Konami Computer Entertainment Tokyo a frappé fort avec Pro Evolution Soccer 2 (PES 2), s'imposant comme la nouvelle référence des simulations de football. Ce titre, plus profond et jouable que son prédécesseur, requiert un réapprentissage complet du jeu, mais le résultat est indéniable.
Un événement pour les fans
Chaque nouvelle version de Winning Eleven, qu'il s'agisse de World Soccer, de J.League ou de Pro Evolution Soccer, est un événement pour les fans. Konami Computer Entertainment Tokyo a su se démarquer par son perfectionnisme et ses détails qui font de ses jeux une référence dans le domaine des simulations de football. Après le succès du premier volet et de Winning Eleven 6, les équipes de Shingo "SeaBass" Takatsuka ont travaillé d'arrache-pied pour offrir une nouvelle mouture aux joueurs européens. Les changements apportés ne se limitent pas à l'arrivée d'un nouveau sponsor ou à la gestion manuelle du mur sur les coups francs.
Les nouveautés de Pro Evolution Soccer 2
Pro Evolution Soccer 2 propose des mises à jour importantes : les nouvelles équipes qualifiées pour la dernière Coupe du Monde (Sénégal, Costa Rica, Équateur) sont présentes, les statistiques des joueurs ont été revues et les proportions physiques ont gagné en réalisme. Les différents styles capillaires des champions sont également fidèlement reproduits, avec la touffe de Ronaldo, l'iroquoise de Beckham et la boule à zéro de Thierry Henry. Konami a élargi le champ d'horizon européen pour les clubs, avec l'arrivée de Galatasaray, des Glasgow Rangers ou Hambourg, entre autres. Les noms de joueurs restent fantaisistes pour les pays qui ne sont pas liés à la FIFPRO, mais il est possible de charger sa sauvegarde de Pro Evolution Soccer pour conserver les changements de noms effectués sur la première version. Les effectifs des clubs sont désormais limités à 32 joueurs et non plus à 24, ce qui permet d'étoffer sa formation en Master League.
La Master League nouvelle génération
La Master League nouvelle génération s'annonce plus intéressante que l'ancienne. Le nombre d'équipes a été revu à la hausse, avec trois divisions au lieu de deux, et un système de transferts plus complexe. Des périodes d'avant-saison sont réservées aux transferts, avec la possibilité d'organiser des matchs amicaux. Il faut désormais proposer un salaire attractif aux joueurs sur une période donnée et payer un surplus au club pour la clause libératoire. En jonglant avec les arrivées et les départs, tout en gardant un œil sur l'état de forme des titulaires, ce mode Master League s'annonce vraiment profond. Un mode de difficulté Extreme fait également son apparition, avec des rencontres au plus haut degré de difficulté et une sauvegarde automatique avant et après le match.
Le gameplay amélioré
La vitesse de jeu a été légèrement ralentie par rapport à Pro Evolution Soccer et Winning Eleven 6, ce qui apporte plus de finesse. Les joueurs sont davantage espacés sur le terrain, ce qui permet d'alterner phases rapides et phases plus lentes. La course semi-rapide avec R2 est de nouveau utile, et les joueurs ne se font plus systématiquement rattraper à la course. De nouvelles animations ont été ajoutées, comme Raul embrassant son alliance quand il marque, ou les joueurs relevant la tête de dépit quand la balle sort en touche.
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Si ce volet a conservé la rapidité des crochets de Winning Eleven 6 en dribble normal, la défense a de nouveau l'avantage. Les joueurs ont désormais trois façons d'éliminer leur adversaire : la semi-course (R2), le sprint (R1) ou le dribble à la croix directionnelle. Le quatrième type de course, très lente (L1), a été abandonné. Le jeu à distance semble marquer un léger retour en arrière par rapport à Winning Eleven 6, avec des transversales moins efficaces et un jeu à une touche de balle moins facile à mettre en place. Le moteur de jeu donne toutefois plus de liberté au moment de suivre une balle. Côté jeu de tête, si les joueurs ont tendance à manquer plus fréquemment la balle, la puissance qu'ils donnent au ballon lors d'un coup de tête bien placé est étonnante.
Les passes en profondeur sont globalement plus intelligentes, et les 1-2 s'enchaînent très bien. L'Intelligence Artificielle du gardien semble avoir été affinée, mais elle n'est pas encore parfaite. S'il devient redoutable sur les frappes croisées, il est parfois trop mou sur les tirs rectilignes à ras de terre. Les frappes ont désormais plus de puissance, dans l'esprit des ISS Pro Evolution sur PSone. Les lobs restent délicats, mais les feintes de frappe sont plus efficaces. Les ralentissements présents dans PES et Winning Eleven 6 ont disparu sur les coups de pied arrêtés.
Pro Evolution Soccer 6 : une évolution constante
Konami a choisi le mois d'octobre pour lancer Pro Evolution Soccer 6, un opus qui s'impose sur PlayStation 2. Plutôt que de comparer PES à FIFA, il est important de se souvenir des améliorations apportées avec Pro Evolution Soccer 5, notamment le système défensif et la physique de balle.
Les licences et le moteur graphique
La Ligue 1 Orange fait enfin son apparition dans la série Pro Evolution Soccer. On compte également d'autres divisions sous licences (Eredivisie, Calcio et la Liga Española) et la Ligue d'Angleterre avec Arsenal et Manchester United. Chelsea est redevenu London FC, et le reste des clubs est regroupé sous l'onglet Autres Ligues A. La Juventus de Turin est présente, mais ne figure pas dans les clubs du Calcio du fait de sa rétrogradation en deuxième division italienne. Du point de vue des licences, ça s'améliore d'années en années.
Le moteur graphique n'a que très peu évolué par rapport à la version de 2004. La PlayStation 2 est à bout de souffle, et Konami TYO ne s'est pas embourbé à pousser dans ses derniers retranchements le monolithe noir de Sony au risque de faire ralentir les actions de jeu. On note quelques soucis de frame-rate lors d'un dégagement aux 6 mètres ou pendant la préparation d'un corner. Les développeurs se sont contentés de peaufiner la modélisation des athlètes. Les mises à jour ne sont pas forcément en osmose avec l'actualité, comme la présence de Zidane en équipe de France. Pas question d'un petit update pour le mercato de janvier. Il faudra se contenter de ce que l'on a ou s'amuser à biduler dans le traditionnel Mode Edition toujours aussi complet.
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Les commentaires et le gameplay
Les commentaires sont à 90% les mêmes que dans Pro Evolution Soccer 5, avec deux commentateurs mous et qui ressassent inlassablement les mêmes palabres. La transition entre les deux opus PES se fait assez facilement, surtout si vous avez tâté World Soccer Winning Eleven 10 sorti au Japon.
Les gardiens ont été améliorés par rapport à Winning Eleven 10, avec des réactions moins frileuses pour capter le ballon des deux mains. Désormais on fait beaucoup plus confiance aux arrêts du gardien qui sauront comment réagir selon les frappes ou les passes en retrait. Ils feront attention à ne pas sortir de la surface de réparation balle aux mains. Il arrivera même que votre gardien finisse sa course en corner ou relâchera la balle devant ses cages pendant une glissade pour ne pas mettre un but contre son camp. Des réactions de plus en plus crédibles qui s'opposent malheureusement à certaines attitudes un peu trop attentistes lorsqu'une contre-attaque est menée tambour battant.
La physique de balle est encore plus musclée qu'auparavant, ce qui fait qu'on a l'impression de retrouver les joies offensives de Pro Evolution Soccer 3 et les défauts défensifs de Pro Evolution Soccer 4. Une grosse patate de loin met en danger le gardien qui sera obligé de reculer comme un malade pour pousser in extremis la balle en corner. Il n'est plus trop nécessaire de s'avancer dans les 16 mètres pour marquer et s'amuser de tirer de loin est tout aussi efficace. Les balles fusent et le gardien est souvent aux fraises que le tir soit plein axe ou légèrement excentré.
Les phases d'approche pour s'immiscer dans la surface adverse sont toujours aussi passionnantes et il faudra user des différentes stratégies disponibles pour créer des brèches dans la défense. Que vous soyez partisan des grigris ou plutôt fin technicien amateur des une-deux, des passes en profondeur ou des centres ras du sol, vous en aurez pour votre argent car comme PES 5, cette nouvelle édition accentue encore un peu plus le système défensif. Il sera plus difficile de se défaire d'un marquage à la culotte et c'est pourquoi les passes seront votre plus grand atout avec comme toujours la possibilité de modifier la profondeur des balles en appuyant plus ou moins longuement sur les boutons.
Konami a amélioré la gestion des fautes et de la règle de l'avantage. Il n'y a plus de logo à se mettre sous la dent lors d'un tacle barbare ce qui nous oblige donc à être plus que jamais attentifs sur notre façon de jouer. Mais malheureusement, l'arbitre est moins laxiste sur les hors-jeux. La petite nouveauté de Pro Evolution Soccer 6 est l'apparition des coups francs rapides. Selon les arrêts de jeu, vous aurez la possibilité de jouer rapidement un coup de pied arrêté en appuyant simultanément sur L1 + R1 pour empêcher les adversaires de se replacer. Une bonne idée parfois mal exploitée car il arrive souvent que la première passe soit téléphonée et revienne à l'adversaire. On se contentera alors des coups francs beaucoup plus traditionnels que l'on peut tirer seul ou à deux, comme dans Pro Evolution Soccer 5.
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Les modes de jeu
Le principal intérêt de la série Pro Evolution Soccer, c'est de pouvoir affronter un ami ou d'illustres inconnus à travers le mode "online". En attendant les tournois du week-end, on se fait la main sur les nombreux challenges proposés par Konami. On retrouve une multitude de coupes (Internationale, Européenne, Africaine, Américaine, Asie-Océanie, Konami) ainsi qu'une petite nouvelle issu du partenariat Reebok. Quant aux Ligues, elles vous permettent de prendre part aux championnats européens (Serie A, Eredivisie, Liga Española, Ligue 1, Premier League, Internationale). Vous pouvez également vous préparer aux éliminatoires de la Coupe du Monde avec le Challenge International inédit disponible directement dans le nouveau menu "Principal" aux côtés du Match à Sélection Aléatoire.
Pro Evolution Soccer 6 ne serait rien sans sa fameuse Ligue des Masters plus approfondis avec des nouveaux paramètres pour les matchs, les joueurs et les transferts. Bien évidemment, l'équipe fraîchement formée ne sera pas disponible lors des parties sur le réseau jouables jusqu'à 8. Cette nouvelle mouture dispose d'une option de transferts pour envoyer ou récupérer des données depuis la version PSP du jeu et de l'incontournable PES-Shop avec ses bonus à débloquer : stades, joueurs, équipes, angles de caméra, musiques, cadres… Et si vous voulez rajouter un grain d'absurdité aux matchs, vous pouvez même débloquer des nouvelles tenues pour vos joueurs afin qu'ils se travestissent en pingouins ou qu'ils montent une autruche ou un dinosaures pendant les rencontres.
Speed Play World Soccer 3 : une alternative
Dans Speed Play World Soccer 3, deux modes de jeu s'offrent à vous : un mode classique dans lequel vous jouez des matchs de foot, et un mode penalty dans lequel il faudra marquer plus de buts que l'équipe adverse.