l'équipe. Les édiles locaux rêvent d'imiter Orthez, petite commune béarnaise sortie de l'anonymat grâce à son équipe de basket.

En 1987, ils étaient 350 à suivre assidûment les Franchevilloises dans leur salle. Cette saison, le club table sur une moyenne de 600 spectateurs. Un pari ambitieux qui se double du désir de faire du club de volley une institution au même titre que l'ASVEL Basket à Villeurbanne. La fédération a déjà reconnu les mérites de la démarche de Francheville, en lui attribuant le label club formateur. Et le club qui ne compte que 13 ans d'existence a plus de deux cents licenciés. Avec notamment une école de volley qui permet de détecter les jeunes talents. Une belle performance pour une ville de cette importance.

Le rôle crucial du sponsoring

Ce projet ambitieux n'aurait pas pu voir le jour sans le soutien actif d'un sponsor. Le groupe Arlaud, qui possède la chaîne d'hypermarchés Record, apporte une aide ponctuelle au club par l'intermédiaire de sa filiale SPAO. En 1988-89, le groupe va plus loin et se lance à fond dans l'aventure. L'entreprise s'engage à soutenir le club pendant trois ans, grâce à un apport financier conséquent. C'est grâce à Arlaud que les transferts de l'Américaine et de la Polonaise ont pu être négociés.

La venue de Suzan Madsen n'a pas posé de problème, celle de Danuta Pazckiewicz s'est révélée plus problématique. Surtout compte tenu des événements en Pologne. Le président du club, Cordier, a dû faire le voyage en Europe de l'Est pour accélérer les choses. Malgré cela, l'obtention du visa a posé quelques problèmes et jusqu'au dernier moment on a craint que la joueuse ne puisse quitter son pays.

L'expertise de l'entraîneur Alain Glaive

Techniquement, le montage de cette équipe est placé sous la responsabilité d'Alain Glaive, l'entraîneur de cette formation depuis trois ans. C'est lui qui a hissé le club en Nationale II et qui a soufflé le nom des deux recrues étrangères à l'oreille du président Cordier. En plus des quatre entraînements hebdomadaires qu'il dirige, il occupe un poste de C.T.R. (Conseiller Technique Régional), ce qui lui permet d'avoir de nombreux contacts dans le milieu du volley.

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Les défis et les succès récents

Plus récemment, le club a connu des moments forts, avec des équipes validant leur montée et des jeunes joueurs réalisant de belles performances. En avril 2023, les équipes ont validé leur montée, marquant une étape importante dans l'histoire du club. Les jeunes Stadistes ont également brillé, avec des qualifications pour le championnat régional et une belle performance en Coupe de France pour les moins de 15 ans. En avril 2024, les Mariannes ont remporté le Championnat de France, une première dans l'histoire du club.

En février 2025, l'équipe de Nationale 2 a enchaîné les victoires, témoignant de la qualité de la formation et de l'engagement des joueuses.

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