Triathlon en Nouvelle-Aquitaine : Actualités et Perspectives

Le triathlon, un sport de plein air qui séduit de plus en plus d'adeptes, connaît un essor notable en Nouvelle-Aquitaine. Cet article fait le point sur l'actualité de la discipline dans la région, en mettant en lumière des événements marquants et des initiatives visant à promouvoir ce sport.

Le Triathlon de Lacanau repris par la Ligue Nouvelle-Aquitaine

Lancé en 2013 par Florence Roche et Patrice Durand, le triathlon de Lacanau, organisé au Moutchic, est un événement incontournable du calendrier sportif girondin. Après plusieurs années d'investissement personnel, les fondateurs ont passé le relais à la Ligue Nouvelle-Aquitaine (LNAT) pour l'organisation de cette épreuve, qui fêtera sa 10e édition le week-end du 3 et 4 mai.

Florent Roche explique cette décision par un besoin de passer à autre chose après plusieurs années d'investissement important. Il se réjouit de voir la Ligue reprendre le flambeau et assure qu'il participera avec plaisir à l'événement.

En partenariat avec la municipalité de Lacanau et l’Office de tourisme communautaire Médoc Atlantique, la Ligue a donc pris le relais pour préserver ce rendez-vous dans l’agenda sportif de la Gironde et le maintenir dans le giron associatif.

L'événement est devenu une belle vitrine pour le triathlon. En 2024, Lacanau avait réuni 1 200 participants, répartis sur deux distances : le M (1,5 km de natation, 40 km de cyclisme et 10 km de course à pied) et le L (3,8 km de natation, 180 km de cyclisme et 42,195 km de course à pied). Lors de sa plus grosse édition, le Tri’Events avait rassemblé jusqu’à 1 800 inscrits, plus une course dédiée aux enfants. Florent Roche et Patrice Durand, tous deux bénévoles, avaient finalement décidé de ramener la jauge à un nombre plus « raisonnable » de 1 200 dossards en moyenne.

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Comme pour la précédente édition, le week-end des 3 et 4 mai sera rythmé par les deux épreuves : le M et le L. Les organisateurs s'attendent à un nombre similaire de compétiteurs cette année, avec une affluence particulièrement marquée pour le format M, qui est déjà complet. Pour le format L, les inscriptions sont ouvertes et se poursuivent. Les relais, qui permettent à plusieurs personnes de participer ensemble, connaissent un grand succès, offrant une alternative plus accessible pour ceux qui souhaitent relever le défi en équipe.

Pour faire face à l’ampleur de l’organisation, la Ligue d’Aquitaine fait appel à de nombreux bénévoles. « Nous avons besoin d’un groupe d’environ 150 personnes pour assurer la sécurité, gérer les transitions, soutenir les athlètes et participer à l’animation de l’événement tout au long du week-end. Les bénévoles joueront un rôle essentiel. Leur aide sera précieuse », précise Jules Raimondo.

Essor du Triathlon en Nouvelle-Aquitaine

Le triathlon séduit de plus en plus de personnes, des jeunes aux plus de 50 ans. En 2024, la LNAT a enregistré une progression de 8 % du nombre de ses licenciés, portant à plus de 6 200 le nombre de pratiquants dans un cadre fédéral. De plus, les bons résultats des athlètes français aux Jeux olympiques Paris 2024 ont contribué à faire briller cette discipline sur la scène nationale. À Lacanau, l’objectif de la Ligue d’Aquitaine est de pérenniser l’événement lancé par Florent Roche et Patrice Durand.

La Ligue Nouvelle-Aquitaine de Triathlon : Actions et Défis

Jean-Jacques Gauthier est à la tête de la Ligue Nouvelle-Aquitaine de triathlon depuis décembre 2018. Il souligne l'importance de l'ancrage territorial pour gérer les clubs de manière adaptée aux spécificités locales. Il met également l'accent sur la nécessité pour les clubs de s'intégrer dans le milieu économique et de devenir autonomes, face à la baisse des subventions d'État.

La Ligue Nouvelle-Aquitaine a tenu son assemblée générale en visio-conférence.

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Jean-Jacques Gauthier : «En raison de l’épidémie de covid-19, pas grand-monde ne voulait se déplacer. Cela dit, je suis un peu déçu car on n’a pas atteint le quorum la première fois, avec une quarantaine de clubs présents, sur les 52 qui étaient inscrits parmi les 96 que compte la Ligue. On retrouve le noyau dur des 40 clubs qui sont actifs. C’est assez étonnant car je pensais que c’était justement plus simple, mais le désengagement semble aussi plus facile.

Douze départements en sont aujourd’hui dotés. Il manque encore la Creuse et les Deux-Sèvres, où Parthenay et Niort, les deux principaux clubs, doivent se mettre en ordre de marche. Diriger au niveau régional est compliqué, il y a besoin d’un ancrage territorial car on ne gère pas un club à La Rochelle comme on le fait à Pau ou Guéret. Ensuite, on a rencontré tous les clubs au cours de séminaires, avec l’idée de les faire évoluer. Aujourd’hui, les subventions d’Etat baissent, les clubs doivent de plus en plus s’intégrer dans le milieu économique. Ils doivent devenir autonomes.

«Cela nous a touché principalement au niveau des organisations. Il y en a une centaine sur le territoire. Et cela va au-delà de la période de confinement qu’on a connue. Pas mal d’épreuves prévues dans les prochaines semaines et prochains mois sont annulées, par peur d’un retour de l’épidémie ou par manque de bénévoles et/ou de moyens financiers. Les effectifs restent en constante augmentation, de l’ordre de 5 % en 2019, avec 5897 licenciés. On a perdu trois clubs, mais sept on touvert.

«C’est peut-être le domaine où il y a du travail à faire. On obtient des résultats chez les jeunes. Mais, alors qu’on est la troisième Ligue de France en termes de licenciés, qu’on compte le plus grand club de France avec La Rochelle et ses 450 licenciés, on n’est pas ou peu représenté au très haut niveau.

Le Challenge Régional Adulte

Dans le cadre du développement des pratiques au sein de la FFTRI, la Ligue Nouvelle-Aquitaine de Triathlon souhaite valoriser et promouvoir des disciplines encore peu représentées, tant à l’échelle nationale que régionale. Cette initiative vise également à soutenir les organisateurs locaux de Nouvelle-Aquitaine.

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Quel est le principe de ce challenge ? Les épreuves concernées sont les suivantes :

  • Triathlon des Cadets de Gascogne.
  • 33ᵉ Triathlon des Pins.
  • Triathlon de Bordeaux
  • Triathlon de Baudreix.
  • BDV Aqua Challenge.
  • SwimRun du Val de Vienne.
  • Duathlon de Bayonne (annulé).
  • Bike & Run de La Teste-de-Buc.
  • Cross Duathl’Ions.

Chaque participation à une épreuve donne droit à un point. Plus vous participez, plus vous cumulez de points.

Championnat de France des Ligues de Triathlon

60 équipes ont participé au Championnat de France des Ligues de Triathlon qui s’est déroulé sous la pluie ce dimanche à Angoulême (Charente). Avec trois médailles, l’Île-de-France est sans surprise la ligue qui a récolté le plus de médailles. L’argent est revenue à Auvergne-Rhône-Alpes conduite par Léa Leclair qui avait décroché l’or la veille en Aquathlon et le bronze au Centre Val de Loire dont le leader était Hippolyte Bigot (3e la veille),

Chez les minimes, la victoire s’est jouée au sprint entre l'Île-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Chez les cadets, l’Île-de-France, qui comptait dans son quatuor deux médaillées de la veille (Mia Ressencourt 1re et Ambre Ugolini 3e) faisait figure de grande favorite. La formation francilienne n’a pas eu à forcer son talent pour devancer la Bourgogne-Franche-Comté qui alignait trois athlètes ayant terminé dans le Top 10 en Aquathlon (Maella Vosghien 6e, Théo Cini 6e et Valentin Lepers 7e). Cerise sur le gâteau pour la formation lauréate, elle a devancé toutes les équipes Juniors. Chez les juniors, la Ligue Pays de la Loire s’est facilement imposée. L’argent et le bronze sont revenus respectivement au Grand-Est et l'Île-de-France.

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