Le handball est un sport collectif spectaculaire, rapide et physique, où chaque joueur détient un rôle bien spécifique. Pour jouer efficacement, que vous soyez débutant ou confirmé, il est essentiel de connaître et comprendre les postes. Le handball ne se joue pas en désordre ; c’est un sport tactique où chacun doit tenir son rôle, tant en attaque qu'en défense. Une équipe bien organisée sait exploiter les forces de chacun pour construire des actions, marquer des buts et défendre efficacement.
Maîtriser les différents postes au handball permet de mieux comprendre les dynamiques collectives et les besoins de l’équipe dans chaque situation de jeu. Le handball est un sport où chaque joueur a une fonction spécifique selon sa position sur le terrain. Ces postes sont répartis entre les joueurs d’attaque et de défense, bien que tous participent aux deux phases du jeu. Les rôles sont donc complémentaires et stratégiques : certains joueurs sont chargés d’organiser le jeu, d’autres de fixer la défense, de marquer depuis les ailes ou d’assurer la solidité défensive.
Les fondamentaux du handball
Long de quarante mètres et large de vingt mètres, un terrain de handball moderne offre suffisamment d’espace pour que deux équipes de sept joueur·euses s’opposent pendant soixante minutes. Il est délimité par des lignes de touche sur le côté et de corner. Le handball est un sport où les deux équipes peuvent aller et venir dans chaque zone de jeu, on parle d’espace interpénétré.
La répartition des joueur·euses sur le terrain définit des postes, qui ont chacun des caractéristiques bien particulières. Découvrons les postes et leurs spécificités.
L'ailier : un rôle clé sur le terrain
L’ailier·e, qu'il soit à droite ou à gauche, se situe dans l’angle du terrain, entre la ligne de touche et la ligne de fond. Généralement, c’est la « mobylette » de l’équipe, celui·celle qui court vite et longtemps, toujours le·la premier·e à partir en contre-attaque et à replier (revenir en défense) quand l’équipe adverse récupère la balle.
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Missions principales de l'ailier
L’ailier·e a deux missions principales :
- Amorcer un décalage en fixant la défense adverse.
- Conclure l’attaque suite à un décalage.
Pendant une attaque placée, l'ailier·e doit être le plus proche possible de la ligne de touche pour étirer le plus possible la défense et la rendre moins compacte. Dès qu’il·elle passe la balle à un·e de ses coéquipier·es, il faut que l’ailier·e retourne directement à sa place, pour être prêt·e à toute éventualité et se rendre disponible pour une prochaine passe. Il·elle peut aussi être amené·e à entrer dans la défense adverse en tant que deuxième pivot à l'opposé du·de la premier·e pivot pour désorganiser la défense et créer des opportunités.
L'ailier : finisseur et contre-attaquant
L’ailier au handball est là pour finir le travail, comme il a aussi un rôle très important en contre-attaque. L’ailier·e c’est aussi le·la finisseur·euse de l’équipe, celui·celle qui a l’occasion de conclure les décalages que ses coéquipier·es lui ont créés.
Qualités requises pour un ailier
Pour exceller à ce poste, l'ailier doit posséder certaines qualités essentielles :
- Agilité : Les joueur·euses à ces postes sont les plus agiles du terrain, juste derrière le·la gardien·ne. Il·elle se doit d’être agile car il·elle se retrouve dans des positions compliquées pour tirer et doit transformer chaque situation en un but.
- Vitesse et endurance : Constamment sollicité pour se replier ou lancer une contre-attaque, il doit faire preuve d’une condition physique au-dessus de la moyenne et d’une bonne pointe de vitesse. L’ailier doit à la fois courir vite mais aussi longtemps tout en ayant assez de lucidité pour convertir ses occasions de marquer.
- Technique : Très habile techniquement, il·elle est capable de marquer malgré un angle de tir très fermé grâce à une panoplie de tirs très variée : lobs, tirs à rebonds, ou encore chabalas, roucoulettes dans le style Luc Abalo… Autant d’armes que l’ailier·e a dans son arsenal pour essayer de battre le·la gardien·ne : un véritable tireur de précision. Pour cela, il est nécessaire que l'ailier·e ait un excellent poignet, permettant de tromper le·la gardien·ne.
- Mental : Pas avare d’efforts et prêt à enchaîner les allers retours le long de sa ligne, l’ailier se doit d’être une sorte de marathonien pour son équipe. Esseulé dans son coin, l’ailier sera confronté à de nombreux un-contre-un avec son défenseur direct et le gardien adverse. Multiplier les duels perdus peut affecter la confiance de l'ailier donc la peur et le doute sont à proscrire de ses pensées. Ce poste demande aussi de l’intelligence dans le placement et beaucoup de malice.
La palette de tirs de l'ailier
En attaque, ce qui différencie un·e bon·ne ailier·e d’un·e excellent·e, c’est sa palette de tirs. Si vous maîtrisez un grand nombre de tirs différents, vous serez un·e ailier·e redoutable. Au-delà du tir en extension classique, il serait très bénéfique que vous sachiez lober, faire des roucoulettes (très utile quand l’angle est compliqué à exploiter) ou encore des chabalas.
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Chaque ailier a trois, quatre shoots favoris. Dont le lob qui est une arme redoutable : fixation au premier poteau, on attire le gardien et on lâche le lob. On utilise aussi la roucoulette, les tirs au niveau de la hanche, en lucarne, entre les jambes, etc … Il y a beaucoup de possibilités. Car il y a aussi ce que les gardiens vont faire.
Conseils pour les ailiers débutants
Pour ne pas se faire déborder en 1 contre 1 par l’attaquant, l’ailier débutant doit rester sur ses 6 mètres. Cela lui permet d’avoir une zone moins longue à couvrir. Il doit également être attentif et vigilant aux « entrée d’ailiers ».
Pour faciliter l’action de vos ailiers débutants, privilégiez un départ sans ballon côté pivot. De manière générale, les rentrées d’ailiers avec ou sans ballon sont des solutions pour faire « redescendre » les défenses étagées de type 1-5, 2-4, 3-3, 3-2-1.
Le rôle défensif de l'ailier
En revanche, au niveau défensif, l’ailier, c’est celui qui joue un peu des coudes, sauf s’il fait face à un ailier tireur ou débordeur. Les Ailiers sont souvent les premiers à revenir en défense après une perte de balle.
La défense à l’aile est souvent considérée par les joueurs (et les entraineurs parfois) comme « facile ».
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Luc Abalo : l'incarnation de l'ailier moderne
Luc Abalo incarne l’ailier moderne. Plus athlétique qu’un Rafael Guijosa, élu meilleur joueur du monde en 1999, le Français est un modèle du genre. Surnommé « l’Homme élastique » pour sa faculté à se tordre dans tous les sens pour marquer, le joueur du PSG Hand constitue une menace permanente pour l’adversaire. Malgré son petit gabarit (1,82 m), Abalo s’est fait une place parmi les meilleurs au poste d’ailier droit grâce à des appuis ahurissants et des qualités athlétiques rares dont une détente sèche à faire pâlir un spécialiste du dunk. Hyperactif, Abalo est efficace des deux côtés du terrain et détient ce petit brin de folie qui le rend inarrêtable et imprévisible pour l’adversaire.
Les autres postes au handball
Pour compléter votre compréhension du handball, voici un aperçu des autres postes clés :
- Le gardien de but : Bien plus qu’un simple rempart, le gardien est le chef d’orchestre de la défense. Il communique constamment avec ses coéquipiers pour les aider à se placer et à anticiper les actions adverses. Son objectif : arrêter les tirs adverses.
- L'arrière (gauche ou droit) : C’est LE·LA “shooteur·euse” de l’équipe. Celui·celle a ce poste est en charge de tirer de nombreuses fois dans le match. Généralement, l’arrière est de grand gabarit, capable de sauter suffisamment haut pour tirer au dessus du contre adverse et battre le·la gardien·ne mais pas uniquement. L’arme indispensable de l’arrière reste tout de même le tir de loin, de 9 à 10 mètres du but adverse.
- Le pivot : Le pivot joue au cœur de la défense adverse, au contact des défenseurs. Le but du pivot est de se positionner de telle sorte que les défenseur·euses ne puissent plus intervenir sur son coéquipier·e.
- Le demi-centre : C’est le stratège de l’équipe, le·la distributeur·trice, le·la chef·fe d’orchestre, le cerveau de l’équipe. Positionné·e au centre du terrain, c’est à lui·elle d’observer et d’analyser la défense adverse pour annoncer les enclenchements qui la mettront à mal.