Le football, sport universellement apprécié, est régi par des lois strictes visant à garantir le fair-play et la sécurité des joueurs. Cependant, malgré ces règles, certaines fautes demeurent étonnamment fréquentes, tant chez les amateurs que chez les professionnels. Cet article explore dix des erreurs les plus courantes sur le terrain, analysant leurs causes, leurs conséquences et les moyens de les éviter.
Introduction
Lors d'un match de football, de nombreux éléments peuvent influencer le cours de la partie. Certaines erreurs sont récurrentes, mais peuvent facilement être évitées en respectant quelques règles de base. Ilosport en a sélectionné dix.
1. La Passe en Retrait Mal Assurée
La passe en retrait mal assurée est la grande hantise des défenseurs. Le genre d’erreur qui se paie cash et qui est la plupart du temps synonyme de but encaissé dans la foulée. Alors si vous êtes défenseur, veillez à toujours vous assurer qu’un attaquant adverse ne rôde pas dans votre dos, prêt à intercepter votre "offrande". Cela peut éviter de prendre un but bête… et de vivre un grand moment de solitude.
2. Le Dribble Risqué dans son Camp
En règle générale, les dribbleurs sont des joueurs à vocation offensive, dont la tâche est de déstabiliser les défenses adverses et de marquer des buts. En revanche, depuis son plus jeune âge, le footballeur se voit inculquer une règle de base : ne jamais dribbler en défense afin de ne prendre aucun risque. Chose que certains défenseurs ont du mal à accepter et qu’ils n’hésitent pas à transgresser. Conséquence : une perte de balle qui profite à l’attaquant adverse et qui se finit souvent par un but qui était, à l’origine, tout à fait évitable.
3. Le "Plus Qu’à Pousser" Manqué
Marquer un but. Selon les joueurs, cela peut s’avérer plus ou moins compliqué. Marquer un but dans les buts vides, cela semble déjà plus facile. Cependant, se muer en buteur exige une grande concentration. Règle d’or : ne jamais penser avoir marqué un but avant de l’avoir (réellement) marqué. Si cette dernière n’est pas correctement appliquée, rater l’immanquable vous guette. Et cela peut arriver même aux meilleurs. La preuve en images.
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4. Le Mauvais Contrôle
Les footeux le redoutent comme la peste. Le mauvais contrôle est un virus pouvant surgir à tout moment et frapper n’importe quel joueur, du district à la Ligue des champions. Parmi la liste noire des contrôles manqués, il y a le fameux : « J’ai le ballon…ah non en fait ! », quand la balle vous glisse sous le pied alors que vous étiez en position de l’amortir. On notera également le contrôle trop long en phase offensive pouvant anéantir une occasion en or de marquer. Enfin, il y a le contrôle “oriental”, dérivé du contrôle orienté. La posture est la même que celle de Zizou, sauf que la balle finit à un mètre de vous et que les adversaires sont déjà partis en contre-attaque !
5. La Passe dans l'Axe
Lorsqu’on débute le foot, les entraîneurs sont unanimes et formels : pas de passe dans l’axe ! La raison de cette consigne est simple, une passe dans l’axe peut vite se transformer en passe décisive… pour l’adversaire. L’axe est l’endroit du terrain où se concentre le plus de joueurs et une interception dans cette zone est souvent fatal car les adversaires se retrouvent directement face au but. Une aubaine pour marquer. Donc pour éviter les déconvenues, privilégiez les relances latérales.
6. La Célébration Trop Festive
Tout joueur, après avoir marqué un but, a envie de le célébrer dignement. Seul problème, ce genre d’exécution peut mal voire très mal se terminer…
7. La Touche Manquée
Sûrement le béaba du football et pourtant de nombreux joueurs amateurs et professionnels se font encore piéger. A trop vouloir jouer rapidement, histoire de faire avancer le jeu ou de placer un contre éclair, on finit par se louper sur l’action la plus simple du football. Et ça arrive même en finale de la Coupe du monde…Alors, on rappelle les caractéristiques d’une bonne touche : les pieds ne doivent pas dépasser la ligne et le ballon doit être lancer au-dessus de la tête sans décoller les pieds du sol. Une fois les touches simples réussies, vous pourrez vous attaquer à ça.
8. Forcer un Appel de Balle
Lorsqu’un joueur est en possession du ballon, son but est de le passer à un coéquipier. C’est pourquoi proposer un appel de balle au porteur de la balle est essentiel. Dans le cas contraire, ce dernier sera obligé de faire la passe à un coéquipier statique ou de la donner dans l’espace et ainsi de forcer l’appel de balle et de perdre son contrôle. Or, c’est bien connu c’est le joueur qui appelle le ballon et non pas le ballon qui force l’appel. À première vue anodine, cette erreur a pourtant le don d’irriter fortement les entraîneurs.
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9. Ne Pas Lever la Tête
Si vous observez attentivement les plus grands joueurs, tous détiennent un point commun : ils gardent la tête levée en permanence. L’information et la décision sont prises avant que le ballon ne leur arrive dans les pieds, ce qui leur permet d’avoir un temps d’avance sur leurs adversaires. Ne pas lever la tête au football est une erreur assez fréquente. Mauvais choix et perte de balle en sont alors les conséquences directes.
10. Les Fautes Tactiques
Lorsqu’une faute est sifflée, l’équipe sanctionnée s’expose. Penalty, pénalité, coup franc, jet franc, lancer franc… Autant de sanctions utilisées par les arbitres pour pénaliser l’équipe fautive ou « récompenser » l’équipe qui avance dans le terrain. En fonction des sports, les interprétations diffèrent. Parfois, les fautes sont aussi commises délibérément, et notamment en football. « Il y a des fautes intelligentes. Sur une contre-attaque adverse, tu mets un petit croc-en-jambe à l’adversaire pour que l’arbitre siffle et l’arrêt de jeu permet à ton équipe de te replacer », explique Ludovic Baal, le défenseur expérimenté du Stade Brestois.
Les Sanctions Disciplinaires
Il ne peut être montré un carton jaune ou un carton rouge qu’à un joueur, un remplaçant ou un joueur remplacé.
Fautes passibles d’avertissement
Un joueur se voit infliger un avertissement (carton jaune) quand il commet l’une des sept fautes suivantes :
- il se rend coupable d’un comportement antisportif
- il manifeste sa désapprobation en paroles ou en actes
- il enfreint avec persistance les Lois du Jeu
- il retarde la reprise du jeu
- il ne respecte pas la distance requise lors de l’exécution d’un coup de pied de coin ou d’un coup franc
- il pénètre ou revient sur le terrain de jeu sans l’autorisation préalable de l’arbitre
- il quitte délibérément le terrain de jeu sans l’autorisation préalable de l’arbitre
Fautes passibles d’exclusion
Un joueur est exclu du terrain de jeu (carton rouge) quand il commet l’une des sept fautes suivantes :
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- il se rend coupable d’une faute grossière
- il se rend coupable d’un comportement violent
- il crache sur un adversaire ou sur toute autre personne
- il empêche l’équipe adverse de marquer un but, ou annihile une occasion de but manifeste, en touchant délibérément le ballon de la main (ceci ne s’applique pas au gardien de but dans sa propre surface de réparation)
- il annihile une occasion de but manifeste d’un adversaire se dirigeant vers son but en commettant une faute passible d’un coup franc ou d’un coup de pied de réparation
- il tient des propos ou fait des gestes blessants, injurieux et/ou grossiers
Les Fautes et Comportements Antispoртifs
Les fautes et comportements antisportifs doivent être sanctionnés comme suit :
Coup franc direct
Un coup franc direct est accordé à l’équipe adverse du joueur qui, de l’avis de l’arbitre, commet, par inadvertance, par imprudence ou par excès de combativité, l’une des six fautes suivantes :
- donner ou essayer de donner un coup de pied à l’adversaire
- faire ou essayer de faire un croche-pied à l’adversaire
- sauter sur un adversaire
- charger un adversaire
- frapper ou essayer de frapper un adversaire
- bousculer un adversaire
Un coup franc direct est également accordé à l’équipe adverse du joueur qui commet l’une des quatre fautes suivantes :
- tacler un adversaire pour s’emparer du ballon en touchant l’adversaire avant de jouer le ballon
- tenir un adversaire
- cracher sur un adversaire
- toucher délibérément le ballon de la main (excepté le gardien de but dans sa propre surface de réparation)
Tout coup franc direct doit être exécuté à l’endroit où la faute a été commise.
Coup de pied de réparation (penalty)
Un coup de pied de réparation est accordé quand l’une de ces dix fautes est commise par un joueur dans sa propre surface de réparation, quel que soit l’endroit où se trouve le ballon à ce moment-là, pourvu qu’il soit en jeu.
Coup franc indirect
Un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse du gardien de but qui, se trouvant dans sa propre surface de réparation, commet l’une des quatre fautes suivantes :
- garder le ballon en sa possession pendant plus de six secondes avant de le lâcher des mains
- toucher une nouvelle fois le ballon des mains après l’avoir lâché, sans qu’il ait été touché par un autre joueur
- toucher le ballon des mains sur une passe bottée délibérément par un coéquipier
- toucher le ballon des mains directement sur une rentrée de touche effectuée par un coéquipier
Un coup franc indirect est également accordé à l’équipe adverse du joueur qui, de l’avis de l’arbitre :
- joue d’une manière dangereuse
- fait obstacle à l’évolution d’un adversaire
- empêche le gardien de but de lâcher le ballon des mains
- commet d’autres fautes non mentionnées au préalable dans la Loi 12, pour lesquelles le match est arrêté afin d’avertir ou d’expulser un joueur.
Le coup franc indirect doit être exécuté à l’endroit où l’infraction a été commise.
Exemples Historiques de Fautes Notables
L'histoire du football est jalonnée de fautes qui ont marqué les esprits, influençant le cours des matchs et les carrières des joueurs.
La Main de Dieu (Maradona, 1986)
C'est la plus célèbre. Celle dont tout le monde se souvient, même ceux qui n’étaient pas encore nés. La scène se passe en 1986, lors de la Coupe du monde mexicaine. En quart de finale de la compétition, Anglais et Argentins sont toujours à 0-0 lorsqu’arrive cette fameuse 51e minute de jeu. Après un gros travail de soliste, Maradona sollicite le une-deux avec un coéquipier avant que la balle ne lui revienne suite à un mauvais dégagement d’un défenseur anglais. Au duel avec Peter Shilton, le gardien des Three Lions, El Pibe de Oro se sert alors de la main pour ouvrir le score. L’arbitre ne voit rien, l’Argentine passe devant, et le geste, lui, entre dans la postérité. Sous le nom de la Main de Dieu.
France/Irlande, 2009 (Thierry Henry)
Novembre 2009. Pour aller disputer la Coupe du monde en Afrique du Sud, la France doit se défaire de l’Irlande dans un match de barrage à double confrontation. Vainqueurs 1-0 au match aller, les Bleus se font surprendre au retour et se retrouvent menés 1-0, chez eux, au Stade de France. Les deux équipes joueront donc la prolongation. C’est d’ailleurs au cours de celle-ci que la France parvient à faire la différence. À trois mètres du but irlandais, Henry voit arriver un ballon qu’il ne pourra pas récupérer. Le joueur du Barça n’hésite pas et s’aide de la main pour contrôler la gonfle avant de donner une offrande à Gallas qui inscrit donc le but libérateur. Le but est validé, la France peut exulter.
Messi contre l'Espanyol, 2007
Lors de l’avant-dernière journée de cette saison 2006-2007, le Barça se retrouve rapidement mené au score sur la pelouse de l’Espanyol. Un résultat loin d’arranger les hommes de Rijkaard qui luttent alors pour le titre avec le Real Madrid. Peu avant la mi-temps, Leo Messi n’a donc aucun scrupule à mettre la main lorsqu’il sait qu’il ne parviendra pas à couper la trajectoire d’un centre de Zambrotta d’une autre manière. Le geste est subtil et passe inaperçu, du moins aux yeux de l’arbitre qui accorde le but. Les joueurs de l’Espanyol n’en croient pas les leurs, mais rien n’y fait, le Barça vient de revenir dans la partie.
France/Portugal, Euro 2000 (Abel Xavier)
En ce mois de juin 2000, la France est en route pour un doublé historique. Après avoir remporté la première Coupe du monde de son histoire deux ans auparavant, les Bleus ont bien l’intention de ramener également l’Euro à la maison. Pour cela, encore faut-il se débarrasser du Portugal en demi-finale de la compétition. Et entre les deux équipes, la lutte fait rage. D’ailleurs, aucune des deux formations ne parvient à faire la différence dans le temps réglementaire, il faut donc en passer par la prolongation. Et c’est seulement au bout de celle-ci que le dénouement finit par arriver. Après un duel perdu par Trezeguet face à Vítor Baía, le ballon revient sur Wiltord qui, à l’affût, tente sa chance instantanément. Sur la trajectoire, Abel Xavier se jette et détourne de la main en corner. Pas dupe, l’arbitre n’hésite pas et désigne le point de penalty. La suite ? Carton rouge pour AX, but pour Zidane et finale pour les Bleus.
Le Smashe de Ngolok, Belgique
Un coup de folie, sûrement. Difficile d’expliquer autrement le geste fou du milieu de terrain du Oud-Heverlee Louvain, Évariste Ngolok, lors d’un match de son équipe face au Cercle Bruges. Sur un centre adverse, le joueur d’origine camerounaise saute plus haut que tout le monde avant de littéralement smasher la balle de la main pour éloigner le danger. Devant une telle folie, l’arbitre n’a d’autre choix que de siffler penalty. Et heureusement pour Ngolok, le gardien de Louvain parvient à l’arrêter.
La Main de Suarez, Coupe du Monde 2010
« Je suis un golerazo(un grand gardien), c’est l’arrêt du Mondial, je n’avais pas le choix. La main de Dieu, c’est moi qui l’ai maintenant. » Pour certains, son geste est celui d’un démon. Pour d’autres, celui d’un héros ou d’une légende. Qu’importe. Ce qui est sûr, c’est que ce mouvement de Luis Suárez lors de l’édition 2010 de la Coupe du monde n’est pas celui d’un joueur de champ. Ultimes secondes du quart de finale de la compétition entre l’Uruguay et le Ghana. Gyan et ses partenaires obtiennent un dernier coup franc. Dans quelques secondes, un pistolero sautera sur sa ligne pour sauver son équipe par deux fois. De la cuisse d’abord. Des deux mains ensuite. Un carton rouge et plusieurs tirs au but plus tard, la Celeste obtiendra son billet pour les demies.
Main de David Luiz, PSG vs Chelsea, 2015
Quand la pression est trop forte, même les monstres du football peuvent parfois laisser traîner leur mimine là où il ne faut pas. Le 11 mars dernier, le PSG et Chelsea jouent la 96e minute d’un huitième de finale retour de Ligue des champions. Le capitaine parisien, au duel avec Kurt Zouma, saute, main en l’air, dans sa surface de réparation et touche le ballon pour offrir un pénalty aux Blues. Eden Hazard se chargera de la sentence pour qualifier son équipe en quarts… durant dix-huit minutes. Oui, parce que ce monstre-là viendra corriger son erreur d’un coup de casque rageur pour aller un peu plus loin dans la compétition.
Maboulou, Caen vs Châteauroux
En cette 29e journée du championnat de France de Ligue 2, Caen et Châteauroux s’affrontent et doivent absolument prendre des points. Châteauroux, à deux petits points du premier relégable, a encore moins le droit à l’erreur que son adversaire du jour qui joue, lui, sa montée en Ligue 1. Et alors que les Caennais se dirigent vers une victoire sur le plus petit des scores, Christopher Maboulou ne fait pas de détails sur la dernière action de la rencontre. Le milieu de terrain, castelroussin à l’époque, se permet de devenir volleyeur l’espace d’une seconde pour égaliser et limiter la casse. Aussi désespéré qu’inutile.
Castán, Juventus vs AS Roma
Telle pourrait être la meilleure manière de résumer le geste de Leandro Castán dans ce choc entre la Juventus et l’AS Roma. En cette dix-huitième journée de Serie A, les Romains sont menés 2-0 par un solide leader de Serie A à la 75e minute de jeu. Un moment fatal pour des dauphins n’ayant pas encore connu la défaite à ce moment-là de la saison. Par De Rossi d’abord, qui se fera expulser sur un tacle avec les deux pieds décollés du sol. Puis par Castán ensuite, qui prendra le costume de Luis Suárez pour sauver son équipe d’un troisième but… que cette dernière prendra la minute d’après sur penalty.
Vata, Benfica vs Marseille, 1990
« Maintenant, je sais ce qu’il faut faire pour gagner une Coupe d’Europe. Ne vous inquiétez pas, ce genre d’incidents n’arrivera plus, je ne me ferai pas avoir deux fois, faites-moi confiance. » Ce soir-là, Bernard Tapie, alors président de l’Olympique de Marseille, est en colère. Pourquoi ? Parce que son club vient de subir une injustice. Avril 1990. Les Marseillais affrontent le Benfica Lisbonne en demi-finale de la Coupe d’Europe des clubs champions. Au match aller, les Olympiens livrent une belle prestation et s’imposent 2-1. Le match retour, lui, est très tendu. Alors que l’OM semble assurer le 0-0, les Portugais obtiennent un corner. Devant le but, et à la lutte avec Éric Di Meco, l’Angolais Vata reprend le ballon de la paluche pour planter. L’arbitre, lui, n’a rien vu, rien entendu et accorde le but, tranquillement.
Autres Fautes Insolites
Outre les fautes classiques, le football est parfois le théâtre de comportements surprenants et de gestes involontaires.
- Torres, les doigts dans le nez: Le nom de cette faute : L’arrache-joue. Les faits : Titulaire face à Tottenham lors de la sixième journée de Premier League (1-1), Fernando Torres a fait des siennes, mais pas dans le registre où Mourinho l’attendait. L’Espagnol a joué les garnements avec son garde du corps, Jan Vertonghen, le griffant au visage avec un joli pouce dans le nez en prime. Le tout avec le sourire : El Nino a su garder son âme d’enfant. La sanction : l’arbitre, qui n’a vu qu’une partie de la scène, sortira le jaune et pas de suspension par la suite. Pas cher payé.
- Marquage à la culotte: Le nom de la faute : Le déculottage. Les faits : Victime de Torres, le joueur des Spurs sait aussi y faire dans la catégorie "faute sortie de nulle part", et l’a prouvé face à Aston Villa, au quatrième tour de la Coupe de la Ligue. Alors que l’attaquant des Villans, Nicklas Helenius, lui fausse compagnie dans la surface, le Belge se fend d’un tirage de short d’une rare indiscrétion. Si le slip blanc d’Helenius semble une preuve irréfutable de cet acte d’antijeu, l’arbitre préférera fermer les yeux. Trop pudique ? La sanction : aucune. Pas de faute, pas de carton, pas de penalty… et un tir dans les nuages à la clé.
- L'auto-déculottage: Le nom de la faute : L'auto-déculottage. Les faits : Amis joueurs, n’allez pas croire qu’exhiber son slip sera systématiquement impuni. Mirko Vucinic l’a appris à ses dépens, après un but inscrit contre Pescara, en avril dernier. Et l’arbitre ne s’y est pas trompé… La sanction : Carton jaune, et on se rhabille. Déçu par le spectacle, peut-être.
- La morsure de Suarez: Le nom de la faute : La morsure. Plus connue sous le nom de : "la Suarez". Les faits : Si Vucinic a pris jaune pour son exubérance, Luis Suarez est passé entre les gouttes - dans un premier temps - la saison dernière pour une faute autrement plus grossière lors d’un match face à Chelsea. Echaudé par le marquage serré de Branislav Ivanovic, l’Uruguayen l’a violemment mordu au biceps, sans que l’arbitre assiste à la scène. Il avait faim de buts, il paraît, et s’est consolé comme il a pu. La sanction : rien sur le coup, mais dix matches de suspension a posteriori. Ça fait cher le quatre heures.
- Le bisou de Civelli à Ibrahimovic: Le nom de cette faute : "le bisou". Les faits : Le même week-end que Suarez, Renato Civelli a préféré employer la méthode douce face à Ibrahimovic, dans une rencontre entre Nice et le PSG. En plein élan d’intimidation, les deux hommes sont au corps à corps, et l’Argentin en profite pour embrasser Zlatan dans le cou. Réaction du Suédois ? Il le repousse violemment et regarde en direction de l’arbitre, stupéfait. Réaction de l’arbitre, qui n’a pas vu le début de la scène ? Aucune. Et on imagine mal Ibra se plaindre auprès de lui : "Monsieur, il m’a fait un bisou!" La sanction : Un peu de sueur sur les lèvres.
- Le "palpé-déroulé" de Michel sur Valderrama: Le nom de la faute : Le "palpé-déroulé". Les faits : Civelli a légèrement abusé de Zlatan Ibrahimovic, mais que dire du Madrilène Michel et de sa conception très personnelle du marquage, comme a pu le constater Carlos Valderrama, lors de la saison 1991/1992? Le Colombien, alors joueur de Valladolid, n’en croit pas sa tignasse, mais Michel s’en tirera à bon compte. La sanction : Aucune de la part de l’arbitre puis une amende de 4 000€ pour la forme a posteriori. L’histoire ne dit pas s’il estime que ça valait le coup.
- Le tacle à la tête d'Iniguez: Le nom de la faute : La kamikaze. La faute : Des tacles à retardement, les arbitres en voient par dizaines. Mais avec la tête, ce n’est pas si fréquent. Le juge de la rencontre opposant l’Argentinos à Boca Junior, en septembre dernier, a pourtant dû prendre ses responsabilités après le geste insensé de Gaspar Iniguez, se sacrifiant pour stopper Cristian Erbes. La sanction : carton jaune, et trois dents en moins. Il ne sera pas convoqué par la commission, mais n’échappera pas au dentiste.
- La célébration intime de Nosrati et Reezai: Le nom de la faute : le "bien joué mon pote". Les faits : Mohammed Nosrati et Sheis Reezai, n’ont de leur côté pas enfreint les lois du jeu. Mais la Fédération iranienne a estimé que leur célébration un brin intime d’un but inscrit en 2011 contre Dalmash Gilan était plus qu’inappropriée. La sanction : "Nosrati et Rezaei ont été suspendus pour une durée indéterminée de toute activité liée au football pour avoir commis des actes immoraux", pouvait-on lire alors sur le site Internet de la télévision d’Etat après coup. La sanction : Condamnation publique et 29.000 € d’amende. Bastian Schweinsteigger, pour un comportement similaire sur Thomas Muller en novembre 2010, s’en était tiré avec… un bon fou rire.
- L'agression par les lacets de Malki: Le nom de la faute : Le "lasso". Les faits : Direction l’Eredivisie pour l’Oscar du carton rouge le plus injuste. Attribué à… Sanharib Malki ! Les lacets du Syrien, qui évolue au Roda JC, lui ont ainsi joué un bien vilain tour en janvier dernier en s’emmêlant avec ceux de Mike van Duinen, évoluant à La Haye. Alors que les deux hommes tentent de se dégager de ce méli-mélo totalement involontaire, van Duinen finit par s’effondrer. La sanction : L’arbitre - loin de se douter de ce qui se trame - ne s’embarrasse pas à écouter les explications de l’infortuné Malki, et encore moins à se remémorer ce que prévoient les lois du jeu en cas d’agression par chaussures interposées. Rouge direct. Moralité : mieux vaut montrer son slip qu’avoir les lacets défaits.
La Perception de la Faute dans le Sport
Entre le football, le handball, le basket et le rugby, la perception de la faute est différente. Elle est interprétée d’une manière à part selon la discipline. Souvent dans le sport, on remarque de vifs échanges entre le corps arbitral et les acteurs d’une équipe suite à un fait de jeu. Les arbitres tranchent les actions en décidant de siffler ou non. En tout cas, les arbitres prennent des décisions en suivant les directives ordonnées par la fédération du sport en question pour juger les actions d’une rencontre sportive. L’IFAB pour le football, la FIBA pour le basket, le WR pour le rugby et l’IHF pour le handball. Notre enquête tend à montrer qu’en fonction des sports collectifs de contact, la perception de la faute était différente.