Histoire et Construction des Stades de Football à Toronto

Le monde du football, avec son engouement universel, est un vecteur de transformations urbaines et sociales. Toronto, ville dynamique et passionnée de sport, s'inscrit pleinement dans cette tendance. Cet article explore l'histoire des stades de football à Toronto, leur construction, leur évolution et leur impact sur la ville.

L'essor du football à Toronto et le BMO Field

Toronto est une ville qui aime le sport. Ici on soutient les équipes, qu’elle gagne ou pas, on est derrière elle. L’équipe de foot de Toronto, plus souvent appelée TFC, a été créée en 2005 et évolue dans la ligue MLS, Major League Soccer. Elle a d’ailleurs gagné le championnat en 2017, juste quelques semaines avant que je commence à travailler pour les équipes.

Le BMO Field, stade du Toronto FC (TFC) en Major League Soccer (MLS), se distingue par son architecture à l’anglaise et sa localisation au bord du lac Ontario. Avec une capacité actuelle de 30 000 places, 17 000 sièges seront ajoutés en vue du Mondial afin de répondre aux critères de la FIFA (40 000 places minimum).

La Coupe du Monde de la FIFA 2026 : Un tournant pour Toronto

Pour la première fois de l’histoire, la Coupe du Monde de la FIFA sera organisée à travers trois pays différents en 2026 : Canada, Etats-Unis et Mexique. Cette édition sera aussi la première à réunir 48 équipes contre 32 auparavant. C’est la première fois de son histoire que le Canada participe à l’organisation d’une Coupe du Monde. L'attribution de matchs de la Coupe du Monde 2026 à Toronto représente une opportunité unique pour la ville de se positionner sur la scène internationale et de dynamiser son infrastructure sportive.

L'impact urbanistique et social des grands événements sportifs

La question de l'aménagement sportif s'impose avec force aujourd'hui parce que le sport a pris une place croissante dans les activités et les équipements des pays occidentaux. Cette question se pose en particulier lors des manifestations internationales comme les Jeux olympiques ou les championnats du monde qui deviennent des événements de plus en plus complexes et organisés et dont l'audience est de surcroît universelle. Ces événements nécessitent la construction d'infrastructures d'accueil, de transports et de communication qui participent largement aux transformations urbaines en présentant deux caractéristiques.

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La première est liée à l'engagement de respecter un calendrier précis pour la réalisation des projets retenus. En effet, les villes concernées sont le résultat de candidatures ayant été soumises à compétition ; une fois désignées par les instances officielles, elles sont contraintes à l'édification des équipements proposés. La seconde concerne l'élargissement du programme sportif en projet de ville ou en projet urbain. Ces événements qui rassemblent des centaines de milliers de spectateurs et qui intéressent des centaines de millions d'auditeurs et de téléspectateurs (de 2 à 4 milliards pour les Jeux olympiques et les coupes mondiales de football) deviennent un prétexte pour accélérer les mutations urbaines et valoriser l'image de la ville inscrite dans une compétition internationale.

Tendances urbanistiques et sites sportifs

L'inscription des grands sites sportifs dans l'espace des villes depuis le début du XXe siècle ne peut pas être dissociée de l'histoire et des tendances de l'urbanisme. L'urbanisme, conçu comme une discipline et une technique de construction et d'aménagement des villes, a été marqué par plusieurs courants de pensée qu'il convient de rappeler.

Le zonage urbanistique

L'idée de fixer des activités humaines dans des espaces appropriés est ancienne mais s'est largement renforcée avec l'émergence de la ville industrielle. Les théoriciens fonctionnalistes proposent de délimiter les unités spatiales de base pour les activités industrielles, l'habitat des travailleurs et les équipements d'accompagnement. De Tony Garnier (1869-1948) à Le Corbusier (1887-1965), de nombreux urbanistes généralisent cette conception du traitement de l'espace avant qu'une politique publique de l'urbanisme favorisant la concertation entre l'État et les collectivités locales ne s'instaure.

Le classement des fonctions et la disposition géométrique des bâtiments deviennent donc la règle : la barre et la tour s'imposent partout dans les ensembles systématiquement orthogonaux des premières générations de ZUP. En France, l'aménagement du territoire est organisé par le pouvoir politique central. Les étapes des nationalisations, de la planification et de la création de puissants services publics s'emboîtent dans une politique volontariste de gestion des sols et de réalisations de structures d'accueil, de logements et d'équipements. Plans d'urbanisme, schémas directeurs, plans d'occupation des sols officialisent ces méthodes et sont visibles dans les villes où se multiplient les ZUP (zones à urbaniser en priorité), les ZI (zones industrielles), les ZAC (zones d'aménagement concerté), mais aussi les grandes zones de loisirs sportifs. Ces tendances urbanistiques sont largement internationales et ont dans le domaine des sites sportifs favorisé l'édification d'équipements adaptés aux différents niveaux d'espace, de l'unité de voisinage à l'agglomération, mais aussi la construction d'ensembles spécifiques de grande taille dans ou à la périphérie des villes.

Or il apparaît aujourd'hui manifeste que le modèle fonctionnel favorisant un zonage trop strict et rationnel de l'espace est remis en question, non seulement dans ses réalisations mais dans son principe même. L'évolution urbaine en raison des transformations économiques et de la crise a progressivement entraîné la modifications de ses normes. Les administrés sont plus exigeants, les écologistes agissent et les États eux-mêmes imposent une approche des besoins en termes plus qualitatifs que quantitatifs. Des recherches et des expérimentations multiples concernant les installations sportives se sont succédé depuis une vingtaine d'années et posent la question du renouvellement des conceptions relatives aux niveaux d'intégration des équipements.

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Le projet urbain

En France, la notion de projet urbain s'est constituée comme une alternative à l'urbanisme fonctionnaliste dans le courant des années 1970 lorsque la question de requalifier l'urbanisation existante est apparue plus importante que celle de construire des villes ou de les prolonger à l'infini. L'utilisation élargie de la notion a souvent favorisé la confusion puisque des urbanistes, paysagistes, architectes et artistes même, ont prétendu inscrire leurs actions dans des projets urbains et que des plans masse ou schémas d'urbanisme se sont rebaptisés ainsi sans que leurs contenus ne soient modifiés. Le Plan Voisin, les grands ensembles et les villes nouvelles sont parfois intitulés à tort projets urbains.

Afin de préciser la notion et d'éviter les risques d'amalgame, il convient d'abord d'inscrire le projet urbain dans une démarche qui le distingue d'une procédure comme celle mise en œuvre autour de la planification. Les procédures sont généralement des stratégies applicables à l'ensemble du territoire en se fondant sur des catégories abstraites. La démarche du projet traite au contraire de l'aménagement en termes concrets, en s'intéressant à la forme et à la dimension des lieux. L'espace dont il est question n'est pas l'espace en général, mais un espace particulier dont il faut tenir compte. Les premiers projets urbains en France ont souvent concerné des quartiers anciens menacés de destruction comme ce fut le cas avec l'Alma-gare de Roubaix ou des grands ensembles en crise. Il est possible de préciser trois caractéristiques du projet urbain.

La première est qu'il s'inscrit dans une continuité. La prise en compte des flux et des potentialités du territoire est fondamentale puisque l'espace n'est pas une page blanche, un contenant uniforme pouvant accueillir un contenu variable, mais une réalité construite à partir de la médiation des rapports sociaux. Dire que le projet urbain doit préciser les formes et s'inscrire dans la continuité ne signifie pas qu'il se limite à reproduire ce qui précède ; il doit à partir de nouvelles relations transformer l'existant.

La deuxième est de proposer une amélioration. L'idée peut paraître banale mais elle est à contre-courant des visées technocratiques qui délaissent l'acquis, prétendent construire ailleurs et souvent à partir de rien.

La troisième est de rendre l'espace à l'usage. Les difficultés rencontrées dans les grands ensembles viennent souvent de la mauvaise appropriation des espaces. Les parkings, les voiries, les pelouses, ont été conçus dans une logique fonctionnelle de séparation. Or l'usage s'oppose souvent à la fonction et la rue, à la différence de la voirie, a un usage qui n'est pas réductible à une seule fonction ; elle implique la mixité et la pluralité fonctionnelle. Les tenants du projet urbain insistent sur la nécessité de requalifier l'espace en y fixant des éléments locaux susceptibles de renforcer les valeurs d'usage.

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La démarche du projet urbain n'empêche nullement la création d'une œuvre architecturale. En cherchant à permettre aux citadins de s'identifier à un lieu, l'objectif est d'affirmer le "droit à la ville" pour tous et de favoriser l'appropriation de l'espace. L'édification de lieux publics et en particulier de sites sportifs s'inscrit dans le projet urbain et en est souvent l'élément le plus visible.

Complexification et interaction des tendances

Les tendances urbanistiques ne se limitent cependant pas à l'opposition entre un urbanisme de zone et un urbanisme de continuité ; d'autres éléments interfèrent fortement qui concernent directement les édifices sportifs. Parmi ceux-là, il faut mentionner l'urbanisme de réseaux tenant compte des mobilités des flux et des communications, et l'urbanisme d'image correspondant à l'accroissement de la compétition entre les métropoles urbaines.

La mobilité urbaine et intra-urbaine s'est considérablement accentuée et en 1995 plus d'un actif sur deux travaille hors de sa commune de résidence. Par ailleurs, l'ensemble des pratiques sociales, qu'il s'agisse de celles liées au commerce, aux loisirs et à la scolarisation, se sont modifiées et s'effectuent selon des goûts, des modes et des affinités qui éloignent de la stricte proximité. Le développement des réseaux de transports, la synergie qui s'opère entre eux et en particulier entre l'automobile et les transports en commun favorisent le transfert des biens et des personnes. À cela s'ajoute la multiplication des réseaux d'information et de communication qui donne à la ville, comme le montre Gabriel Dupuy, une signification sociale dépassant le seul aspect technique et permettant l'ouverture de l'espace urbain. La connexité devient un concept pouvant caractériser les relations entre les sous-ensembles urbains qui s'inscrivent dans un urbanisme de réseaux.

Une autre tendance, non sans effet, sur les conceptions des grands sites sportifs est liée à la concurrence qui se joue entre les grandes villes des pays développés. L'élargissement du monde et la compétition internationale ont favorisé les initiatives entrepreneuriales des grandes métropoles. L'hexagone est devenu trop étroit et les villes françaises sont amenées à raisonner à l'échelle de l'Europe. À ce niveau, la concurrence entre les eurocités s'est accentuée, amenant les villes à se lancer dans des politiques d'images et à se comporter comme des entreprises. Cette situation, encore plus visible dans les villes nord-américaines, s'étend à l'ensemble du monde où les villes-services d'hier laissent progressivement la place aux villes-entreprises favorisant un urbanisme de communication. Celui-ci, qui vise en tout premier lieu à attirer les industries et les services, s'est développé au début des années 1980 en Europe lorsque les nouveaux marchés ont bouleversé les échelles spatiales traditionnelles et intensifié les compétitions entre les villes. Le marketing urbain et l'urbanisme de communication amènent les villes à promouvoir des sites sportifs s'inscrivant dans des opérations d'architecture et d'urbanisme de prestige. Les dernières villes olympiques retenues (Séoul 1988, Barcelone 1992, Atlanta 1996, Sydney 2000) confirment ces tendances. Dans le cas de Barcelone, l'objectif affirmé du projet de ville est bien de se placer dans le peloton de tête des grandes métropoles européennes.

Le sport en devenant un nouvel universel de l'emblématique urbain, participe à la fonction culturelle des villes, à leur expression et à leur représentation. Les grands sites sportifs ne sont pas indépendants des tendances urbanistiques et leur histoire permet de distinguer plusieurs étapes. Dans la première, le modèle des stades antiques a été prépondérant. En Europe, ils ont longtemps symbolisé l'ordre et la puissance comme dans l'exemple du Reichssportfeld de Berlin édifié pour les Jeux olympiques de 1936 par l'architecte W. Marck. Ce sont les pays anglo-saxons qui ont favorisé l'autonomisation des stades en les détachant des visées totalitaires et en les installant souvent dans les banlieues où ils prennent place dans le paysage industriel. La maîtrise de matériaux nouveaux comme la fibre de verre a conforté les prouesses architecturales particulièrement aux États-Unis où les stades entièrement couverts se multiplient (Astrodome d'Houston, Silverdome de Detroit, Skydome de Toronto…).

Conseils pratiques pour assister à un match à Toronto

Si vous êtes fans d’un sport en particulier que vous voulez absolument voir pendant votre séjour, regardez bien si vous allez venir pendant la saison. Trop souvent je reçois des messages de personnes qui viennent en juillet et espèrent voir un match de NBA. La saison débute courant octobre. Vous avez en généralement quelques matchs avant le match d’ouverture. Ces matchs font parties de la pré-saison, ce qu’on considère comme des matchs amicaux. En général les prix sont plus bas que pour le reste de la saison. La saison régulière se termine courant avril. Ensuite les équipes qualifiées basculent en playoffs jusqu’en juin.

La saison de hockey est assez similaire à celle de basket, elle commence en octobre et se termine en avril. Ensuite les playoffs commencent pour les 16 équipes qualifiées. Le début de la saison de foot a lieu en février et elle se termine en octobre. Le football canadien commence en juin et se termine en octobre. Et pour terminer avec les saisons de chaque sport, la saison de baseball commence entre fin mars et début avril. Elle se termine fin septembre/début octobre.

Où acheter des billets ?

Si vous visitez les sites des Raptors, des Maple Leafs, de TFC, des Argos ou des Blue Jays vous trouverez la section « acheter un billet ». Vous remarquerez que ce lien vous enverra vers le site de Ticketmaster. Vous pouvez aussi en trouver sur les sites de revente. Parfois moins cher à quelques heures du match par exemple. Vous pouvez aussi les acheter à quelqu’un que vous connaissez. Ils peuvent vous transférer les billets. Quand vous faites vos recherches de billets, faites bien attention à la devise. En parlant de prix, vérifiez bien aussi que le prix inclus tous les frais: taxes, frais de gestion etc.

Informations pratiques

Il n’y a pas un prix unique pour tous les matchs de la saison. Et le prix change aussi suivant l’emplacement dans le stade. Faites bien attention que vous achetiez des billets pour le stade qui vous intéressent, plusieurs stades ont des noms similaires. Vous pouvez arriver 30 mins en avance. Il vous faudra passer la sécurité puis trouver votre siège. Prévoyez assez de temps pour prendre un truc à manger et à boire si vous avez envie. Si vous assistez à votre premier match, vous pouvez demander un certificat de premier match gratuit au bureau de fans. Si vous êtes à Scotiabank Arena il y a un bureau juste à l’entrée de Gate 1. Sinon cherchez juste le bureau des fans dans le stade où vous êtes. Quand vous cherchez les matchs, regardez bien les matchs à domicile et ceux à l’extérieur.

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