Le Trophée Dave Gallaher : Un Symbole d'Héroïsme et d'Amitié Franco-Néo-Zélandaise

Le trophée Dave Gallaher est plus qu'une simple récompense sportive. Il incarne l'histoire partagée entre la France et la Nouvelle-Zélande, marquée par le sacrifice et le respect mutuel. Ce trophée, remis en jeu depuis 2000, symbolise la mémoire néo-zélandaise à travers le rugby et rend hommage à un homme, Dave Gallaher, dont le destin est à jamais lié à la Première Guerre mondiale.

Dave Gallaher : Un Capitaine Légendaire et un Héros de Guerre

Né en Irlande le 30 octobre 1873, David Gallaher émigre en Nouvelle-Zélande avec sa famille, où il découvre et excelle au rugby. Ses qualités physiques et tactiques exceptionnelles le propulsent rapidement sur le devant de la scène. Dès l'âge de treize ans, il est sélectionné dans l'équipe de sa province.

En 1903, il franchit une nouvelle étape en étant convoqué dans la première équipe All Blacks de l'histoire. Son leadership naturel le désigne comme capitaine lors des deux premières tournées internationales des Blacks, en Grande-Bretagne en 1905 et en France et en Amérique du Nord en 1906. Sous sa direction, l'équipe dispute 34 matchs et ne concède qu'une seule défaite, face aux Gallois.

Gallaher dispute son dernier test-match contre la France le 1er janvier 1906, marquant deux essais lors de cette rencontre historique, le premier match officiel du XV de France, qui se solde par une victoire néo-zélandaise (38-8). Habituellement troisième ligne, il joue ce jour-là au poste de droitier. Rassembleur et pédagogue, il prend ensuite les rênes de l'équipe d'Auckland en 1906, puis devient sélectionneur des Blacks en 1907, un poste qu'il occupe pendant sept ans.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Dave Gallaher, fort de son expérience de sergent-major durant la guerre des Boers en Afrique du Sud, s'engage volontairement pour défendre l'Empire britannique. Il participe aux combats sur le front ouest, au cœur des tranchées. C'est lors de la bataille de Passchendaele, l'une des plus sanglantes du conflit, qu'il trouve la mort le 4 octobre 1917.

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La Première Guerre Mondiale : Un Creuset de l'Identité Néo-Zélandaise

La Nouvelle-Zélande considère la Première Guerre mondiale comme un événement fondateur de son identité nationale. Près de 120 000 soldats néo-zélandais ont été engagés en Europe entre 1914 et 1918. Le sacrifice de ces hommes, dont treize internationaux All Blacks, a profondément marqué le pays.

Le 25 avril 1915, lors du débarquement à Gallipoli, en Turquie, 2 700 Néo-Zélandais sont fauchés le même jour. Cette date est devenue un symbole de l'identité néo-zélandaise pour ce pays qui comptait alors 1 million d'habitants.

En marge du conflit, le rugby a également joué un rôle important. Le 8 avril 1917, à Vincennes, les équipes militaires de la Nouvelle-Zélande et de la France s'affrontent lors d'un match de gala qui favorise la cohésion des armées (40-0 pour les Néo-Zélandais). La presse met en avant la beauté et le charisme de ces forces armées, illustrant la bonne entente entre les alliés.

La Création du Trophée Dave Gallaher : Un Hommage et un Symbole

Depuis 2000, le trophée Dave Gallaher récompense symboliquement le vainqueur des rencontres entre la France et la Nouvelle-Zélande. Ce trophée s'inscrit dans la volonté de perpétuer la mémoire néo-zélandaise à travers le rugby et de rendre hommage à Dave Gallaher et à tous les Néo-Zélandais morts au côté des Alliés pendant la Première Guerre mondiale.

Le trophée Dave-Gallaher porte le nom de Dave-Gallaher, All Black mort au combat durant la première guerre, en octobre 1917, après avoir joué en mars de la même année avec les « Trench All Blacks », les All Blacks des tranchées, un match où les rugbymen de l'armée française furent malmenés 40-0 à Paris.

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Avant un match entre le XV de France et les All Blacks, l’historien Alexandre Lafon revient sur la participation néo-zélandaise au conflit mondial. Pour un rugbyman de Nouvelle-Zélande, participer au ravivage de la flamme est un acte symbolique très, très fort. On peut retenir deux dates fondatrices de cette nation. Le premier, c’est le rugby, avec une identification forte à l’équipe nationale. Notamment depuis la tournée de 1905 et 1906 en Europe. Les joueurs se distinguent et gagnent alors leurs surnoms d’All Blacks, une déformation de l’expression « All backs » (tous arrières), pour dire qu’ils courraient tous aussi vite que des arrières. Ce premier pilier de l’identité néo-zélandaise se conjugue avec le second, qui est la première guerre mondiale. Depuis 1907, la Nouvelle-Zélande a acquis une certaine indépendance en étant un dominion de la couronne britannique. Mais il reste dans le giron de l’Empire et, à ce titre, 120 000 soldats néo-zélandais s’engagent dans la première guerre mondiale. D’abord au Moyen-Orient. Le 25 avril 1915, 2 700 Néo-Zélandais sont fauchés le même jour lors du débarquement à Gallipoli, dans l’actuelle Turquie. Cette date est devenue un symbole de l’identité néo-zélandaise pour ce pays qui comptait alors 1 million d’habitants. Treize internationaux néo-zélandais sont morts pendant le conflit.

Les Blacks d'aujourd'hui n'ont pas hésité à prendre un hôtel en lisière des Champs-Elysées afin d'être plus près de l'Arc de Triomphe et des cérémonies. Les Néo-Zélandais s'attendent à un match très engagé : « Je voudrais préciser que nous ne sommes ni arrogants, ni hautains, nous avons trop de respect pour le rugby français pour cela, insiste Wayne Smith, le coach des Blacks. Ce match (*)est important pour notre confiance. Confiance dans notre jeu, confiance dans les hommes qui le pratiquent. En sachant que l'équipe de France est capable de tout et surtout du meilleur ! David Gallaher était le capitaine de The Originals (photo ci-contre), la première équipe All Blacks entre 1905 et 1906. La Nouvelle-Zélande considère la Première Guerre mondiale comme le creuset qui permit à l'île de devenir une nation. Près de 120 000 soldats néo-zélandais ont été engagés en Europe entre 1914 et 1918.

Le Match France-Nouvelle-Zélande du 1er Janvier 1906 : Un Moment Historique

Le 1er janvier 1906, une sélection de joueurs français, composée de Racingmen et de Parisiens, affronte pour la première fois l'équipe de Nouvelle-Zélande au Parc des Princes. Le rugby en France n'en est qu'à ses débuts, et la Fédération française n'existe pas encore (elle sera créée en 1920).

Cette équipe de Nouvelle-Zélande effectue la première tournée de son histoire en Europe. Avant leur voyage à Paris, les Néo-Zélandais gagnent 31 matchs sur 32 en Grande-Bretagne. Les "Originals" gagnent une autre forme de respect avec un nouveau surnom sorti d’un malentendu et d’une mauvaise transcription. Les All Blacks étaient nés.

Henri Amand, surnommé le Barby, est le premier capitaine de l’histoire du XV de France. C’est donc un premier match douloureux qui se joue entre les Français et les Néo-Zélandais par un temps humide ; comme prévu, la France s’incline lourdement 38 à 8 (10 essais à 2). Les 2 essais français sont signés Cessieux et Dufourcq et une transformation de Pujol. David Gallaher dispute son dernier test-match contre l’équipe de France le 1er janvier 1906, marquant par cette occasion deux essais.

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L'Olympiade Culturelle et la Mémoire Partagée

L'Olympiade Culturelle est une programmation artistique et culturelle pluridisciplinaire qui se déploie de la fin de l’édition des Jeux précédents jusqu’à la fin des Jeux Paralympiques. La Nouvelle-Zélande a également la volonté de construire des chemins de mémoire en Europe autour notamment de la bataille de la Somme, du site de Longueval et du Quesnoy, dans le Nord. Le cycle de cette redécouverte de l’histoire commune française et néozélandaise doit se terminer en 2018 avec l’inauguration à Wellington d’un monument.

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