Le football est un sport qui transcende les frontières et unit les peuples dans une passion commune. Au cœur de cette passion, certaines rivalités se distinguent par leur intensité et leur histoire riche. L'une de ces rivalités emblématiques est celle qui oppose l'Italie aux Pays-Bas. Cet article explore l'historique des confrontations entre ces deux nations, en mettant en lumière les moments clés et les anecdotes qui ont façonné cette relation footballistique.
Genèse d'une rivalité
La rivalité entre l'Italie et les Pays-Bas ne date pas d'hier. Au fil des décennies, ces deux nations se sont affrontées à de nombreuses reprises, que ce soit en matchs amicaux, en compétitions européennes ou en Coupes du monde. Chaque rencontre est un chapitre de cette histoire commune, un récit fait de victoires, de défaites, de joies et de déceptions.
Premiers affrontements
Les premières confrontations entre l'Italie et la France remontent au début du XXe siècle. Ces matchs amicaux ont permis aux deux équipes de se jauger et de poser les bases d'une rivalité qui allait s'intensifier au fil du temps.
Jeux olympiques
Les Jeux olympiques ont également été le théâtre d'affrontements mémorables entre l'Italie et la France. Ces rencontres, souvent disputées dans un contexte particulier, ont contribué à forger l'identité de cette rivalité.
Moments clés de la rivalité
Au-delà des statistiques et des résultats bruts, certains matchs ont marqué l'histoire de la rivalité entre l'Italie et les Pays-Bas. Ces moments clés sont autant de souvenirs impérissables pour les supporters des deux camps.
Lire aussi: PSG : Le divorce avec Donnarumma
Euro 2000 : Un match de légende
L'Euro 2000, co-organisé par les Pays-Bas et la Belgique, a été le théâtre d'un affrontement épique entre l'Italie et les Pays-Bas en demi-finale. Ce match, disputé à Amsterdam, est resté gravé dans les mémoires comme l'un des plus dramatiques de l'histoire du football européen.
Un scénario haletant
Dès le début de la rencontre, les Pays-Bas mettent une énorme pression sur les Italiens, qui reculent immédiatement dans leur moitié de terrain. On retrouve dans cette équipe folle les frères de Boer, Seedorf, Overmars, Kluivert, Van der Sar ou Bergkamp, soit la génération Ajax 1993-1995. L’Italie est tellement acculée qu’elle est contrainte de commettre des fautes. Dans le premier quart d’heure, Zambrotta et Iuliano, deux défenseurs, récoltent chacun un carton jaune, preuve de la fébrilité des Azzurri. En revanche, les Pays-Bas sont dans leur match. Sur son premier ballon dangereux, Bergkamp expédie une fusée sur le poteau de Toldo, tout content de voir ce ballon ne pas rentrer dans ses filets.
Le tournant du match : les pénaltys manqués
À la 37e minute, Zambrotta, déjà averti, commet une jolie faute sur un intenable Zenden. Deuxième jaune, carton rouge. L’Italie est à 10. D’autant que quelques minute plus tard, l’arbitre concède un penalty aux locaux pour une faute de Nesta sur Kluivert. De Boer se présente face à Toldo. Mais le portier est un fin stratège. « L’arbitre favorisait les Hollandais parce qu’ils auraient voulu une finale France-Hollande, c’est évident. Lors du match précédent, De Boer avait tiré un penalty à la droite du gardien. Je me suis donc dit : « Il va penser que j’ai vu cette vidéo, et il va donc me tromper en tirant de l’autre côté. » J’ai donc décidé de plonger de l’autre côté, à gauche. » Malin. De fait, Toldo détourne le penalty de De Boer. On en reste à 0-0.
En seconde période, avec un joueur en moins, Zoff, le sélectionneur azzurro, est obligé de demander à Del Piero de venir donner un coup de main en défense. Les offensives néerlandaises continuent, et Iuliano commet une nouvelle faute dans la surface, cette fois-ci sur Davids. Le défenseur de la Juve échappe au deuxième jaune, mais pas au penalty. Changement de tireur. C’est Kluivert qui s’y colle. Cette fois-ci, Toldo est pris à contre-pied, mais le tir de l’ancien de l’AC Milan vient s’écraser sur le poteau.
La séance de tirs au but : un supplice pour les Néerlandais
Les minutes s’écoulent, et la Hollande, écœurée par ses occasions ratées, arrive de moins en moins à faire trembler les Italiens. La Nazionale commence même à prendre courage et à tenter des choses. Zoff, audacieux, fait entrer les deux Romains Delvecchio et Totti, qui se créent d’ailleurs une occasion dans les dernières minutes. Rien à faire, prolongation. Une prolongation où les crampes et la fatigue prennent le pas sur le reste, même si les Azzurri se créent une dernière opportunité par Delvecchio, dont le tir est détourné en corner par Van der Sar. Il faut passer par l’épreuve des tirs au but.
Lire aussi: XV de France Féminin : Analyse de la composition
Lors de la dernière Coupe du monde, en 1998, l’Italie a été éliminée aux tirs au but par la France, et les Pays-Bas ont subi le même sort face au Brésil. Mais après les 120 minutes qui venaient de s’écouler, il semble que plus rien ne pouvait arriver à l’Italie. Une pensée confirmée dès le premier tir au but. C’est Di Biagio qui s’y colle. Deux ans plus tôt, c’est justement son tir qui s’était écrasé sur la barre, causant l’élimination de l’Italie. Cette fois-ci, le Romain ne flanche pas, et transforme. Le capitaine hollandais frappe pour la deuxième fois à gauche, le gardien de la Fiorentina plonge encore du bon côté et repousse. La folie. Puis Pessoto marque. S’avance alors Jaap Stam. Le défenseur de Manchester United envoie une fusée sur la lune. Italie 2, Hollande 0, et quatrième penalty raté par les Néerlandais dans cette rencontre.
Totti et la panenka
Sur son banc, l’expression de Frank Rijkaard, le sélectionneur des Pays-Bas, en dit long. Il a compris que ce match n’était pas pour lui. Mais il reste encore un geste pour écrire définitivement l’histoire. Et ce geste, c’est Totti qui va le réaliser. « Il est parti pour aller tirer, il s’est tourné vers nous, et en romain, il a dit : « Mo’ je faccio er’ cucchiaio (je vais lui faire une panenka). » On s’est tous regardés et on s’est dit : « Pourvu qu’il plaisante. » » Non, Totti ne plaisante pas. Du haut de ses 23 ans, il s’en va tromper Van der Sar d’une splendide panenka, qui envoie pratiquement l’Italie en finale. Les tirs suivants sont anecdotiques. Kluivert marque (enfin !), Maldini rate, mais Toldo, héros du jour, repousse la dernière tentative de Bosvelt. L’Italie s’impose 3-1 et s’envole en finale.
D'autres rencontres mémorables
Bien que l'Euro 2000 reste un moment phare, d'autres matchs ont également marqué l'histoire de cette rivalité. Chaque confrontation apporte son lot d'émotions et de souvenirs, contribuant à alimenter la passion des supporters.
Analyse tactique et styles de jeu
La rivalité entre l'Italie et les Pays-Bas est également marquée par des différences de styles de jeu et d'approches tactiques. L'Italie, souvent associée à un jeu défensif rigoureux et à une organisation tactique impeccable, affronte les Pays-Bas, réputés pour leur football offensif, leur créativité et leur audace.
Le catenaccio italien
Pendant longtemps, l'Italie a été synonyme de catenaccio, un système de jeu ultra-défensif visant à verrouiller l'accès au but et à exploiter les contre-attaques. Ce style de jeu, souvent critiqué pour son manque de spectacle, a néanmoins permis à l'Italie de remporter de nombreux succès.
Lire aussi: Tout savoir sur la Serie A
Le football total néerlandais
À l'opposé, les Pays-Bas ont développé un style de jeu basé sur le mouvement constant, la polyvalence des joueurs et la domination du milieu de terrain. Ce "football total", popularisé par l'Ajax Amsterdam et l'équipe nationale néerlandaise dans les années 1970, a marqué l'histoire du football par son audace et sa créativité.
Évolution des styles de jeu
Au fil du temps, les styles de jeu de l'Italie et des Pays-Bas ont évolué. L'Italie a progressivement intégré des éléments plus offensifs à son jeu, tandis que les Pays-Bas ont cherché à renforcer leur solidité défensive. Ces évolutions ont rendu les confrontations entre les deux équipes encore plus intéressantes et imprévisibles.
L'impact culturel et social de la rivalité
La rivalité entre l'Italie et les Pays-Bas ne se limite pas au terrain de football. Elle a également un impact culturel et social important, reflétant les différences et les similitudes entre les deux nations.
Passion et fierté nationale
En Italie comme aux Pays-Bas, le football est une affaire de passion et de fierté nationale. Les supporters vibrent pour leur équipe, vivent intensément chaque match et sont prêts à tout pour défendre les couleurs de leur pays.
Respect et fair-play
Malgré l'intensité de la rivalité, le respect et le fair-play sont généralement de mise entre les joueurs et les supporters des deux camps. Chacun reconnaît la valeur de l'adversaire et l'importance de se battre avec honneur.