L'Histoire du FC Bourgoin-Jallieu : Un Parcours Épique

Le FC Bourgoin-Jallieu (FCBJ) est un club de football basé à Bourgoin-Jallieu, en Isère. Fondé en 1936, le club a une histoire riche et passionnante, marquée par des moments de gloire et des défis surmontés. Ce club, ancré dans le paysage footballistique de l'Isère, a su se faire un nom grâce à son esprit d'équipe et à ses performances remarquables.

Les Débuts et la Structuration du FCBJ

Le FCBJ est né en 1936 et s’est structuré au fil des ans, au fil de ses équipes dirigeants. Puis il a commencé à développer la formation, avec notamment des gens comme Didier Christophe ou Bernard David. Et puis quand Kolver est arrivé, cela a apporté une touche supplémentaire.

Depuis le printemps dernier, Djemal Kolver est seul aux commandes de ce bateau, après une période de coprésidence sur laquelle il ne souhaite pas s’étendre : « J’étais joueur donc, et aussi partenaire historique du club.

Dans sa mission, il est entouré d’un directeur général, Dylan Rahis, âgé de seulement 27 ans, et déjà au poste depuis 4 ans : de quoi conférer au club une image jeune et dynamique. « C’est un métier passionnant, raconte Dylan; il y a plein de facettes. La partie RH (ressources humaines) est un peu compliquée, mais comme dans tous les métiers, car parfois c’est dur et cruel, il faut faire des choix.

Un Projet Axé sur les Clubs Partenaires

Le FCBJ a basé une partie de sa politique sur les clubs des alentours, qui forment les « clubs partenaires ». « En fait, Bourgoin (près de 30 000 habitants) est hyper bien placée géographiquement, bien desservie, entre Lyon, qui est à 30 minutes, et Grenoble, à 45 minutes. On n’est pas loin d’Annecy non plus (1h10) et de Saint-Etienne (1h10). On a un partenariat historique avec l’Olympique Lyonnais et on se sert de ce modèle-là pour l’appliquer aux « petits » clubs qui sont autour de nous.

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Ces 9 clubs, avec le FCBJ, ça représente 3000 licenciés. On n’a jamais voulu fusionner avec eux, parce que j’ai toujours pensé qu’il nous fallait deux équipes par catégorie mais pas plus. Alors on a opté pour ce projet « clubs partenaires. On ne veut pas « tuer » les clubs alentours, au contraire, on veut les aider. L’idée, c’est de tirer tout le monde vers le haut, de faire évoluer le football Nord Isérois et d’augmenter la performance, la notre et celle des clubs partenaires.

L’idée générale, c’est donc de faire du local : « Même si de temps en temps on peut aller chercher de la performance ailleurs, on ne veut pas avoir trop de gamins qui viennent de toute la France, poursuit Djemal Kolver; j’ai une certaine expérience et je ne veux pas appliquer à mes joueurs ce que j’ai vécu ici : j ai joué en 17 ans Nationaux à Bourgoin et je me souviens qu’il y avait beaucoup de joueurs qui venaient de partout, juste parce qu’ils venaient chercher le niveau, et cela se faisait au détriment des joueurs du cru qui, du coup, n’ont pas progressé, et après ça, on s’est retrouvé après avec un trou de générations.

Voilà pourquoi on veut rester « local », et quand on dit « local », on parle d’un rayon de 45 kilomètres, même si on peut aller chercher 2 ou 3 de l’extérieur. Au FCBJ, l’union devrait faire la force, l’avenir le dira, et l’important vivier de joueurs devrait servir sa cause. Dylan : « Il y a un gros bassin de joueurs de football dans l’Isère et dans le nord-isère, beaucoup plus que pour le rugby, alors que tout le monde pense qu’ici, c’est une terre d’ovalie*. Mais non… Djemal : « Le club prend une place prépondérante au sein de la ville sur plein d’aspect, sportif, social, au niveau de son académie. Je pense, pour en revenir au rugby, qu’il y a du soleil pour tout le monde. On travaille avec eux, on collabore.

Formation et Ambitions

Djemal Kolver note quelques pistes de développement et de progression : « Notamment en matière de formation. Bourgoin a sorti des joueurs professionnels, mais pas assez. Pour ça, il faut donc augmenter la performance des coachs, des encadrants. C’est ce que l’on s’attache à faire depuis que j’ai pris la présidence et ça va payer.

Avec Eric Guichard, on est monté en N2. Jérémy était directement passé de joueur à la fin de sa carrière, à entraîneur. Il n’avait pas pris le temps de se poser un peu. La transition a été dure. Il s’est retrouvé à entraîner des joueurs avec lesquels il avait joué, ce n’est pas facile.

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Et Dylan de poursuivre : « On a toutes nos équipes jeunes en R1 et cette saison, on a l’ambition de faire monter nos U16 R1 en U17 nationaux. Au total, notre académie comprend 28 équipes, avec 650 licenciés, en comptant le pole féminin. En termes de licenciés, on est vraiment le gros club de l’Isère avec Eybins.

Chez les féminines (100 licenciées), on a 5 équipes, on est en R2 chez les seniors, on stabilise le projet au niveau quantitatif déjà, avec l’école de foot qui représente 35 % des effectifs. D’ici le mois de juin, on commencera à travailler sur un projet, pour faire comme chez les garçons. Il ne faut pas perdre de vue que l’on est dans un quartier de la ville, que beaucoup de filles ont des qualités intrinsèques au dessus de la moyenne : alors il faut leur offrir un niveau de performance qui soit adapté.

Des idées, du dynamisme, de l’ambition et aussi des infrastructures : à Bourgoin, le club bénéficie de deux terrains synthétiques, d’un terrain d’honneur et le fameux stade Pierre-Rajon, partagé avec le rugby, d’une capacité maximale de 9000 places. « C’est vraiment un bel outil de travail, se réjouit Djemal; avec le rugby, on communique bien.

Djemal Kolver : « On a tout pour aller plus haut. On a le stade, le bassin économique, on est très bien placé… Si on continue à bien travailler, on ne peut qu’y arriver. Il faut bien se structurer et être organisé pour, le moment venu, appuyer sur la détente et aller chercher cette place en Ligue 3 ou en National. C’était mon ambition quand je suis arrivé à la présidence il y a 4 ans. Je ne suis pas à ce poste pour végéter. Je suis compétiteur.

L'Épopée en Coupe de France

Le FCBJ a vécu la plus belle épopée de son histoire en Coupe de France. Retour sur une épopée mémorable qui marquera l'histoire du club isérois.

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Le FC Bourgoin-Jallieu (N3), qui a déjà éliminé Lyon et Martigues, affrontera Reims (L1) jeudi 6 février en huitième de finale de la Coupe de France de football. Une aventure historique qui a de belles répercussions sur le club isérois côté marketing et communication.

Ce jeudi, le FC Bourgoin-Jallieu va jouer le premier huitième de finale de Coupe de France de football de son histoire face à Reims. Après avoir éliminé Martigues et Lyon, les Berjalliens rêvent d'un nouvel exploit. Toute une ville est emportée par l'aventure, même les personnalités du coin.

Le stade Pierre-Rajon n’est pas près d’oublier cette soirée. La petite enceinte de 6 400 places, qui avait déjà vibré au plus haut niveau pour le rugby et son CSBJ, a vu son histoire s’écrire autrement, sous les projecteurs du football. Jamais le FC Bourgoin-Jallieu n’avait atteint un tel niveau : une qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de France.

Face à l’Olympique Lyonnais, le club phare de la région et partenaire du FC Bourgoin-Jallieu, les joueurs de Freddy Morel a provoqué un vrai tremblement de terre que personne n’oubliera. En devenant le premier club de cinquième division à éliminer l’OL dans cette compétition, le FCBJ a écrit un moment d’histoire.

Les Héros de l'Épopée

« C’est une soirée qu’on n’oubliera jamais, savoure Ronan Jay, le gardien berjallien, attendu ce jeudi à 8h30 en cours à l’INSEEC, une école de commerce à Lyon. Dans 50 ans, on s’en rappellera encore. C’est gravé à vie. »

Le portier a repoussé les deux premiers tirs au but lyonnais, rien de moins que ceux d’Alexandre Lacazette et de Corentin Tolisso. « C’est un peu comme dans un rêve, confie-t-il. Quand tu joues en N 3, tu n’imagines pas un jour stopper un pénalty d’un champion du monde et encore moins un autre d’un des meilleurs buteurs de l’histoire de la Ligue 1. »

Pour sa famille, cet exploit a encore plus de sens. « Mon papa avait disputé avec Vaulx-en-Velin un 16e de finale contre le grand Nantes (0-2 en 1994). Il m’avait dit de jouer sans pression. Bon, il avait perdu. Moi, au moins j’ai gagné ! ».

Les Réactions

Sur BFM Lyon, le président berjallien Djemal Kolver avait beau jeu de résumer la recette de l’exploit : « Dans les vestiaires, je leur ai dit que nous étions, président, coach, joueurs, d’égal à égal avec les Lyonnais (sic).

« Il y a beaucoup de fierté. On a joué trois clubs pros, une équipe de Ligue 2 et deux équipes de Ligue 1. On n'a pas perdu. Le public a répondu présent donc je suis fier de mes joueurs et de mon club aujourd'hui. On voit le potentiel du club et du territoire, à nous de hausser le niveau maintenant. On a des bases solides, maintenant il faut tout faire pour monter en N2 », avance un président du FCBJ ambitieux, Djemal Kolver.

Pour atteindre cet objectif de remonter en N2, le coach Freddy Morel veut lui se servir de cette expérience en Coupe de France, acquise notamment face aux trois équipes professionnelles rencontrées : "Reims a respecté le FCBJ, dans l'intensité qu'ils ont voulu mettre dans le jeu et les duels. On a été capables de résister, ça doit nous servir à construire et nous montrer que le foot est fait d'engagement. On en aura grandement besoin pour performer en championnat. C'est un vrai apprentissage de la réalité du monde pro. A la télé c'est bien mais en live c'est encore mieux pour apprendre."

Les Défis et les Perspectives d'Avenir

Malheureusement, dès la première journée de championnat, le club a dû se rendre à l’évidence : cela allait être très compliqué. La découverte du N2 a même été brutale.

Si, après neuf journées, et avant de se rendre chez l’un des trois co-leaders, Hyères - Les Varois restent sur trois nuls et une défaite en championnat, et viennent de se faire « sortir » en coupe de France aux tirs au but à Chaponnay contre une R2 -, les Isérois pointent à l’avant-dernière place du classement (13e sur 14), ils sont cependant très loin d’être largués et, surtout, leur récente prestation hormis peut-être celle contre Le Puy, laisse augurer de réels motifs d’espoir.

Avec son budget budget de 1,3 millions d’euros (pour tout le club), le FCBJ ne peut pas non plus faire de folie : « C’est un petit budget, mais on sait travailler avec, on ne multiplie pas les postes, on ne surpaye pas les joueurs, alors qu’à un moment donné, c’était la mode. Avec la refonte des championnats amateurs, beaucoup de joueurs se sont retrouvés sur le marché, et ça a remis quelques pendules à l’heure en termes de salaires, car certains touchaient des sommes astronomiques, même à notre niveau. Nous, on ne fera pas de folie. C’est pour ça que l’on mise beaucoup sur la formation. On veut des joueurs du cru. Pas forcément de Bourgoin même, mais du bassin. Aujourd’hui, en équipe première, on doit être à peu près à 30 % de joueurs issus du bassin, c’est bien.

De retour samedi dernier à Cannes pour la deuxième fois en quinze jours, pour le compte de la coupe de France cette fois, le FCBJ, pourtant auteur d’un bon match, n’a pas pu rééditer sa performance (l’équipe d’Eric Guichard s’était imposée 1 à 0 à Coubertin le 4 novembre mais s’est cette fois fait battre 2-1) ni faire mieux qu’un 7e tour, son record.

Le FCBJ comptera à nouveau sur les valeurs qui font la force de l’équipe cette saison. « On a des bons joueurs mais les résultats sont là parce que tout le monde joue le jeu chaque semaine, les titulaires, les remplaçants. On est tous sur la même longueur d’ondes. Le président du FCBJ, Djemal Kolver. A force, le sud de la France n’aura bientôt plus de secret pour le FC Bourgoin-Jallieu, qui, depuis quelques semaines, a pris l’habitude de passer ses week-ends au soleil ! L’expérimenté Sofiane Atik. Ces voyages, s’ils forment la jeunesse, comme le dit l’expression consacrée, constituent surtout un gros changement pour le FCBJ, habitué depuis 10 ans à ferrailler en National 3 avec les clubs de la région lyonnaise, savoyarde ou auvergnate. Un changement à la fois géographique, donc, et surtout qualitatif : le National 2, c’est vraiment un autre niveau, et ça, le club du président Djemal Kolver, en poste depuis 2020, l’a bien compris.

L'ASP Bourgoin-Jallieu : Une Autre Facette de l'Histoire du Football Local

L'histoire du football à Bourgoin-Jallieu est aussi marquée par l'existence d'une autre association sportive, l'ASP Bourgoin-Jallieu. L'association a été créée en 1974, pour permettre à l'ensemble des personnes issues de l'immigration portugaise de se rassembler. Ils se retrouvaient tous au sein de cette association pour partager des moments de vie. Le ballon rond était alors la passion commune de tous les membres.

Ils ont alors créé en 1976 la première équipe sénior. Dès son lancement l'association sportive a opté pour les couleurs Jaune et Noir. Lors de ses trente dernières années le club est passé par de nombreuses étapes. Fut un temps ou le club rivalisait avec le club voisin et ami du FC Bourgoin-Jallieu (FCBJ).

Dès sa création le club a fait l'acquisition de locaux dans lesquels il a installé le siège du club. Au sein de celui-ci se trouve les bureaux du club, ainsi qu'un bar. Le siège est ouvert la semaine en fin de journée et tous les week end.

Durant les week ends le service est assuré essentiellement par les joueurs de l'équipe sénior et des bénévoles. Des binômes ont été formés en début d'année.

Aujourd'hui le club a pris beaucoup d'ampleur et évolue en CFA 2. Une grande partie des joueurs de l'équipe première de cette saison a fait les beaux jours des équipes jeunes du FCBJ évoluant ainsi au plus haut niveau régional et même national pour certains.

S'en suivi des années plus compliquées pour l'ASP Bourgoin-Jallieu avec plusieurs descentes consécutives. La saison dernière l'équipe fanion a réussi le pari de se maintenir en Promotion d'Exellence au terme d'une saison éprouvante.

L'autre objectif est de réussir à conserver les équipes de jeunes qui ont été remises en place il y a environ cinq ans. En effet pendant plusieurs années le club n'arrivait plus à créer d'équipes de jeunes. Cette année encore le club a réussi à former deux catégories de jeunes, les U9 et les U11. Conserver ces équipes est essentiel si le club souhaite continuer à grandir.

Impact Économique et Social

L'aventure de Bourgoin-Jallieu en coupe de France de football est aussi une aventure juteuse pour les bars et restaurants de la commune. Exemple dans l'un des QG des supporters, le pub-brasserie L'Albion à Bourgoin Jallieu. Où la victoire du FCBJ face à Lyon mercredi soir a été vécue pleinement. "On a eu de la vie avant le match… pendant pour encourager les équipes et on a eu aussi le retour de stade dans une ambiance folle et très dynamique pour nous en termes d'activité", explique Yannick Tatoulian, patron de l'établissement. En termes de chiffre d'affaires, "c'est toujours sympa de faire un vendredi alors qu'on est un mercredi".

Le directeur de la brasserie s'attend à une belle soirée encore le 4 ou 5 février pour suivre le 8e de finale du FCBJ face au stade de Reims. "On se dimensionne pour pouvoir accueillir un maximum de monde et dans les meilleures conditions, en termes de personnels et avec environ 20% de fûts en plus, que ce que l'on a l'habitude de commander".

Alors que les performances du CSBJ rugby sont moyennes, le football fait vibrer le Nord-Isère ces dernières semaines. "La ville vit toujours autour du rugby, malgré les performances. Le foot n'était pas très important mais il le devient et c'est bien, ça donne un peu de diversité", estime le patron du bar-restaurant.

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