L'histoire d'Ander Herrera, milieu de terrain du Paris-Saint-Germain (PSG), et du Bois de Boulogne a suscité un vif intérêt et une controverse considérable. Le mardi soir, aux alentours de 20 heures, alors qu’il roulait en voiture le long de l’allée Reine-Marguerite dans le XVIe arrondissement, le long du Bois de Boulogne, Ander Herrera aurait été agressé. Cet incident met en lumière non seulement la vulnérabilité des joueurs de football de haut niveau, mais aussi les réalités complexes de la vie nocturne parisienne, en particulier dans le Bois de Boulogne.
L'Agression d'Ander Herrera
Selon le récit initial rapporté par l'hebdomadaire Le Point, Ander Herrera aurait été victime d'un vol alors qu'il était arrêté à un feu rouge. Une personne serait montée dans son véhicule et se serait emparée de son portefeuille et de son téléphone, qui étaient en évidence sur le tableau de bord. Une source policière a confirmé à l'AFP que la police avait été appelée vers 20 heures pour le « vol simple, dans sa voiture, du portefeuille » d’un joueur de football du PSG. L'entourage du joueur a précisé qu'il n'y avait pas eu de violence physique.
D'après les informations de plusieurs médias, dont 20 minutes, il s'agit d'Ander Herrera. Le milieu de terrain espagnol a décidé de porter plainte d'après l'Équipe.
Ander Herrera revenait du Parc des Princes, où il participait à un événement avec des partenaires du club. Pour rentrer chez lui, il est passé par le Bois de Boulogne, et à un feu tricolore, une personne rentre dans sa voiture et prend le téléphone et le portefeuille qui étaient en vue. L’ancien joueur de Manchester United aurait répondu : « Je te donne 200 euros, mais rends-moi mon portefeuille et mon téléphone. » Selon la version du joueur citée par le Point, l’agresseur semblait tenir quelque chose à la main qu’il a pensé pouvoir être une arme.
Le trentenaire, natif de Bilbao, aurait déposé l’agresseur un peu plus loin et a pu récupérer ses biens en échange de ladite somme. Cette source argue enfin que l’objectif de la démarche du joueur « est que la personne soit interpellée et que ça ne se reproduise pas ». Et d’affirmer que si le joueur avait quelque chose à se reprocher, dans ce haut lieu de la prostitution parisienne, « il n’aurait pas prévenu la police ». Selon le Point, le footballeur aurait affirmé aux policiers « qu’un travesti » - comprendre plutôt une femme trans - se serait introduit dans son véhicule à son insu, installé à la place du passager et aurait mis la main sur ses effets personnels.
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Réactions et Controverse
La version des faits rapportée par Herrera a suscité des réactions mitigées, notamment de la part des associations de travailleurs du sexe. Thierry Schaffauser, travailleur du sexe et membre du Syndicat du travail sexuel en France (Strass), a exprimé des doutes quant à la véracité du récit du joueur. Selon lui, il est peu probable qu'une travailleuse du sexe prenne le risque de braquer un client potentiel, car cela nuirait à son activité et à celle de ses collègues.
Pour Thierry Schaffauser, « une travailleuse du sexe n’a aucun intérêt à braquer un potentiel client. C’est le meilleur moyen pour elle et les autres de ne plus en avoir. Nous n’avons que la version du joueur pour l’instant et on aimerait savoir ce qu’il s’est passé. Si le mec a négocié sa passe, n’a pas voulu payer, je peux comprendre que la collègue se soit saisie du portefeuille. Si bien sûr il s’agit d’une collègue derrière cette agression. Cela peut arriver qu’une travailleuse du sexe vole. Mais a priori et vu le contexte actuel, je trouve cela un peu facile. En ce moment, elles sont plus souvent victimes qu’auteures d’agressions ».
Depuis la pénalisation des clients en 2016, nombreux sont ceux à subir plus d’agressions qu’auparavant, selon les associations. « Cela a attiré une nouvelle forme de vols et d’agressions, commises par des personnes qui ne sont pas travailleurs du sexe », souligne Thierry Schaffauser. Depuis avril 2016, l’achat de services sexuels est sanctionné par une contravention de 1 500 euros (jusqu’à 3 500 euros en cas de récidive) et une obligation de suivi d’un stage « de sensibilisation aux conditions d’exercice de la prostitution ».
Le Bois de Boulogne : Un Lieu de Prostitution et de Criminalité
Le Bois de Boulogne est un vaste espace vert situé à l'ouest de Paris, connu pour être un lieu de prostitution et de criminalité. Selon un décompte de l’Agence France-Presse, diffusé après l’assassinat de Vanesa Campos en 2018, près d’une dizaine de prostitués ont trouvé la mort au bois de Boulogne depuis 2013. Les agressions de clients ou présumés tels et les vols dans les véhicules en stationnement sont persistants.
Pour Thierry Schaffauser, le meilleur exemple de la dégradation des conditions de travail dans le secteur est le meurtre de Vanessa Campos en août 2018, tuée d’une balle dans le thorax au Bois de Boulogne. « L’arme qui a tué Vanessa appartenait à un policier qui était garé au Bois et qui s’est fait braquer sa voiture. Il n’a pas tout de suite signalé la perte de son arme car il avait peur d’être identifié comme client. Il y a aujourd’hui la honte d’être verbalisé. »
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Réactions des Internautes et Absence de Communication du PSG
Lorsque l'affaire a été dévoilée sur la Toile, les internautes n'ont pas pu s'empêcher de commenter en masse. Le principal concerné n'a pas encore réagi.
Le club de la capitale n’a pas souhaité communiquer sur l’affaire.
Agression d'Hamraoui
L'affaire Herrera n'est pas le seul incident impliquant des joueurs du PSG et le Bois de Boulogne. Le 4 novembre 2021, Kheira Hamraoui, une autre joueuse du PSG, a été victime d'une violente agression après avoir participé à un dîner au Chalet des Îles, un restaurant situé dans le Bois de Boulogne.
Après avoir participé à un dîner de « cohésion » au Chalet des Îles, un restaurant dans le bois de Boulogne, avec toute l'équipe féminine du PSG, Aminata Diallo ramène en voiture ses coéquipières Sakina Karchaoui et Kheira Hamraoui. Quelques instants après avoir déposé la latérale gauche chez elle (aux alentours de 22h30), les deux milieux de terrain parisiennes sont arrêtées par deux hommes cagoulés et sommées de sortir du véhicule.
Extirpée de la voiture, Kheira Hamraoui est frappée à plusieurs reprises à coups de barre de fer. Bilan : trois longs hématomes sur la cuisse, le genou et le mollet gauches, deux points de suture au tibia droit et deux autres sur la paume de la main droite.
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L'enquête sur cette agression a révélé des rivalités internes au sein de l'équipe et a conduit à l'arrestation et à la mise en examen d'Aminata Diallo, une coéquipière d'Hamraoui.