Introduction
Le Stade Bordelais ASPTT Football est le fruit d'une longue et riche histoire, marquée par des évolutions sociales, économiques et sportives. Cet article se propose de retracer les moments clés de cette histoire, en mettant en lumière les défis et les succès qui ont façonné le club. De ses origines en tant que club omnisports à sa fusion avec l'ASPTT Bordeaux, le Stade Bordelais a toujours été un acteur majeur du paysage sportif bordelais.
L'Après-Guerre et le Renouveau (1919-1924)
La Première Guerre mondiale a profondément marqué la société française, y compris le monde du sport. Au lendemain de l'Armistice, le Stade Bordelais U.C. a dû faire face à de nombreux défis pour se reconstruire et retrouver son dynamisme d'antan.
Un Contexte de Transformation
La guerre de 14-18 a provoqué une rupture radicale dans l'évolution de la société française, touchant l'activité économique, les mentalités et les modes de vie. Cette rupture a eu une incidence majeure sur le développement du S.B.U.C. et, plus globalement, sur la diffusion du sport dans la région du Sud-Ouest. La jeunesse, en particulier celle épargnée par la guerre, a manifesté un intérêt accru pour la compétition sportive. Entre 1919 et 1921, les statistiques nationales des principaux sports ont montré un taux d'accroissement spectaculaire, avec un développement des installations sportives et une multiplication des clubs. Par exemple, le nombre d'associations pratiquant le football est passé de 400 à 2400 en seulement trois ans. La presse sportive a également diversifié ses titres et augmenté ses tirages.
Les structures sportives se sont transformées et ont acquis une autonomie qui a conduit à la constitution des fédérations. L'État a marqué son intérêt pour le sport en créant, sous les auspices du Ministère de la Guerre, un Commissariat à l'Education Physique, au Sport et la Préparation Militaire. Peu après, les comités sportifs d'Académies ont contribué à dynamiser le sport des jeunes en supervisant les associations scolaires et en établissant les calendriers des épreuves. Pour la première fois, mention a été faite du sport scolaire féminin.
Les associations de sport des collèges et des lycées ont rassemblé de nombreux adeptes, aussi bien dans les établissements publics que dans les institutions privées et confessionnelles. Les meilleurs éléments se sont retrouvés dans les principaux clubs de Bordeaux, qui ont connu alors un regain d'animation. Le Stade Bordelais U.C. a été conduit à se structurer progressivement selon le modèle d'un grand club omnisports.
Lire aussi: Où sera le prochain stade du PSG ?
Une Équipe Dirigeante en Transition
Au lendemain de l'Armistice, la jeune société sportive, anglaise ou anglophile, liée aux activités du port, a comme disparu. Le « monde » du négoce bordelais et des activités économiques s'est probablement restructuré selon d'autres fondements. De plus, la décision de l'Union sanctionnant le S.B.U.C. a marqué un tournant. La grande époque du « Stade Bordelais » des Shearer, Vandercruyce et autres Hutchinson, semblait révolue. Par ailleurs, en 1913 et en 1914, la grande section de rugby paraissait quelque peu sur le déclin.
En 1919, André Cassagnau, négociant et agent de marques, a été élu à la présidence du club. Le Bureau du Comité du S.B.U.C. rassemblait les personnalités suivantes :
- Président : M. André Cassagnau, négociant en gros - commissionnaire
- Vice-Présidents : M. James Maxwell, propriétaire viticole et négociant en vins, M. François Artre, avocat à la cour d'Appel, M. René Cruchet, docteur en médecine
- Secrétaire Général : M. Henry Berthereau
- Trésorier général : M. Louis Jouany
- Secrétaire et Trésorier adjoint : M. Henri Rousseau, courtier en grains
Il s'agissait, semble-t-il, d'une présidence de transition. André Cassagnau, négociant en gros installé place d'Aquitaine (l'actuelle place de la Victoire), a succédé au président intérimaire qu'était Lajoux. Les responsables du Stade ont été pris au dépourvu lorsqu'il s'est agi de procéder au remplacement de plusieurs dirigeants officiels avant la Guerre. Fait Officier des Palmes Académiques depuis mars 1913, pour services rendus à la noble cause de l'éducation sportive, il a reçu une Lettre de Félicitation du Ministre de la Guerre en 1920. On reconnaissait également les noms de James Maxwell et de René Cruchet, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Bordeaux.
En fait, l'équipe dirigeante était à la recherche d'un notable bordelais susceptible de s'intéresser à la grande cause du Stade Bordelais et du sport. Cette option marquait sans doute l’attachement des responsables du club à un « modèle notabiliaire », qui avait déjà fait ses preuves pendant plus de vingt ans.
Démocratisation du Sport et Évolution du Club
Cependant, les temps avaient changé. Dans ces années d'après-guerre, le sport tendait à se démocratiser, à se diffuser, et l'accès à la pratique compétitive était plus ouvert. Les clubs se multipliaient et les spécialités sportives se diversifiaient au sein des associations, sous la forme de sections bien structurées.
Lire aussi: Tout savoir sur le Stade Lavallois
Ce développement du sport n'était pas sans conséquence sur l'organe central qui administrait les sports athlétiques. comptait 1 525 sociétés rassemblant de 180 000 à 200 000 membres. Certains dirigeants pensaient que la situation n'était plus vivable. Le rugby, par exemple, voulait accéder à l'indépendance. Le 24 avril 1920, à Bordeaux, la veille de la finale, une réunion a rassemblé soixante délégués des comités régionaux. Henry Hoursiangou, président du comité directeur du rugby à l'Union, s'est rendu à l'évidence : la création d'une Fédération nationale de rugby prenait forme. Le 11 octobre suivant, la F.F.R. a été fondée. L'Union allait éclater et donner naissance aux grandes Fédérations sportives. Elle a pris l'appellation d'Union des Fédérations Françaises de Sports Athlétiques (U.F.F.S.A.). Mais, déjà, les jeunes fédérations volaient de leurs propres ailes.
À Bordeaux comme ailleurs, les appartenances sportives définies autour d'un prétexte confessionnel (les patronages catholiques…), laïque (les amicales…) ou patriotique (les sociétés de préparation militaire et sportive…) avaient moins de prise sur une jeunesse qui cherchait d'abord à pratiquer les sports de son choix dans les meilleures conditions possibles. Autant de faits qui expliquent l'augmentation des effectifs du S.B.U.C. dans les années 1919-21 et suivantes. Une demande d'agrément ministériel, au titre de l'Instruction du 7 novembre 1908, déposée par le club, donne une vue assez précise de son importance. Voici un extrait de la présentation fournie par le Préfet de la Gironde à Monsieur le Ministre de l'Intérieur :
« J'ai l'honneur de vous faire connaître que cette société, qui est une des mieux organisée et dirigée de la région, compte plus de 1 600 membres, dont 300 suivent les cours de préparation militaire. Son but est uniquement la pratique des sports (football-rugby, association, athlétisme, tennis, natation) et la préparation militaire ». (lettre du 18 janvier 1922, A.D. série 1 R 110).
Le chiffre avancé : 1 600 membres, était sans doute quelque peu exagéré (le S.B.U.C. ne comptait que 1 200 membres en 1955 !). D'ailleurs, un rapport de police daté du 18 novembre 1924 précisait : « 1 520 membres dont 1 180 suivent les cours ». En clair, 1 180 membres étaient des sportifs actifs !
L'Arrivée d'Édouard de Luze et la Nouvelle Équipe Dirigeante
En 1924, le Bureau du club a connu d'importantes modifications. Le S.B.U.C. s'est donné un autre Président général en la personne d'Edouard de Luze. Celui-ci était une des grandes figures du puissant négoce traditionnel dont s'enorgueillissait Bordeaux. Le Bureau du Comité directeur se composait comme suit :
Lire aussi: Ligue 1 : L'effet McDonald's sur les Stades
- Président : Edouard de Luze, Négociant en vins et propriétaire viticole
- Vice-Présidents : M. James Maxwell, propriétaire viticole et négociant en vins, Jean Bazot, Négociant en tissus et capitonnages, Louis Rocher, docteur en médecine, chargé de cours à la Faculté de Bordeaux
- Secrétaire Général : Fernand de Zngronitz, Négociant en vins
- Trésorier : Louis Jouany
Dans le courant des années vingt, le Stade Bordelais U.C. allait se structurer selon le modèle du grand club omnisports. Les dirigeants exprimaient encore leur attachement à un mode de direction et de gestion qui avait réussi au club dans le passé. Il semblait bien, cependant, que le groupe des élites économiques auquel appartenaient le Président Shearer, le Vice-président Vandercruyce et les membres de l'ancien B.A.C. De même, le contexte propre à l'activité sportive de compétition était en train de changer. Il n'y avait plus vraiment une discipline phare comme le rugby l'avait été dans les années d'avant-guerre.
La Concurrence du Parc des Sports de Lescure
Par ailleurs, le nouveau Parc des Sports de Bordeaux-Lescure est venu concurrencer « Sainte Germaine » en accueillant de grandes rencontres sportives. Cet ensemble majestueux installé sur 100 000 mètres carrés est né de la ténacité de Robert Hüe, architecte de formation et homme passionné de sports. Le nouveau « Parc des Sports » était situé sur le boulevard, à l'extrémité de la rue d'Ornano, sur l'emplacement du parc de Lescure, propriété de la famille Johnston. Hüe est parvenu à convaincre un groupe de riches amateurs de sports. Une société anonyme du Parc des Sports de Bordeaux-Lescure a été fondée en septembre 1922, au capital de 1 250 000 francs divisé en 12 500 actions de 100 francs. Plusieurs personnalités bordelaises ont apporté leur concours financier : Daniel Guestier, Albert de Luze, Daniel Lawton, le marquis du Vivier, de Rancourt (cognac Chabanneau), Henry Frugès, Gustave Chapon, Fernand Philippart, maire de Bordeaux (de 1919 à 1925), etc., ainsi que des personnalités issues du monde universitaire telles le doyen Sigalas ou le docteur B. Mothe, ou du monde sportif comme le journaliste Charles Bidon ou le photographe Fernand Panajou.
La bataille pour faire admettre cet ambitieux projet a été dure. Conçu dans son principe dès 1917, le complexe sportif n'a été inauguré qu'en 1924.
« Pendant sept années s'engagea une véritable lutte contre des sociétés sportives qui avaient alors pignon sur rue et qui n'acceptaient pas le projet sans amertume », précisera, bien plus tard, Robert Hüe.
Il est vrai que les responsables du Stade Bordelais U. C. ne se sont pas montrés des plus favorables à la réalisation de ce vaste complexe sportif, le premier du genre à Bordeaux : un bâtiment pour la direction, un stade de grand jeu avec tribunes et gradins, un piste cycliste et un quartier des coureurs, un terrain d'athlétisme avec piste en cendrée, cinq courts de tennis, un petit bassin de natation, une salle de culture physique, une piste de bowling, des aires d'entraînement. Les dirigeants Stadistes pouvaient craindre à juste titre des changements préjudiciables pour le club et une désaffection progressive des Bordelais pour le stade de Sainte-Germaine.
La réalisation du complexe sportif de Lescure relevait de l'initiative privée, avec le soutien direct et financier des élites économiques de Bordeaux. Il s'agissait de favoriser l'ouverture sociale des sports. Ces points méritent d'être soulignés. D'une part, la conception de Lescure est caractéristique d'un "premier âge du sport" antérieur à l'intervention de la municipalité dans le domaine de l'action sportive et, d'autre part, elle témoigne d'une volonté d'ouverture des sports au plus grand nombre, à l'initiative des élites locales. Le fait qu'Edouard de Luze ait été porté à la présidence du S.B.U.C. s'explique peut-être en relation avec la mise en service du Parc des Sports de Lescure. En cas de concurrence dommageable, le nouveau Président saurait garantir, le cas échéant, le patrimoine du club et le rayonnement de l'institution sur la ville.
« Lescure » est l'œuvre d'un ancien Stadiste, l'architecte Cyprien Alfred-Duprat, qui a bénéficié de l'aide de son confrère Robert Hüe. L'établissement a été inauguré le 30 mars 1924, par deux matches de rugby : Sport Athlétique Bordelais bat Bordeaux Etudiants Club par 22 points à 6 ; Club Athlétique Béglais bat Stade Bordelais U.C. par 14 points à 3. Cet événement illustre assez bien la configuration du rugby bordelais au milieu des années vingt. Au sud, le C.A.B. cher aux frères Loche et à Gaston Martin a fait connaître au public du rugby son Stade de Musard, implanté dans une banlieue ouvrière. Champion du Sud-Ouest de deuxième série en 1913, le club avait pu accéder l'année suivante à la première série.
Pour sa part, le Sport Athlétique Bordelais disposait depuis 1917 d'un vaste stadium rassemblant diverses installations sportives, aménagé à Talence, non loin du boulevard, à l'initative de son Président Jules Loze, avec le soutien financier et enthousiaste des marchands des Capucins.
L'appartenance à tel ou tel grand club de l'agglomération bordelaise reflétait, en partie tout au moins, les contours des identités sociales, culturelles, économiques et géographiques. Les divers championnats permettaient leur mise en scène symbolique, suscitant émotions et passions.
Au lendemain de la Guerre, le « Stade » a retrouvé ses propres murs : le vaste immeuble, avec cour intérieure, au numéro 147 de la rue du Palais-Gallien acquis peu de jours avant la déclaration de guerre. Cette remarquable implantation géographique du siège et de certaines activités sportives qui y étaient abritées allait contribuer à entretenir son rayonnement sur la cité.
Les Bons Résultats Sportifs des Années Vingt
C'est peut-être en rugby que la rupture de la Guerre a été la plus sensible. Le cœur n'y était pas et le paysage des clubs sportifs était en pleine transformation, tant dans l'agglomération bordelaise qu’au niveau du grand Sud-Ouest.
Une Section de Rugby en Quête d'Identité
En rugby, la 1ère finale du championnat - nouvelle formule - de Côte d'Argent de l'après-guerre s'est jouée à Sainte-Germaine, par un beau dimanche de février 1920. Elle opposait l'équipe du S.B.U.C. à celle du Club Athlétique Béglais, un nouveau venu parmi les "grands". Les Béglais, à la surprise générale, ont triomphé sur le score de 8 points à 3 et ils ont inscrit à leur palmarès un premier titre de « Champion de la Côte d'Argent ». Cette même année, dans le championnat national des équipes 2èmes, le S.B.U.C. est parvenu en finale mais il a dû s'incliner par 6 points à 0 contre le Stade Tarbais.
L'année suivante, en 1921, le Stade Bordelais U.C. a vu ses efforts récompensés et il a conquis le titre de champion de la Côte d'Argent. L'équipe victorieuse se composait de : Pascuaud, Laussat, Broquart, Thoumazeau, Bouchereau, Blondel, Hebrard, A. Meilhan-Bordes, Germain, Bène, Délias, Arnaudin (capitaine), Gay, Allien, Magret, Dedieu et Philippi.
André Meilhan-Bordes, le frère cadet de Paul, par ailleurs excellent rameur, n'était autre que le futur président de la Société Nautique Bordelaise. Il exploitait un important magasin d'objets d'art situé cours Georges Clemenceau.
Le S.B.U.C. est parvenu à nouveau en finale du championnat de France des équipes 2èmes en 1927.
Fusion avec l'ASPTT Bordeaux (2013)
Inévitable pour certains, regrettable pour d’autres, la fusion des deux clubs est en marche. Le Stade Bordelais l’a votée hier soir. A eux deux, ils représentent plus de 220 ans de l’histoire du sport à Bordeaux. Demain, le cumul de leurs âges respectifs sera d’autant plus d’actualité que les deux clubs n’en feront peut-être plus qu’un : le Stade Bordelais-ASPTT (SBA). Fondé à la fin des années 1880, le Stade Bordelais a voté hier la fusion avec son voisin de l’ASPTT, né au tout début du XXe siècle. Ce soir, c’est au tour de l’ASPTT de se prononcer, en assemblée générale extraordinaire.
Alors que les budgets sont de plus en plus difficiles à boucler, le rapprochement des clubs sportifs est une tendance lourde. Il y a sept ans, l’UBB rugby était née du mariage entre les sections professionnelles du Stade Bordelais (déjà) et de Bègles (CABBG). Tout récemment, les handballeuses de Mios et de Bègles ont elles aussi opté pour une union. Entre le Stade Bordelais et l’ASPTT, la fusion est en gestation depuis quelques années, sous l’œil bienveillant voire incitatif de la municipalité. Les épousailles ont en fait déjà commencé, mais par petites touches. En 2011, la fusion de leurs sections athlétisme respectives avait donné naissance à « Bordeaux athlé », entité commune forte de 650 adhérents. Avant sa création, les pratiquants de chaque club s’entraînaient sur le même stade de Stéhélin, mais sans s’adresser la parole. « Stéhélin, c’était le mur de Berlin ! », raconte Thierry Beheregaray, président du Stade Bordelais omnisports. Puis, l’an dernier, ASPTT et Stade Bordelais ont partagé un responsable de la communication. Mais surtout, depuis septembre 2013, c’est un seul et même homme, Fabrice Labarde, qui est directeur des deux clubs.
Après le vote favorable du Stade Bordelais hier soir, un éventuel « oui » de l’ASPTT ce soir entraînerait ipso facto la naissance de l’un des plus gros clubs du grand Bordeaux. Chacun compte environ 2 500 adhérents, la nouvelle entité atteindrait les 5 000 membres, avec une trentaine de sections sportives.
« L’objectif, c’est d’être plus forts ensemble, explique Gérard Serviès, président de l’ASPTT omnisports. La conjoncture est difficile, les subventions publiques diminuent, il faut mutualiser les moyens. Nous avons plutôt une orientation sport loisir, eux un côté plus compétition. Nous aurons une offre plus large ». Les grandes heures de l’ASPTT sont passées. France Télécom et La Poste ne sont plus là pour assurer les finances. Il y a trois ans, l’ASPTT de Bordeaux avait été contrainte de vendre à la mairie son terrain et son gymnase de la rue Virginia, à Caudéran, évitant de justesse la convoitise des promoteurs immobiliers. « Il y a une cohérence géographique à cette union, ajoute Thierry Beheregaray. Ce sont les deux clubs municipaux du nord-ouest de l’agglomération, ils seront moins fragiles une fois réunis. Nous serons la plus grosse structure de sport loisir et compétition de tout ce secteur. »
Ce projet peut-il capoter ? Oui, si l’ASPTT refuse ce soir de voter sa dissolution et son mariage avec le Stade Bordelais. En mai, le conseil d’administration du club avait émis un vote favorable, par 17 voix pour et une abstention. Mais pour l’assemblée générale de ce soir, les opposants seront là. Ils sont répartis principalement dans quatre sections : rugby, tennis, football et pétanque. C’est-à-dire celles qui existent dans chacun des deux clubs. Dans le « Journal de Jeannot », une chronique tenue par des membres de la section rugby sur le site Internet de l’ASPTT, ils disent tout le mal qu’ils pensent de la fusion. « Ce n’est pas du tout transparent, on nous force la main, on y va sans savoir où on va », révèle l’un d’eux. Un autre dénonce la « captation des actifs » de l’ASPTT, une somme évaluée à 1 million d’euros, qui tombera dans les caisses de la nouvelle entité. L’élitisme sportif « bourgeois » du Stade Bordelais, contre le sport pour tous défendu par l’ASPTT, ex-club phare de la fonction publique.
Le Stade Bordelais Aujourd'hui
Fondé le 18 juillet 1889 sous le nom de STADE BORDELAIS, il porte longtemps le nom de Stade Bordelais Université Club (SBUC), héritage d’une courte union avec les clubs universitaires bordelais de 1901 à 1903. Il est alors surtout un club de rugby à XV. Fort de ses 6000 adhérents, de ses 25 sections sportives et multiples activités de sports loisir, le Stade Bordelais (ndlr fusion avec l’ASPTT Bordeaux en 2013) est devenu le plus grand club omnisports bordelais.
Le Stade Bordelais est agréé depuis 2018 pour accueillir 28 jeunes volontaires en mission au sein de notre club par an. Depuis quelques années, le Stade Bordelais est habilité par la DRAJES (Direction Régionale Académique à la Jeunesse, l'Engagement et aux Sports) pour dispenser la formation BAFA.