Le monde du football est un carrefour où les destins se croisent, les carrières se construisent et les légendes naissent. Certains joueurs ont marqué l'histoire de plusieurs clubs, laissant une empreinte indélébile dans le cœur des supporters. Cet article explore les joueurs ayant eu l'opportunité de porter les couleurs de deux clubs prestigieux : la Lazio de Rome et le Paris Saint-Germain.
Des figures emblématiques de la Lazio
La Lazio, club historique de la capitale italienne, a vu passer des joueurs talentueux et passionnés. Certains d'entre eux sont devenus de véritables légendes, gravant leur nom dans l'histoire du club.
Guerino Gottardi : L'homme des grands moments
Andy Warhol parlait d’un quart d’heure de gloire pour chacun. Guerino Gottardi a eu un peu plus que ça. Mais pas beaucoup plus. Cela lui a pourtant suffi pour marquer l’histoire de la Lazio. Arrivé à Rome en 1995, ce joueur suisse va passer la majeure partie de son temps sur le banc. 84 apparitions en neuf ans, ça ne fait même pas une moyenne de dix apparitions par an. Et pourtant, Gottardi a su être là à des moments qui comptent. D’abord le 21 janvier 1998 lorsque, à la 94e minute d’un derby romain en quarts de finale retour de Coupe d’Italie, il offre la victoire aux siens (1-2). Un but anecdotique, car la Lazio avait de toute façon gagné le match aller 4-1 mais qui aura son importance à la fin de la saison. Deuxième étape le 29 avril 1998, cette fois-ci en finale de Coupe d’Italie. Après avoir perdu la finale aller 1-0 à Milan, les Laziali se retrouvent menés 1-0 dès l’entame de la deuxième période. Eriksson fait alors entrer Gottardi. « Et là, on aurait dit Maradona » , racontera dans So Foot Alessandro Nesta. En feu, le petit Guerino égalise cinq minutes après son entrée en jeu. Trois minutes plus tard, il se procure un penalty que Jugović transforme. La Lazio s’impose finalement 3-1 et l’homme de la finale, c’est lui. Enfin, troisième round, le 13 février 2001. Dans un match de Ligue des champions à Bernabéu, au beau milieu de Figo, Raúl, Morientes, Crespo, Nedvěd et Veron, c’est bien l’improbable Gottardi qui égalise à la 84e minute.
Giuliano Fiorini : Le sauveur
Certaines images ont le don de vous procurer des frissons à chaque fois que vous les regardez. Le but de Giuliano Fiorini contre Vicenza le 21 juin 1987 en fait partie. Cette saison-là, la Lazio est en Serie B, et commence le championnat avec une pénalité de neuf points. Pénalité énorme lorsque l’on sait qu’à l’époque, la victoire ne vaut que deux points. Les Laziali parviennent à combler leur retard et se présentent à la dernière journée avec leur destin entre leurs mains. Pour éviter la relégation en Serie C1 et s’offrir un barrage, il faut battre Vicenza. 62 000 tifosi s’amassent dans le stade pour l’occasion. Une ambiance électrique, un mélange d’angoisse, d’excitation, de peur. Le match est fermé, peu d’occasions. Les minutes défilent et chaque seconde qui passe rapproche la Lazio de la troisième division. 60e, 70e, 80e… Toujours rien. Un silence de cathédrale commence à s’installer dans le stadio Olimpico. Silence brisé à la 83e minute par Giuliano Fiorini. L’attaquant arrivé deux ans auparavant place un bon pointard des familles et délivre tout un peuple. Sa course sous la Curva Nord est irréfrénable. Cris, larmes, accolades, joie. Fiorini vient de sauver la Lazio. Tel un super-héros, il s’en ira à Venise après cet exploit, et mettra un terme à sa carrière en 1990. Gravement malade, il décède en 2005 d’une tumeur aux poumons.
Pavel Nedvěd : L'incarnation de l'ambition
Pavel Nedvěd fait partie des joueurs qui méritent de figurer dans le top 10 des meilleurs joueurs de l’histoire de deux clubs italiens : la Juventus (Sofoot.com l’avait classé 7e) et, donc, la Lazio. Arrivé à Rome en 1996 en provenance du Sparta Prague, il va incarner à merveille le projet de Sergio Cragnotti : un jeune joueur, ambitieux, extrêmement doué, et qui a la dalle. Déjà important dans le système de Zoff en 1996-1997, il sera la pièce maîtresse de la Lazio d’Eriksson. Sa grinta, sa frappe de balle, son abnégation en font chaque année l’un des meilleurs joueurs du championnat italien. En mai 1999, après une saison compliquée à cause d’une blessure, il offre la Coupe des coupes à la Lazio d’une splendide volée en finale contre Majorque. Il est ainsi, pour toujours, le dernier buteur de l’histoire de cette compétition. Des buts importants, Nedvěd en marquera d’autres. Lors du derby-Scudetto de mars 2000, en finale de Coupe d’Italie de la même année contre l’Inter (le fameux match de la blessure de Ronaldo), ou contre la Juventus lors de la saison 2000-2001. La Juve, justement. À l’été 2001, à cause de différends avec les dirigeants laziali, qui ont besoin de liquidités, il rejoint la Vieille Dame pour 36 millions d’euros, soit environ sept fois son prix d’achat.
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Aldo Puccinelli : Une fidélité récompensée
Aldo Puccinelli a bien été une bandiera du club romain. 339 matchs de Serie A avec la Lazio, soit le record, devant Pino Wilson (324) et Giuseppe Favalli (298). 78 buts au total, ce qui en fait le sixième meilleur buteur de l’histoire. Né dans un petit village dans la province de Pise, il débarque à Rome à l’âge de 20 ans, en 1940. C’est la première fois qu’il arrive dans une grande ville. Il devient titulaire à partir de 1941, entre dans les cœurs des tifosi le 24 mai 1942 en marquant face à la Roma, mais doit rentrer en Toscane pendant la guerre. Après la fin du conflit, il revient à Rome et sera le leader de cette Lazio d’après-guerre qui termine régulièrement dans les premières places de Serie A. Il quitte le club de sa vie en 1955, manquant ainsi pour trois petites années (1958) le premier trophée de l’histoire des Biancocelesti.
Pierluigi Casiraghi : Le physique trompeur
Ce n’est pas pour rien qu’à Rome, Pierluigi Casiraghi était surnommé « Gigi Tyson » . Il faut dire que l’attaquant avait plutôt un physique et une dégaine à aller mettre des gnons sur un ring plutôt que pour faire des talonnades sur un terrain de foot. Or, les apparences (et les surnoms) sont trompeur(se)s, car Casiraghi était loin d’être un bourrin sans finesse dans les pieds. À la Lazio, il a formé pendant des années un magnifique duo avec Beppe Signori, les deux inscrivant même 38 buts lors de la saison 1995-1996. Travailleur infatigable, Gigi était le joueur type qui se sacrifie, qui court pour deux, et qui traîne là où il faut, quand il faut. Les supporters ont encore en tête ce formidable quadruplé contre la Fiorentina en mars 1995 (8-2), ou encore ces deux buts en reprise acrobatique face à la Roma, l’un lors du derby du 23 avril 1995, l’autre lors de celui du 1er novembre 1997, brassard de capitaine au bras.
Renzo Garlaschelli : L'un des rares rescapés
Renzo Garlaschelli est l’un des seuls à avoir évité la malédiction de la Lazio championne d’Italie 1974. Entre Luciano Re Cecconi tué par balle (1977), Tommaso Maestrelli décédé d’un cancer (1976), Mario Frustalupi victime d’un accident de la route (1990), et Giorgio Chinaglia terrassé par un infarctus (2012), il ne faisait pas bon faire partie de cette équipe de bandits qui a triomphé en 1974. Renzo Garlaschelli, lui, va bien. Il est aujourd’hui consultant pour des émissions de radio labélisées Lazio. Une Lazio qu’il n’a jamais vraiment quittée depuis son départ, en 1982. Il met alors un terme à dix années de relation, au cours desquelles il a tout connu : l’année de la remontée en Serie A en 1972-1973, le Scudetto en 1974, la relégation administrative en 1980, la Serie B en 1981.
Alessandro Calori : Le but du sacre
Pourtant, il est bien l’un des joueurs les plus importants de l’histoire du club. Modeste défenseur passé par l’Udinese, Perugia et Brescia, Calori a marqué, le 14 mai 2000, le but qui a offert le titre de champion d’Italie à la Lazio. C’est la dernière journée de Serie A, la Juve est en tête avec 71 points, la Lazio suit avec 69. Les Romains disposent facilement de la Reggina à domicile (3-0), pour grimper à 72. La Juve doit donc battre Perugia, qui n’a plus rien à jouer puisque déjà sauvé. Le score reste bloqué à 0-0, et à la mi-temps, un déluge s’abat sur le Stadio Renato Curi, retardant la reprise de plus d’une heure. Et au retour des vestiaires, sur un terrain trempé, Alessandro Calori donne l’avantage à Perugia. Le score en restera là, et la Lazio est sacrée championne d’Italie pour la deuxième fois de son histoire.
Simone Inzaghi : Un buteur prolifique devenu entraîneur
S’il fallait retenir un match de Simone Inzaghi à la Lazio, ce serait évidemment cette rencontre de Ligue des champions face à l’OM. Un quadruplé pour l’histoire, qui avait permis à la Lazio de terrasser les Marseillais, 5-1. Mais ce serait minimiser ses onze saisons passées à Rome que de les réduire à une magique soirée. Car mine de rien, Inzaghino, aujourd’hui brillant coach de la Lazio, a remporté sept trophées en tant que joueur avec le club romain (un Scudetto, trois Coupes d’Italie, deux Supercoupes d’Italie, une Supercoupe UEFA), soit deux de plus que Francesco Totti en 22 saisons avec la Roma. Il est aussi, à ce jour, le meilleur buteur de l’histoire de la Lazio en Coupe d’Europe, avec 20 réalisations (15 en Ligue des champions, 5 en Coupe UEFA), et le 11e meilleur buteur laziale all time, avec 55 pions.
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Marcelo Salas : L'attaquant chilien qui a conquis Rome
Les présentations entre Marcelo Salas et les supporters de la Lazio ont eu lieu le 11 juin 1998. Ce jour-là, l’Italie affronte le Chili en ouverture de son Mondial français. Alors que l’Italie mène 1-0 sur un but de Vieri, les Chiliens renversent la vapeur par deux buts de leur attaquant vedette : Marcelo Salas. Un joueur pour qui le président Cragnotti vient de débourser 17 millions d’euros. Quelques semaines après cette rencontre, il en déboursera 28,5 autres pour faire venir Vieri. Salas-Vieri. Probablement le plus beau duo d’attaque de l’histoire de la Lazio. À Rome, Salas va montrer toute l’étendue de sa panoplie : des buts de renard, des coups de casque monumentaux, une capacité folle à se démarquer. Pendant deux saisons, il est le terminal d’attaque de cette équipe qui gagne tout, de la Coupe des coupes au Scudetto. Le 27 août 1999, c’est lui qui offre la Supercoupe UEFA à la Lazio, en marquant le seul but du match face à Manchester United.
Paul Gascoigne : L'Anglais fantasque
En amour, certaines choses ne s’expliquent pas. Le coup de foudre par exemple. Un regard, et deux personnes tombent amoureuses. En football, c’est, à peu de choses près, la même chose. Paul Gascoigne et les tifosi de la Lazio se sont aimés au premier regard. Parce qu’ils se sont reconnus. La romance va durer quatre ans, de 1991 à 1995. Et cet amour ne se compte pas en matchs joués : seulement 47 toutes compétitions confondues, pour six buts. Il faut dire que sa première saison, Gazza l’a passée entièrement à l’infirmerie, après s’être brisé le genou lors de son dernier match avec Tottenham. Les tifosi laziali l’ont alors soutenu, et l’ont attendu. Déconneur, bon vivant, Gascoigne va répandre sa bonne humeur (et quelques bonnes bouteilles) dans le vestiaire romain. Un jour, il débarque dans la salle de réception de l’hôtel où séjourne la Lazio entièrement nu, expliquant à son coach Dino Zoff qu’il était sorti toute la nuit, mais que, comme il voulait impérativement être à l’heure, il n’avait pas eu le temps de s’habiller. Il quitte Rome en 1995, mais y a laissé un souvenir indélébile.
Juan Sebastián Verón : Le maestro argentin
C’est un fait : Juan Sebastián Verón a connu le pic de sa carrière à la Lazio. Il a alors 25 ans et régale dans un milieu de terrain où il se trouve comme un poisson dans l’eau aux côtés de ses coéquipiers premium, Simeone, Almeyda, Stanković, Conceição, Nedvěd… Avec sa vision du jeu et sa technique, il va être l’un des grands artisans du Scudetto en 2000. Plus de quinze ans après, les tifosi prennent encore du plaisir à revoir son coup franc vainqueur contre la Roma, ses ouvertures dingues, son corner rentrant contre le Hellas Vérone, sa reprise de volée contre l’Udinese, son lob acrobatique contre Feyenoord ou son missile contre Valence.
Siniša Mihajlović : Le spécialiste des coups francs
Quand on a joué deux saisons à la Roma, pas facile de débarquer à la Lazio et de se faire accepter des tifosi. Cela n’a pourtant posé aucun problème pour Siniša Mihajlović. Dès son arrivée, le Serbe va montrer à ses nouveaux supporters qu’il est venu là pour deux choses : gagner et envoyer des coups francs dans la lucarne. Les deux missions seront accomplies avec brio. Avec la Lazio, il gagne tout : Coupe des coupes, Supercoupe UEFA, Scudetto, Coupe d’Italie (deux), Supercoupe d’Italie (deux). Et il va planter un nombre de coups francs ahurissant. À une certaine époque (surtout entre 1998 et 2000), à l’instar de Platini à la Juve ou de Juninho à Lyon, un coup franc pour la Lazio aux abords de la surface était équivalent à un penalty.
Roberto Lovati : L'homme à tout faire
À la Lazio, Roberto Lovati a tout fait. Préparateur des gardiens, instructeur des jeunes, observateur, entraîneur de la Primavera, coach adjoint, pompier de service, directeur sportif, directeur technique. Un CV dingue qui en ferait presque oublier que, pendant six ans, de 1955 à 1961, il a été le gardien de but de cette équipe. C’est d’ailleurs lui le portier de la Lazio le 24 septembre 1958, jour où la Lazio remporte la Coupe d’Italie face à la Fiorentina, premier trophée de son histoire. Bob Lovati aura également un rôle extrêmement important dans la Lazio 74. Alors coach adjoint du tant aimé Tommaso Maestrelli, c’est lui qui va permettre au navire de ne pas chavirer lors de la mort de ce dernier en décembre 1976, suivie de celle, tout aussi tragique, du meneur de jeu Luciano Re Cecconi en janvier 1977. Il est alors considéré comme le papa de tous, et ce côté paternaliste, rassurant, le suivra toute sa vie, dans le seul club de son cœur.
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Deux fidèles parmi les fidèles
Le premier, Negro, débarque au club en 1993, au tout début de l’ère Cragnotti. Le second, Couto, arrive en 1998. Les deux défenseurs vont rester au club jusqu’en 2005. Douze saisons pour Negro, sept pour Couto. Ils font d’ailleurs partie des seuls « survivants » qui acceptent de largement baisser leur salaire après le rachat du club en 2004 par Claudio Lotito. En 2013, il racontait la mésaventure à Sofoot.com. « J’ai gagné beaucoup de derbys, mais j’ai également eu la malchance d’inscrire un but contre mon camp lors d’un derby, qui plus est décisif, et qui plus est lors de la saison où la Roma a gagné le Scudetto. Pendant des années, à chaque fois qu’un supporter de la Roma me croisait, il me rappelait cet évènement. C’est difficile à gérer. Surtout que ce but était totalement involontaire, ce n’est même pas moi qui ai fait un mauvais geste, c’est juste le ballon qui a rebondi sur moi.
On pourrait écrire un roman sur la famille Sentimenti.
Cinq frangins, dont quatre ont joué en Serie A, et trois ensemble à la Lazio. Il y avait Vittorio, connu sous le nom de Sentimenti III, milieu de terrain laziale de 1949 à 1952. Puis Primo, aka Sentimenti V, défenseur de la Lazio de 1950 à 1957. Et enfin, le plus emblématique, Lucidio, soit Sentimenti IV. Lui était gardien de but, et a défendu les cages biancoceleste pendant cinq saisons, de 1949 à 1954. À l’âge de 15 ans, Lucidio, déterminé à devenir footballeur, avait envoyé une lettre au club de son village : « J’ai 15 ans, je travaille en tant qu’apprenti cordonnier pour 15 lires par semaine, je veux jouer au foot. À n’importe quel poste, même gardien de but. » Et le voilà ainsi lancé dans une carrière de gardien qui va durer 22 ans, et qui le verra passer par Modène, la Juve, la Lazio, Vicenza et évidemment la Nazionale. Il demeure l’un des meilleurs gardiens que la Lazio ait connus, avec son lot d’histoires folles le concernant. Par exemple, il aimait bien tirer les penaltys. Ou encore : par excès de confiance, il encaissait des frappes de loin, à tel point que les tifosi laziali l’ont accusé d’être myope et ont convaincu le club de lui faire passer une consultation chez l’ophtalmo.
Le PSG à la recherche de talents en Italie
Le Paris Saint-Germain, club ambitieux de la capitale française, a souvent puisé ses joueurs en Italie, notamment en Serie A. Le directeur sportif Leonardo a prouvé à maintes reprises son intérêt pour le championnat italien, comme en témoigne le transfert définitif de Mauro Icardi (ex-Inter Milan).
Adam Marusic et Sergej Milinkovic-Savic : Les cibles potentielles
Le PSG s'est encore renseigné auprès de la Lazio sur Adam Marusic et Sergej Milinkovic-Savic. Le directeur sportif parisien pourrait de nouveau s'activer en Serie A. Même s'il devrait calmer le jeu lors des prochaines semaines, notamment à cause de la reprise programmée des principaux Championnats européens et le flou sur les dates d'ouverture des marchés, le dirigeant brésilien s'est dernièrement de nouveau penché sur deux joueurs de la Lazio Rome.
Le latéral droit Adam Marusic l'intéresse pour remplacer Thomas Meunier, en fin de bail. Le transfert du Monténégrin (27 ans, contrat jusqu'en 2022), également pisté par Everton, se négocierait autour de 15 M€. Ce poste sera la prochaine priorité parisienne. Au milieu, Sergej Milinkovic-Savic plaît beaucoup à « Leo », qui a récemment relancé l'entourage de l'international serbe (25 ans, 2024). Si un grand club européen aurait pris une longueur d'avance, l'idée d'un package regroupant les deux joueurs romains serait dans l'air autour de 80 M€.
Les joueurs ayant porté les couleurs des deux clubs
Avec l'arrivée de Lionel Messi au PSG en provenance du Barça, ils sont désormais dix-sept à avoir porté les couleurs des deux clubs. De Ronaldinho à Neymar en passant par Ibrahimović, le talent ne manque pas.
Cristóbal : Un latéral droit espagnol
Cristóbal Parralo Aguilera, de son nom entier, a été formé et lancé au Barça. Entre 2001 et 2003, il a effectué ses deux dernières saisons en tant que professionnel sous la tunique parisienne. International espagnol, il évoluait au poste de latéral droit. Il a ensuite croisé la route de Zinédine Zidane lorsqu'il a été nommé entraîneur de La Corogne.
Mikel Arteta : Révélation à Paris
Lui aussi formé au FC Barcelone, Mikel Arteta n'a cependant jamais joué avec l'équipe première des Blaugrana. Prêté six mois au PSG en janvier 2001, il a totalement convaincu ses dirigeants de le conserver. Son prêt a donc été prolongé d'une saison. Avec Paris, Arteta s'est révélé au haut niveau.
Richard Dutruel : Formé au PSG, titulaire à Barcelone
Formé au PSG, Richard Dutruel n'a pourtant jamais véritablement eu sa chance avec la formation francilienne. Pour s'affirmer, il a dû traverser la frontière espagnole. Le FC Barcelone l'a recruté en 2000 pour en faire son titulaire. International, Dutruel n'a connu qu'une seule sélection avec les Bleus.
Frédéric Déhu : Du RC Lens au PSG en passant par Barcelone
Lancé au RC Lens, un club avec lequel il a fait toutes ses classes, Frédéric Déhu est ensuite parti au FC Barcelone en 1999. Il n'est resté qu'une seule saison en Catalogne. Dans la foulée, il s'est engagé au PSG. Il est resté quatre années à Paris avant de rejoindre le rival marseillais.
Juan Pablo Sorín : Un passage réussi au PSG
En 2000, Juan Pablo Sorín a quitté l'Argentine et River Plate pour Cruzeiro au Brésil. La formation auriverde l'a prêté à plusieurs reprises. Après une première expérience à la Lazio, il est cédé au Barça en janvier 2003. Six bons mois plus tard, il est prêté au PSG où il a pu retrouver son compatriote Gabriel Heinze. Avec Paris, il a notamment remporté la Coupe de France en 2004.
Ronaldinho : Magicien à Paris, légende à Barcelone
Ronnie n'est plus à présenter. Magicien du ballon rond, technicien inégalable, il a su régaler le Parc des Princes entre 2001 et 2003. En signant à Barcelone, il s'est ouvert le chemin de la gloire. Ballon d'Or 2005, il a permis au club catalan de remporter la Ligue des Champions l'année d'après. Mentor d'un certain Lionel Messi, il a éclaboussé l'Europe de son talent avec la tunique des Blaugrana. En 2008, après cinq saisons abouties avec le Barça, il a rejoint le Milan AC.
Ludovic Giuly : Vainqueur de la Ligue des Champions avec le Barça, passage au PSG
L'épopée de l'AS Monaco en C1 en 2004 est encore dans toutes les têtes. Protagoniste principal de cette formidable aventure, Ludovic Giuly n'a pas hésité au moment de rejoindre le Barça. Vainqueur de la Ligue des Champions en 2006, il a été poussé sur le banc par l'émergence de Messi. En 2007, l'international français a quitté le Barça pour la Roma. Une saison plus tard, il est revenu en France, au PSG. Il y est resté jusqu'en 2011, amassant au passage une Coupe de France.
Maxwell : Doublure de luxe à Barcelone, pilier au PSG
En 2009, Maxwell a rejoint le FC Barcelone de Pep Guardiola en provenance de l'Inter Milan. Doublure d'Abidal au poste de latéral gauche, il a su gratter du temps de jeu. Avec le Barça, il a notamment remporté la Ligue des Champions en 2011. Six mois plus tard, il s'est engagé avec Paris. Un club que l'international brésilien ne quittera qu'en 2017 après cinq ans et demi de bons et loyaux services.
Thiago Motta : Lancé à Barcelone, cadre au PSG
Lui aussi est arrivé en janvier 2012 au PSG. Mais à l'inverse de Maxwell, il n'est parti qu'en 2018, soit un an après le latéral gauche auriverde. Lancé au Barça, Thiago Motta a notamment remporté la Ligue des Champions en 2006 avec le club catalan. Barré par une féroce concurrence, il s'était exilé en Italie avant de rejoindre la France.
Zlatan Ibrahimović : Star internationale à Paris, passage mitigé à Barcelone
Ibra est arrivé en 2012 à Paris avec un statut de star internationale. Figure de proue du projet qatari, il a réalisé quatre saisons de grande envergure avec le club de la capitale. Pour autant, il n'a pas réussi à porter le PSG en C1. Le géant suédois est aussi passé par le FC Barcelone. C'était lors de la saison 2009-2010. Dans l'ombre de Lionel Messi, il n'a jamais réellement trouvé sa place au sein de l'équipe de Pep Guardiola, même si son bilan statistique est plutôt positif.
Lucas Digne : Barré au PSG et à Barcelone
Révélé au LOSC, Lucas Digne a fait le grand saut en 2013 en rejoignant le PSG. Barré par l'incontournable Maxwell, il n'a jamais véritablement eu l'occasion de se mettre en évidence tant le Brésilien s'est montré régulier. C'est pourquoi en 2016, après un prêt d'un an à la Roma, il s'est engagé au FC Barcelone. Pour autant, il a dû se contenter des miettes au vu du niveau affiché par son concurrent Jordi Alba.
Dani Alves : Tout gagné à Barcelone, passage en demi-teinte au PSG
Arrivé à Barcelone en 2008, lorsque Guardiola s'est installé sur le banc des Blaugrana, Dani Alves a tout gagné avec le club catalan. Il a notamment empoché trois Ligues des Champions ! Son association avec Messi sur le flanc droit a fait des ravages. En 2017, après une expérience fructueuse du côté de la Juventus, il s'est engagé à Paris. Souvent blessé, son arrivée n'a pas eu l'effet escompté. En 2019, après deux saisons, il est reparti au Brésil.
Neymar : Star à Barcelone, pari en demi-teinte au PSG
En 2017, les relations entre le PSG et le FC Barcelone se sont tendues lorsque le club parisien a posé les 222 millions d'euros de la clause libératoire de Neymar sur la table des négociations. Impuissants, les dirigeants catalans ont vu leur génie brésilien rejoindre la France malgré eux. Au PSG, l'international auriverde est arrivé dans le sillage de Dani Alves, son grand ami. Si la carrière parisienne de Neymar est pour le moment mitigée, son passage à Barcelone avait quant à lui été très réussi. En 2015, la pépite formée à Santos a soulevé la Ligue des Champions avec les Blaugrana. Avec Messi et Suárez, il formait la MSN, un trio qui a battu tous les records.
Kays Ruiz-Atil : Retour au bercail à Barcelone
Cet été, Kays Ruiz est retourné au Barça, un club qu'il avait quitté en 2015 pour le PSG. Dans la capitale, le natif de Lyon seulement âgé de dix-huit ans a eu l'opportunité d'effectuer ses grands débuts dans le monde professionnel. Libre, il a choisi de revenir à Barcelone, un club qui avait su l'accueillir en 2009. Pour le moment, il jouera avec la réserve des Blaugrana.
Xavi Simons : De la Masia au PSG
Le natif d'Amsterdam est lui aussi âgé de dix-huit ans seulement. Arrivé au Barça lorsqu'il n'avait que sept printemps, il a été couvé par les formateurs de la Masia pendant neuf saisons. Ensuite, il a pris son envol en rejoignant le PSG en 2019. Avec le club de la capitale, Xavi Simons a effectué ses débuts professionnels. La pépite néerlandaise est promise à un grand avenir.
Rafinha : Formé à Barcelone, définitivement au PSG
Le frère de Thiago a fait toutes ses classes au Barça, à l'instar de son frère Thiago qui évolue aujourd'hui à Liverpool. Barré par la concurrence féroce du club catalan, il n'a cependant jamais été un titulaire affirmé au sein de l'effectif blaugrana. Après plusieurs prêts, il a été cédé définitivement au PSG en octobre dernier.
Lionel Messi : L'arrivée surprise à Paris
Leo Messi n'est plus à présenter. Sextuple Ballon d'Or, il est arrivé à Barcelone à l'âge de treize ans. Avec les Blaugrana, il a tout gagné. Il a notamment remporté quatre Ligues des Champions ! Au sein de l'équipe de Pep Guardiola, son entente avec les Dani Alves, Xavi, Iniesta et autres Busquets a permis au Barça de dominer l'Europe du football pendant des années. Considéré par la plupart des spécialistes comme étant le meilleur joueur de tous les temps, Messi a remporté cet été la Copa América avec l'Argentine. Dans la foulée, à l'issue d'un long feuilleton, il a rejoint le Paris Saint-Germain contre toute attente.