La composition d'une équipe de hockey U20 est un élément crucial pour déterminer son succès dans les compétitions internationales. Cet article explore les aspects clés de la composition d'une équipe, en mettant l'accent sur l'équilibre entre l'expérience et le nouveau talent.
Le contexte des Championnats du monde juniors
La Suisse est en quart de finale des championnats du monde juniors. Lors d'un match contre la Russie, dans une ambiance électrique devant 7530 spectateurs, la Russie est la première à s’illustrer par Yaroslav Kosov, parti seul défier Nyffeler. La Nati persévère avec un tir de Robin Leone sur la plaque de Vasilevski et Lukas Balmelli, isolé mais malchanceux. Si les Russes sont très actifs en supériorité numérique, à ce jeu-là, les Suisses s’appliquent également.
Malgré tout, la Russie reste sur un échec, douloureux, face au Canada (1-4). Une défaite qui incite à la prudence car elle a mis en lumière certaines difficultés, en premier lieu l’inefficacité offensive (à l’exception du match contre l’Allemagne, adversaire bien en-deçà des autres) et des unités spéciales à la peine. Alors qu’elle doit faire sans Valeri Nichushkin, suspendu par la commission de discipline, la Sbornaïa n’a plus à se poser de questions même si l’étonnante formation suisse est bien décidée à lui jouer, à elle aussi, un mauvais tour. La composition helvète est inchangée, y compris devant les buts où Melvin Nyffeler a excellé lors du premier tour.
Analyse du match Russie-Suisse
Les deux équipes jouent en avantage numérique, même à 5 contre 3 pour la Suisse. Le match est toujours aussi intense. Cela va sourire à la Russie. Kucherov effectue un faux lancer de la bleue, Grigorenko est preneur et bat Melvin Nyffeler du revers (2-1, 29’07 »). Les occasions continuent de pleuvoir. Sur son aile gauche, Mozer prend de vitesse tout le monde mais la porte est verrouillée. En jeu de puissance, Slepyshev feinte tout le monde en zone offensive et fait le tour de la cage. Enfin, Dyakov est posté devant Nyffeler, récupère le puck et le passe entre ses jambes pour servir Grigorenko qui touche le poteau. Tout comme celle de Koledov malgré le gros investissement de la jeune armada de Sean Simpson qui mitraille de toutes parts. On arrive au « money time », chaque équipe défend chèrement sa peau. Nikita Nesterov force le passage. Bertschy essaie un tir de loin alors que Zangger gêne Vasilevski. Vladimir Tkachyov touche la plaque de Nyffeler puis tire en déséquilibre. Mikhail Grigorenko place un lancer du revers devant le demi-cercle. Il reste 4 minutes. La Suisse a alors l’occasion de tuer le match lorsque Antonietti se retrouve isolé en attaque.
La Russie marquera un but… refusé : Grigorenko déborde mais désocle la cage, Slepishev met le palet au fond des filets. A priori cela ne sert à rien mais cette action a entraîné une faute de Guerra. 17 secondes plus tard, Kucherov ne loupe pas le rebond après un tir de Grigorenko (3-3, 58’21 »). Une nouvelle fois, la Suisse pourrait laisser filer une victoire qui lui semblait acquise.
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Ce scénario cauchemardesque à la fin du troisième tiers, il a failli se réaliser une nouvelle fois en prolongation. Tir de Kosov, rebond pour Khochlachev qui échoue de peu mais Christian Marti est obligé de faire faute. Malgré de bonnes opportunités, la Suisse s’en sort et croit à la victoire lorsque Bertaggia frappe en deux temps mais trois joueurs russes l’encadrent sur le rebond. Tanner Richard commence au ralenti, ses dribbles n’ont rien de magique et il manque le cadre. Grigorenko touche la jambière droite de Nyffeler. Bertschy patiente, un peu trop peut-être. Yakupov touche également la jambière droite de Nyffeler. Les dribbles de Sven Andrighetto sont écourtés par un poke-checking de Vasilevski. Grigorenko feinte habilement le portier helvète, Bertaggia transforme aussi son essai. Également bon feinteur, Kucherov réussit lui-aussi. Bertaggia, plutôt chaud, s’y colle une deuxième fois de suite mais échoue du revers.
Quelle désillusion pour la Suisse, finalement toujours invaincue en temps réglementaire mais tombée en quart de finale. Pour la troisième fois, elle menait au score avant d’être poussée en prolongation. Pour la deuxième fois, ses adversaires ont égalisé à 100 secondes de la fin. Pour la troisième fois, elle cède le match aux tirs au but. Il est clair que cette défaite est amère malgré l’énergie et l’esprit conquérant qui ont été déployés depuis le début du tournoi avec une nouvelle performance d’excellent niveau.
Sean Simpson (entraîneur de la Suisse) : « Ce fut vraiment intense pour nos joueurs. Ils ont joué avec un grand coeur. Christoph Bertschy (attaquant de la Suisse) : « C’est clairement un des matches les plus excitants que j’ai pris part jusque-là. On est pas tous les jours en quart de finale d’un championnat du monde. Tout le monde était prêt.
Russie - Suisse 3-3 (1-1, 1-1, 1-1, 0-0) / 2-1 aux tirs au butMercredi 2 janvier 2013 à 19h00 à la Ufa Arena. Évolution du score :1-0 à 06’07 » : Khokhlachev assisté de Yakupov et Nesterov (sup. num.)1-1 à 10’05 » : Bertschy (inf. num.)2-1 à 29’07 » : Grigorenko assisté de Kucherov 2-2 à 32’37 » : Ness assisté de Guerra et Simion2-3 à 48’57 » : Andrighetto assisté de Guerra3-3 à 58’21 » : Kucherov assisté de Dyakov et Grigorenko (sup.
Facteurs clés dans la composition d'une équipe M20
L'équilibre entre expérience et jeunesse
Une équipe M20 performante doit trouver un équilibre entre des joueurs expérimentés, ayant déjà participé à des compétitions internationales, et de jeunes talents prometteurs. Les joueurs expérimentés apportent de la maturité, du leadership et une connaissance tactique du jeu, tandis que les jeunes talents peuvent surprendre par leur énergie, leur créativité et leur potentiel d'évolution.
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La sélection des gardiens de but
Le choix des gardiens de but est crucial. Un gardien fiable et performant peut faire la différence dans les moments clés d'un match. Il est important de sélectionner des gardiens ayant une bonne technique, un bon sens du placement et une capacité à gérer la pression.
La composition de la défense
La défense est le pilier de toute équipe de hockey. Elle doit être composée de joueurs solides, capables de protéger leur zone, de relancer le jeu et de contribuer à l'attaque. Il est important de trouver un équilibre entre des défenseurs physiques, des défenseurs mobiles et des défenseurs ayant un bon sens du jeu.
La sélection des attaquants
L'attaque est le moteur de l'équipe. Elle doit être composée de joueurs rapides, techniques et capables de marquer des buts. Il est important de trouver un équilibre entre des attaquants créatifs, des attaquants physiques et des attaquants ayant un bon sens du but.
L'importance du rôle de l'entraîneur
Yorick Treille vivra son premier Mondial en tant que coach principal, après plusieurs saisons en tant qu’assistant. L'entraîneur joue un rôle essentiel dans la composition de l'équipe. Il doit être capable d'identifier les forces et les faiblesses de chaque joueur, de créer une chimie d'équipe et de mettre en place une stratégie de jeu efficace.
Les clubs suisses et leurs mouvements de joueurs
ZSC Lions
Les ZSC Lions entament la saison 2024/25 en position de force, mais la National League s’annonce plus compétitive que jamais. Lausanne qui doit se reconstruire après une saison inattendue, Fribourg est en pleine transition, et Genève rêve d’un nouveau sacre. Premièrement, malgré cette augmentation du nombre d’étrangers, les équipes ont principalement recruté des joueurs avec un bon pédigrée, issus de championnats renommés, ce qui suggère que les salaires n’ont pas baissé pour ces profils. Deuxièmement, une des craintes exprimées était l’invasion de gardiens étrangers, réduisant ainsi les opportunités pour les gardiens suisses. Enfin, la situation des joueurs suisses n’a pas non plus évolué en termes de modération salariale. Ces joueurs restent rares et donc chers, ce qui est accentué par la signature de contrats longue durée (7 ans pour Andrea Glauser à Fribourg-Gottéron, 5 ans pour Lukas Frick à Davos ou encore 6 ans pour Sven Jung à Davos), asséchant le marché des joueurs disponibles. Ainsi, les directeurs sportifs sont obligés de se positionner rapidement sur les rares agents-libres, y compris sur pour des joueurs de 3e ou 4e bloc.
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Au rendez-vous l’année écoulée avec une saison régulière contrôlée, deux premiers tours de playoffs expédiées et l’avantage de la glace maîtrisé en finale, les ZSC Lions se posent en grandissimes favoris à leur propre succession. Déjà identifié comme sans point-faible ou presque lors du précédent exercice, l’effectif zurichois n’a que très peu changé. Les départs concernent essentiellement des joueurs de profondeur (Simon Bodenmann, Reto Schäppi, Phil Baltisberger) et seront remplacés par des jeunes issus de la formation et « promus » du club-ferme des GCK Lions, finaliste de la Swiss League (le prometteur Daniil Ustinkov, Joel Henry, Jan Schwendeler, Timo Bünzli). Du côté des joueurs étrangers, Mikko Lehtonen (30 points et +28), Rudolfs Balcers (38 points dont 20 buts), Jesper Frödén (40 points dont 22 buts), Juho Lammikko (34 points) et Derek Grant (18 buts et 39 points) seront toujours présents en 2024/25. Le défenseur Scott Harrington, arrivé en cours de saison et souvent laissé de côté, retourne en Amérique du Nord (aux Thunderbirds de Springfield en AHL) et sera remplacé par le Finlandais Santtu Kinnunen, qui sort de deux saisons en AHL avec les Checkers de Charlotte (57 points en 137 rencontres). Le dernier membre du contingent importé, Šimon Hrubec, entamera sa troisième saison sur les bords de la Limmat.
Mis à part les joueurs étrangers, la majorité des cadres sont engagés pour encore deux saisons minimum. Sven Andrighetto (31 points en 40 rencontres en 2023/24 et 14 points en 15 matchs de playoffs), dont le contrat arrivait à échéance à la fin de la prochaine saison, a ainsi été prolongé jusqu’en 2029 à la fin de l’été. Faut-il dès lors attribuer d’office le titre aux ZSC Lions ? Après tout, ils repartent sur des bases quasi identiques à celles de la saison précédente, tandis que les autres prétendants (Genève-Servette, Zoug, Berne, Lugano) n’ont pas suffisamment progressé, ou restent dans l’incertitude (Lausanne, Fribourg-Gottéron). Cependant, la participation à la CHL pourrait jouer en leur défaveur. Les exemples récents de Zoug (en 2023) et de Genève-Servette (2024) ont montré que les clubs qui disputent « sérieusement » les joutes continentales y épuisent beaucoup d’énergie qui finit par leur manquer au moment des playoffs. C’est probablement pour cette raison que Zurich commence la saison avec sept joueurs étrangers, bien que seulement six puissent être alignés en National League. Le staff devra également gérer la fatigue des cadres et les blessures, mais le réservoir de talents disponible avec les GCK Lions devrait faciliter cette tâche. Seul bémol, le gardien Hrubec, qui a disputé 57 des 67 matchs des ZSC en saison régulière et séries confondues en 2023/24, ne dispose pas d’une véritable doublure référencée.
EV Zoug
L’EV Zoug - champion en 2021 et 2022, faut-il le rappeler - entame la saison 2024/2025 avec des interrogations majeures, tant sur le plan sportif que contractuel. Après deux éliminations en demi-finale face aux futurs champions, Zoug semble avoir perdu de sa superbe, peinant à retrouver le chemin du titre. La question principale qui anime les supporters et les observateurs est simple : quel visage présentera l’EVZ cette saison ? L’entraîneur norvégien Dan Tangnes, en poste depuis 2018, arrive au terme de son contrat à la fin de cet exercice. Sa situation contractuelle, si elle ne se clarifie pas rapidement, pourrait devenir un sujet de préoccupation majeure pour le club. À cela s’ajoute l’incertitude autour de Jan Kovář, le centre tchèque de 34 ans qui a été l’un des artisans des titres de 2021 et 2022. Ses performances lors des deux dernières campagnes de playoffs sont particulièrement préoccupantes, avec un seul but inscrit en 21 rencontres. L’avenir de Kovář reste flou, tout comme celui de plusieurs autres joueurs clés. Ainsi, les dirigeants devront se pencher sur l’expiration des contrats de l’international Tobias Geisser, de Livio Stadler, ou encore du jeune ailier Attilio Biasca (21 ans) qui s’est illustré lors de sa saison rookie avec 10 buts.
Zoug a renforcé sa défense avec l’arrivée de Gabriel Carlsson, un imposant défenseur suédois de 1m95 pour 92 kg, drafté en première ronde par Columbus en 2015 (29e rang). Carlsson, connu pour son jeu défensif solide, a passé la majorité de sa carrière en AHL avec 205 matchs en 6 saisons (entre Cleveland et Hershey), tout en disputant 81 rencontres en NHL (à Columbus puis à Washington). Ses 8 buts inscrits la saison passée avec Växjö en Suède sont presque une anomalie, lui qui n’a marqué que 10 buts au total en 7 saisons en Amérique du Nord. En attaque, plusieurs départs sont à signaler, notamment ceux de Brian O’Neill (Luleå), Marc Michaelis (Mannheim) - malgré un contrat encore valable, Andreas Eder (Munich) et Riley Sheen (Ingolstadt). Pour les remplacer, Zoug a misé sur Fredrik Olofsson, qui a disputé 57 matchs avec l’Avalanche du Colorado pour 9 points dans un rôle de joueur de centre de 4e ligne, ainsi que 20 matchs en AHL avec les Eagles, récoltant 12 points. La défense pourra également compter sur la jeune pépite Leon Muggli (18 ans), repêché par Washington en 2e tour (52e rang) et prêté par les Capitals dans son club formateur pour sa deuxième saison dans l’élite. Parmi les autres arrivées, Mike Künzle (30 ans) sort d’une saison difficile à Bienne, où il a été laissé de côté à plusieurs reprises, mais a connu des saisons à 25-30 points dans le Seeland. Enfin, Tim Wolf (32 ans) rejoint Zoug en tant que gardien de réserve après cinq saisons à Ajoie, où il a perdu son statut de titulaire. Il devrait permettre à Leonardo Genoni (qui va manquer les premières semaines de compétition du fait d’une blessure), de souffler. Zoug espère également que Grégory Hofmann (31 ans), longtemps considéré comme le meilleur joueur suisse hors NHL (avant sa tentative avortée à Columbus en 2021/22), pourra rester en bonne santé.
HC Lugano
Le HC Lugano aborde la saison 2024/2025 avec des ambitions renouvelées, après avoir réussi à bien manœuvrer dans un marché des transferts plutôt restreint pour les joueurs suisses. Le club a notamment réussi à attirer le meilleur jeune défenseur disponible, David Aebischer (23 ans, en provenance de Rapperswil-Jona), ainsi que le meilleur gardien sur le marché, Joren van Pottelberghe (27 ans). Ce dernier est considéré comme l’un des futurs piliers de la Nati au poste de gardien, aux côtés de Wüthrich (Berne) et Akira Schmid (Vegas). L’une des meilleures nouvelles pour le HCL est la confirmation que Calvin Thürkauf, MVP de la National League la saison passée avec 60 points, sera toujours dans l’équipe. Après l’échec de Mikko Koskinen devant le filet, Lugano a choisi de revenir à une configuration avec deux gardiens suisses, Niklas Schlegel et donc van Pottelberghe. Ces dernières années, Lugano a connu des déceptions avec le recrutement de ses joueurs étrangers, mais le club a su se défaire des contrats des décevants Joey LaLeggia et Arttu Ruotsalainen (parti à Frölunda), et a choisi de ne pas prolonger Markus Granlund, désormais à Genève-Servette. Pour les remplacer, le HCL a misé sur Carl Dahlström, un défenseur au profil stay-at-home de 29 ans (seulement 4 buts marqués lors des 6 dernières saisons, playoffs compris), mesurant 1m93 pour 96 kg. À l’attaque, Lugano a également misé sur la taille et la puissance avec l’arrivée de Radim Zohorna (28 ans), un attaquant tchèque de 1m98 pour 104 kg. Malgré des statistiques intéressantes en AHL (92 points en 132 matchs), Zohorna n’a pas pu s’établir durablement en NHL. Il sera accompagné de son compatriote Jiří Sekáč, vu à Lausanne lors des trois dernières saisons. Bien qu’inconstant, Sekáč a montré des éclairs de talent et a été précieux en séries, malgré une production en déclin (de 46 points en 2021/22 à 25 points en 2023/24).
La grande question qui demeure est de savoir combien de temps les tifosi devront encore attendre pour voir des résultats concrets. Lugano n’a plus remporté une série de playoffs depuis 2018. Réputé pour être un emploi précaire (comprendre : un siège éjectable), le poste d’entraîneur est occupé depuis maintenant deux ans par le local de l’étape Luca Gianinazzi épargné par les critiques grâce à son attitude humble et son éthique de travail.
Genève-Servette
Genève-Servette a vécu une saison 2023/24 paradoxale : sacré champion d’Europe en CHL, le club a pourtant été éliminé prématurément lors des play-ins, en partie à cause de l’énergie dépensée durant les compétitions européennes. Désormais champions d’Europe, les Grenats vont-ils tout mettre en œuvre pour défendre leur couronne continentale ou se concentrer sur le championnat national afin de retrouver une place de premier plan, conforme à leur standing et à la qualité de leur effectif ? Le directeur sportif Marc Gautschi, dans un entretien avec l’agence ATS, affirme que le club a les ressources pour mener de front ces deux objectifs. Concernant les joueurs étrangers, Genève-Servette a rajeuni son effectif en ne renouvelant pas les contrats de Valtteri Filppula (40 ans, qui a rejoint son club formateur Jokerit Helsinki) et de Daniel Winnik (39 ans, retraité après 18 saisons professionnelles, dont les six dernières à Genève). Michael Špaček, après deux saisons à Ambrì-Piotta, a rejoint le club du bout du Lac. Avec 100 points en 98 matchs de saison régulière, Špaček s’est imposé comme un marqueur prolifique, mais ses performances en play-in ont été décevantes (0 point en 4 matchs et un différentiel de -5). De plus, il traîne une réputation de joueur à fort caractère. Par ailleurs, après avoir longtemps été figuré parmi les rumeurs, Markus Granlund, en provenance de Lugano, s’installe finalement dans la Cité de Calvin. Avec Sakari Manninen et Teemu Hartikainen (tous deux prolongés pour une saison supplémentaire), Marc Gautschi espère reformer le trio dominant de la KHL à Ufa entre 2020 et 2022, ou en sélection finlandaise avec laquelle ils ont été couronnés champions olympique en 2022. Sur le papier, cette combinaison des trois Finlandais a de quoi faire rêver, à condition que Granlund se remette complètement de sa blessure au genou (qui a écourté sa saison 2023/24 à 20 matchs) et que Hartikainen retrouve son efficacité offensive de la saison 2022/23 (36 buts cumulés), après une saison plus modeste (9 buts). Certains pourraient critiquer Gautschi de vouloir « faire du neuf avec du vieux », mais ces paris pourraient porter leurs fruits.
Dans les autres mouvements, Servette perd Eliot Berthon (non renouvelé et désormais retraité) et a signé pour quatre ans Luca Hischier. Le frère de Nico (New Jersey) arrive en provenance de Bienne et est identifié comme un joueur précieux tant en attaque qu’en défense. Le staff genevois mise ainsi sur un groupe qui, pour l’essentiel, a été champion en 2022/23 avant une saison en demi-teinte. La majorité des cadres n’a pas été à la hauteur de ses standards habituels et cherchera à prendre sa revanche. La défense, particulièrement décevante en 2023/24, sera sous haute surveillance, notamment avec Theodor Lennström, appelé à remplacer Henrik Tömmernes mais qui a passé plus de temps à l’infirmerie que sur la glace, ou encore Tim Berni, débarqué en provenance de Columbus et qui n’a pas pu stabiliser l’arrière-garde. Le duo de gardiens Robert Mayer (prolon.
Composition de l'équipe de France pour le Mondial Elite de Stockholm
Pour son premier Mondial à la tête des Bleus, Yorick Treille a dressé une liste de 25 joueurs qui représenteront la France au Mondial Elite de Stockholm. Les Bleus seront menés par le capitaine et légendaire Pierre-Edouard Bellemare, qui vivra son 12ème Mondial Élite avec les Bleus.
Gardiens de but
Trois gardiens protègeront les cages tricolores : Quentin Papillon, Julian Junca et Antoine Keller. Ce dernier découvrira l’élite après avoir disputé des Mondiaux dans les catégories jeunes.
Défenseurs
Ils seront épaulés par des défenseurs expérimentés comme Hugo Gallet, Vincent Llorca ou Pierre Crinon. Une expérience importante pour entourer notamment Yohan Coulaud, Fabien Bourgeois et Kevin Spinozzi, qui vivront chacun leur premier Mondial à l’Avicii Arena de Stockholm. Enzo Guebey, qui fête ses 26 ans ce mardi 6 mai, enchaîne une quatrième participation.
Attaquants
En attaque, les Bleus miseront sur l’expérience puisque tous les joueurs ont déjà connu les Mondiaux. Sacha Treille, 37 ans, vivra son 15ème Championnat du Monde Élite, un record dans l’histoire des Bleus. Les expérimentés Anthony Rech, Nicolas Ritz, Charles Bertrand et Tim Bozon seront présents, comme Guillaume Leclerc et Kévin Bozon. La vitesse de Dylan Fabre et Jordann Perret sera un atout important, comme le talent d’Alexandre Texier, qui vient de terminer sa saison en NHL avec les Blues de St.Louis. Capitaine à plusieurs reprises en préparation, Louis Boudon retrouvera la Suède, où il a évolué cette année avec Nybro, avec le rôle de capitaine assistant. Aurélien Dair et Fabien Colotti vivront eux leur deuxième Mondial Élite.
Ils évoluent tous les deux en Synerglace Ligue Magnus, le championnat le plus représenté de la liste avec 12 représentants. La Suisse suit derrière avec cinq joueurs évoluant entre Ajoie, Lausanne et Davos.