Le hockey sur glace, un sport d'équipe rapide et physique, se joue sur une patinoire spécialement conçue. Deux équipes de six joueurs s'affrontent sur la glace, essayant de marquer des buts en utilisant des crosses pour diriger un palet (rondelle) dans le filet adverse. L'équipe avec le plus de buts à la fin du match est déclarée vainqueur. Ce sport, originaire du Canada, a connu une croissance significative au XIXe siècle en Amérique du Nord, où se trouve le championnat le plus regardé.
Équipement et joueurs
Les joueurs sont équipés de protections corporelles, d'un casque (obligatoire depuis 1979), de patins à glace et d'une crosse. L'équipement spécifique est dédié aux gardiens de but, qui sont plus exposés et donc mieux protégés. Ils se déplacent sur la patinoire avec des patins adaptés et utilisent une crosse pour manipuler le palet, un disque en caoutchouc vulcanisé.
Chaque équipe peut sélectionner un maximum de vingt joueurs (dix-huit dans la Ligue nationale de hockey ou LNH), mais seulement six sont autorisés sur la glace simultanément. Parmi ces joueurs, deux peuvent être des gardiens de but, et l'un est désigné comme capitaine, étant le seul autorisé à discuter avec l'arbitre. Une équipe typique est composée d'un gardien de but, de deux défenseurs et de trois attaquants (un centre et deux ailiers). Une des particularités du hockey sur glace est que les changements de joueurs sont autorisés à tout moment pendant le jeu.
Rôles des joueurs
Au hockey sur glace, chaque joueur a un rôle clair et précis, mais la polyvalence et le soutien constant aux coéquipiers sont essentiels.
- Gardien de but : Son rôle est de défendre contre les tentatives de buts de l'adversaire. Le gardien doit bloquer les palets et renforcer la confiance de l'équipe. Gene Ubriaco, une star canadienne de la LNH des années 1960, a résumé l'importance du gardien de but en disant : "Le gardien de but, c'est 75% du match. Sauf si c'est un mauvais gardien de but : ce sera alors 100%." Le gardien est autorisé à "geler le palet" pour provoquer un arrêt de jeu. Son équipement comprend un gant d'attrape (ou mitaine), une crosse ou canne de gardien, des patins de gardien, des bottes de gardien (jambières ou guêtres), un bloqueur et un masque.
- Défenseurs : Ils jouent soit sur le côté gauche, soit sur le côté droit du terrain. Ils doivent protéger la zone de but et soutenir la défense, tout en étant capables d'attaquer le but adverse en situation offensive. Les deux défenseurs agissent souvent comme un duo bien coordonné.
- Centre : C'est le principal acteur en situation offensive. Il doit être solide, savoir s'imposer, marquer des buts, défendre et désorganiser le jeu de l'équipe adverse. Wayne Gretzky a déclaré : « Je patine vers l'endroit où le palet va être, et non vers là où il a été. »
- Ailiers (droit et gauche) : Ils composent avec le centre le trio d'attaque et jouent de part et d'autre du centre. Ils doivent tenter des buts et soutenir les défenseurs en situation défensive.
Structure du jeu
Un match de hockey sur glace est divisé en trois périodes de vingt minutes chacune, avec des pauses entre chaque période. Les dimensions de la patinoire varient, mais elles doivent mesurer entre 56 et 61 mètres de long et entre 24 et 30 mètres de large. La glace peut être naturelle ou artificielle, avec des lignes tracées pour délimiter les zones défensives et offensives, ainsi que des zones d'engagement.
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Déroulement d'un match
Un match de hockey sur glace se compose généralement de trois périodes, chacune d’une durée de 20 minutes. Le match se déroule avec un temps de jeu effectif. Le palet doit toujours être en mouvement. En cas d’égalité après trois périodes, le vainqueur sera désigné en prolongation, également appelée « mort subite » (durée différente selon le règlement du tournoi). Le premier but décide du match. Le vainqueur d’un match reçoit normalement 3 points, mais seulement 2 points si le match est décidé en prolongation ou aux tirs au but.
Engagements
Les engagements ont lieu au début de chaque période ou lorsqu'un arrêt de jeu est sifflé. Deux joueurs se font face au centre de la glace ou dans l’un des cercles d’engagement, pendant que l’arbitre laisse tomber le palet. Le but est de gagner la possession dès le début, ce qui peut offrir un net avantage stratégique. L’arbitre peut lâcher le palet dans le petit cercle rouge intérieur dès que l’un des deux joueurs est prêt (a placé correctement sa crosse sur la glace). L’arbitre a le droit de remplacer un autre joueur de l’équipe qui a été exclu pour une longue série de « fautes ». Normalement, le palet est libéré depuis le point de chute le plus proche sur le terrain, là où il se trouvait avant qu’il ne passe par-dessus la bande ou qu’un joueur ne commette une infraction.
Règles fondamentales
Pour remporter une rencontre, une équipe doit marquer plus de buts que son adversaire au cours du temps réglementaire ou après les prolongations. Il existe une règle dite du « dégagement interdit » interdisant à l’équipe qui attaque de passer le palet en zone d’attaque, mais seulement si le joueur faisant le dégagement se trouve derrière la ligne rouge centrale. Si cette règle n’est pas respectée, le palet est rendu à l’équipe adverse et l’équipe fautive ne peut pas faire de changements sur cet arrêt de jeu. Si une équipe joue en infériorité numérique, cette règle n’est plus valable. La règle du hors-jeu désigne le fait que le palet ne peut pas passer en zone d’attaque si un joueur de l’équipe qui mène l’offensive se trouve dans cette zone. Les joueurs peuvent se faire des passes avec leurs crosses ou avec leurs patins mais pas avec leurs mains.
- Hors-jeu : Un joueur est hors-jeu s’il entre dans la zone offensive (au-delà de la ligne bleue) avant que le palet ne la traverse. L’arbitre siffle l’arrêt de jeu et le palet est remis en jeu dans la zone neutre. Cette règle évite que les attaquants « campent » près du but adverse.
- Glaçage : Le glaçage est sifflé lorsqu’un joueur envoie le palet depuis son propre camp jusqu’au fond du terrain adverse, sans que personne ne le touche. Cela donne lieu à une remise en jeu dans la zone défensive de l’équipe fautive. Le but est d’encourager les passes construites plutôt que les dégagements hasardeux.
Pénalités
Au hockey sur glace, beaucoup de coups sont autorisés et font d’ailleurs partie du jeu et de la stratégie mise en place. Les coups servent à déstabiliser, fatiguer, contrer les adversaires et portent le nom de « mise en échec ». Ces mises en échec sont toutefois très surveillées. Il est fréquent que deux joueurs se battent sur le terrain, ce qui est plus ou moins autorisé selon les ligues.
Les arbitres peuvent infliger des pénalités de prison de 2 minutes (pénalité mineure), 5 minutes (pénalité majeure) ou 10 minutes (pénalité de méconduite majeure) en fonction de la gravité de la faute : charge avec la crosse, crosse haute, coup de crosse, accrocher, retenir ou faire trébucher l'adversaire. L'équipe qui se trouve en supériorité numérique installe alors un jeu dit de « puissance » (power play).
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- Pénalité mineure : Le joueur sanctionné se voit infliger 2 minutes de « prison » lorsqu’il accroche son adversaire, le fait trébucher ou lui tape le poignet avec sa crosse. Il doit alors laisser ses cinq autres coéquipiers jusqu’à ce que sa peine soit écoulée ou que l’équipe adverse marque un but entre-temps.
- Pénalité majeure : Les pénalités majeures durent 5 minutes et sont sifflées lorsqu’un hockeyeur effectue une faute violente. S’il en cumule deux, c’est l’expulsion.
- Méconduite : D’une durée de 2 à 10 minutes, selon les faits, au jugement de l’arbitre.
- Match : Le joueur est exclu du match lorsque la faute commise est grave et volontaire. A comprendre, intégrité physique ou bagarre.
Lorsqu’une équipe écope d’une pénalité, elle doit jouer en infériorité numérique, c’est-à-dire avec un joueur de moins sur la glace. C’est ce qu’on appelle le “jeu en désavantage numérique”, ou penalty kill. L’équipe adverse, elle, se retrouve en avantage numérique, également connue sous le nom de “power play”.
Arbitrage
Une rencontre est généralement dirigée par un ou deux arbitres principaux et deux juges de lignes présents sur la glace. Les arbitres ne parlent pas pendant le jeu, mais ils communiquent avec des gestes codifiés.
Compétitions
Au niveau international, beaucoup de compétitions sont organisées par la Fédération internationale de hockey sur glace. Que ce soit pour les juniors, les femmes ou les hommes. Le hockey sur glace fait partie des sports olympiques et une coupe du monde est également organisée. La Fédération internationale de hockey sur glace compte 72 membres. Au niveau national, on connait surtout la Ligue Nationale de Hockey (LNH) jouée en Amérique du Nord. Elle existe depuis 1917 et le plus beau palmarès est détenu par les Canadiens de Montréal.
Vocabulaire spécifique
- Bully : Correspond à un coup d'envoi ou une remise en jeu au football. Après une interruption, l'arbitre remet le palet en jeu sur l'un des points d'engagement rouge. Après un but, au début d'un nouveau tiers temps ou bien lors d'un "icing", le palet est remis en jeu sur le point central d'engagement (point bleu).
- Icing : Si un joueur tire ou dévie le palet hors de sa zone de défense et jusqu'au-delà de la ligne de but de l'équipe adverse, l'arbitre siffle un icing. Le jeu reprend avec un bully dans la zone défensive de l'équipe sanctionnée.
- Penalty : Le tir de pénalité. Le joueur ayant subi la faute peut tenter un but en remontant seul vers la cage adverse où seul le gardien de l'équipe adverse est en mesure de défendre le but. L'arbitre siffle un penalty lorsqu'une réelle chance de but a été empêchée par une faute de l'équipe adverse.
- Overtime : Prolongations. En cas d'égalité à la fin du temps de jeu règlementaire une prolongation en mort subite de 5 minutes peut être jouée pour déterminer le vainqueur.
- Play-off : Série éliminatoire. Les play-off sont une sorte de compétition ayant lieu à la fin d'une saison régulière permettant de déterminer le vainqueur.
- Slap Shot : Tir le plus puissant du hockey, lorsque la crosse frappe sèchement le palais.
- Wrist Shot : Tir venant du poignet, moins puissant que le Slap Shot, mais plus précis.
- One timer : Tir sans contrôle, surprenant.
- Blanchissage : Synonyme du « cleen sheet » au football, ce terme est employé quand un gardien termine la rencontre sans avoir encaissé de but.
- Power play : Moment de jeu où une équipe est en supériorité numérique suite à l’expulsion d’un adversaire.
- Penalty Killing : Moment de jeu où une équipe est en infériorité numérique suite à l’expulsion d’un de ses joueurs.
- Prison : Endroit où les joueurs exclus vont s’asseoir.
- Zèbre : Terme désignant les arbitres à cause de leur tenue rayée noire et blanche.
- Break away : Situation de face à face avec le gardien adverse.
Le hockey sur glace en dehors de la LNH
Le hockey ne se joue pas que chez les pros ! Il existe des versions adaptées pour les jeunes, les débutants et les femmes, avec des règlements ajustés pour garantir la sécurité, le plaisir et l’accessibilité.
Ligue junior
Chez les enfants et les adolescents, les règles évoluent selon les catégories d’âge. L’idée, c’est de permettre aux jeunes joueurs de progresser à leur rythme, sans se bénir, tout en apprenant les bases du jeu.
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Ligue féminine
Le hockey féminin est tout aussi technique, rapide et stratégique.