Philippe Katerine et le Basket-ball : Une Passion Multifacette

Philippe Katerine, artiste protéiforme et insaisissable, évolue en extraterrestre dans le paysage musical et cinématographique français. Auteur-compositeur-interprète et acteur, il est difficile de le réduire à une seule étiquette. Pourtant, avant de devenir le dandy iconoclaste des années 1990 et l’artiste hybride des années 2000, Katerine, de son vrai nom Philippe Blanchard, nourrissait une autre passion : le basket-ball.

Les Jeunes Années : Entre Basket et Créativité

Né le 8 décembre 1968 à Thouars, dans les Deux-Sèvres, Philippe Blanchard grandit à Chantonnay, en Vendée, au sein d’une famille catholique et traditionnelle. Dès son enfance, il se passionne pour deux activités qui marqueront son parcours : le basket-ball et le dessin. Il découvre également le chant au sein d’une chorale, une expérience qui l’amène à composer ses premières chansons.

Le Basket-ball : Une Expérience Collective Formatrice

Philippe Katerine a pratiqué le basket-ball à un niveau élevé durant sa jeunesse. Il jouait à l'Epine Basket de Chantonnay. Dans le podcast de David Castello-Lopes, "Small Talk", Philippe Katerine raconte : "J'étais basketteur au collège. Je ne pensais qu'à ça. Ce n'est pas rien. J'étais dans une équipe huilée, extrêmement brillante, on remportait tout. On était tous amis, on formait un groupe très soudé et imbattable à notre niveau, en départementale et régionale. On est allé en huitièmes de finale de la Coupe de France, avec l'équipe de l'Epine de Chantonnay. On était un vrai groupe, on savait vraiment jouer ensemble". Il évoluait au poste d'arrière, aux côtés du meneur de jeu, un rôle qu'il décrit ainsi : "Je n'étais pas très rapide. J'étais plutôt celui qui fait jouer les autres. J'étais en équipe de Vendée, donc j'ai été testé. J'avais très peu de détente et vu ma taille ce n'était pas un avantage. J'avais une vitesse que l'on a qualifié de modeste (sourire). Mais sur ma fiche, ils avaient marqué : il sait faire jouer les autres et faire briller ses partenaires. J'avais une vision du jeu."

Cette expérience sportive lui a inculqué des valeurs essentielles, notamment l’importance de l’esprit d’équipe et de la confiance envers ses coéquipiers. "Il faut savoir passer la balle, au basket comme dans la vie", confie-t-il. Katerine avoue aujourd'hui regretter la complicité qu'il entretenait avec ses coéquipiers. Il souligne également l'importance du collectif dans son parcours artistique : "Je ne serais pas ici si je n'aimais pas jouer avec les autres. J'ai fait des disques avec plein de gens et fait des choses que je n'aurais pas pu mener à bien sans la joie du collectif."

Le Basket : une source d'inspiration artistique

Même si Philippe Katerine a finalement choisi une carrière artistique, le basket-ball continue d’occuper une place particulière dans son imaginaire. Dans une interview accordée au JDD.fr, il évoque son attachement à ce sport : "Oui, j'aime toujours ça (le basket, ndlr). Cette balle orange qui circule entre les hommes, c'est superbe. L'idée de la circulation est le soleil de ma vie". Cette image du ballon orange, symbole de mouvement et de partage, trouve un écho dans sa vision de la musique et de la vie en général.

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L'influence du basket-ball se retrouve également dans son travail artistique. Avant de consacrer sa vie à la musique et à l’art, le Vendéen d’origine Philippe Katerine était un joueur correct et amateur compulsif de basketball, un sport qui avait déjà l’honneur du clip de Liberté en 2010. Dans le clip de la Liberté, le basket avait déjà l'honneur. Pour le clip du Roi, Katerine s'imagine en Magic Johnson. Le titre Le Roi, composé avec son ami de toujours Pierre Daven-Keller, revient sur tous les talents de Katerine. Pour le promouvoir : un clip en trois dimensions en forme de plongée dans l’inconscient profond de l’artiste. Un endroit intime où il s’imagine, avec autodérision, en roi de tous les games, se rêvant Magic Johnson et enfilant les tubes face à un public de fans soumis, avant de mourir de façon métaphorique pour redevenir celui qu’il a toujours été, en l’occurrence Philippe Katerine, enchaînant toujours les paniers avec facilité mais face à une armée de squelettes en délire.

L'Expérience du Sportif : Discipline et Harmonie

Philippe Katerine évoque également l'importance de l'harmonie entre le corps et l'esprit, une notion qu'il associe à sa pratique sportive : "C'est sûr qu'on constate que quand le corps va bien, l'esprit aussi. C'est quand même très, très lié." S'il reconnaît ne plus faire beaucoup d'efforts physiques aujourd'hui, il se souvient des bienfaits de l'activité sportive sur son bien-être général.

Le Freeball : Une Nouvelle Vision du Sport

Loin de se limiter à la nostalgie de ses années de basketteur, Philippe Katerine a même inventé son propre sport, le "freeball", qu'il décrit comme une "révolution". Ce sport, qu'il pratique en famille et avec ses amis, est basé sur des principes de mixité, d'intergénérationnel et d'accessibilité aux personnes handicapées. La règle fondamentale du freeball est de toujours jouer la balle vers le haut, évitant ainsi toute forme d'agressivité ou de compétition excessive. Katerine envisage même d'écrire un livre sur ce sport, intitulé "Toujours vers le haut", afin de partager sa vision d'une activité physique démocratique et inclusive.

Un Parcours Singulier

De ses débuts dans les chorales vendéennes à ses collaborations avec des artistes de renom tels que Christophe Willem et Luce, en passant par ses incursions dans le cinéma et la littérature, Philippe Katerine a toujours cultivé son originalité et son goût pour l’expérimentation. Son parcours atypique témoigne d’une curiosité insatiable et d’une volonté de ne jamais se laisser enfermer dans une case.

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