L'histoire et l'héritage des maillots NBA des Kings : Un regard sur les uniformes emblématiques

Chaque saison NBA apporte son lot de nouveautés, notamment en matière de maillots. Derrière chaque design, se cache une référence et une histoire, un hommage à la ville, à l'état, à une légende ou à un moment marquant de l'histoire de la franchise. Les maillots "City Edition" sont particulièrement intéressants, car ils permettent aux équipes de déclarer leur flamme à leur ville ou leur état, mettant en avant les héritages culturels des villes et États américains. Cet article se penche sur l'histoire et l'héritage des maillots NBA des Kings de Sacramento, en explorant les références culturelles et historiques qui se cachent derrière leurs designs.

Hommage au "Greatest Show on Court"

Avec un bilan de 13 victoires pour 18 défaites, on peut dire que le début de saison des Sacramento Kings est pour l’instant plutôt mitigé. Cependant, l’effectif, qui s’articule autour de De’Aaron Fox, Marving Bagley ou encore Buddy Hield et les expérimentés Tristan Thompson et Harrison Barnes, ne permet pas en l’état de viser les sommets d’une conférence est encore une fois très compétitive. Parmi les maillots marquants des Kings, on retrouve celui qui arbore une bande violette asymétrique sur le short. Cette bande est une référence directe à l'époque du "Greatest Show on Court", une allusion aux Sacramento Kings du début des années 2000. Cette équipe disposait d'un magnifique roster qui avait tutoyé les sommets de la NBA avec des joueurs tels que Chris Webber, Vlade Divac et Peja Stojakovic. Ce maillot est donc un hommage à cette période dorée de la franchise, qui a marqué les esprits des fans.

Les numéros retirés : une tradition honorifique

Au-delà des maillots commémoratifs, la NBA a une autre tradition forte : celle de retirer les numéros des joueurs exceptionnels. Chaque bannière portant un numéro et un nom raconte l’histoire d’un joueur d’exception, honoré pour toujours par sa franchise. Vous avez sûrement déjà vu, lors d’un match, ces numéros suspendus au plafond et senti un petit frisson en pensant aux exploits associés. De quoi enrichir votre culture NBA - et pourquoi pas vous donner envie de réserver vos billets NBA pour admirer tout cela sur place !

Concrètement, lors d’une cérémonie spéciale, on hisse au plafond de la salle une bannière floquée du numéro et du nom du joueur pour immortaliser ses exploits. C’est une tradition bien ancrée dans le sport américain (NFL, NHL, etc.), et la NBA ne fait pas exception : des dizaines de numéros mythiques flottent déjà dans les arènes, pour rappeler aux fans et aux joueurs actuels les légendes qui ont construit l’histoire de chaque franchise. Le plus souvent, il s’agit d’anciens joueurs ayant marqué durablement l’équipe - par exemple des membres du Hall of Fame, des champions NBA ou des joueurs ayant été loyaux à la franchise pendant de longues années.

Chaque franchise décide de ses propres règles - d’où des pratiques très différentes entre équipes. Avant même l’hommage à Bill Russell en 2022, certaines équipes comme le Orlando Magic ou les Sacramento Kings avaient déjà retiré le numéro 6 pour symboliser le “sixième homme” : leurs propres fans. Depuis 2022, ce numéro est officiellement retiré dans toutes les franchises NBA - un honneur unique à l’échelle de la ligue. Enfin, il arrive exceptionnellement qu’une équipe retire le numéro d’une personnalité n’ayant jamais joué pour elle. Exemple connu : le Heat de Miami a retiré le n°23 en l’honneur de Michael Jordan, simplement par respect pour sa carrière hors norme. Ces cas restent rares et témoignent de l’admiration universelle pour certains joueurs au-delà des rivalités de franchise.

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Près de 200 numéros retirés au total à travers les 30 franchises NBA. Autant dire que le plafond des salles est bien occupé ! Les Boston Celtics détiennent le record : avec 22 numéros retirés officiellement (sans compter un surnom honorifique et un microphone), Boston est l’équipe qui a honoré le plus de joueurs. Les LA Clippers n’ont encore retiré aucun numéro dans leur histoire - la seule équipe dans ce cas aujourd’hui. Le n°32 l’emporte, ayant été accroché par 11 équipes différentes (Magic Johnson, Karl Malone, Kevin McHale, etc. ont tous porté le 32). En comparaison, l’iconique n°23 de Michael Jordan n’est retiré “que” par 6 franchises. Deux en son honneur (Bulls et le Heat, pour lequel il n'a pas joué, au contraire des Wizards en dernière partie de carrière).

Quelques légendes voient leur numéro retiré dans plus d’une franchise. Le recordman est Wilt Chamberlain, dont le n°13 trône chez trois équipes (Warriors, 76ers et Lakers). C’est arrivé une seule fois, et pas des moindres - Kobe Bryant a vu ses deux numéros (#8 et #24) retirés par les Lakers, une première dans l’histoire NBA. Plusieurs numéros ont été retirés dans des circonstances particulières. Par exemple, le n°6 a été retiré par certaines franchises bien avant l’hommage à Bill Russell. Le n°13 des Charlotte Hornets a été retiré en mémoire de Bobby Phills, décédé tragiquement en 2000 alors qu’il était joueur. des joueurs (ou personnalités) honorés. Les franchises les plus anciennes ont logiquement une liste plus fournie, tandis que les plus jeunes ou moins titrées en ont très peu.

Les cérémonies de retrait de maillot : des moments uniques

L’ambiance y est unique : la salle plonge dans le noir, des vidéos retraçant la carrière du joueur défilent sur l’écran géant, d’anciennes gloires font leur entrée, et le public retient son souffle au moment où la bannière s’élève lentement vers le plafond. Certaines de ces soirées ont marqué les esprits plus que d’autres.

Par exemple, la cérémonie de retrait du maillot de Tony Parker aux San Antonio Spurs a été un moment fort en émotions. Tout le public recevant un tee-shirt Merci Tony, restant inhabituellement dans les gradins pour la très longue discussion ponctuée de vidéos à la mi-temps, puis après le match pour la cérémonie… Puis, un à un, les grands noms de la franchise ont pris place sur le parquet, assis en arc de cercle comme dans un salon de légendes : Tim Duncan, Manu Ginóbili, David Robinson, Bruce Bowen, l’entraîneur Gregg Popovich, sans oublier les Français de la famille Spurs comme Boris Diaw. Enfin, sous un tonnerre d’applaudissements, Tony Parker a fait son entrée, accompagné de sa femme Axelle et de ses enfants. Sur le terrain trônaient déjà ses quatre trophées de champion NBA, symboles de ses succès avec San Antonio. Parker, visiblement ému et le sourire crispé, a salué la foule dans les deux langues (anglais et un petit mot de français pour ses fans venus de l’Hexagone). Le moment culminant fut bien sûr le retrait du n°9, dévoilé tout doucement au plafond. Quelle fierté pour nous d’assister à cet instant historique ! Beaucoup dans le groupe (les organisateurs y compris) avaient les yeux humides en entendant Parker remercier “sa famille des Spurs” et le public.

De même, la cérémonie de retrait du maillot de Pau Gasol aux Los Angeles Lakers a été un moment à la fois triste et magnifique. D’ailleurs, dès l’annonce de la cérémonie, les Lakers avaient prévenu que la bannière du #16 de Pau serait placée juste à côté de celle de Kobe (#24) - tout un symbole, car les deux hommes étaient comme des frères. Sur le parquet, outre d’anciens coéquipiers de Gasol, on a vu apparaître Vanessa Bryant, la veuve de Kobe, invitée à prendre la parole. Pau Gasol, déjà très touché, a ensuite tenu à adresser quelques mots. Lorsque la bannière floquée “Gasol 16” est montée, le Staples Center (on continue de l’appeler ainsi tant il restera associé aux exploits des Lakers) a explosé de joie et d’applaudissements. Pour nous, en tribune, ce fut un moment à la fois triste et magnifique - triste car l’ombre de Kobe planait, mais magnifique de voir Pau célébré comme une légende qu’il est, sous les yeux de ses parents et de ses proches venus d’Espagne. En sortant de la salle, les fans scandaient “¡Vamos Pau!” et échangeaient leurs souvenirs du duo Bryant-Gasol. 🎥 Revivez la cérémonie : la bannière de Pau Gasol hissée à côté de celle de Kobe.

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Bien sûr, chaque franchise a vécu des cérémonies mémorables. Magic Johnson (Los Angeles Lakers, 1992) : Quelques mois après l’annonce de sa séropositivité, Magic voit son #32 retiré au Forum d’Inglewood. La cérémonie, empreinte d’émotion, a lieu devant de nombreuses stars et coéquipiers. Larry Bird (Boston Celtics, 1993) : Le Boston Garden était en ébullition pour fêter “Larry Legend”. Ses rivaux de toujours, Magic Johnson et Julius Erving, étaient présents sur le parquet pour l’occasion, symbole du respect immense qu’il commandait. Les fans ont chanté “Larry! Kobe Bryant (Los Angeles Lakers, 2017) : Le 18 décembre 2017, les Lakers ont honoré Kobe Bryant en retirant ses deux numéros, le 8 et le 24, une première dans l'histoire de la NBA. Entouré de sa famille et de nombreuses légendes des Lakers, Kobe a exprimé sa gratitude envers les fans et la franchise. Dirk Nowitzki (Dallas Mavericks, 2022) : Icône absolue de Dallas, Dirk a eu droit à une cérémonie grandiose après 21 ans passés dans la même équipe. Les double-retraits des Knicks (New York) : Fait rare, les Knicks ont retiré deux fois le n°15 - pour Earl Monroe ET Dick McGuire. Lors de la cérémonie de Monroe en 1986, ce dernier a taquiné McGuire (présent au bord du terrain) en disant qu’il lui “empruntait” son numéro pour la postérité.

Y assister en personne est un privilège pour tout fan, car on y ressent l’âme de la franchise, la gratitude d’une ville, et souvent le passage d’une époque à une autre. Sans surprise, ce sont les franchises les plus titrées. Boston détient le record avec 22 numéros retirés officiellement (hors honneurs sans numéro). Les Celtics ont quasiment “rempli” leur plafond de bannières tant leur histoire est riche ! Derrière, on trouve les Los Angeles Lakers (14 numéros retirés) puis des équipes comme les Knicks, 76ers ou Suns qui en comptent entre 9 et 11. Ce chiffre évolue chaque année avec les nouvelles cérémonies (ces dernières saisons, des équipes comme les Spurs, Lakers, Mavericks, etc., ont ajouté des bannières).

Le retrait du numéro 6 : un hommage unique à Bill Russell

Il s’agit d’une décision exceptionnelle de la NBA en 2022, après le décès de Bill Russell. Russell, légende des Boston Celtics et onze fois champion, portait le n°6. La ligue a souhaité rendre un hommage unique à son impact, en retirant ce numéro dans chaque équipe, de manière permanente. Ainsi, plus aucun joueur ne pourra à l’avenir choisir le 6 (les quelques joueurs qui le portaient déjà en 2022 ont pu finir leur carrière avec). C’est la première fois qu’un numéro est retiré à l’échelle de toute la NBA.

Le retrait exceptionnel du numéro de Michael Jordan par le Heat

Oui, même si c’est très rare. La première fois, c’était Miami qui a retiré le #23 de Michael Jordan en 2003, simplement par respect pour sa carrière hors norme. Jordan n’a jamais joué au Heat, mais Pat Riley (le président de Miami) avait tenu à l’honorer comme “le meilleur joueur de tous les temps”.

Comment assister à une cérémonie de retrait de maillot ?

Tout d’abord, il faut que l’occasion se présente ! Si vous voyez qu’une équipe prévoit d’honorer un joueur (souvent avant un match ou à la mi-temps), saisissez l’opportunité. Pour y assister, il suffit d’acheter des billets pour le match en question - attention, ces soirées sont souvent très prisées, il faut réserver tôt. Ensuite, prévoyez d’arriver en avance à la salle : le show d’avant-match peut inclure la cérémonie, ou bien celle-ci a lieu à la mi-temps (dans tous les cas, les écrans géants et la sono vous guideront). Pour vivre pleinement l’expérience, rien de tel que de partir avec un organisateur de voyages sportifs : notre agence, par exemple, propose des séjours NBA incluant ce type d’événements spéciaux, avec toute la logistique prise en charge (billets groupés, accueil, etc.). Ainsi, vous n’avez plus qu’à profiter de l’émotion du moment !

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Les maillots "City Edition" : une vitrine pour la culture locale

Les uniformes City Edition pour la saison 2020/2021 ont désormais tous été dévoilés. Instaurés par Nike et la NBA, les City Jersey sont l’occasion pour les franchises de déclarer leur flamme à leur ville ou leur État. Comme chaque année, il y a des réussites et des ratés.

Parmi les exemples notables, on peut citer :

  • Atlanta Hawks : La franchise de Georgie a choisi d’honorer la mémoire et l’œuvre de Martin Luther King, qui est né et a grandi à Atlanta. Une partie des ventes de la tenue servira à soutenir des projets sociaux dans la ville d'Atlanta. Cette saison, les Atlanta Hawks honoreront Martin Luther King. Né dans l'État de Géorgie, le pasteur a milité pour le mouvement des droits civiques des noirs américains aux USA.
  • Boston Celtics : Avec leurs 17 titres glanés, aucune équipe n’a fait mieux, excepté les Lakers qui viennent de les rejoindre. Le bleu des années 80, le damier des années 90 et l'ensemble noir des années 2000, tout y est.
  • Brooklyn Nets : Les Nets aiment rendre hommage aux artistes originaires de Brooklyn. Figure de proue de la culture Underground, Jean-Michel Basquiat a fait ses gammes dans les rues new-yorkaises. Pour la saison 2020-2021, la franchise new-yorkaise continue de célébrer la culture locale en dévoilant une tenue dédiée à l'artiste Jean-Michel Basquiat.
  • Charlotte Hornets : Peut-être l’un des uniformes les plus funs de la cuvée 2020/2021. Cette couleur vert menthe est électrisante. Si l’inscription “Buzz City” est entrée dans les moeurs depuis quelques années, le choix des couleurs mérite qu’on s’y attarde quelque peu.
  • Chicago Bulls : Les Bulls ont choisi d’honorer l’architecture Art Nouveau de la ville. Détruite en grande partie par un grand incendie en 1871, Windy City s’est mutée en un laboratoire architectural. Les flancs de l'uniforme affichent un motif en losange qui s'étend jusqu'au short. Ce graphisme est un hommage au style art déco que l'on retrouve dans de nombreux bâtiments de Chicago. « No little plans », une citation de Daniel Burnham, l'urbaniste qui a conçu la ville de Chicago après le grand incendie de 1871, apparaît sur le bas de la tenue.
  • Cleveland Cavaliers : Cette année, la franchise de Kevin Love a choisi d’honorer la ville de Cleveland, berceau du Rock & Roll, où Alan Freed, célèbre animateur/DJ popularisa le terme. On la retrouve également à l’entrée du Rock & Roll Hall of Fame. L’inscription “Cleveland” présente sur le recto reprend certaines typographies de logos de grands groupes ou chanteurs de Rock. Cleveland abrite le Rock and Roll Hall of Fame and Museum, un véritable temple de la musique. Pour célébrer ce style musical, l'inscription Cleveland a été réalisée avec huit polices inspirées de différents groupes emblématiques, des affiches et des pochettes d'albums. Cette tenue nous ramène à la fin des années 80, où des enseignes au néon illuminaient les boîtes de nuit et les salles de la ville.
  • Detroit Pistons : Cette année encore les Detroit Pistons ont choisi d’honorer leur ville sous l’angle de Motor City. On va finir par savoir que la ville était un haut lieu de l’industrie automobile. Côté design, rien de bien nouveau. Détroit acquiert le surnom de « Motor City » grâce à l'industrie automobile, très développée dans la ville. L’uniforme des Pistons a été conçu en collaboration avec le rappeur Big Sean, dont l’enfance à Détroit a inspiré une grande partie de sa musique. L’uniforme rend hommage au gymnase de Saint Cecilia, surnommé « The Saint », où de nombreuses légendes ont joué. Véritable institution à Detroit, « The Saint » a été une lueur d’espoir pour de nombreux habitants de Détroit et a créé un endroit sûr pour jouer au basket.
  • Indiana Pacers : Sous cette tunique, l’équipe menée à l’époque par le redoutable Reggie Miller, a même fait une apparition en Finales NBA. Une période qui a été marquée par les performances de Reggie Miller.
  • Miami Heat : Après le bleu, le blanc et le noir, les floridiens inovent avec un très clivant uniforme bi-colore, reprenant l’ensemble des coloris utilisés. Tantôt bleu, tantôt rose, ce jersey ne laissera personne indifférent. On aime ou on n’aime pas. L’uniforme du Miami Heat reprend celui de l’année dernière en passant du noir au blanc comme couleur de base.
  • New York Knicks : Une fois encore les Knicks s’illustrent de la mauvaise manière. No offense aux fans de l’institution New-Yorkaise. Mais là, ils tendent le bâton pour se faire battre. Fondé par Ronnie Fieg en 2011, le label de mode américain ne s'est pas montré très créatif pour la tenue des Knicks.
  • Orlando Magic : L’uniforme est inspiré des tenues à fines rayures que portaient les joueurs d’Orlando dans les 90’s. Pas moche, mais pas réussi non plus.
  • Philadelphia Sixers : Les fans des Sixers de la fin des années 90 attendaient ça depuis longtemps. De là à dire que leur vœu a été exaucé, il ne faut pas pousser. Mais ne soyons pas trop dur, il n’est pas si mal. En plus, une anecdote sympa se cache derrière. Ce à quoi la franchise avait répondu que s’il gagnait le trophée de Rookie de l’année, son souhait deviendrait réalité. Simmons a dû se montrer patient, mais les Sixers ont tenu promesse. Le graphisme présent sur la tenue représente l'illumination des hangars à bateaux de la Schuylkill river de nuit. Le noir est utilisé comme couleur de base, une première depuis « l'ère Iverson ».
  • Toronto Raptors : Les Raptors aiment rendre hommage à la ville de Toronto par le biais du célèbre rappeur Drake. Oui, Drake est un enfant du pays. Mais, comme Détroit et Motor City, il faudrait maintenant passer à autre chose. Ils nous ont pondu une copie de celui de l’année dernière, passant du blanc au … gris clair. Youhou !
  • Washington Wizards : Même inscription “DC”, même graphisme, mêmes étoiles et mêmes bandes. RAS ! Et oui, 10 ans déjà. Ça ne nous rajeunit pas.
  • Dallas Mavericks : Une référence à cet animal mythologique qui veille sur la ville de Dallas. Ah oui, les Mavs célèbrent également leur 40ème anniversaire cette année. Et 40 ans, ça se fête ! Dallas Mavericks Pégase, le cheval ailé de la mythologie grecque, est le symbole de la ville de Dallas.
  • Golden State Warriors : Les mauvaises langues diront que les Warriors n’ont jamais autant célébré la ville d’Oakland que depuis qu’ils l’ont quittée. C’était déjà le cas l’année dernière et rebelote cette fois encore. Rappelant les uniformes de la fin des années 2000, une époque pas si glorieuse pour la franchise, les couleurs ont été revues pour lui donner un petit quelque chose de très contemporain. Quand les premières images du jersey ont fuité, l’excitation de l’attente a très vite laissé place à l’incompréhension. Rassurez-vous, même si ce bleu est un choix douteux, il y a une explication rationnelle. Conçu par l’artiste Allison Hueman, basée à Oakland, l’uniforme des Warriors intègre plusieurs éléments de design originaux. Les rayons de soleil qui émanent de la poitrine, symbolisent le pouvoir d’émancipation des femmes et le dégradé de couleurs représente la diversité de la Bay Area. Le résultat, un peu déroutant, débouche sur un uniforme unique qui témoigne des racines profondes des Warriors dans la communauté.
  • Los Angeles Clippers : Cette année encore, la Street Culture de LA est à l’honneur du côté des Clippers. Même typo GTA, mêmes liserets rouge et bleu. “Back to the roots ! En partenariat avec l'artiste Mister Cartoon et le graffeur Royyal Dog, les Clippers cherchent à célébrer l'esprit de la culture de rue de Los Angeles.
  • Memphis Grizzlies : La franchise du Tennessee a choisi d’honorer ici la mémoire du chanteur de soul Isaac Hayes. Les couleurs or et turquoise font quant à elles référence à la Cadillac Eldorado 1972 de Hayes. Pour mettre cet héritage culturel en avant, Nike et la franchise du Tennessee ont rendu hommage au label de musique Stax Records et au chanteur Isaac Hayes.
  • Minnesota Timberwolves : Le Minnesota est connu pour être l’État américain situé le plus au Nord. North Stars était aussi le nom de l’ancienne équipe de NHL domiciliée à Minneapolis jusqu’en 1993. Les trois nuances de bleus font allusion aux trois rivières qui traversent la ville et à la profondeur du lac Michigan, qui borde Milwaukee.
  • New Orleans Pelicans : Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Pelicans ont parfaitement compris le concept de rendre hommage à leur ville. “Inspiré” est un euphémisme. L’uniforme des Pelicans a littéralement été cousu à partir du drapeau.
  • Oklahoma City Thunder : Le Thunder célèbre cette année l’État d’Oklahoma. La police utilisée reprend celle du drapeau de l’État.
  • Phoenix Suns : Cette saison, les Suns ont choisi d’honorer la ville de Phoenix et son aire urbaine, que l’on surnomme “The Valley of the Sun.” Il faut aimer les couleurs, mais l’ensemble est hyper réussi. Le tout dans un dégradé pixelisé tirant du jaune orangé au violet. L’inscription “The Valley” en blanc complète le design. En fond, l'équipementier américain a représenté un coucher ou un lever de soleil sur la Camelback Mountain. Une montagne située à côté du centre d'entraînement des Suns. Subtil. L’uniforme des Suns célèbre les cultures amérindiennes et les 22 tribus indigènes qui vivent dans cette région depuis des milliers d’années. La couleur turquoise représente la pierre de protection, ou pierre vivante, qui a une signification particulière dans la communauté indigène locale. Un ruban noir accueille de multiples inscriptions signifiant « soleil » dans toutes les langues tribales de l’Arizona.
  • Portland Trail Blazers : Les Trail Blazers célèbrent ici l’esprit pionnier de l’État, ses paysages ainsi que les tribus qui ont fait de ces terres leur maison. Le design plutôt épuré raconte donc beaucoup de choses avec peu d’éléments. Le flocage “Oregon” orne le recto du jersey dont le graphisme est inspiré du célèbre panneau lumineux qui trône fièrement dans le vieux Portland. Les Trail Blazers célèbrent l'esprit de l'Oregon. Elle représente un coucher de soleil sur les montagnes. Les Trail Blazers reverseront une partie des ventes au Native American Youth and Family Center (NAYA), une association qui soutient les Indiens d'Amérique.
  • San Antonio Spurs : Alléluia ! Nos prières ont enfin été entendues. Après des années à honorer l’armée avec des uniformes aux motifs camo divers et variés, les Spurs ont décidé de tourner la page. Et quelle réussite ! Les plus observateurs noteront également les petits motifs “fiesta” très en vogue sous l’ère Robinson. Mais tout doucement. Le noir, prédominant, lui apporte une touche de sobriété qui manquait à la précédente version.

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