Les figures emblématiques et les moments mémorables qui ont façonné l'histoire du football

La puissance d'une frappe peut changer le cours d'un match. Certains joueurs ont développé une telle force de tir qu’ils ont marqué l’histoire du football par des buts venus d’ailleurs, capables de transpercer les filets ou d’effrayer les gardiens les plus aguerris. La puissance de frappe ne se limite pas à la force brute. C’est une alchimie entre technique, équilibre et courage.

Les canons du football : une sélection de frappes exceptionnelles

Les plus grosses frappes de balle de l’histoire appartiennent à des joueurs comme Roberto Carlos, Hulk, Adriano ou Zlatan Ibrahimović. Leur puissance phénoménale, souvent mesurée à plus de 120 km/h, a marqué des générations.

Voici quelques joueurs reconnus pour la puissance et la précision de leurs tirs :

  • Roberto Carlos : Le Brésilien reste une légende absolue quand on parle de puissance. Ce qui est particulièrement admirable chez lui, c'est la combinaison de puissance brute et de technique. Sur un coup franc contre la France en 1997, Roberto Carlos tire un ballon à 137,5 km/h.
  • Adriano : L’« Empereur » possédait une frappe monstrueuse, souvent mesurée à plus de 130 km/h.
  • Hulk : L’un des joueurs modernes les plus redoutés en dehors de la surface.
  • Zlatan Ibrahimović : Zlatan a toujours aimé frapper fort, très fort. Ce qui est admirable chez lui, c'est la créativité mêlée à la puissance brute, capable de transformer chaque tir en œuvre d’art. La puissance de la frappe de Zlatan Ibrahimovic contre Anderlecht a mis tout le monde d’accord. Seule la vitesse est remise en question : certains disent que la balle a filé à 100 km/h (BeIN Sports), d’autres à 115 km/h (quotidien flamand), et enfin la presse britannique déclare que la frappe était à 150 km/h.
  • Steven Gerrard : Le capitaine emblématique de Liverpool avait un pied droit capable de dynamiter n’importe quelle défense.
  • Juninho : S’il est plus connu pour ses coups francs, Juninho possédait également une frappe terrible dans le jeu. Son secret : une technique parfaite et une compréhension unique de la trajectoire du ballon.
  • Ronny Heberson Furtado de Araújo : Inconnu du grand public, le Brésilien détient pourtant l’un des records de vitesse de frappe, estimé à 211 km/h lors d’un match au Portugal. Sur un coup franc contre Naval, le brésilien marque un but à 211 km/h !
  • Didier Drogba : L’Ivoirien combinait puissance et précision, notamment sur ses tirs lointains.
  • Paul Scholes : Moins impressionnant physiquement, Scholes compensait par une technique de frappe exceptionnelle.
  • Obafemi Martins : Lors d’un match opposant Newcastle à Tottenham, Obafemi Martins a inscrit un but allant à une vitesse de 135 km/h.
  • Alan Shearer : L’anglais Alan Shearer aura réussi l’exploit de tirer un coup franc à près de 138 km/h !
  • Matt Le Tissier : Matt Le Tissier est l’auteur d’un tir filant à la vitesse de 139,6 km/h !
  • Ritchie Humphreys : Sous les couleurs du club de Sheffield Wednesday, Ritchie Humphreys a inscrit un but à plus de 154,3 km/h. Sachez qu’à l’époque de son exploit, il n’était âgé que de 19 ans.
  • David Trezeguet : L’action se passe en 1998, lorsque Trezeguet joue pour l’AS Monaco. Ce but date du début de sa carrière.
  • Cristiano Ronaldo : En 2014, CR7 inscrit un but à près de 132 km/h !

Cinq buts de légende qui ont marqué l'histoire

Je vous ai préparé une sélection de buts incroyables qui font du foot un sport de spectacle comme peu d’autres… J’ai pris le parti d’en choisir cinq, il y en a beaucoup d'autres qui auraient mérité d'être distingués.

  • Dennis Bergkamp (Arsenal) vs Newcastle (2002) : Sur une passe de Robert Pirès, Dennis Bergkamp contrôle la balle du pied gauche, elle fait le tour de son adversaire direct. Pendant ce temps, il se retourne puis passe devant le défenseur et finit par un plat du pied droit qui termine sa course dans le petit filet. Un chef d’oeuvre ! Arsenal finira champion cette année-là.
  • Thierry Henry (Arsenal) vs Manchester United (2000) : Encore un but incroyable ! Thierry Henry, dos au but à l’entrée de la surface de réparation, est excentré sur la droite. Malgré un marquage serré, il lève la balle, se retourne et reprend le ballon de volée pour aller trouver la lucarne gauche de… Fabien Barthez ! Assurément l’un des plus beaux buts du meilleur buteur de l’histoire d’Arsenal.
  • Zinedine Zidane (Real Madrid) vs Bayer Leverkusen (2002) : La reprise de volée pied gauche de Zinedine Zidane est restée dans les annales du football. Le Français, à la recherche de sa première coupe aux grandes oreilles, n’a pas fait dans le détail. Sur un centre de Roberto Carlos, il reprend le ballon d’une volée magistrale qui finit en pleine lucarne. Score final : 2-1
  • Diego Armando Maradona (Argentine) vs Angleterre (1986) : Un but de jeu vidéo. Il démarre de sa moitié de terrain, dribble la moitié de l’équipe adverse, élimine le gardien et marque dans le but vide. L’un des buts qui a fait la légende du joueur argentin.
  • Roberto Carlos (Brésil) vs France (1997) : L’un des plus beaux coups francs de l’histoire. Faute à 35 mètres du but. Roberto Carlos se charge du coup de pied arrêté. Il frappe le ballon de l’extérieur du pied, l’effet est incroyable et le cuir termine sa course au fond des filets sans que le gardien n’ait le temps de réagir.

Les meilleurs joueurs de l'histoire du football

Bien qu’il soit difficile d’établir des comparaisons entre des joueurs de différentes époques, ces classements historiques permettent de mettre le sport en perspective et de se rendre compte de l’impact de certains joueurs, à la fois pour les fans d’aujourd’hui et au fil des ans.

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  1. Leo Messi: Le talentueux joueur argentin Lionel Messi est, même sans avoir terminé sa carrière, considéré par beaucoup comme le meilleur footballeur de l’histoire. Bien que cette affirmation puisse susciter des débats et des opinions divergentes, son génie sur le terrain est incontestable. Aux côtés de Johan Cruyff, Messi est le joueur le plus influent de l’histoire de Barcelone. Avec l’équipe catalane et l’équipe nationale argentine, il a remporté tous les titres possibles, à la fois collectivement et individuellement. La victoire historique au Qatar en 2022 a non seulement permis à Messi de remporter tous les trophées majeurs qu’il a disputés, mais elle a aussi cimenté sa place comme le plus grand de tous les temps, grâce à ses buts, ses passes décisives et ses moments inoubliables qui resteront gravés dans la mémoire collective du football. Lionel Messi pourrait remporter ce lundi son septième Ballon d’or, trophée récompensant le meilleur joueur de football de l’année. En 2010, Lionel Messi réalise une excellente saison avec le FC Barcelone, en termes de statistiques (48 buts et 12 passes décisives en 64 matchs). Mais lors de la Coupe du monde 2010, l’Argentin ne pèse pas et son équipe sort en quart de finale. Et pourtant, à la faveur d’un changement du mode d’attribution, il supplante les deux autres favoris de cette année 2010 : Wesley Sniejder et Andrès Iniesta. Idole absolue du Camp Nou, Lionel Messi combine une technique parfaite, une vision du jeu exceptionnelle et un sens du but hors du commun. Malgré des statistiques affolantes en termes de buts et de passes décisives, il serait dommage de résumer le génie argentin à ces quelques chiffres. Son talent inné est unique dans l’histoire du football. Son sacre lors de la Coupe du Monde 2022 l’a définitivement placé aux côtés de Diego Maradona et Pelé.
  2. Diego Armando Maradona: Diego Armando Maradona, connu sous le surnom de « El Pelusa », a été l’un des talents les plus purs que le football ait jamais connus. Bien que sa vie et sa carrière aient été marquées par des hauts et des bas et des épisodes controversés, son habileté sur le terrain était indiscutable. Au-delà des chiffres, Maradona jouait avec une passion et une qualité uniques. Il était un symbole du football par sa manière de vivre le sport et par l’élégance qu’il dégageait sur le terrain. « El Pelusa » reste le « Dieu » du football en Argentine, un pays qui l’idolâtre de son vivant et l’immortalise après sa mort. Ses exploits et sa manière unique de comprendre et de jouer au football en ont fait une légende, un joueur d’une classe incomparable et un symbole éternel du sport. Lui aussi parfois cité comme le plus grand joueur de tous les temps, Maradona était un génie du ballon rond. Sa technique exceptionnelle, sa vision du jeu et sa capacité à éliminer ses adversaires en ont fait un joueur unique. Son exploit lors de la Coupe du Monde 1986, où il a mené quasiment à lui tout seul l’Argentine au titre, reste l’une des plus grandes performances individuelles de l’histoire du football.
  3. Pelé: Edson Arantes do Nascimento, connu universellement sous le nom de Pelé, est synonyme de football et un véritable icône du sport qui a marqué une ère dorée pour le Brésil. Bien que sa carrière se soit déroulée à une époque où le football n’était pas aussi professionnalisé qu’aujourd’hui, son talent et ses exploits transcendent les époques et continuent d’influencer les générations. Pour ses exploits et ses contributions au sport, la FIFA l’a nommé meilleur joueur du XXe siècle. Pelé n’est pas seulement le plus grand Brésilien à avoir foulé un terrain de football, mais son héritage le maintient dans la discussion parmi les plus grands, en rivalisant de pertinence avec des figures comme Diego Maradona. En avance sur son temps, le Roi Pelé a marqué l’histoire du football. Il reste considéré par beaucoup comme le meilleur joueur de tous les temps. Doté de capacités techniques et athlétiques hors du commun, le Brésilien était injouable pour ses adversaires de l’époque. Sa technique remarquable, sa vision du jeu et son sens du but lui ont permis de hisser le Brésil sur le toit du monde. Son impact va bien au-delà des statistiques : il a inspiré des générations de joueurs.
  4. Johan Cruyff: Johan Cruyff, surnommé « El Flaco, » est synonyme d’innovation et de génie dans le football. En tant que joueur, sa vitesse et sa capacité de dribble en ont fait une référence incontournable de son époque. Cruyff a été le génie derrière le « football total, » un style de jeu libre et offensif qui a redéfini la stratégie et la perception du sport. Son intelligence tactique et sa compréhension unique du jeu ont non seulement renforcé ses équipes, mais ont également inspiré des générations futures de joueurs et d’entraîneurs. Son héritage est la combinaison d’un talent exceptionnel et d’une vision qui a transformé le sport pour toujours, faisant de « El Flaco » une légende à Amsterdam, Barcelone et au-delà.
  5. Franz Beckenbauer: Franz Beckenbauer, surnommé « Der Kaiser, » est considéré comme le meilleur défenseur de l’histoire du football. Ses contributions allaient bien au-delà de la défense : il fut un pionnier dans la relance depuis l’arrière et dans la direction de l’équipe depuis la ligne défensive. Sans Beckenbauer, l’évolution tactique et le rôle du défenseur moderne ne seraient pas les mêmes.
  6. Cristiano Ronaldo: Dans l’ère contemporaine du football, Cristiano Ronaldo a brillé de mille feux, malgré les comparaisons constantes avec Leo Messi, son grand rival. Son répertoire de compétences est inégalé : qualité technique, vitesse, physique exceptionnel, instinct de buteur et capacité de leadership. Sa ténacité et son éthique de travail l’ont propulsé au-delà de figures comme Eusébio et l’ont aidé à mener le Portugal vers ses plus grands triomphes internationaux, notamment le Championnat d’Europe 2016.
  7. Ferenc Puskas: Quand on parle de buteurs légendaires, il est impossible de ne pas remonter aux années 1950 et de se rappeler de Ferenc Puskás. Aux côtés d’Alfredo Di Stéfano, Puskás a été un joueur clé de l’ère des cinq Coupes d’Europe du Real Madrid, participant à la conquête de trois d’entre elles.

D'autres joueurs ont marqué l'histoire du football :

  • Zinédine Zidane est l’un des plus grands joueurs français de l’histoire. Maître du ballon, il a offert à la France sa première Coupe du Monde en 1998 avec deux buts de la tête en finale contre le Brésil.
  • Michel Platini, surnommé « Platoche », est l’un des plus grands meneurs de jeu de l’histoire. Avec son talent, il a mené la France à son premier titre majeur à l’Euro 1984, où il a marqué 9 buts en 5 matchs, un record encore inégalé.
  • George Best, joueur nord-irlandais, était surnommé le « 5e Beatles » pour son charisme et son style de vie.
  • Ronaldo Nazario, dit « Il Fenomeno », est l’un des attaquants les plus spectaculaires de l’histoire. Il alliait vitesse, puissance et technique.
  • Ronaldinho a enchanté le monde du football avec son sourire, ses gestes techniques et sa créativité.
  • Paolo Maldini, fidèle à l’AC Milan pendant 25 ans, est considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de l’histoire.

Le onze de rêve : une équipe de légende

C’est une question qui revient très souvent dans les discussions autour du ballon rond : quel est le meilleur onze de l’histoire du football ? Pour y répondre, nous avons dû faire des choix difficiles afin de composer l’équipe la plus équilibrée possible. A noter que sur les 11 joueurs choisis par nos soins, 10 ont remporté la Coupe du Monde ! Cette équipe de rêve se compose de 5 nationalités seulement (Allemagne, Argentine, Brésil, Espagne, Italie).

  • Gardien : Manuel Neuer. Unique gardien à avoir été Ballon d’Or, Lev Yachine figure très souvent dans le meilleur onze de tous les temps. Le Russe mérite d’ailleurs tous les éloges pour son rôle de précurseur. Nous avons néanmoins décidé de dépoussiérer le poste en lui préférant Manuel Neuer. L’Allemand a marqué durablement les esprits avec son style de « gardien-libéro ». Sa capacité à jouer loin de ses buts, ses réflexes exceptionnels et son leadership en ont fait un gardien complet.
  • Latéral Droit : Cafu. Le Brésil a vu passer certains des meilleurs latéraux droits de l’histoire : Djalma Santos, Carlos Alberto, Dani Alves… Le nom de Cafu sonne pourtant comme une évidence dans notre meilleur onze de tous les temps ! Sa capacité à enchaîner les montées tout au long du match, sa technique remarquable et sa longévité au plus haut niveau en ont fait une légende à son poste.
  • Défenseur Central : Franz Beckenbauer. Franz Beckenbauer est considéré comme l’un des plus grands défenseurs de tous les temps. Il a inventé le rôle de libéro moderne, combinant des qualités défensives exceptionnelles avec une capacité à lancer des offensives depuis l’arrière. Le Kaiser s’est d’ailleurs distingué en marquant de nombreux buts, chose inhabituelle pour un défenseur central à l’époque. Il a remporté la Coupe du Monde à la fois comme joueur (1974) et comme entraîneur (1990).
  • Défenseur Central : Franco Baresi. Pilier de la défense de l’AC Milan et de la Squadra Azzurra, Franco Baresi a été un libéro exceptionnel malgré sa taille moyenne (1,76 m). Son sens du placement, sa lecture du jeu et son leadership en ont fait l’un des meilleurs défenseurs de tous les temps. Il a passé toute sa carrière à l’AC Milan, devenant une véritable légende du club.
  • Latéral Gauche : Paolo Maldini. Considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de l’histoire, Paolo Maldini a passé toute sa carrière à l’AC Milan. Son n°3 a d’ailleurs été retiré chez les Rossoneri. Sa technique, son sens du placement, son élégance sur le terrain et sa longévité en ont fait une légende du football. On se souvient également de sa polyvalence, lui qui était capable de jouer aussi bien latéral gauche que défenseur central.
  • Milieu Central : Lothar Matthäus. Lothar Matthäus est l’un des milieux de terrain les plus complets de l’histoire. Sa vision du jeu, sa puissance physique et sa capacité à marquer des buts en ont fait un joueur d’exception. L’Allemand a toujours fait preuve d’une débauche d’énergie hors du commun, ce qui en faisait le moteur de chacune de ses équipes. Réputé pour son sale caractère, Lothar Matthäus n’en demeurait pas moins un formidable meneur d’hommes.
  • Milieu Central : Andrés Iniesta. Andrés Iniesta est l’un des milieux de terrain les plus talentueux de l’histoire. Sa vision du jeu, sa technique exceptionnelle et sa capacité à contrôler le rythme du match en ont fait un élément clé du FC Barcelone et de l’équipe d’Espagne. Il avait également le don pour briller dans les grands moments, à l’image de son but vainqueur lors de la finale de la Coupe du Monde 2010.
  • Attaquant : Lionel Messi. Idole absolue du Camp Nou, Lionel Messi combine une technique parfaite, une vision du jeu exceptionnelle et un sens du but hors du commun. Malgré des statistiques affolantes en termes de buts et de passes décisives, il serait dommage de résumer le génie argentin à ces quelques chiffres. Son talent inné est unique dans l’histoire du football. Son sacre lors de la Coupe du Monde 2022 l’a définitivement placé aux côtés de Diego Maradona et Pelé.
  • Attaquant : Pelé. En avance sur son temps, le Roi Pelé a marqué l’histoire du football. Il reste considéré par beaucoup comme le meilleur joueur de tous les temps. Doté de capacités techniques et athlétiques hors du commun, le Brésilien était injouable pour ses adversaires de l’époque. Sa technique remarquable, sa vision du jeu et son sens du but lui ont permis de hisser le Brésil sur le toit du monde. Son impact va bien au-delà des statistiques : il a inspiré des générations de joueurs.
  • Attaquant : Maradona. Lui aussi parfois cité comme le plus grand joueur de tous les temps, Maradona était un génie du ballon rond. Sa technique exceptionnelle, sa vision du jeu et sa capacité à éliminer ses adversaires en ont fait un joueur unique. Son exploit lors de la Coupe du Monde 1986, où il a mené quasiment à lui tout seul l’Argentine au titre, reste l’une des plus grandes performances individuelles de l’histoire du football.
  • Attaquant : Ronaldo. Pour terminer ce meilleur onze de tous les temps, nous avons longuement hésité entre les deux Ronaldo. Nous avons fini par choisir le Brésilien car le Portugais a davantage construit sa légende en tant qu’ailier. Surnommé O Fenômeno, Ronaldo est l’un des meilleurs attaquants de tous les temps. Sa vitesse, sa technique, sa puissance et son sens du but en ont fait un cauchemar pour toutes les défenses.

Remplaçants : Yachine, Lahm, Puyol, Rijkaard, Zidane, Di Stéfano, Cristiano Ronaldo, Cruyff, G. Best.

Les polémiques du Ballon d'Or

Objet de nombreuses convoitises, ce trophée individuel dans un sport collectif fait, par nature, toujours débat. De quoi remettre en cause le « mérite » de certains lauréats.

  • Luis Figo en 2000 Meilleur joueur de l’Euro 2000 et champion d’Europe, le Français Zinedine Zidane était naturellement l’immense favori cette année-là. Oui mais voilà : deux cartons rouges en Ligue des champions, dont un pour un coup de boule sur un joueur de Hambourg, ont eu raison de la victoire du joueur de la Juventus Turin à l’époque. Une image écornée qui a profité au Portugais Luis Figo qui n’avait rien gagné cette année-là et été éliminé en demi-finale de l’Euro par… la France de Zidane.
  • Pavel Nedved en 2003 Autre lauréat qui a suscité beaucoup de débats : le Tchèque Pavel Nedved. Et c’est encore une fois au détriment d’un Français : Thierry Henry. En 2003, l’international tricolore marche sur l’eau avec Arsenal : 42 buts et 26 passes décisives en 68 rencontres. Deuxième de Premier League avec son club, vainqueur de la Coupe d’Angleterre, le buteur des Bleus est vu comme l’immense favori de cette édition. Malheureusement pour lui, il sera doublé par le milieu turinois, qui n’aura été « qu’en » finale de la Ligue des champions avec son club, en plus d’être extrêmement performant par ailleurs.
  • Fabio Cannavaro en 2006 En 2006, l’Italien Fabio Cannavaro, capitaine de l’Italie championne du monde remporte le trophée. Un vote qui a largement été décrié à l’époque. D’abord, parce que beaucoup estimaient que sans son coup de boule en finale, Zinedine Zidane aurait été primé. D’autres voyaient un autre Tricolore pouvant être récompensé : Thierry Henry, finaliste du Mondial avec les Bleus et de la Ligue des champions avec Arsenal. Finalement, c’est le défenseur turinois qui a été choisi quand d’autres Italiens auraient sans doute pu aspirer à remporter ce Ballon d’Or : Gianluigi Buffon et Andrea Pirlo, notamment.
  • Lionel Messi en 2010 Sans doute l’une des plus grosses polémiques de l’histoire du Ballon d’Or. En 2010, Lionel Messi réalise une excellente saison avec le FC Barcelone, en termes de statistiques (48 buts et 12 passes décisives en 64 matchs). Mais lors de la Coupe du monde 2010, l’Argentin ne pèse pas et son équipe sort en quart de finale. Et pourtant, à la faveur d’un changement du mode d’attribution, il supplante les deux autres favoris de cette année 2010 : Wesley Sniejder et Andrès Iniesta. Le premier a tout gagné avec son club de l’Inter Milan : le championnat, la Ligue des champions, la Coupe du monde des clubs et la Coupe d’Italie. Avec les Pays-Bas, il se hisse jusqu’en finale de la compétition, battu par… l’Espagne d’Andrès Iniesta. L’Espagnol, auteur d’une saison pleine avec le Barça aussi, est l’unique buteur de la finale du Mondial sud-africain et réalise un excellent tournoi. Mais l’ouverture des votes aux capitaines et sélectionneurs des équipes nationales a sans doute profité à Messi.
  • Cristiano Ronaldo en 2013 En 2013, le Bayern Munich réalise l’une des meilleures saisons de son histoire : vainqueur de la Ligue des champions, du championnat et de la coupe d’Allemagne et du Mondial des clubs. Et cette année-là, un joueur sort du lot : Franck Ribéry avec 11 buts et 18 passes décisives en 42 matchs. Malheureusement pour le Français, il ne sera pas primé, au détriment du Portugais Cristiano Ronaldo. Pourtant, le goaleador madrilène ne remporte aucun trophée majeur cette lors de l’exercice 2012-2013. S’il marque 55 buts toutes compétitions confondues, la « légitimité » de son trophée sera largement remise en cause.

Les origines du football : un voyage à travers le temps

Le football est de loin le sport le plus populaire au monde, et la coupe du monde 2018 devrait être suivie par au moins 265 millions de personnes. La popularité de ce sport collectif tient sans doute au fait qu'il est facile d'en comprendre les règles, qu'un simple ballon suffit à lancer une partie dans une cour ou sur un terrain vague. Mais quelles sont les premières formes historiques de ce sport si rassembleur ? Les archéologues se sont penchés sur la question.

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Les Chinois étaient sans doute les premiers à taper dans un ballon en équipe au 3e siècle avant Jésus-Christ, et les contours du jeu connu sous le nom de football ont été définis en Angleterre au 19e siècle. En Mésoamérique, la vaste région historique s'étendant du Mexique au Costa Rica, les civilisations ont prospéré bien avant que Christophe Colomb ne les « découvre », et nombre d'entre elles pratiquaient un sport impliquant une grosse boule faite d'une substance dérivée de résine d'arbre.

On ne sait pas exactement où le jeu a été inventé, mais il avait une place de choix dans les cultures mésoaméricaines, notamment chez les Teotihuacanos, les Aztèques et les Mayas, il y a environ 3 000 ans. Son nom variait - ullamaliztli en aztèque, pok-ta-pok ou pitz en maya - tout comme ses règles, qui incluaient des mouvements tels que garder la balle en la faisant rebondir sur différentes parties du corps ou en utilisant des raquettes ou des battes.

« Les gens fabriquaient probablement des balles de caoutchouc par milliers », indique Miller. Les balles étaient creuses, ajoute-t-elle, mais elles pesaient jusqu'à 7.25 kg chacune. Les balles semblent avoir été presque omniprésentes dans les cultures qui les ont valorisées, et beaucoup sont encore présentes dans les archives archéologiques. Autres preuves de l'existence du jeu en Mésoamérique : la mise au jour de plus de 1300 terrains de pierre répartis dans toute la région, chacun pouvant accueillir de nombreux spectateurs.

D'autres preuves ont été retrouvées sous la forme d'écrits de l'époque coloniale rédigés par Diego Durán, un prêtre dominicain et témoin oculaire de la vie aztèque dont les récits comprennent une description du jeu de balle tel qu'il était pratiqué en 1585.

Les joueurs aztèques faisaient rebondir la balle d'avant en arrière en utilisant seulement leurs hanches et leurs fesses (les pieds ou les mains étaient interdits). Le but était de faire rebondir la balle sur une ligne médiane afin que celle-ci rebondisse sur le mur de l'adversaire. La lourdeur de la balle entraînait souvent de graves blessures, surtout lorsque la balle rencontrait la tête d'un des adversaires.

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Si un joueur parvenait à atteindre la partie haute du mur de l'adversaire, il assurait automatiquement la victoire à son équipe.

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