Stade Roger Couderc : Histoire et Évolution d'un Lieu Emblématique

Le stade Roger Couderc est un lieu chargé d'histoire, ayant connu de nombreuses transformations au fil des décennies. De ses modestes débuts à son statut actuel, il a été le témoin de moments mémorables et a joué un rôle important dans le développement du sport local. Cet article retrace l'évolution de ce stade emblématique, en mettant en lumière les figures qui l'ont marqué et les événements qui ont façonné son identité.

Les Premières Années : Du Terrain N°2 au Stade en Remblais

Dans les premiers temps, les matchs du tout nouveau club se déroulaient sur le terrain N°2. Ce terrain annexe était bordé d’un côté par la rigole et ses acacias, et de l’autre par une zone vague qui servait de décharge avant la construction de la salle Léo Lagrange (1969) et de la piscine (1971). Le terrain était équipé d'une tribune en bois qui servait de vestiaires.

C’est notamment sur ce terrain que l’équipe effectuera ses trois rencontres à domicile de la poule finale du championnat de France en 1947, contre La Ciotat, Merlebach et Mulhouse. Le stade sera constitué en sous-sol d’importants remblais de l’aciérie de l’usine, ce qui favorisera un excellent drainage.

La tribune en bois sera ensuite installée côté Sud et les nouveaux vestiaires trouveront place dans une baraque filliod située près des anciens portiques. On accèdera à la pelouse par un escalier; pelouse bordée d’une piste d’athlétisme en cendrée avec une main courante réglementaire. Le premier match de la saison 47/48 contre Dijon, le 14 août se jouera sur cette pelouse et le match pour le titre de champion de France, le 25 mai 1952 face à Bordeaux, se déroulera dans cette configuration devant 8000 personnes.

Les Transformations Successives : Modernisation et Adaptation

L'année 1957 marque la construction de la nouvelle tribune (Sud), la saison où le club est relégué en Division Honneur de Bourgogne et jouera ses matchs sur le terrain du « haut ». La municipalité choisira les mêmes plans que la tribune de la Préfecture et se rendra à Mâcon au stade Champlevert pour prendre sa décision.

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Dans la foulée, les années suivantes, le stade sera complété d’un imposant escalier en béton et côté Nord, réalisation de nouveaux gradins en béton. Les gradins Nord seront allongés et couverts en tôles de bardage. Les dirigeants se rendront au stade Dunlop à Montluçon pour s’inspirer du modèle de couverture des gradins.

En 1971, la direction de l’usine décide l’installation de l’éclairage avec 4 mats de 30 mètres. Ce fut un grand changement pour les joueurs et les spectateurs, qui vont découvrir Jean Laville sous un autre visage et modifier les horaires des matchs. Fini les matchs en diurne le dimanche après-midi !

Le record d’affluence date du 9 mai 1979, avec 19 170 spectateurs payants lors de la réception du RC Strasbourg en quart de finale de la coupe de France de football. Des aménagements archaïques et temporaires sur la piste et des gradins provisoires complétaient l’équipement de base.

L'Ère Moderne : Adaptation aux Exigences du Football Professionnel

En 1995, pour l’accession au championnat de Division 1, le Club devra rapidement officialiser la construction d’une tribune de 5000 places assises pour répondre cette fois aux exigences de la Ligue Nationale de Football. L’entreprise PBTP réalisera l’exploit de construire la nouvelle tribune Est en moins de 6 mois.

En 2003, alors que la capacité du stade se monte à 13 872 places, la tribune Ouest est construite, avec 4356 places couvertes et assises. En 2007, l’ancien gradin « tôles » au Nord est démoli pour être remplacé par une nouvelle tribune de 3000 places comprenant les vestiaires et bureaux du Club, les salons VIP, le restaurant, les espaces médias Presse et Télé, pour un coût total de 5 040 000 €. Ces deux dernières phases de rénovation permettent au stade d’accueillir 14 000 spectateurs assis.

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L'Hommage à Roger Couderc : Une Figure Emblématique du Rugby

Le stade porte le nom de Marcel Roger COUDERC, né le 12/07/1928 à SOUILLAC (Lot). Mobilisé lors de la 2e Guerre Mondiale, il fut fait prisonnier et détenu durant 3 ans. Il revient vers le journalisme sportif après des débuts de stagiaire avant guerre.

Roger Couderc était un journaliste sportif, spécialiste du catch, du XIII puis du XV de 1958 à 1983. Surnommé le "16e homme" par les joueurs du XV de France pour qui son soutien est indéfectible, il était la voix du rugby, célèbre pour son sens de l'exagération et sa faculté à transmettre les émotions.

Un jour, la télévision est entrée dans l’univers du rugby avec un héraut exceptionnel, Roger Couderc. À la charnière des années 50 et des années 60, un nouvel outil se mit au service du rugby : la télévision. Ce sport put faire son entrée dans tous les salons et les cafés de France (et des autres pays) avec des images en noir et blanc.

Personne ne peut contester que pour le grand public, le rugby ce fut lui, son timbre, ses intonations, ses phrases à l’emporte-pièce et surtout son enthousiasme. Pour les vingt ans de sa mort, Albert Ferrasse, ex-président de la FFR, nous confia : « Je l’adorais, certes il faisait beaucoup de fantaisies alors ça ne plaisait pas à certains puristes, mais il a donné une image tellement positive de notre sport… ».

Son complice pendant douze ans, Pierre Albaladéjo, explique : « Il assumait son rôle de seizième homme sans complexe. » La modération ne lui était pas naturelle : « Avec lui, le moindre événement prenait des proportions dantesques. À Constanza en 1972, il avait annoncé une température de… moins soixante. »

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Presque quarante ans après sa disparition, on se dit qu’il collait bien avec son temps, celui de l’ORTF, la télé pour tous. Il a marqué toute une époque, mais il n’aura commenté le rugby à XV à la télé « que » pendant dix-huit ans, de 1960 à 1968 et de 1975 à 1983.

Inauguration du Nouveau Stade Roger-Couderc à Marseille

"Le 21 octobre restera un jour historique dont on se souviendra au stade Roger-Couderc." Ce sont par ces mots que Sébastien Jibrayel a commencé son discours hier. L'adjoint aux sports à la mairie de Marseille - accompagné de plusieurs élus et membres du RC Marseillais - a inauguré le nouveau stade Roger-Couderc, après un an et demi de travaux de rénovation.

Un projet rendu possible par la coupe du monde organisée actuellement en France. "C'était une priorité qu'à Marseille, on puisse profiter du Mondial pour donner, dans cette ville, toute sa place au rugby. Grâce à la compétition, nous avons pu obtenir 4 millions d'euros pour rénover des stades, souligne Sébastien Jibrayel. C'est une fierté d'avoir le premier complexe dédié 100 % au rugby de la ville. Je suis persuadé que grâce à ces équipements, le club pourra sortir une future pépite. C'est en tout cas l'objectif qu'on se fixe tous ensemble."

Désormais, le RC Marseillais possède un terrain synthétique pour s'entraîner (inauguré l'année dernière) et un en herbe pour les matches. Après l'Argentine, les Fidji et les Tonga durant la coupe du monde, le club de Régional 3 évoluera pour la première fois dans son antre cet après-midi face à l'US Saint-Mandrier (15h). "Ces infrastructures sont un bonheur, s'émeut Robert Andrieu.

Le Stade de Feytiat : Un Équipement Moderne et Subventionné

Une visite du complexe sportif de Feytiat a été menée par l’architecte en chef des travaux, avant une prestation remarquable de gymnastique par les jeunes filles du club de Feytiat. À l’issue de cette démonstration, les élus présents ont pris la parole devant la centaine de participants, soulignant la qualité de l’équipement et des travaux réalisés.

Gaston Chassain a ensuite remis la médaille de la ville à Emilie Le Pennec, qui a rappelé son premier passage à Feytiat en 2011, où elle avait effectué une démonstration de gymnastique à l’occasion des 30 ans du club. Elle a notamment remporté une médaille d’or aux barres asymétriques aux Jeux olympiques d’Athènes de 2004. Après des études de kinésithérapie, elle exerce aujourd’hui cette profession sur Paris, dans le cabinet familial, tout en gardant un lien étroit avec la gymnastique.

Le bâtiment représente une surface de 2000 m² supplémentaires et se développe sur 2 niveaux. Au premier étage, des vestiaires ont été aménagés (en accès direct sur le stade) pour le club de football ainsi qu’un local technique et une salle de convivialité pour les associations.

Le montant de l’investissement s’élève à 2.7 millions d’euros HT, subventionnés à hauteur de 22 % par l’État et 15 % par le Département de la Haute-Vienne. Pour répondre aux besoins des utilisateurs du stade en nocturne, la municipalité a mis en place un nouvel éclairage autour du stade courant février 2021, grâce à l’installation de 4 mâts de 25 mètres de hauteur.

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