Le football à Cormeilles-en-Parisis a une longue et riche histoire, intimement liée à celle des clubs sportifs de la région. Cet article explore les origines et l'évolution du football dans cette ville, en mettant en lumière les moments clés, les personnalités marquantes et les succès rencontrés. Des premières initiatives au début du XXe siècle aux réalisations contemporaines, nous retracerons le parcours de ce sport passionnant à Cormeilles-en-Parisis.
Les débuts du football à Franconville et la genèse du C.S.F.P.B.
En 1912, la passion pour le football s'éveille à Franconville. Quelques enthousiastes, Messieurs Alavoine, Burkart et Thouvenin, décident de fonder le RED STAR de FRANCONVILLE. Cependant, la Première Guerre mondiale freine cet élan initial, entraînant une interruption des activités.
Après le conflit, en 1924, la section football renaît au sein du C.S.F.P.B. (Club Sportif Franconville Plessis Bouchard). Le club participe régulièrement au championnat de Paris, témoignant de son engagement dans la compétition régionale. La saison 1929/1930 marque un tournant, avec le sacre de la section football en 2ème catégorie. À cette époque, le terrain se situe Chaussée Jules César.
Ce n'est qu'en 1929 que la section s'installe rue des Pommiers Saulniers, à l'endroit où se trouve aujourd'hui le stade municipal. De 1929 à 1931, le club connaît une ascension, avec une montée en promotion 1ère division B puis A. En 1931, le C.S.F.P.B. participe pour la première fois à la Coupe de France, une étape importante dans son développement.
La Seconde Guerre mondiale provoque un nouveau flottement. Jusqu'en 1955, le C.S.F.P.B. se maintient tant bien que mal grâce à deux sections : le basket et le football. En 1957, ces deux disciplines sont les seules à persister, soulignant leur importance pour la survie du club.
Lire aussi: Exemples Préparation Physique Football
Développement et structuration du football (1960-1980)
Les années 1960 marquent une phase de structuration et de développement pour la section football. En 1960, elle compte 80 licenciés, témoignant d'un intérêt croissant pour ce sport.
Un tournant majeur a lieu en 1961, avec la création d'une école de football et l'instauration d'entraînements en semaine. Cette initiative est portée par M. Herblin Jacques, entraîneur de 1961 à 1978, dont l'engagement et la vision ont été déterminants. En 1962, l'éclairage est installé sur le stade, permettant ainsi d'organiser des entraînements et des matchs en soirée.
L'engouement pour le football ne cesse de croître. En 1963, la section compte 140 licenciés, avec 7 équipes engagées en championnat. En 1967, ce nombre atteint 180, signe d'une popularité grandissante.
En 1968, le C.S.F.P.B. éclate, donnant naissance au F.C.F.P.B. et à l'O.M.S. Malgré cette division, le football continue de progresser. En 1974, l'équipe première joue en Première Division de District, et le club dépasse les 300 licenciés, un seuil symbolique.
La fin des années 1970 est marquée par des succès sportifs. En 1978, les jeunes accèdent à la Promotion d'Honneur (PH). En 1980, les Pupilles remportent la Coupe du Val d'Oise, une victoire significative pour la formation des jeunes joueurs.
Lire aussi: Guide Complet Arbitre Football
Les années 1980 : consécration des jeunes et défis pour les seniors
Les années 1980 sont marquées par les succès des équipes de jeunes et les difficultés rencontrées par l'équipe senior. En 1981, les Seniors accèdent à l'Honneur Régional, une étape importante dans leur progression. La même année, les Pupilles remportent de nouveau la Coupe du Val d'Oise, tandis que les Minimes sont finalistes de cette même compétition, confirmant la qualité de la formation au sein du club.
En 1983, les Pupilles, Minimes et Cadets finissent premiers de leur championnat et montent en Honneur Régional, une performance remarquable qui témoigne du travail accompli auprès des jeunes. Cependant, les Seniors descendent en Promotion d'Honneur (PH), un revers qui souligne les défis rencontrés par l'équipe première.
Juin 1983 est marqué par l'organisation de la première FÊTE DU FOOT, un événement festif qui rassemble 16 équipes en 2 catégories : les Pupilles et les Minimes. Cette initiative contribue à renforcer les liens entre les joueurs, les familles et les supporters.
En 1984, les Seniors descendent en Première Division de District, une nouvelle déception pour les supporters. Malgré ce contexte difficile, les Poussins réalisent un exploit en remportant la finale régionale d'Ile de France de la Coupe de France Poussins (Trophée "Vache qui rit") le 28 avril 1984.
Le 11 mai 1984, les Poussins participent au Parc des Princes à la finale nationale de la Coupe de France de Football à 7, en représentant La Ligue de Football de Paris. Ils se classent 16ème, une performance honorable pour cette jeune équipe. Le 3 juin 1984, les Poussins sont finalistes de la Coupe du Val d'Oise, perdant 2 à 1 contre Sarcelles en finale.
Lire aussi: L'organisation du football régional
En 1985, les Seniors accèdent à la Promotion d'Honneur (PH) en Ligue, retrouvant ainsi un niveau de compétition plus élevé. Le 16 février 1986, les Juniors, finalistes de la Ligue de Paris, participent à la phase finale nationale de la Coupe Gambardella. Le stade accueille 700 spectateurs pour un match FRANCONVILLE - LILLE (0-5), témoignant de l'engouement pour le football dans la région.
En 1987, les jeunes descendent en promotion d'honneur de ligue, un revers qui souligne la nécessité de poursuivre les efforts en matière de formation. Le 31 mai 1988, le F.C.F.P.B. devient filleul du MATRA RACING, un partenariat qui ouvre de nouvelles perspectives pour le club.
Le 4 juin 1988, le club organise la Finale de le Coupe de Paris Seniors entre VILLECRENS et POISSY, un événement prestigieux qui met en valeur les infrastructures et le savoir-faire du F.C.F.P.B. Le 12 juin 1988, les Poussins remportent le challenge du PRINTEMPS, tandis que les Minimes gagnent la Coupe du Val d'Oise 4 à 2 contre le Cosmo de Taverny.
En 1989, les Poussins sont finalistes du tournoi international de Marly le Roi, une performance qui confirme leur potentiel. Le 7 mars 1989, le club organise le 1er Challenge de l'Amitié, opposant La Séléctions des YOUGOSLAVES de FRANCE à SOCHAUX, arbitré par Monsieur Joël QUINIOU. En lever de rideau, SAMBA FC affronte FRANCONVILLE. Le 11 juin 1989, le club organise la Finale de la Coupe du Val d'Oise Seniors.
Les années 1990 : ambition et rayonnement régional
Les années 1990 sont marquées par une volonté d'ambition et de rayonnement régional. En 1990, les Seniors 1 accèdent à la Division d'Honneur, un niveau de compétition élevé qui témoigne des progrès réalisés par l'équipe première. Les Seniors 2 accèdent à la Première Division de District, tandis que les Juniors remportent la Coupe du Val d'Oise, confirmant la qualité de la formation des jeunes.
Le 19 mars 1990, le club organise le 2ème Challenge de l'Amitié, opposant La Séléctions des YOUGOSLAVES de FRANCE à BREST. En lever de rideau, FOOT PASSION affronte FRANCONVILLE. En avril 1990, le premier Stage de Pâques est organisé avec 62 participants, une initiative qui vise à développer les compétences des jeunes joueurs.
Le 30 août 1991, le club organise le match international Cadet FRANCE - ALLEMAGNE, un événement prestigieux qui met en valeur les infrastructures du F.C.F.P.B. Le 21 septembre 1991, le F.C.F.P.B. devient Club Filleul du PARIS SAINT GERMAIN, un partenariat qui ouvre de nouvelles perspectives pour le club.
En 1992, le club participe au premier tournoi des -15ans des Clubs Filleuls du PSG, une occasion pour les jeunes joueurs de se mesurer à d'autres équipes de haut niveau. Le 27 juillet 1992, le club organise le match de gala SPORTING DE LISBONNE contre CSK SOFIA. En lever de rideau, le FC ST LEU affronte le RC FONTAINEBLEAU.
En 1993, les 17 ans remportent le Chalenge NIKE au Parc des Princes, cette finale s’est jouée durant la mi-temps d’un PSG/AUXERRE. Le 4 juin 1994, le club organise la finale de Coupe de France Corporative, CHU CAEN contre l'Entente Municipale de CHARLEVILLE-MEZIERES, rencontre arbitrée par Monsieur Joël QUINIOU, arbitre international.
Le 21 octobre 1996, le club organise le match international Junior FRANCE - SUISSE, un événement qui contribue à renforcer son image de club formateur. En 1997, les -13 ans remportent leur championnat et les Jeux du Val d’Oise, une performance remarquable qui témoigne du travail accompli auprès des jeunes.
En 1998, les -13 Ans remportent le Tournoi Régional du Paris-Saint-Germain se déroulant au Camps des Loges. Le 2 mai 1998, le club organise le match Corpo FRANCE - ALLEMAGNE. En 1999, les Seniors 1 accèdent à la Promotion d'Honneur. Les Benjamins gagnent la Coupe et les Jeux du Val d'Oise. Les 12 et 13 juin 1999, le club organise les Finales des Coupes de Paris toutes catégories (9 finales au total), un événement majeur qui met en valeur son organisation et ses infrastructures.
Les années 2000 : entre succès sportifs et défis structurels
Les années 2000 sont marquées par des succès sportifs, mais aussi par des défis structurels. En 2000, les Seniors accèdent à la Division d’Honneur Régional (DHR). Les Seniors 2 accèdent à la Deuxième Division de District et sont finalistes de la coupe des réserves(95). Les Seniors Espoirs gagnent le Challenge Saint Léger et sont finalistes de la Coupe de Paris. Les 13 ans accèdent à l’Excellence.
En 2002, les Seniors accèdent à la Division Supérieur Régional (DSR). Les Seniors Espoirs sont finalistes du Challenge Saint Léger ainsi que de la Coupe du Val d’Oise. Les Seniors 2 accèdent à la Première Division. Les 13 ans accèdent à la Promotion d’Honneur (PH). Les 18 ans accèdent à l’Excellence.
En 2003, les 13 ans descendent en Excellence. Les 18 ans accèdent à la Promotion d’Honneur (PH). Les CDM accèdent à la Première Division. En 2004, les CDM accèdent à l’Excellence. Les 18 ans descendent en Excellence.
En 2005, les 13 ans descendent en Première Division. Les CDM descendent en Première Division. En 2006, les 13 ans accèdent à l’Excellence. Les CDM accèdent à l’Excellence et sont vainqueur de la Coupe du Comité.
En 2008, les Seniors 2 sont finaliste de la Coupe Jean Lestruhaut. Les CDM accèdent à la Promotion d’Honneur (PH) et sont finaliste de la Coupe du Comité. Les 15 ans 1 accèdent à l’Excellence.
Infrastructures et événements récents
Le terrain de foot Alain Leclere est un des éléments du stade municipal Gaston Fremont qui compte plusieurs terrains de football, de basket-ball, des courts de tennis et un stade d’athlétisme. Le club de football compte une vingtaine d’équipes dont une nouvelle équipe féminine. Les jeunes joueuses ont d’ailleurs participé à l’inauguration. Le coup d’envoi a été donné par la Présidente et Yannick Boëdec, maire de la commune et Conseiller départemental.
Cette opération de rénovation a bénéficié du soutien départemental au titre de ses dispositifs d’aide aux communes pourvus d’un budget de plus de 25 millions d’euros en 2019. Plus de 1500 projets ont ainsi été financés depuis 2012. En particulier, « nous agissons pour le sport, a déclaré Marie-Christine Cavecchi, parce qu’il est un des principaux moteurs de notre cohésion. Chacun de vous se souvient par exemple des moments de joie procurés par nos victoires en coupe du monde de football.
Figures emblématiques du sport dans la région
Plusieurs athlètes de haut niveau sont liés à la région de Cormeilles-en-Parisis, contribuant à son rayonnement sportif.
Stéphane Diagana
Né le 23 juillet 1969 à Saint-Affrique (Aveyron), Stéphane Diagana est un athlète français spécialiste du 400 m haies. En 1979, il obtient sa première licence à la Fédération française d'athlétisme. Il débute par le 110 mètres haies, puis en 1988, lors des championnats de France scolaires à l'INSEP, il rencontre Fernand Urtebise, qui l'oriente vers le 400 m haies et restera son entraîneur pendant seize ans.
En 1990, à Blois, il décroche à 21 ans son premier titre de champion de France senior sur 400 m haies. Aux championnats d'Europe de Split, il se classe 5° de la finale du 400 m haies en 48 s 92. Il améliore de 2/100e de seconde le record de France de Jean-Claude Nallet datant de 1942. Il termine par ailleurs 7° de la finale du relais 4×400m. En 1997, il est sacré premier champion du monde français, sur 400 m haies. En 2000, lors du Meeting Gaz de France à Saint-Denis, il est blessé et doit renoncer à sa participation aux Jeux olympiques de Sydney.
En 2001, Stéphane Diagana se classe 3° de la coupe d'Europe des nations, avant de décrocher son 7° titre national en plein air, sur 400 m, à l'occasion des championnats de France à Saint-Étienne. Il établit son meilleur temps de l'année sur 400 m haies le 4 juillet lors du meeting de Lausanne, en 48 s 08. Victime d'une blessure à la cheville droite, il est contraint de déclarer forfait pour les championnats du monde 2001.
En 2002, à Athènes, il remporte les championnats d'Europe sur cette même distance. En 2003, il est sacré champion du monde du relais 4 × 400 m. Il a détenu de 1995 à 2019 le record d'Europe du 400 mètres haies en 47 s 37. Il détient le record de France du 400 m haies et partage celui du 4 × 400 m. En 2007, il devient le premier président de la Ligue nationale d'athlétisme, fonction qu'il occupera jusqu'en 2009. Il devient également consultant pour France Télévisions, aux côtés de Patrick Montel, Bernard Faure, Alexandre Boyon et Nelson Monfort.
Maguy Nestoret
Maguy Nestoret est née le 20 juillet 1969 à Vitry sur Seine. Spécialiste française du sprint du 100 et 200m, elle débute de manière prometteuse en 1985 avec un titre de championne de France cadette de la longueur et du 200m. En 1993, elle remporte le titre du 200 m lors des championnats de France.
Elle totalise 17 sélections en équipe de France, avec dès 1990, le championnat d’Europe, puis trois championnats du monde entre 1991/1995. Son meilleur résultat reste sa place en demi-finaliste du 200m à TOKYO où elle se classe 5° et une finale sur le relais 4x100 mètres, aux côtés de Marie-Joé Perec. Elle participe au 200 mètres des Jeux olympiques de 1992 où elle termine à la cinquième de sa série avec un temps de 24,15 secondes. Après sa carrière d'athlète, elle est DTN adjointe lors du mandat de Robert Poirier (2001-2005), puis conseillère des sports du maire de Paris, Bertrand Delanoë (2005-2013) et également DTN du pentathlon moderne en 2013.
Valérie Guiyoulle
Valérie Guiyoulle est née le 3 août 1972 à Paris. Elle est une athlète française spécialiste du triple saut. Elle remporte trois titres de championne de France du triple saut, un en plein air en 1995 et deux en salle en 1994 et 1995. Elle améliore à deux reprises le record de France, 13,85m en 1994 à Reims et à Limoges. Elle bat son record personnel, 13,98m à MONTGERON en 1997 et l’améliore à 14 m, à 25 ans, Valérie Guiyoulle s’octroyait du même coup le record de France n’est pas homologué faute à une rafale de vent de 2,70m/s. Elle a également partagé une première place du relais 4x200m aux championnats de France à Lyon en 1993. Première place partagée avec Valérie Jean-Charles, Valérie Belien et Maguy Nestoret en 1’37 ‘’ 77.
Autres athlètes
D'autres athlètes, tels que Valérie Jean-Charles et Abdellah Behar, ont également marqué l'histoire sportive de la région. Abdellah Behar, né le 7 juillet 1963 à Souk El Arbaa au MAROC, a fait le choix de venir courir et vivre en France. En devenant Français, il devient l’un des piliers de l’équipe de France de cross pendant une décennie. En 1993, Il rejoint le club Athlétique de Franconville.
tags: #football #cormeilles #en #parisis