Le handball féminin européen et les règles : un vent de changement

Du 4 au 20 novembre s'est tenu le Championnat d'Europe féminin de handball. Le handball s’affirme à l’échelle européenne comme française comme l’un des sports collectifs les plus en avance en matière d’égalité femmes-hommes. Il souffle un vent de changement sur le sport de haut niveau au féminin, notamment impulsé par l’engagement de sportives de haut niveau. L’objectif est de garantir les droits des sportives et de parvenir à une égalité de genre dans le sport encore très abstraite à bien des égards.

Inégalités persistantes dans le sport féminin

Malgré des avancées notables, le secteur sportif n’échappe pas aux inégalités et discriminations de genre observées dans le reste de la société. En 2019, l’étude Sporting Intelligence Global Sports Salaries Survey classe la WNBA (Women’s National Basketball Association) comme le championnat féminin professionnel le plus rémunérateur au monde. Et pourtant, l’écart salarial avec leurs collègues masculins de la NBA (National Basketball Association) demeure titanesque. En France, des situations semblables existent.

L'enjeu de l'égalité salariale

S’il est souvent présenté et justifié comme proportionnel aux dotations de la FIFA et aux retombées économiques générées par ces compétitions, cet écart salarial est loin d’être un horizon indépassable. La victoire historique en février dernier de l’équipe américaine de football, double championne du monde, qui a obtenu l’égalité salariale avec l’équipe masculine, en témoigne. On pourrait également mentionner avant elles l’engagement des fédérations norvégienne, brésilienne ou anglaise de football à attribuer le même montant pour les primes et les indemnités journalières aux femmes et aux hommes. Dans les sports individuels aussi, la question de l’égalité salariale s’impose.

La médiatisation : un levier essentiel

Evoquée comme levier de l’égalité salariale dans le sport de haut niveau entre femmes et hommes, la médiatisation n’en demeure pas moins un enjeu à proprement parler, pour la représentation et la visibilité des sportives de haut niveau. Si l’importante médiatisation accordée à l’Euro 2022 de football ou aux sportives lors des Jeux de Tokyo en 2021 attestent de l’intérêt grandissant du public pour le sport au féminin, elle ne peut à elle seule cacher une tendance lourde : la sous-médiatisation du sport au féminin. En France, les dernières études qui ont analysé les rubriques sportives montrent ainsi que les quotidiens nationaux ne consacrent que 5 à 10 % de leurs articles au sport féminin. Outre sa sous-médiatisation, le sport au féminin souffre également du traitement médiatique qui lui est parfois réservé.

Augmenter la couverture médiatique du sport au féminin et améliorer le traitement médiatique pour ne pas renforcer les stéréotypes de genre s’affirment comme les priorités d’aujourd’hui et de demain.

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Lever le tabou des règles dans le sport

Mettre fin au tabou des règles dans le domaine du sport c’est en premier lieu verbaliser et amener dans l’espace public ce sujet habituellement confiné à l’intime, relégué au secret voire considéré comme « sale ». C’est ensuite l’étudier, comprendre comment le cycle menstruel peut impacter le quotidien des sportives de haut niveau et adapter l’entraînement en conséquence. A cet égard, les travaux se multiplient ces dernières années.

Études et initiatives

On peut mentionner par exemple l’étude conduite par deux chercheuses de l’INSEP nommée « EMPOW’HER » (Exploring Menstrual Periods Of Women athletes to Escalate Ranking). L'objectif de ce projet, auquel participe par exemple Ysaora Thibus championne du monde de fleuret, est de « maximiser les performances des athlètes féminines élites en optimisant leurs réponses à l’entraînement par des charges de travail adaptées en synergie avec leur physiologie et leur cycle menstruel (CM) ». Outre-Atlantique, on peut également mentionner le travail de Georgie Bruinvels, à l’origine de l’application FITR Woman, qui adapte les programmes d’entraînement aux cycles menstruels.

Adaptation des tenues sportives

Adapter la pratique sportive passe également par une adaptation des tenues sportives. En plein Euro 2022 de football, les joueuses anglaises - championnes d’Europe quelques jours plus tard - s’adressent à leur équipementier Nike et demandent la fin des tenues et shorts blancs.

La maternité : un enjeu encore trop souvent ignoré

Dans la lignée des enjeux encore confinés à l’intime, impossible d’ignorer la question de la maternité des sportives de haut niveau. Sujet peu abordé voir encore tabou dans le sport de haut niveau, il est pourtant un enjeu décisif qui s’impose peu à peu dans la sphère sportive tant les exemples de sportives de haut niveau devenues maman au cours de leur carrière se multiplient. En dépit de ses exemples, de leurs prises de paroles répétées, la question de la maternité reste trop faiblement traitée par le sport professionnel, pis elle est encore trop souvent perçue comme un frein à la carrière, une entorse au professionnalisme.

Nécessité d'un accompagnement

Il est de la responsabilité des pouvoirs publics et des organisations sportives de faire évoluer ces mentalités et d’accompagner les sportives dans cette période. A cet égard, le Ministère des Sports français, par la publication récente d’un guide « Sport de haut niveau et maternité, c’est possible » montre la voie.

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Droits fondamentaux et actions concrètes

Qu’elles aient traits à leurs rémunérations, à leur médiatisation, à la fin des tabous pesant sur les règles et la grossesse en tant que sportives, l’ensemble des thématiques abordées ici relèvent des droits fondamentaux des femmes. Mobilisé sur ces enjeux, Sport et Citoyenneté, avec les Neptunes de Nantes, club de volleyball et handball féminin de haut niveau et vainqueur de la Ligue Européenne de Handball en 2021 organisent un colloque intitulé « Priorité politique, développement économique et médiatique : défis d’aujourd’hui et de demain pour le sport au féminin » le 21 novembre prochain à la Cité des Congrès de Nantes.

Évolution des réglementations

Les joueuses de handball de plage ne sont désormais plus contraintes de jouer en bikini. « Les joueuses doivent porter des shorts courts et serrés », indique désormais le règlement de l’IHF, tandis que leurs homologues masculins peuvent porter des shorts qui arrivent « dix centimètres au-dessus de la rotule » à condition qu’ils ne soient « pas trop amples », selon ce règlement publié le 3 octobre. La tenue désormais réglementaire pour les femmes est quasiment identique à celle portée par les joueuses norvégiennes en juillet, lorsqu’elles avaient été sanctionnées pour avoir délaissé le bikini alors exigé par l’IHF, lors de la rencontre contre l’Espagne pour la médaille de bronze au championnat d’Europe. La question des vêtements agite depuis des années les milieux des sports de plage, où des joueuses jugent le bikini dégradant ou peu pratique. Les beach-volleyeuses ne sont plus obligées de le porter depuis 2012.

Témoignages et prises de position

Le sujet est délicat : les règles des sportives. Mais la voix de la handballeuse Estelle Nze Minko (28 ans) est chaleureuse : « Ne vous inquiétez pas, il n'est pas si délicat pour moi », assure la demi-centre de l'équipe de France depuis son domicile de Györ, en Hongrie, où elle est arrivée l'été dernier. Elle a pourtant bien conscience d'avoir secoué un tabou en publiant la semaine dernière une tribune appelant les femmes « à parler de ce sujet naturel qui les touche toutes ». Et la championne du monde 2017 et d'Europe 2018 de s'indigner à propos des sportives : « Si des études prouvent que les menstruations ont un impact sur la condition physique, pourquoi personne n'en parle ? » On la connaissait buteuse, musicienne et entrepreneuse, on la découvre femme d'engagement.

L'expérience d'Estelle Nze Minko

La handballeuse y raconte ce jour de la saison 2018-2019, quand le préparateur physique de Siofok, son précédent club hongrois, lui a demandé de lui indiquer les dates de ses règles afin d'adapter ses séances de musculation et la profonde réflexion que cet échange a engendrée. « J'ai trouvé ça violent, voire pervers, avoue-t-elle. Pour lui, c'était une question normale. Mais on ne m'avait jamais interrogée là-dessus avant, c'était un sujet tabou. » Cette discussion faisait écho à ses propres sensations du moment, alors qu'elle venait de faire le choix d'arrêter la pilule. « Le premier jour de mes règles, cela a été l'enfer, j'étais pliée en quatre pendant plusieurs heures, se souvient-elle. Je n'avais pas envie d'aller à l'entraînement. Je ressentais une grande fatigue et je savais que c'était dangereux pour ma santé. »

En se renseignant sur le sujet, elle a découvert que « les règles ont un effet sur l'élasticité des ligaments, qui sont plus fragiles ». Surtout les ligaments croisés du genou, la hantise des athlètes. « Je n'ai pas mené une enquête scientifique, mais j'ai interrogé mes proches, raconte-t-elle. Sur ce petit échantillon de dix à quinze nanas, c'était flagrant le nombre qui m'ont répondu : "Oui, j'avais mes règles quand je me suis rompu les croisés." » Très touchée, même si elle n'a pas été personnellement victime d'une telle blessure, Nze Minko a alors échafaudé le projet de rassembler des témoignages de sportives. Sauf que « personne n'a voulu participer ». Elle a donc lâché l'affaire, jusqu'à ces dernières semaines et à une sollicitation de la part de l'association « Règles élémentaires » (*), avec laquelle elle avait déjà collaboré.

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Libérer la parole

La handballeuse a immédiatement accepté de publier son témoignage dans la rubrique « Coup de sang » du site de l'association. « J'ai écrit le texte très rapidement, c'est venu naturellement », confie-t-elle. « Je n'ai pas les compétences pour tirer des conclusions sur le lien direct entre la blessure et les menstruations, mais j'encourage les gens qualifiés à nous donner des réponses… » Elle-même se montre désormais particulièrement vigilante lors des menstruations. « Je ne m'entraîne pas de la même manière. Je m'échauffe beaucoup plus et je ne fais que des tirs en appui, sans sauts. Je reste au service de l'équipe, sans en rajouter. »

Elle veut cependant aller plus loin et « libérer la parole ». « J'ai envie que les nanas puissent faire leurs recherches personnelles sur ce sujet et son effet sur le sport, lance-t-elle. Secrètement, j'aimerais aussi que les entraîneurs, les gens qui ont un pouvoir de décision se renseignent. » Or, ces derniers restent très majoritairement des hommes, moins conscients de cette particularité féminine. « Je n'ai pas les compétences nécessaires pour tirer des conclusions sur le lien direct entre la blessure et les menstruations, mais j'encourage les gens qualifiés à nous donner des réponses », glisse Nze Minko. Elle qui a également développé « the V Box », un coffret surprise de produits créés par et pour des femmes, acceptant volontiers le qualificatif de « féministe » : « Oui, forcément. J'ai envie d'être moi-même, qu'on ne me fasse pas ch… Ça m'a saoulée de voir que, dans plein de domaines, je peux être désavantagée, ce n'est pas normal. » Sur Instagram, elle a conclu son message par un manifeste, entre deux émoticônes coeur : « Je vous le dis, on va changer les règles. » Elle a déjà commencé à les réécrire.

Initiatives et conférences

Nouveau partenaire majeur de La Ligue féminine de handball depuis la rentrée 2022, Lidl France organisait à Paris ce jeudi 16 novembre un talk d’experts et de sportives sur le thème des « cycles menstruels dans le sport ». Au sein du handball français, plusieurs joueuses ont individuellement pris la parole sur le sujet des cycles menstruels, à l’instar de Melvine Deba venue témoigner aujourd’hui. Les structures s’y intéressent, la parole des sportives se libère mais l’on manque encore d’études pour mieux comprendre l’étendue des conséquences du cycle sur les performances des sportives et faire bouger les lignes.

Engagement de la Ligue féminine de handball

Nodjialem Myaro (présidente de la Ligue féminine de handball et championne du monde handball 2003) : « Il y a vingt ans nous ne parlions pas du sujet des cycles menstruels avec le staff médical et très peu entre joueuses. La parole se libère de façon intergénérationnelle et je suis heureuse de voir qu’un sponsor engagé comme Lidl accompagne la ligue et la fédération pour s’emparer du sujet. Nous ouvrons la porte d’un chantier qui s’annonce passionnant et qui fait suite à un vrai besoin des joueuses et du staff de nos clubs. Pour que demain le cycle menstruel ne soit plus vu comme une problématique pour la sportive mais comme un état de fait intégré à son plan d’entraînement pour améliorer la performance sportive. »

Points de vue des acteurs du handball

  • Camille Comte (entraîneur de Bourg de Péage Drôme Handball) : « A ce jour, nous ne distinguons pas la pratique féminine et masculine dans nos entraînements. »
  • Melvine Deba (joueuse de Chambray Touraine Handball) : « J’ai découvert ce qu’était le cycle à 20 ans dans le cadre d’une formation. J’avais conscience d’avoir des règles mais pas que cela s’inscrivait dans un cycle avec toutes les fluctuations qu’il implique notamment sur l’esprit d’équipe où l’on peut se sentir moins sociable. »
  • Manon Loquay (joueuse des Neptunes de Nantes) : « Nous parlons beaucoup entre coéquipières mais très peu avec le staff. Pour avoir connu deux coachs, c’est plus facile d’en parler avec une femme. Le handball est l’un des sports féminins les plus médiatisés et j’espère que nous allons contribuer à ouvrir la parole. »
  • Maëlys Kouaya (joueuse du Handball Plan de Cuques) : « C’est un sujet encore trop indiscret, nous parlons un peu des règles mais pas du cycle. »

Le sport de haut niveau et les troubles du cycle

En parlant de leurs règles, les sportives espèrent changer la pratique du haut niveau. La judoka Clarisse Agbégnénou, quintuple championne du monde et double championne olympique, appelle à ce que l’on écoute plus le corps des sportives bien différent, évidemment, du corps des hommes.

Adaptation de l'entraînement

« Pourquoi s’entraîner dans la douleur si l’on peut faire des choses totalement différentes ? Pourquoi travailler dans la douleur ? C’est bien de pouvoir en parler, de trouver des solutions. J’ai vu qu’en Espagne ils prévoyaient des heures de repos. Ce sont des choses concrètes ! » C’est d’autant plus urgent que l’on soupçonne un impact du sport de haut niveau sur le cycle menstruel. Selon une enquête du ministère des sports et de l’INSEP en 2021, 14% des sportives souffriraient d’aménorrhée, l’absence de règles et 55% d’entre elles de troubles du cycle. Les sportives parlent, il faut maintenant qu’on les écoute.

Règles du handball : un aperçu

Les règles du handball sont complexes dans l’ensemble et impliquent de nombreuses relations de cause à effet (« si…, alors… »).

Organisation du jeu

  • Une équipe peut compter jusqu’à 14 joueurs. Parmi eux, il y en a 7 sur le terrain (6 joueurs de champ et 1 gardien de but) tandis que les 7 autres joueurs de l'équipe font office de remplaçants. Il est possible de permuter des joueurs de champ et des remplaçants à n’importe quel moment. Le changement de joueur peut s’effectuer uniquement en passant par la ligne de changement, située sur une longueur du terrain et s’étendant de part et d’autre de la ligne médiane à une distance de 4,5 m de celle-ci.
  • Un match de handball se compose généralement de deux mi-temps de 30 minutes chacune. Pour les équipes de jeunes, il arrive parfois que l’on choisisse des sessions de jeu plus courtes. S’il n’y a toujours pas de vainqueur après la deuxième prolongation, celui-ci sera déterminé par une épreuve de jets de 7 mètres. Les joueurs expulsés, disqualifiés et exclus ne sont pas autorisés à y participer. Chaque équipe désigne 5 joueurs qui exécutent chacun un tir au but en alternance.
  • La zone de but est définie par un demi-cercle plein d’un rayon de 6 mètres. Sur une ligne de touche, la ligne de changement s’étend de la ligne médiane à une distance de 4,5 m de chaque côté de celle-ci.

Le ballon

Le ballon de handball est fait de cuir ou de matière synthétique. Le diamètre de celui-ci varie en fonction du sexe et de l’âge des équipes. Un ballon de handball pour les équipes masculines a environ 10 cm de circonférence de moins qu’un ballon de football, mais il est tout aussi lourd. Cela permet aux joueurs de handball de mieux l’attraper et de lancer plus fort qu’un ballon de football. Souvent, la balle est « résinée », ce qui permet aux joueurs de mieux la tenir et de l’attraper à une main.

Actions autorisées et interdites

  • Un joueur stationnaire peut tenir le ballon dans les mains jusqu’à trois secondes au maximum. Il est permis de faire au maximum trois pas avec le ballon en main.
  • Il est permis de lancer, saisir, arrêter, pousser, frapper ou dégager du poing le ballon à l’aide des mains, des bras, de la tête, du torse, des cuisses et des genoux. Le contact avec la jambe ou le pied est interdit. Un joueur peut prendre possession de la balle s’il réussit à enlever le ballon à son adversaire avec la main ouverte.

Fautes et sanctions

  • Si un joueur empêche injustement l’adversaire de lancer la balle en l’attrapant, en le ceinturant, en le poussant ou en le retenant, ceci est considéré comme une faute et sera généralement sanctionné par un jet franc. A partir de la deuxième infraction du joueur (carton jaune), la sanction des 2 minutes s’applique. L’équipe doit jouer avec un joueur de moins. Si un joueur reçoit une sanction de 2 minutes pour la troisième fois, il sera disqualifié par un carton rouge et ne sera plus autorisé à entrer pour le restant du match.

Engagements et remises en jeu

  • L’engagement s’effectue au point central du terrain, après le coup de sifflet de l’arbitre. Le joueur exécutant l’engagement doit se trouver avec un pied sur la ligne médiane, tandis que l’autre pied doit rester dans son propre camp. Les joueurs adverses doivent se tenir à 3 mètres au moins du lanceur.
  • Le jet franc est ordonné à la suite d’infractions aux règles, par exemple lorsqu’un joueur de l’équipe attaquante pénètre dans le cercle des buts. Le jet franc est exécuté à l’endroit où l’infraction a été commise. Les violations de règles qui entraînent un jet franc à moins de 9 mètres du but adverse se feront à la ligne de jet franc.
  • La remise en jeu est accordée si la balle a franchi les limites du terrain.
  • La sortie de but est exécutée par le gardien. Cette action est requise lorsque la balle quitte le terrain via la ligne de but et a été touchée auparavant par l’équipe attaquante ou par le gardien de l’équipe en défense en dernier, ou lorsque la balle reste dans la zone de but.
  • Quand une occasion manifeste de but est déjouée par une faute ou la pénétration dans la zone du gardien, un jet de 7 m rétablira l’égalité des chances. Dans ce cas, le lanceur se positionne devant la marque des 7 m et tente de marquer un but après le coup de sifflet. Tant que le joueur a la balle dans sa main, il ne doit ni toucher ni franchir la ligne des 7 m.

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