Lausanne Hockey Club: Histoire, joueurs et moments marquants

Lausanne Hockey Club (LHC) est un club de hockey sur glace suisse basé à Lausanne. Fondé en [date de fondation manquante], le club a connu une histoire riche et variée, marquée par des promotions, des relégations et des moments de gloire. Cet article explore l'histoire du club, ses joueurs emblématiques et les événements marquants qui ont façonné son identité.

Des débuts modestes à la Vaudoise Aréna

Le Lausanne HC a connu trois promotions de NLB en NLA (1995, 2001 et 2013) et semble s’y être bien installé maintenant. De 1984 à 2017, des équipes sont venues disputer des matchs ici de première, deuxième et troisième division suisse dans l'arène de Malley, qui a été le domicile du LHC pendant de nombreuses années. Cette rencontre est teintée d’Histoire puisque c’est le dernier match de saison régulière qui se disputera dans cette arène de Malley !

Le déménagement dans la Vaudoise Aréna (construite pour les championnats du monde 2020 annulés par un certain coronavirus) devait permettre au LHC de devenir une des puissances de la ligue avec un fort soutien populaire et une grande assise financière. La Vaudoise Aréna, une des deux patinoires qui accueillera les championnats du monde 2020, accueille un des deux matches de pré-saison d’une franchise NHL contre un club européen (Chicago a gagné de peu 3-1 à Berlin hier avec le dernier but en cage vide). Ce n’est pas le match d’inauguration puisque plusieurs rencontres de championnat suisse y ont déjà eu lieu, mais le Lausanne HC y est toujours en quête de sa première victoire. Il a même été écrasé à domicile samedi par Davos (1-7).

Une première victoire prestigieuse

Les joueurs lausannois, quant à eux, n’ont pas trop le temps de savourer cette toute première victoire dans leur nouvelle Vaudoise aréna. Ce match de prestige a en effet été inséré dans un calendrier serré et ils devront rejouer trois fois d’ici samedi.

La soirée a commencé par une conférence de presse du numéro 2 de la NHL, Bill Daly, qui a précisé qu’il visiterait les locaux du CIO à Lausanne… mais qu’aucune discussion sur la participation des joueurs de NHL aux Jeux olympiques n’était programmée ! Il a par ailleurs vanté les bonnes relations de la ligue avec les instances du hockey… suédois, ce qui expliquait sa venue ici. Après les deux hymnes et le coup d’envoi donné par la capitaine de l’équipe féminine du LHC et par la très applaudie Florence Schelling (meilleure joueuse des Jeux olympiques 2014 où elle conduisit la Nati à la médaille de bronze), ce sont bien les Lausannois qui s’emparent du palet et entrent le mieux dans le match. Un tir fulgurant de Yannick Herren en entrée de zone frappe la poitrine du gardien Carter Hart qui laisse le rebond : Herren est passé entre-temps dans le dos de Gostisbehere et reprend lui-même le palet en pleine lucarne pour ouvrir le score.

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Le LHC enchaîne, notamment par une déviation de Cory Emmerton. La première pénalité du match est infligée à l’encontre de Kevin Hayes pour un coup de crosse négligent en zone offensive. Cory Emmerton reprend alors dans l’angle ouvert une passe transversale de Christoph Bertschy pour convertir ce premier avantage numérique. Le score passe même à 3-0 sur une mise au jeu en zone offensive, remportée par Josh Joors devant Scott Laughton : le défenseur Robert Hägg masque son propre gardien sur le beau slap de Joël Genazzi.

En début de deuxième période, Farabee part en prison (accrocher) et Joël Vermin reprend dans le cercle gauche la passe du coin de Dustin Jeffrey. Deux buts en deux powerplays. Carter Hart, le jeune gardien sur lequel les Flyers ont misé l’avenir de la franchise, se fait sortir après avoir concédé 4 buts en 12 tirs, alors qu’il avait arrêté 56 tirs sur 57 lors de ses trois précédentes apparitions en pré-saison contre des adversaires de NHL. Ville Peltonen change également de gardien, un remplacement programmé pour faire participer la doublure Luca Boltshauser à ce match de gala.

Mais au retour à égalité numérique, Sean Couturier remonte le palet et lance en angle : Tobias Stephan laisse un rebond axial que Claude Giroux met au fond. Philadelphie a maintenant le contrôle du jeu pour essayer de revenir et fait parler son physique ou encore sa vitesse, à l’instar de Scott Laughton. Stephan réalise un dernier arrêt important avant de céder son poste.

En troisième période, Alain Vigneault modifie ses lignes. Il rassemble en particulier ses trois meilleurs joueurs en mettant Jakub Voracek sur la ligne de Giroux et Couturier. Philly s’en remet comme souvent à Claude Giroux. Le capitaine se procure une échappée, arrêté par Luca Boltshauser, mais a été retenu par Petteri Lindbohm. Après un arrêt de Brian Elliott devant Kenins, Philadelphie finit par réduire le score. Comme Stephan avant lui, Boltshauser commet l’erreur de laisser un rebond dans l’axe, sur un tir en angle de Hägg : Connor Bunnaman, rookie qui a gagné sa place en NHL pendant cette pré-saison, marque du revers, à genoux sur la glace.

À 6 contre 5, Sean Couturier gagne l’engagement en zone offensive devant Josh Jooris : Voracek centre pour une première déviation de Carsen Twarynski, celui-ci fait passer en force le palet sous le gardien et Sean Couturier le pousse au fond.

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Joueurs emblématiques et figures marquantes

Cristobal Huet est le meilleur gardien de but et un des plus grands joueurs de l'histoire du hockey sur glace français. Âgé désormais de 50 ans, il est entraîneur des gardiens à Lausanne dans le relevé Championnat de Suisse. Samedi, son équipe, finaliste du Championnat ces deux dernières saisons, s'est inclinée à domicile contre Kloten (5-3). Dans la cage adverse se trouvait Ewan Huet (20 ans), le fils de Cristobal Huet. Formé à… Lausanne (un match en pro en 2023), passé ensuite par l'Amérique du Nord, il est arrivé à Kloten cette saison et a fêté samedi sa première titularisation dans un des meilleurs Championnats européens.

La révélation de la saison de Lausanne, c’est le gardien natif de la ville Kevin Pasche, âgé de 22 ans. Ce petit portier avec la mitaine à la main droite a chassé le légendaire record de Genoni (10 blanchissages en saison régulière).

Tim Bozon, l’international français, a tenu à faire cette annonce publique compte tenu de la rivalité entre les deux grands villes francophones de Suisse, mais pour témoigner son attachement à Lausanne, il a commandé pour ces play-offs des patins personnalisés qui affichent le logo du club, une vue de la cité vaudoise, les armoiries de la ville et même le logo de la Section ouest, groupe ultra ainsi « amadoué ». Ce sont généralement les masques des gardiens qui sont ainsi décorés - on voit quand même moins les patins ! - mais Tim Bozon a voulu introduire cette initiative après avoir vu des Canadiens et Américains le faire au tournoi des 4 nations.

Ville Peltonen (entraîneur de Lausanne) : « Nous avons eu la bonne approche. Nous sommes passés par 48 heures difficiles, nous avons dû creuser profondément dans notre âme.

Joël Vermin (attaquant de Lausanne) : « C’est cool, même si c’était tendu à la fin. Nous ne devons pas nous cacher. Nous leur avons rendu la vie difficile. La grande glace nous aide assurément, ils auraient sûrement joué plus agressivement sur petite glace. Je suis fier d’avoir joué quelques matches en NHL [24 avec Tampa Bay quand il avait 23-24 ans], tout le monde n’y arrive pas. Mais je ne ressens pas de satisfaction particulière du fait de cette victoire. Nous avons vraiment bien joué.

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Défis et perspectives d'avenir

Le club lausannois avait perdu tout son crédit sous le mandat de son directeur des opérations Petr Svoboda. L’auteur du but du titre olympique 1998 avait détruit l’âme du club et la confiance du groupe par des décisions managériales à l’américaine qui négligeaient l’aspect humain, éparpillant l’équipe par des échanges et renvois incessants. Le Tchèque a été viré au milieu de la saison 2022/23 pendant que les Lions se traînaient en bas de tableau. Deux ans plus tard, les voilà au sommet, réconciliés avec leur public et leur environnement. Ils sont de nouveau un employeur apprécié des joueurs. Avant le départ de deux cadres défensifs (Frick et Glauser), c’est l’année ou jamais pour le LHC, et certainement pour Tim Bozon, qui a révélé mardi qu’il retournerait la saison prochaine à Genève (ce que la rumeur disait depuis des mois).

Peu après avoir emménagé dans la splendide Vaudoise Aréna, le Lausanne Hockey Club a changé de mains. Les anciens propriétaires nord-américains n’ont pas investi autant que prévu et n’ont pas rentabilisé les dépenses effectuées dans les transferts. Les deux nouveaux propriétaires majoritaires (mais minoritaires l’un sans l’autre) viennent de l’est, mais habitent en Suisse de longue date. Zdenek Bakala est un millionnaire tchèque originaire d’Ostrava qui vit à Nyon et possède des entreprises dans l’énergie, les mines et la finance (il avait aussi dirigé l’équipe cycliste Quickstep). Le troisième homme, le seul présent à la conférence de presse, est le visage du club : Petr Svoboda, l’auteur du but de la finale olympique 1998, l’ancien agent (notamment de Jagr). S’il a moins de parts que les deux autres, Svoboda est le seul à avoir la connaissance du hockey et est donc l’homme fort du LHC, celui qui prend les décisions. Il en a d’ailleurs pris beaucoup, trop selon les détracteurs. Svoboda a confirmé son ami Craig McTavish - qui a remplacé Peltonen - comme entraîneur. Son frère Karel Svoboda (champion de France 1991 avec Grenoble) travaille au club comme skills-coach. Même si le directeur général Sacha Weibel est toujours en place, les décisions importantes sont toutes prises par Petr Svoboda. Après avoir annoncé à Joël Vermin qu’il devait s’en aller, il ne s’est pas dédit, même si l’origine du conflit - une dispute entre Vermin et le gardien Luca Boltshauser - aurait pu s’apaiser dans le vestiaire. Dans les faits il a cédé deux joueurs de top-6 offensif contre des joueurs de troisième ou quatrième ligne. Il a donc été très critiqué et tous les observateurs l’ont déclaré grand perdant de l’été. Svoboda a été accusé de détruire l’âme de l’équipe, a fortiori quand il a annoncé que l’ex-capitaine Etienne Froidevaux était libre de se trouver un autre club.

Une rivalité historique : Lausanne vs Lugano

La partie commence et Sven Ryser se fait envoyer au cachot à la 2e minute pour avoir accroché. Gregory Hofmann obtient une énorme chance d’ouvrir le score en jeu de puissance mais son lancer est retenu par la mitaine d’Huet. Le LHC va alors se procurer plusieurs chances de scorer par Genazzi (8e) d’un slapshot surpuissant, Herren (10e) sur un superbe solo dont peu de joueurs ont le secret et enfin par le Suédois Jonas Junland d’un tir du poignet (11e). La fin du premier tiers est synonyme de domination pour les Lions vaudois mais à l’image de leur power-play de la 16e à la 18e minute, ils font énormément circuler le puck dans la zone défensive luganaise sans prendre de véritable chance.

La seconde période débute et c’est le PostFinance Top Scorer du club vaudois Dustin Jeffrey qui se procure une chance énorme de marquer, le gardien Manzato (habituel remplaçant) l’empêche cependant de célébrer le premier but de la partie. Puis vient cette 29e minute de jeu où le défenseur luganais Philippe Furrer prend un slapshot de la ligne bleue qu’Hofmann est à un cheveu de pouvoir mettre au fond. Lugano semble prendre l’avantage dans ce deuxième tiers mais c’est sans compter sur la pénalité infligée à Furrer à la 33e minute pour coup de crosse. Lausanne fait à nouveau bien circuler le palet et Danielsson obtient d’ailleurs une première grosse chance d’égaliser d’un tir de la ligne bleue. Ensuite, le Top Scorer Jeffrey, depuis l’arrière de la cage de Manzato peut servir Jonas Junland complètement excentré qui arme un missile presque inarrêtable. 1-1, et la perspective de rendre le public de Malley heureux qui redevient possible.

En début de période ultime, le LHC va tenter de faire basculer le score en sa faveur par des percées de Ryser, Antonietti va lui déplacer la cage tellement il a envie de réceptionner un centre venant de la droite de Manzato. Après cet épisode peu représentatif des performances d’Huet qui tient ce club par ses performances jugées incroyables par bon nombre de spécialistes, Lausanne va à nouveau tenter de gommer l’erreur de son portier mais tant Gobbi, Jeffrey et Genazzi ne vont pas réussir à rendre ce service à leur gardien.

« Oui en effet ils ont effectué un bon fore-check tout au long de la partie qui nous a procuré quelques soucis. On s’entraîne dur ces temps et tout n’est pas à jeter à la poubelle. Je ne crois pas qu’on puisse dire que notre match était mauvais, mais il faut leur donner du crédit. Comme par exemple à leur gardien Manzato qui a très bien joué.

« Concernant les play-offs, c’est désormais certain que ce sera Davos ou Genève que Lausanne affrontera.

« Non honnêtement je n’ai pas de préférences. C’est deux équipes avec leurs particularités qui jouent bien en cette fin de championnat, et il faudra être irréprochable dans les deux cas.

« Une dernière question sur ta relation avec Jonas Junland.

« On s’entend bien les deux, mais il faut savoir qu’avant d’être porté à l’avant on fait tout pour être impeccable défensivement. Dans le privé, jamais on a parlé de celui qui avait le plus de points ou alors celui qui finirait en tête des marqueurs. On donne les deux tout pour l’équipe, et si ça peut nous faire marquer tant mieux !

L'ère Philippe Bozon : Un héritage inoubliable

Philippe Bozon rejoint alors Grenoble, où il forme avec le Gapençais Christian Pouget et le Tchèque Karel Svoboda une ligne aux évolutions inoubliables sur la glace. Il remporte ainsi pour la première fois le trophée de meilleur joueur français, mais ne répond pas aux rêves de titre du public grenoblois. Lors de la deuxième et malheureusement dernière manche de la finale, dans une patinoire de Clémenceau où s'entassent 4000 personnes, il ne peut rien faire face à des Dragons de Rouen lancés vers leur premier titre, et il quitte même tristement ses coéquipiers en début de troisième tiers avec une pénalité de méconduite. La pression était trop forte sur ce trio magique dont on attendait tout. En 1990/91, Grenoble densifie donc son effectif en recrutant Christophe Ville et Yves Crettenand. Les responsabilités sont mieux partagées, le premier trio moins surmené, et le titre revient en Isère à l'issue d'une finale mémorable. Bozon et Pouget, désormais inséparables, prennent la direction de Chamonix, où ils font équipe avec l'espoir Yannick Charlet. En équipe de France, ils évoluent aussi sur la première ligne, avec le capitaine Antoine Richer comme centre. Et la sélection nationale va se révéler à tout un pays lors des Jeux olympiques d'Albertville de 1992, l'objectif préparé depuis si longtemps.

Il n'y a pas que les téléspectateurs français qui font connaissance avec Philippe Bozon. Sa performance lors du match d'ouverture France-Canada ne passe pas inaperçue outre-Atlantique. Juste après les JO, Saint-Louis le rappelle. La perspective de jouer en NHL n'est plus lointaine, elle est concrète : les Blues ont besoin d'un ailier gauche rapide qui puisse prendre place sur leur deuxième unité de jeu de puissance. Le moment ne tombe pas forcément bien pour Philippe Bozon. Son épouse, l'ancienne championne de ski Hélène Barbier, est sur le point d'accoucher. Et cela signifie qu'il faut lâcher Chamonix dans la dernière ligne droite alors que le club est au coude-à-coude avec Rouen pour le titre. Le président Alain Mazza donne pourtant son feu vert. Bozon fait ses débuts contre les North Stars du Minnesota, sur une ligne avec Rich Sutter et Nelson Emerson. L'adaptation n'est pas toujours aisée, même s'il savait à quoi s'attendre physiquement depuis son expérience québécoise. Quand il a des difficultés en anglais, il est aidé par l'autre francophone Stéphane Quintal, arrivé en même temps que lui à la suite d'un échange. Cela ouvre son appétit pour une deuxième saison qui lui apportera pourtant son lot de déceptions. Un coup de crosse involontaire de son gardien lui laisse deux plaies sur le nez, puis un réveil de sa mononucléose lui occasionne un tas de soucis de santé et lui fait manquer deux mois complets. Cela l'oblige à un bref passage en ligue mineure à Peoria pour se requinquer. Alors, en 1993/94, Bozon n'a qu'une idée en tête : enfin disputer une saison complète. À quatre matches près (blessure à l'épaule), l'objectif est rempli. Il se rend indispensable dans le travail défensif qui lui est confié, en infériorité et à égalité numérique. Sa combativité de tous les instants et le cœur qu'il met à tuer les pénalités en font un des joueurs les plus appréciés par le public de Saint-Louis. Pendant ce temps, il a forcément manqué des échéances importantes avec l'équipe de France : la découverte du Mondial A et les Jeux Olympiques de Lillehammer. Mais, comme Saint-Louis est sèchement éliminé en quatre manches par Dallas au premier tour des play-offs, il arrive en renfort avec les tricolores pour les championnats du monde 1994 en Italie. Philippe Bozon saura s'en souvenir pour la saison qui s'annonce, où un "lock-out" empêche la saison de NHL de redémarrer, faute d'un accord entre joueurs et propriétaires. Chamonix, le club avec lequel il s'est entraîné l'été, dispose de quatre lignes complètes. Ne voulant pas prendre la place d'un autre, le Boz' choisit donc de revenir à Grenoble, où un ami peut le loger. C'est un club qui a un effectif moins conséquent, surtout que la qualification du renfort biélorusse Bekbulatov se fait attendre. Si Bozon a pour mission en NHL d'aller maltraiter les meilleurs joueurs adverses, c'est lui qui doit maintenir avoir des sangsues sur le dos en championnat de France. Un mois plus tard, il reçoit l'information attendue : le conflit est terminé, la NHL va reprendre. Bozon a hâte de revenir à Saint Louis, une équipe que l'on place parmi les candidates au titre depuis qu'elle a engagé dans des circonstances controversées Mike Keenan, l'entraîneur qui vient de gagner la Coupe Stanley avec les Rangers de New York. Il s'agit du dernier spécimen de coach à l'ancienne dans la ligue, autoritaire et sûrement pas féru de psychologie. Il est connu chez les Rangers pour avoir donné un coup de poing dans le foie à ses joueurs sur le banc pour les "remonter". Le Français dit ne pas craindre a priori cet homme qu'il croit "dur mais juste". Bien sûr, il s'attend à ce que son temps de jeu soit réduit, puisque les Blues ont engagé Esa Tikkanen, un des meilleurs spécialistes en infériorité numérique, son domaine de prédilection. Mais il pense que ses mérites suffiront à garder une place de titulaire. La réalité est différente. Keenan a décidé de remodeler l'équipe pour marquer son territoire, et Bozon ne fait plus partie du paysage. L'aventure nord-américaine de Philippe Bozon s'achève donc en queue de poisson. Spécialistes et spectateurs reconnaissent qu'il remplissait bien son rôle, mettre des mises en échec et user l'adversaire physiquement. Mais voilà, ce genre de travail peut aussi être fait par d'autres, et le monde ingrat de la NHL le jette sans plus de considération. Définitivement. Keenan n'est pas du genre à changer d'avis. Il redevient ainsi entièrement disponible pour l'équipe de France et s'impose désormais comme son meilleur joueur incontesté. Il est partout, dans tous les compartiments du jeu, dans les bons moments - la qualification en quart de finale des Mondiaux 1995 - comme dans les mauvais. Le sélectionneur national suivant, Dany Dubé, expliquera sur la radio canadienne CKAC la différence de traitement qu'il appliquait au Bozon de cette époque, si supérieur aux autres qu'il déclarait à ceux-ci : "Lui, il revient au banc quand il veut !

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