Jean Patry: Biographie d'un Volleyeur d'Exception

Jean Patry, un nom qui résonne avec force dans le monde du volley-ball français et international, est bien plus qu'un simple joueur. C'est un athlète passionné, un compétiteur acharné et un homme profondément attaché à ses racines. Cet article explore la vie et la carrière de ce volleyeur d'exception, de ses débuts à Montpellier à ses triomphes olympiques, en passant par ses moments de ressourcement dans les Cévennes lozériennes.

Un Attachement Profond aux Racines Lozériennes

Ayant de la famille à Vialas, le volleyeur Jean Patry vient y passer, chaque année, quelques jours pendant l’été pour se ressourcer et retrouver ses amis. C'est dans ce petit village des Cévennes lozériennes que le volleyeur a passé nombre de ses étés lorsqu’il était petit. Son grand-père habitant dans le hameau de Nojaret, il y a tissé des liens importants, pendant ses vacances. Au point de ne plus pouvoir se passer de ces quelques jours dans la commune, chaque été. "Dès que c’est possible, je viens. Même en hiver parfois, ça permet de se ressourcer. De se vider la tête, de voir mes amis".

Ces moments de pause sont essentiels pour lui, lui permettant de concilier sa vie de sportif de très haut niveau et ses racines familiales. "C’est parfois compliqué mais j’ai toujours la chance de pouvoir venir. L’an dernier, j’ai pu faire deux week-ends complets, pendant ma préparation à Milan, parce que c’était des jours off". Ces quelques jours sont tous les étés marqués d’une croix rouge sur le calendrier du Montpelliérain de naissance. "C’est vraiment mon objectif, indique-t-il. J’y ai tissé des liens forts avec beaucoup de personnes ici, c’est important pour moi de les revoir dès que je peux."

Entre spots de baignades divers, apéros entre amis, et journée dans les Cévennes, le volleyeur ne s’ennuie pas pendant ses vacances. Pour autant, il ne se voit pas venir y habiter à l’année, à la fin de sa carrière. "Les hivers sont rudes ici", dit-il en rigolant. En attendant, il s’imagine encore passer ses prochains étés en Lozère. "L’avenir je le vois toujours ici. Je ne m’imagine pas passer un été, ou plus largement une année sans un détour par Vialas. J’y passe toujours d’excellents moments pour ne pas vouloir revenir ".

L'Ascension d'un Talent Montpelliérain

Âgé de 27 ans, Jean Patry est l’un des grands hommes de ce tournoi olympique. Formé à Montpellier, il a su gravir les échelons pour devenir un joueur clé de l'équipe de France. En dehors du volley - dont il est tombé amoureux tout jeune grâce à son père, l’ancien international français, Christophe Patry - «Jeannot» aime passer du temps en Lozère, où il se ressource avec ses amis et sa famille.

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Un Artisan Majeur du Triomphe Olympique à Tokyo

"L’attaque de Jean Patry !" Pour tous ceux qui ont suivi un tant soit peu le parcours de l’équipe de France de volley, pendant les Jeux Olympiques de Tokyo, ces mots résonnent encore. En effet, le numéro 4 des Bleus aura été un des artisans majeurs du parcours exceptionnel réalisé lors de ce tournoi olympique. Dans le sept de départ lors de toutes les rencontres, meilleur marqueur de la demi-finale contre l’Argentine, le pointu aura été une des principales options offensives de l’équipe de France, constamment recherché par ses partenaires, Antoine Brizard en tête. Et, après un tournoi éprouvant, tant physiquement que mentalement, Jean Patry a célébré son titre olympique. Avec ses coéquipiers, à Tokyo, dans un premier temps, les images de France télévision le lendemain de la finale peuvent d’ailleurs en témoigner.

Ses smashs font encore trembler les défenses adverses. Si bien que le nom du pointu des Bleus a été crié de nombreuses fois par Benoit Durand, le commentateur de France Télévisions, puis par des millions de Français devant leur poste.

Préparation et Ambitions Futures

En attendant de pouvoir revenir à Vialas, Jean Patry est reparti avec l’équipe de France pour la préparation du championnat d’Europe. Déjà, il a fallu décompresser après les Jeux. C’est éprouvant à tous les niveaux. Ça nous a fait un bien fou de couper pendant presque deux semaines. Maintenant, on va repartir de l’avant pour bien figurer pendant cet Euro.

Évidemment, l'équipe de France est encore plus attendue après sa performance aux JO. Mais il ne faut pas que l’on se mette trop de pression par rapport à ça non plus. On y va pour faire un beau parcours et finir sur un bon résultat. D’autant que c’est une compétition majeure en volley. Ça sera compliqué. Mais, même si on se plante, ça n’enlèvera pas ce qu’on a réussi à Tokyo. Il ne faut surtout pas y aller avec un supplément de pression et jouer notre jeu. En plus on a un nouveau staff, une nouvelle façon de fonctionner.

En club, ses ambitions sont de faire une bonne saison déjà, tant personnellement que collectivement. Puis, si l’on est repêché pour la Challenge Cup, pourquoi pas la gagner à nouveau.

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L'Équipe de France Masculine de Volley-Ball: Une Dynastie en Marche

En remportant un second titre olympique d’affilée, l’équipe de France de volley masculine est rentrée un peu plus dans la légende. Les Bleus ont marqué l'histoire en remportant un second titre olympique consécutif.

Les Figures Emblématiques de l'Équipe

Plusieurs joueurs ont contribué à ce succès, chacun apportant ses qualités et son expérience.

  • Earvin Ngapeth: Star incontestée du volley français, Ngapeth est reconnu comme l’un des meilleurs joueurs du monde. Passionné de musique, Ngapeth s’est aussi lancé dans le rap au début des années 2010. Si sa passion pour le volley, amené par son père Eric, ancien volleyeur international, a toujours coulé dans ses veines, Ngapeth s’est aussi essayé au football en côtoyant notamment l’ex-joueur du PSG, Layvin Kurzawa. Il choisit de poursuivre le volley et commence sa carrière à Tours.
  • Jean Patry: Âgé de 27 ans, le Montpelliérain est l’un des grands hommes de ce tournoi olympique. En dehors du volley - dont il est tombé amoureux tout jeune grâce à son père, l’ancien international français, Christophe Patry - «Jeannot» aime passer du temps en Lozère, où il se ressource avec ses amis et sa famille.
  • Trévor Clévenot: Numéro 17 de l’Équipe de France en référence à son département de naissance, la Charente-Maritime, Trevor Clévenot en a impressionné plus d’un lors de Jeux olympiques. Lui aussi fils d’un ancien volleyeur international français (Alain Clevenot), Trévor a connu le football comme première passion. Il est notamment passé par les centres de formation des Girondins de Bordeaux et du FC Nantes et a commencé par le beach-volley dans sa terre natale de Royan.
  • Barthélémy Chinenyeze: Du haut de ses 2.02m, le fan de Thierry Henry, qui a grandi à Dunkerque, espérait une carrière de footballeur avant de comprendre qu’il avait de l’or dans ses smashs.
  • Jenia Grebennikov: Un an après son arrivée, le Soviétique accueille son fils, Jenia, à qui il transmit sa passion pour le volley. Le libéro emblématique de l’Équipe de France (263 sélections) penchait aussi pour le…hockey-sur-glace, qu’il a pratiqué en parallèle du volley jusqu’à ses 15 ans. Avec sa petite taille pour un volleyeur (1.88m), son père lui conseille le poste de libéro pour «avoir plus de chance de devenir professionnel».
  • Antoine Brizard: Passeur titulaire de cette équipe de France, Antoine Brizard, natif de Poitiers, a aussi commencé par d’autres sports (football, tennis) avant de pencher pour le volley. À 30 ans, il joue actuellement en Italie, à Piacenza, où il a remporté le premier titre de champion du club italien la saison passée.
  • Nicolas Le Goff: Lui aussi a fait partie de la bande de Tokyo 2021. Avec plus de 200 sélections, le natif de Paris a commencé par pratiquer la natation à haut niveau avant de préférer le volley.
  • Benjamin Toniutti: Le capitaine Benjamin Toniutti, natif d’Alsace, est présent depuis 14 ans au sein de cette équipe. Appelé le cerveau de l’équipe, l’autre passeur des Bleus est tombé dans le volley-ball aussi grâce à ses parents, dirigeant du club de Pfastatt, en Alsace.
  • Kevin Tillie: Que dire de l’autre vétéran Kevin Tillie, fils de l’illustre Laurent Tille, sélectionneur des Bleus pour le premier titre olympique des Bleus à Tokyo, en 2021.
  • Quentin Jouffroy: Grenoblois de 31 ans, a été l’un des hommes de cette finale contre la Pologne.
  • Yacine Louati: Formé au Tourcoing Lille Métropole, ne performe pas qu’au volley. Le Vosgien pratique la trompette et le piano avec un talent qui l’a amené au conservatoire de Lille, puis à celui de Montpellier où sa carrière musicale et celle de volleyeur se sont combinées jusqu’à son passage en professionnel.
  • Théo Faure: Formé à Montpellier avant de partir en Italie, au Top Latina Volley. Pointu remplaçant des Bleus, il poursuit dans le même temps des études d’ingénieur à l’INSA Toulouse.

Un Esprit d'Équipe Indéfectible

Au-delà des individualités, c'est l'esprit d'équipe et la cohésion du groupe qui font la force de cette équipe de France. Les joueurs se connaissent bien, se font confiance et sont prêts à tout donner les uns pour les autres.

Les Défis et les Perspectives d'Avenir

Après ce second titre olympique, l'équipe de France de volley masculine est confrontée à de nouveaux défis. Il faudra confirmer cette domination et continuer à progresser pour rester au sommet. Les Jeux olympiques de Paris 2024 représentent un objectif majeur pour l'équipe de France. Évoluer à domicile devant son public sera une source de motivation supplémentaire pour les Bleus. Pour assurer l'avenir, il est important d'intégrer de jeunes talents au sein de l'équipe.

La Saga Familiale des Tillie

Laurent Tillie, un nom qui résonne avec la victoire et l'excellence sportive, est bien plus qu'un entraîneur de volley-ball. C'est un grand monsieur aux cheveux gris, avec une coupe sans âge, les yeux bleus pétillants d'un gamin qui s'amuse, mais qui s'amuse en gagnant les JO. Il est le pilier d'une saga familiale où le sport est pratiquement une religion.

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La saga Tillie commence avec le grand-père de Killian, Guy Tillie, volleyeur professionnel et international. Guy a eu deux fils : Patrice, devenu international en water polo, et Laurent, volleyeur avec plus de 400 sélections en équipe de France avant d'en devenir l'entraîneur. Laurent a épousé Caroline, volleyeuse hollandaise professionnelle. L'histoire des Tillie continue avec leurs trois fils : Kevin, volleyeur, et Killian et Kim, basketteurs.

Kim, le fils aîné, compte 44 sélections en équipe de France de basket-ball. Kevin, le cadet, a été médaillé d'or avec son père à Tokyo, en tant que joueur. Killian a signé un contrat en NBA.

Plusieurs facteurs expliquent cette réussite familiale. Tout d'abord, la génétique : Maman Caroline mesure plus de 1,80 m et Papa Laurent, 1,93 m. Les deux basketteurs mesurent quasiment 2,10 m, tandis que Kevin, le volleyeur, mesure 1,98 m.

Kevin explique le contexte de son enfance : "Dans les salles de volley, tous les week-ends, avec mon père qui jouait, on allait aux entraînements même pendant la semaine. Des fois, on jouait à la balle avec mon frère pendant les matchs. Des fois, on regardait même pas le match parce qu'on y allait tout le temps et on jouait derrière les tribunes".

L'éducation reçue a également joué un rôle crucial. Kevin ajoute : "Nos parents nous ont laissé faire parce qu'ils voulaient qu'on fasse du sport pour que ça nous plaise. Notre famille est quand même basée dans le sport professionnel. Du coup, pour moi, c'était un job normal ou quelque chose que j'avais envie de faire et qui allait arriver".

Killian, Kevin, Kim, les trois frères Tillie sont tous devenus des sportifs de haut niveau non pas parce qu'ils étaient poussés par maman ou papa, mais parce qu'ils étaient libres. Eux on ne leur a pas dit que c'était impossible, alors ils l'ont fait. Et ça donne une saga familiale qui, avec les petits enfants, n'est peut être pas terminée.

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