La carrière de handball de Pierre Chevalier : Une exploration approfondie

La carrière de Pierre Chevalier dans le handball est un sujet riche et diversifié, impliquant non seulement ses propres exploits sur le terrain, mais aussi ses contributions ultérieures au sport et ses collaborations avec d'autres personnalités notables. Cet article vise à explorer en profondeur sa carrière, en utilisant les informations disponibles et en les contextualisant dans le monde du handball français.

Parcours de Benoît Chevalier : Un exemple de longévité et de passion

Bien que l'article porte sur Pierre Chevalier, il est pertinent de mentionner Benoît Chevalier, un autre handballeur dont la carrière illustre la longévité et la passion pour ce sport. Fort d'une carrière de 18 ans, Benoît Chevalier a marqué le handball français. Son parcours, qui l'a mené jusqu'à Lunel où il tient une cave, témoigne d'une reconversion réussie après le sport de haut niveau.

De Nîmes à Nîmes : Un ancrage local fort

Arrière droit au grand gabarit (1,97m), Benoît Chevalier a vu sa carrière balisée par l'Usam. Il la démarre chez les Espoirs, en 1991, pour la finir 18 ans plus tard, en 2009. « Je pense avoir eu une carrière bien remplie, estime le principal intéressé. Je l’ai amenée à ce que je voulais, c’est à dire jouer dans des clubs avec de gros palmarès comme Montpellier et Nîmes, tout en restant localisé dans le Sud. Quand tu te sens bien dans un club avec de vrais projets de victoires, tu n’as aucune raison de partir. Je pense avoir eu une carrière longue et riche. »

Regrets et anticipation de l'après-carrière

Une seule petite ombre au tableau tout de même : « Si je devais avoir un petit regret, ce serait de ne pas avoir tenté l’expérience à l’étranger lorsque j’en ai eu l’occasion. Benoît a 26 ans lorsque commence à germer l’idée d’une préparation de l’après-carrière. Un processus qui se met doucement en place. « C’était en 2000, se souvient-il. Je suis à Montpellier et là-bas, tu touches vraiment le très haut niveau. Si tu réfléchis un petit peu, tu te dis aussi que ça ne peut pas durer tout le temps. Il faut vite penser à autre chose. Comme il y avait des structures sur place, j’en ai profité pour passer mon BE1, mon BE2 et un diplôme de préparateur physique. » Un bagage jamais utilisé, mais qui marque un tournant psychologique dans la tête du joueur.

La passion du vin : Une reconversion réussie

Né en pleine Vallée du Rhône, Benoît Chevalier a vite pris goût aux Gigondas, Cairanne, Vacqueyras et autres Chateauneuf. « Dès que je rentrais chez mes parents j’allais visiter des vignobles et je ramenais ça dans le vestiaire pour faire goûter aux mecs », sourit-il. La passion est là. Reste à la transformer en métier. « J’étais à Nîmes et j’ai mis tout à plat. Quand tu prends un papier et que tu t’aperçois que ce que tu aimes c’est le vin et le partage, ça va vite. Je me disais également que j’avais vécu pendant pratiquement 20 ans d’une passion, le handball, et qu’il serait difficile pour moi de vivre la suite sans une autre passion. » Pris sous son aile par Alex Mahut, lui aussi membre de l’Usam et déjà caviste, Benoît passe alors son temps chez son pote, tout en dévorant les bouquins d’oenologie à la médiathèque. Reste tout de même à prendre la fameuse décision, celle qui fait peur, celle que l’on repousse.

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L'arrêt de la carrière : Un moment délicat

« L’arrêt d’une carrière, ce n’est pas simple, convient l’ancien arrière droit. Tu as un truc que tu as fait pendant 20 ans qui s’arrête d’un coup. Tu ne sais pas trop ou tu veux aller, tu te retrouves un peu tout seul alors que tu as toujours été entouré. Le plus important pour moi a été de savoir ce que je voulais faire après. Une fois la décision prise, le passage dans « l’autre monde » se passe sans trop de tracas. « Le fait de vouloir démarrer mon activité m’a pris vachement de temps. Je n’ai pas eu le temps de m’apitoyer sur mon sort en me disant que j’étais tout seul sans les copains autour de moi, estime-t-il. Malgré cela, pendant une bonne année, il y a des trucs qui te manquent. Il y a le côté affect avec les potes qui sont avec toi dans les vestiaires. Il y a tous ces gens qui t’encouragent tout le temps, qui veulent savoir comment s’est passé ton match.

Épanouissement dans une nouvelle vie

A la tête d’O pêcheur devin, à Lunel, depuis 2010, Benoît Chevalier est épanoui. « J’ai eu une carrière comblée et mon autre vie l’est aussi, sourit celui qui garde en lui son mental de handballeur. J’utilise encore vachement le handball d’un point de vue direct ou indirect. Le coté du sportif qui se remet tout le temps en question, tu le gardes en toi, tu l’utilises dans le boulot. Je me remets tout le temps en question, j’essaie sans cesse de m’améliorer. Pour mon cas, j’essaie de faire venir un maximum de gens possible lorsque j’organise un évènement par exemple. Le côté sportif, tu ne l’oublies jamais, il te colle. Le handball d’ailleurs, l’ancien arrière droit le suit, mais de loin. « Depuis que j’ai arrêté, si j’ai vu 6 matches, c’est le bout du monde, rigole-t-il. Mais c’est uniquement par manque de temps. Je suis allé voir Nîmes et Montpellier jouer. Ce qui est sympa, c’est qu’après 7-8 ans, quand tu rentres dans un endroit, tout le monde continue à te reconnaître, à prendre de tes nouvelles. L’an passé, je suis allé voir Paris jouer à Nîmes, notamment pour voir Bruno Martini avec qui j’ai joué à Toulouse, Montpellier et Nîmes. Quand je suis allé dans les vestiaires de Paris, plein de mecs, pas forcément des potes, m’ont salué. Nikola Karabatic, qui était au centre de formation de Montpellier lorsque je jouais là-bas, m’a parlé comme si on s’était quittés la veille. Ce sont des moments sympas qui montrent qu’il y a une reconnaissance entre handballeurs.

Conseils aux jeunes joueurs

A la lecture de son parcours, le conseil délivré par Benoît Chevalier est sans surprise. « Je conseillerais aux joueurs de savoir assez rapidement ce qu’ils veulent faire après leur carrière. C’est difficile de faire un choix mais ça vaut le coup de se poser 5 minutes devant une feuille blanche pour se demander: j’aime ça, j’aime pas ça, glisse le caviste. Ensuite, il faut se donner les moyens de le faire. Quand j’étais jeune et que les vieux me répétaient:« Fais gaffe, ça ne dure pas longtemps », je répondais « oui » sans trop écouter. Alors qu’il a stoppé sa carrière il y a désormais 8 ans, Benoît Chevalier livre pour conclure son regard sur le handball actuel. « Du peu que je suis le handball, je n’ai pas l’impression qu’il ait du changement d’un point de vue physique. Par contre, au niveau rapidité, vitesse, les équipes s’adaptent très vite au nouveau règlement. Le jeu va plus vite je trouve, analyse-t-il. Je prends l’exemple de Nîmes que je regarde un peu.

Pierre Chevalier et Nikola Karabatic : Un partenariat pour la Villa des Sports

Le handballeur Nikola Karabatic et l'entrepreneur biarrot Pierre Chevalier ont relancé leur projet de Villa des sports, avorté à deux reprises. « Je ne sais pas faire du politiquement correct ». « Moi non plus ! » Décontractés, l’entrepreneur biarrot Pierre Chevalier et le handballeur Nikola Karabatic s’amusent des difficultés qu’ils rencontrent pour trouver un terrain destiné à accueillir leur projet de Villa des sports. Pour la troisième fois, ils relancent leur idée avortée en 2013 et en 2017 pour des raisons politiques et personnelles. Leur concept : un complexe capable d’accueillir des sportifs dans le cadre de leur stage de préparation.

Un concept novateur pour l'entraînement sportif

Entraînement optimisé. Ancien handballeur professionnel, Pierre Chevalier a connu les stages dans « les hôtels situés sur le bord de l’autoroute où on ne rentrait pas dans les lits », où les entraînements avaient lieu dans des salles à plus de 20 km. Bref, « des mauvaises conditions de préparation » selon Nikola Karabatic. Aujourd’hui, le choix des deux associés se porte sur Anglet et Biarritz. Les deux hommes se sont entretenus avec les édiles des deux villes, qui devraient donner leur réponse dans quelques mois.

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Un projet privé sans subventions

Plus surprenant, le duo ne demandera pas de subventions ou d’aides pour leur projet privé. « On ne l’a même pas envisagé, assure le néo-triple champion olympique de handball, surpris par la question, en regardant son compère. Un tarif aménagé serait proposé en fonction des revenus de chaque fédération ou sportif ; les plus riches paieraient un prix plus élevé que les sports les plus modestes, ce qui rendrait la villa accessible à tous. « On veut un projet à l’équilibre, pas gagner de l’argent, répète l’entrepreneur biarrot. Ce n’est pas notre projet de reconversion. » Le duo souhaiterait profiter des Jeux olympiques de Paris 2024 pour se lancer.

Créer des vocations et attirer l'élite sportive

Quelques grands noms, qui souhaitent rester anonymes, ont déjà témoigné de leur intérêt. On retrouve les plus grands tennismen, clubs de football ou équipes cyclistes. « Un article est paru sur le sujet dans « Sud Ouest » en 2011, se remémore Pierre Chevalier. Une semaine plus tard, l’équipe de France de ski m’appelait pour me dire : « bon, on arrive dans deux mois et on veut réserver une semaine ». J’ai dû leur expliquer que la villa n’était même pas encore construite ! » Autre objectif : faire naître des vocations chez les plus jeunes. Des entraînements en public et des rencontres avec les jeunes seront prévus sur la semaine d’entraînement. « Si Novak Djokovic vient taper la balle, 200 jeunes vont venir le voir, prétend Nikola Karabatic. Si mes coéquipiers et moi même sommes arrivés à l'élite de notre sport c'est grâce aux associations sportives, aux clubs, aux bénévoles mais en aucun cas grâce à l'école. Ils nous ont fait rêver tout l’été.

Karabatic : Image, affaires et philanthropie

Dans la carrière de Nikola Karabatic aujourd'hui, tout cela s'enchevêtre un peu. La révélation en septembre 2012 de l'affaire des paris suspects autour du match Montpellier-Cesson (dont le verdict en appel sera rendu le 1er février) n'a pas cassé le champion, n'a pas brisé l'homme non plus, loin de là. Sans doute même que l'épreuve l'a endurci. Mais elle a aussi mêlé les ressentis, les convictions au lacis des procédures pour laisser encore les choses dans le flou aujourd'hui. Il y a cinq ans, Karabatic était un colosse à la gueule de gendre idéal. Il était le chef respecté, adulé, l'empereur d'une bande de mecs bien, le guerrier magnifique, partant à l'assaut sabre au clair. Il en prenait plein la « courge », ça cognait de partout, mais il se relevait toujours, retournait au combat et l'équipe de France gagnait son deuxième titre olympique consécutif à Londres en 2012 ! Il était l'icône, celui que l'on montrait partout, que l'on affichait en grand. Aujourd'hui, à première vue, rien n'a changé ! Sur ce Mondial en France, Nikola Karabatic demeure la mégastar du hand français, celui qu'on hèle, qu'on touche. Celui sur lequel les annonceurs et les grandes marques jettent un oeil attentif. Le premier handballeur à être sorti du vestiaire. Mais la fissure est là, l'entaille dans la cuirasse. Le champion s'en défend, nie l'escroquerie depuis le premier jour, mais à chaque nouvel épisode judiciaire il revient à la barre et ça fait mauvais écho. « C'est clair qu'au niveau de mon image il y a eu un avant et un après l'affaire des paris , convient très honnêtement Nikola Karabatic. L'avant, je suppose, c'était le joueur qui réussit tout, qui gagne tout. Je pense que c'était l'image parfaite, même si le hand n'était pas super connu. » L'avant, c'est un pic de partenaires, de recettes publicitaires à 600 000 € en 2012, au moment des JO de Londres. C'est Visa qui affiche le handballeur sur les immenses bannières à la sortie du village olympique au côté d'Usain Bolt ! « Sur ces Jeux, Visa prend deux ambassadeurs, Bolt et Niko. Les gens s'arrêtaient, se demandaient qui était le mec en bleu à côté de Bolt, en se disant que ce devait être une star puisqu'il était affiché là ! Ils ne le connaissaient pas vraiment », se souvient, amusé, l'agent du handballeur, Bhakti Ong.

La reconstruction de l'image

L'après, en revanche, est un peu moins net. Plus délicat à gérer aussi en termes de positionnement et de stratégie de communication. Quand l'affaire retentit en septembre 2012, la déflagration est immédiatement ressentie. BetClic, pour des raisons évidentes, retire illico ses billes. Brother (imprimantes), partenaire du joueur et du club de Montpellier, dans lequel évolue le Français à l'époque, ne prolonge pas, idem pour BMW. « C'était juste après les JO, j'aurais pu capitaliser là-dessus. Mais c'est sûr que, pendant un moment, ça s'est calmé à cause de l'affaire », reconnaît Karabatic. En 2013, seul l'équipementier historique, Adidas, partenaire du joueur depuis 2003, et McDavid, marque spécialisée dans les textiles de protection des sportifs, poursuivent la collaboration. Et les rentrées chutent à 150 000 euros cette année-là. « Dès le début de sa carrière, la volonté de Niko a été de construire son image. C'était nouveau, notre génération n'était pas sur ce plan-là » Jérôme Fernandez Mais Karabatic a un mental et des convictions. En 2005, quand il cède son image à sa société, Kara Kom Sports, il n'a qu'un contrat à 6 000 euros avec Adidas ! Mais il est désireux et persuadé de réussir à monter un petit business autour de sa personne, qui servira ensuite forcément son sport. « Il ne faut pas voir l'histoire par la fin. Une image, ça se travaille et Niko a mouillé la chemise », clame son agent. Quand il part à Kiel, en Allemagne, en 2005, Karabatic sait qu'il s'éloigne de la sphère. Alors il crée un site Internet et paye de sa poche ses voyages pour venir faire un peu de « com » en France entre deux matches ! « Dès le début de sa carrière, la volonté de Niko a été de construire son image. C'était nouveau, notre génération n'était pas sur ce plan-là. C'est vraiment le premier joueur à chercher la médiatisation pour le bien de son sport, mais aussi à titre individuel », note l'ancien capitaine de l'équipe de France, Jérôme Fernandez. Dans la tourmente, la star soigne son image. Et elle s'y prend très bien. Karabatic revient aux fondamentaux, le terrain, le jeu, des domaines qu'il domine et maîtrise comme personne. « On baisse pavillon sur les recherches de partenaires, on se recentre sur le métier. Niko redevient un sportif », explique Bhakti Ong. Il fait dans le simple et l'exemplaire. Le Qatar lui promet de gros billets, lui va à Aix cinq mois pour sauver le club ! « Là, tu mets les mains dans la glaise, tu joues la survie d'un club, le job des salariés. Il se reconstruit et, dans la perception des gens, il est encore plus grand. Partir au Qatar faire du pognon et laisser un club en cendres, cela aurait été catastrophique en termes d'image », estime son agent. Doucement, le temps fait son oeuvre et le comportement du joueur fait le reste. Le triple champion du monde lit ainsi la pensée générale aujourd'hui : « Je pense que les gens se disent : ''Cette épreuve a peut-être été négative, mais il a su faire fi de ça, passer au-dessus et être encore plus fort et plus connu aujourd'hui.'' » Sa réussite phénoménale sur un terrain est un terreau de respectabilité qui n'a pas de prix. Sous les plus grands préaux du monde, Karabatic reste le maître. Et malgré cela, l'homme demeure disponible, simple, courtois. Une star abordable, sympathique. « Je n'ai pas de conseiller en image, un mec qui va me dire il faut dire ça en interview ou porter un col roulé. Je n'ai pas non plus de gens qui vont démarcher les sponsors », explique-t-il.

Le retour des sponsors et l'engagement philanthropique

« Quand Lidl fait une campagne de pub à la télé avec moi, que Renault utilise mon image, je pense qu'il n'y a plus de prudence à ce niveau-là » Nikola Karabatic Ce sont eux qui vont revenir vers lui. Karabatic compte aujourd'hui sept partenaires : Adidas, McDavid, Renault, Envia (marque de lait du groupe Lidl), Destiny (jeu vidéo d'Activision), JBL (casques audio), BestDrive (centres auto). L'été dernier, il était la figure de Samsung durant les JO de Rio. En 2016, il a généré 500 000 euros de gains publicitaires et gommé pas mal de méfiance. « Quand Lidl fait une campagne de pub à la télé avec moi, que Renault utilise mon image, je pense qu'il n'y a plus de prudence à ce niveau-là », estime-t-il. D'autant que Karabatic ne se disperse pas dans les affaires. S'il possède la fibre du business, il n'est toutefois pas un acharné du contrat juteux. C'est d'ailleurs bien plus le profil de l'homme généreux et ouvert qui a séduit Pierre Chevalier. Cet ancien handballeur professionnel, qui a connu une belle réussite dans l'immobilier, s'est associé avec la star du hand français dans un projet à caractère philanthropique, la construction d'une Villa des Sports. Un centre d'entraînement et de stage de haut niveau pouvant accueillir tous les sports, mais d'abord destiné aux petites fédérations et aux petits moyens. Alors qu'il vient de débuter sa carrière internationale, Nikola Karabatic signe un contrat avec Adidas. « L'idée, c'est de faire payer les sports aisés au prix normal et d'offrir la Villa aux petites fédérations à un prix dérisoire, sans recherche de bénéfice », explique Pierre Chevalier. « Au début, Niko m'a pris un peu pour un extraterrestre, mais il a un côté très humain », dit Chevalier, stupéfait le jour où Karabatic prit à ses frais ses billets d'avion depuis Barcelone pour venir rendre visite à des enfants malades dans un hôpital à Dijon, entre deux matches de Ligue des champions ! « C'était un peu n'importe quoi. Niko est entier et ça j'adore. » Sur ce projet, le demi-centre des Bleus est conscient qu'il va sans doute laisser quelques billets. L'achat du foncier, sur Biarritz, Anglet ou Bidard, se fera à perte et sur les fonds propres des deux hommes. « Le site, c'est nous qui l'achetons, on ne demande aucune subvention. C'est de l'argent perdu, Niko le sait », précise Chevalier. Mais le business pour Karabatic n'est pas qu'une affaire de sous. Après le vacarme de 2012, sans doute en est-il un peu plus convaincu. « Ce que tu fais dans la vie, sur le terrain, la façon dont tu agis, c'est l'image que tu renvoies », dit-il. Le hand ne sera jamais le foot ou le basket NBA. L'entreprise Karabatic ne jonglera jamais avec les millions d'euros. « Atteindre un million d'euros en partenariat, ça me semble compliqué. La notoriété du hand sera toujours limitante. La visibilité qu'a Niko, pour un joueur de hand, personne n'aurait imaginé ça il y a dix ans ! La tête de gondole, c'est lui et, tant qu'il y aura Niko, ce sera difficile pour les autres », avance son agent. Plus encore si la France est championne du monde le 29 janvier, dans les pas d'un Karabatic à l'image soignée…

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La Villa des Sports : Un projet pour l'avenir du sport

Le Pays basque attire chaque été, des équipes de football de Ligue 1 comme Lille ou Bordeaux qui viennent y peaufiner leur début de saison. Bientôt, la région pourrait attirer tout au long de l'année, les stages des sportifs de très haut niveau des équipes de France. Plusieurs disciplines majeures comme le tennis, le handball, le basket, le volley, le judo, la lutte, l'athlétisme et bien d'autres sont intéressées ! Comment ? Grâce au concept de la Villa des sports imaginé par Nikola Karabatic et son ami Pierre Chevalier.

L'expérience de Pierre Chevalier : Un atout pour le projet

Une star du handball On ne présente plus Nikola Karabatic. Joueur emblématique du club de Montpellier, l'international de handball collectionne depuis quatre ans avec l'équipe de France le palmarès le plus impressionnant de toute l'histoire de la discipline, avec deux titres de champion du monde, un titre de champion d'Europe et un titre olympique. Nikola dans les rues de Biarritz, c'est à peu près un autographe signé tous les quinze mètres. Il est vrai que le beau gosse s'est également taillé une belle notoriété en étant le héros de plusieurs spots publicitaires. Plus discret, Pierre Chevalier a lui aussi connu une belle carrière sur les parquets des salles de hand de D1, en particulier à Dijon. Une maman native du Pays basque, lui a donné le goût de l'océan et de la montagne de par chez nous. Il n'en fallait pas plus pour faire souche dans la région, à l'heure de la retraite sportive. Pierre Chevalier a croisé la route de Nikola Karabatic à Capbreton, lors d'un stage de préparation de l'équipe de France de handball. Le duo a rapidement imaginé un complexe idéal de préparation sportive. « Nous avons accumulé une belle expérience personnelle au cours de nos différents stages. Ensuite, nous avons approfondi notre réflexion en menant une enquête auprès d'autres sportifs », expliquent les deux hommes.

Un concept unique et adapté aux besoins des sportifs

Leur constat est limpide. Aujourd'hui, seule la Fédération française de football, à travers Clairefontaine et la Fédération française de rugby avec Marcoussis, disposent d'un site privé dédié à la préparation de leurs équipes. « Le reste du temps, les autres équipes de haut niveau, tous sports confondus se rendent dans des hôtels qui ne ménagent pas leurs efforts mais ont tout de même des carences. Les lits proposés sont trop petits pour nos grands gabarits. Et les séances vidéo se déroulent à vingt devant un écran télé de 90 centimètres ! L'idée de notre Villa des sports est de proposer un lieu adapté, croisement entre un hôtel et une villa privée. Ce complexe moderne et haut de gamme serait animé par une équipe à la demande. Nikola Karabatic et Pierre Chevalier souhaitent appliquer des tarifs adaptés pour les disciplines plus confidentielles. « On vise l'équilibre, mais pas à faire de cette Villa des sports, une machine à bénéfice. C'est presque du service public. » Le duo va s'entourer de sponsors pour équilibrer ce montage. Mais la première tâche est de trouver un terrain de 8 000 m2 pour l'implantation. Les discussions sont engagées avec les collectivités locales de l'agglomération du BAB. « Les Landes nous accueilleraient à bras ouverts mais il est préférable d'être à proximité de l'aéroport, pas plus d'un quart d'heure vingt minutes.

Pierre Chevalier : De Monsieur Propre à une figure publique

Il est important de noter qu'il existe une autre figure publique nommée Pierre Chevalier, qui n'est pas liée au handball. Il avait incarné à l’écran Monsieur Propre dans les années 80. Le Vosgien Pierre Chevalier est mort ce lundi 31 mars à l’âge de 82 ans en région parisienne.

Un parcours atypique

Monsieur Propre, Pierre Chevalier, était originaire de Golbey. Quand nous l’avions rencontré au mois de février 2019 dans son appartement en banlieue parisienne, Pierre Chevalier avait dit « quand je partirai, il y aura du monde derrière mes fesses ». Celui qui a incarné « Monsieur Propre » en France dans les années 80 vient de nous quitter ce lundi à l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges à l’âge de 82 ans. Fils de cheminot, Pierre Chevalier est né à Golbey ainsi que ses quatre sœurs au-dessus de La Bonne Auberge à l’époque (aujourd’hui le QG, NDLR). Le solide gaillard de 1,88 m a eu une carrière incroyable. Champion de France de boxe au début des années soixante, il monte à Paris où il travaillera notamment comme portier au Gibus Club ou comme garde du corps. Il assure notamment la sécurité d’Enrico Macias ou du Général de Gaulle. Pierre Chevalier a incarné le personnage de Monsieur Propre dans les années 80. Pierre Chevalier a également été porteur de mannequins. Pierre Chevalier a même été acteur.

Une vie riche et variée

Le 1er avril 2008, Monsieur Propre était venu nous rendre visite à Épinal. Lors de sa vie exceptionnelle, Pierre Chevalier a même protégé le Général de Gaulle ! Dans les années soixante-dix, il ouvre une salle de musculation où il est abordé par un homme qui lui propose d’incarner Monsieur Propre, à l’effigie du produit de nettoyage. Il parcourt toute la France pendant quatre ans en incarnant ce personnage. Pendant sa carrière, Pierre Chevalier aura fait plein d’autres choses : porteur de mannequins, acteur dans deux films. Un sacré personnage. Nos condoléances. Le camping, c'est bel et bien fini pour M. Propre, alias Pierre Chevalier. « La caravane, je l'ai donnée à un célibataire, je ne sais pas ce qu'il en a fait. Je voulais m'en débarrasser », confie le célèbre chauve baraqué, jeté comme un malpropre du camping de Saint-Chéron (91) où il coulait une retraite heureuse. Parcelle trop sale, avait estimé le directeur. Pierre Chevalier, 66 ans, a dû se résoudre à partir. Il vit désormais dans son appartement de Corbeil-Essonnes, avec sa femme. « On ne vire pas quelqu'un comme ça. Je me sens sali et écoeuré », poursuit-il. « C'était ma vie là-bas. Ã?a me manque, mais j'ai un bon moral. Je sors, je fais un peu de sport, je me repose. Le train-train d'un homme retraité, quoi. » Un train-train un peu hors normes, tout de même. Car, quelques jours après l'affaire du camping, un nouvel épisode rocambolesque a secoué la vie de M. Propre : sa quatrième fille, Isabelle, l'a reconnu à la télé. Ils ne s'étaient pas vus depuis quarante ans. Ils se sont retrouvés sur un plateau de TF 1. Depuis, ils n'ont pas eu le temps de se revoir. « J'irai la voir à Nantes, dès les beaux jours », affirme-t-il, conscient de vivre une drôle de vie. « J'ai vécu des sacrées histoires. On pourrait écrire un livreâ?¦ » Pour l'instant, il n'est pas prêt.

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