Rennes Handball Masculin : Une Histoire de Passion et de Renouveau

Depuis ses modestes débuts jusqu'à son statut actuel, le handball masculin à Rennes a connu une évolution remarquable. Des équipes de jeunes aux compétitions nationales, le parcours est jalonné de moments clés, de défis surmontés et d'une passion indéfectible pour ce sport. Cet article explore l'histoire riche et complexe du handball masculin rennais, mettant en lumière les clubs, les joueurs, les événements marquants et les perspectives d'avenir.

Les Premières Heures du Handball Rennais

Le handball à Rennes a des racines profondes, remontant aux années 1950 avec la création de la section handball au sein du Cercle Paul Bert (CPB). En 1961, le club obtient son affiliation fédérale, marquant ainsi le début d'une aventure structurée dans le paysage handballistique français. En 1963, le club intègre le championnat de nationale 3, alors troisième niveau français. Cette accession est due au regroupement de deux sections géographiques (Centre et Gayeulles), rapidement le groupe accède en nationale 2. La création de différentes sections géographiques, après le Cercle Paul Bert Nord Ouest, différentes sections voient le jour, à l’est les Gayeulles, au sud Rapatel et Binquenais.

Les années 1970 sont marquées par la construction des deux temples du handball rennais : la Motte Brulon à l’est et Charles Géniaux à l’ouest, en 1976. Des relations sont établies avec les centres d’initiation sportive municipaux pour la détection de talents, et des projets sportifs de quartier sont mis en place. Durant cette période, le CPB Rennes organisait des matchs amicaux face à de grandes équipes européennes. En 1980, le club recevait les polonais de Opole et les yougoslaves de Rijeka. En 1981, la grande équipe de Banja Luka et l’équipe de Budapest participaient au tournoi international.

L'Ascension du CPB Rennes

Dans les années 1980 et 1990, le CPB Rennes se distingue comme le premier club breton, enregistrant un nombre impressionnant de 420 licenciés et 24 équipes. L'obtention de la médaille aux Jeux Olympiques de 1992 marque un tournant pour le handball en France, mais entraîne également le départ de joueurs formés au club vers des divisions supérieures (D1, D2).

Le Cercle met alors en place une politique de formation de joueurs et d’entraîneurs. Cette politique permet l’intégration des jeunes joueurs au sein des équipes seniors, et arrive à maintenir le cap. Les projets de quartiers deviennent performants » De l’initiation au haut niveau » la détection, l’apprentissage, le haut niveau jeune sont les marques de fabrique du club. De nombreux titres sont acquis dans toutes les catégories d’âge. Chez les filles, le CPB Rennes et l’ASPTT Rennes mettent leurs ressources en entente pour l’équipe féminine.

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Rennes Métropole Handball : Une Nouvelle Ère

En 2002, après 3 ans d’entente et des résultats positifs, une nouvelle entité est créée avec le « Rennes Métropole Handball ». En 2004, les générations 86, 87 et 88 sont finalistes du challenge de France. Ils perdent la finale face à Metz. Les entraineurs « maison » encadrent les différentes équipes. Ces changements permettront un accompagnement des joueurs et une meilleure santé financière. En 2006, afin de pouvoir suivre la progression du club, l’embauche d’un second salarié s’impose.

À partir de 2008, le CPB Rennes débute une nouvelle ascension avec le retour des moins de 18 ans sur les phases finales des championnats jeunes (3e du Challenge de France en 2008). En parallèle des garçons, le club décide de remonter une équipe féminine suite à de nouvelles demandes d’inscription. L’équipe démarre au plus bas niveau départemental. Chez les jeunes, plusieurs filles de la génération 98/99 arrive au club suite au travail réalisé dans les quartiers rennais. La performance de l’équipe première, totalement amateur, dans le monde semi-pro, permet au dirigeants de travailler sur la montée de l’équipe réserve en nationale. Le club poursuit l’amélioration de sa formation, plusieurs titres départementaux et régionaux sont acquis. L’équipe réserve devient championne de Bretagne et accède logiquement en Nationale 3. Chez les filles, la politique de développement porte ses fruits et l’arrivée de plusieurs joueuses ayant évoluée au niveau national permet au club d’accéder au plus niveau régional en quelques années. En 2015, la Nationale 1 termine à la 3e place du classement à un point de la première place. Cette montée en puissance entraîne une augmentation du nombre de licenciés. Cette année là, le club s’associe avec le Cesson-Rennes Métropole HB et l’AS Chantepie pour donner naissance à l’entente ARCCH (Academie Rennes Cesson Chantepie Handball) sur le niveau -18 ans. Pierre Le Meur arrive en tant que 3e salarié du club. L’équipe première masculine réussie à se maintenir en Nationale 1. En 2019, l’équipe 1 masculine du CPB Rennes se maintien en Nationale 1 et accède historiquement en 8ème de finale de la Coupe de France Nationale. La section féminine réalise, cette saison là, l’un des plus beaux exploits du club en remportant la Coupe de France Régionale Féminine à l’AccorHotels Arena de Paris. Opposées à l’équipe de Saint-Julien-Gleizé, les filles s’imposent 30 à 23 devant plus de 3500 personnes dont 200 supporters Cerclistes. En 2022, l’équipe première féminine réalise une saison exceptionnelle et termine première de sa poule de Nationale 2. Cette première place permet à l’équipe d’accéder historiquement en 3e division française, la Nationale 1. Après une bonne saison, l’équipe masculine se maintient en Nationale 1 et termine 2e de sa poule.

Cesson-Rennes Métropole HB : L'Ère Professionnelle

Le club grandissait et de nouvelles recrues arrivaient. N2 puis N1, la progression fut fulgurante avec la mise en place de moyens financiers plus importants, la création du Pôle Espoirs à Cesson, la mise en place d'entraîneurs diplômés et la venue de joueurs expérimentés, jusqu'au titre de Champion de France de Nationale 1 en 2000, la construction du Palais des sports et l'accession à la Division 2, un aboutissement pour le club ! Le club continuait de se structurer pour devenir plus professionnel avec, entre autre, la création d'un centre de formation. Puis en 2009, le club devient champion de France de Deuxième Division et par conséquent accède en L.N.H . En décembre 2011, suite à un investissement important de Rennes Métropole, l’O.C. Cesson Handball devient le CESSON RENNES METROPOLE HB. 2011 : L'O.C.

Une Saison 2022/2023 en Dent de Scie

La saison 2022/2023 de Cesson-Rennes s’est conclue par une 9ème place, synonyme de maintien, trois ans après être monté dans l’élite. Cesson Rennes a effectué une saison 2022-2023 avec pas moins de 25 points pour 11 victoires 3 nuls et 16 défaites, ce qui se rapproche de la saison précédente et ses 27 points, preuve d’une régularité.

Une Stratégie Axée sur la Jeunesse et la Formation

Le club souhaite évoluer et avancer, sans brûler les étapes. Le président du club, Sébastien Leriche, défend cette philosophie « On fonctionne par étapes. Il faut être prudent même si on doit être conscient de notre potentiel. Pour remplir les objectifs, les dirigeants misent sur un effectif en voie de rajeunissement : « On a beaucoup de joueurs sous contrat jusqu’en 2025. On avait peu de marge de manœuvre. On souhaite rajeunir les postes comme celui de pivot, de demi-centre et de gardien. » Cette méthode fonctionne ainsi par une forme de transmission entre les cadres déjà bien installés et les jeunes qui tentent de se faire une place « Arnaud Tabarand était au poste de gardien avec un jeune notamment. Cette intégration de nouveaux jeunes joueurs passe également par le centre de formation. « Je m’appuie sur le centre de formation, on est le seul club professionnel de handball masculin en Bretagne pour un bassin étoffé. Ainsi 5-6 joueurs professionnels sont issus de notre centre. Notre but, c’est de s’appuyer sur eux et leur donner confiance. On cherche un équilibre entre les jeunes et les joueurs professionnels en fonction des résultats ».

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Cette volonté s’accompagne de valeurs chères à l’identité du club breton. « Chaque saison a son histoire, mais l’équipe est compétitive d’une saison à l’autre. Cela s’explique par notre état d’esprit dit irréductible. Cette force de caractère se traduit par une volonté de se développer peu importe les obstacles. « Notre descente en ProLigue a marqué un coup d’arrêt dans le développement du club ». Ce développement passe par un modèle économique qui doit permettre d’attirer toujours plus de spectateurs. « On a la sensation que notre club se développe. Les spectateurs sont ainsi de plus en plus nombreux. Ce modèle économique est composé de partenaires privés faute de subventions publiques suffisantes pour développer le club. « Ça fait partie de notre ADN. On ne doit pas perdre ces valeurs que l’on a depuis des années. On souhaite progresser saison après saison et lorsque l’on rencontrera des moments difficiles on s’appuiera sur ces valeurs ».

Un Nouveau Cycle : Saison 2023/2024

La saison 2023/2024 marque un tournant pour le Cesson-Rennes Métropole HB, avec un renouvellement important de l'effectif. Dix joueurs ayant participé à la saison précédente ne seront pas présents, laissant la place à huit nouveaux venus et à des jeunes issus de la formation du club. Le staff technique, mené par Sébastien Leriche, est maintenu et repart sur une nouvelle page, conscient des défis à relever.

Un Effectif Remanié

Si vous n’avez pas suivi l’actu transfert du CRMHB cet été, le choc visuel risque d’être important au moment de retrouver la Glaz Arena et un 7 de départ renouvelé à 80%. Romaric Guillo, Romain Briffe, Robin Molinié, Ludwig Appolinaire, Youenn Cardinal, Junior Tuzolana, Axel Oppedisano, Milos Mocevic, Daniel Mosindi et Edgar Dentz. Comptez-bien, cela fait 10 Irréductibles présents l’an passé qui ne seront pas sur le parquet le 9 septembre à venir pour la reprise du championnat face à Saint-Raphaël. Une page se tourne et des noms qui comptent ont quitté les lieux. Des visages et des histoires qui entrent désormais dans le passé pour laisser la place à huit petits nouveaux et quelques jeunes issus de la formation.

Des Ambitions Mesurées

Trente matchs à disputer, une concurrence toujours aussi féroce en Liqui Moly Starligue et surtout, des sueurs froides à éviter, pour poser les bases d’un nouveau cycle, attendu depuis de longs mois et l’annonce du profond chamboulement d’effectif. Dans les profils choisis, ce Cesson-là sera assurément différent des précédents. Les différentes nationalités avec deux Hongrois, deux Espagnols, un Brésilien et de fait, des cultures handball à intégrer dans un projet collectif. C’est d’ailleurs en cela que résidera le défi du staff cessonnais qui devra trouver la bonne formule, si possible rapidement, sans laisser trop de plumes en route. Avec un effectif réduit, par contraintes budgétaires, à 14 professionnels auxquels la jeunesse du club viendra prêter main forte, la marge de manœuvre est restreinte et il ne faudra pas vivre une telle avalanche de pépins que celle vécue l’an passé en novembre-décembre.

Un Début de Saison Crucial

Première étape en championnat, après le premier tour de coupe de France disputé début septembre à Ivry, avant quatre journées sur ce mois de rentrée : Saint-Raphaël et le PAUC à la Glaz Arena, soit deux très solides formations visant légitimement le top 8 et deux déplacements chez des concurrents directs au maintien, le promu Sélestat puis Chartres. A ce moment-là, déjà, on en saura plus sur un effectif qui apprend quotidiennement à se connaître, à s’aider et à s’apprécier au quotidien. Tout dépassement de fonction est généralement soumis à un affect et les liens sont évidemment plus simples à tisser et renforcer dans la victoire que dans la défaite.

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Un Leadership Renouvelé

Pour emmener cette équipe, Mate Sunjic, l’expérimenté gardien arrivé l’an passé et Théophile Caussé, l’un des anciens du groupe seront capitaine et vice-capitaine. Ultra-dépendante du duo Romaric Guillo - Romain Briffe ces dernières saisons pour guider le secteur défensif, la formation bretonne va devoir apprendre à faire sans ses deux historiques. Créer des associations, surtout défensives, prend du temps mais Asier Nieto, Simon Ooms, Gustavo Rodrigues et Erik Szeitl, notamment, sont déjà informés de l’ADN défensif local. La patience sera de mise dans une équipe où le secteur offensif risque d’être détonnant.

Un Secteur Offensif Prometteur

Le talent et la jeunesse au rendez-vous ? L’explosivité à l’aile droite du tandem Alex Moran - Théo Caussé, le métier et la précision pour l’autre aile Josep Folques - Xavier Labigang, la puissance et le talent au-dessus du lot de Gustavo Rodrigues à l’aile droite et la qualité tactique et technique d’Egon Hanusz à la mène promettent des buts à une salle qui, au-delà d’attendre de ses joueurs un investissement total, ne dira pas non à des matchs à plus de trente buts pour ses protégés.

La Jeunesse Bretonne au Cœur du Projet

Attaché à son terroir, le public breton retrouvera ses « minots », toujours au cœur du projet. Mathieu Salou, formé au club, avec à ses côtés Mathéo Briffe, à qui l’on souhaite que les pépins physiques cessent, seront les leaders de la relève formée au club. Michal Baran, pour sa première année pro, démarre le plus difficile, à savoir confirmer les gros espoirs et les louanges très justement récoltés l’an passé, tandis qu’Alexandre Baradat et Tristan Michel notamment, auront voix au chapitre, à coup sûr et une belle carte à jouer.

Objectif : Faire Vibrer la Glaz Arena

Place donc à un nouvel élan, une nouvelle histoire, avec des noms déjà connus et d’autres qui n’ont qu’une hâte : faire vibrer une Glaz Arena qui voudra surtout ne plus trembler jusqu’à fin mai la saison prochaine.

Les Clubs Bretons et les Divisions Nationales

L’exercice 2021/2022 a enfin rendu son verdict dans les divisions nationales masculines. Plusieurs changements vont notamment avoir lieu à la rentrée prochaine. Ti Sport fait le point sur les descentes et montées en N1, N2 et N3. C’est l’heure du bilan ! Tout comme Lanester en Nationale 1, plusieurs clubs bretons ont brillé cette saison. Tandis que les Dragons sont toujours dans l’attente de savoir s’ils évolueront en N1 ou en N1 Elite, Hennebont sera bien présent en N1 pour le prochain exercice. En effet, après sa victoire à domicile contre Cherbourg (33-27), le club breton a décroché un ticket historique pour la troisième division malgré une égalité de points avec Saint-Malo (54 points). La différence de but étant favorable aux Morbihannais. Saint-Malo sera donc la seule équipe à évoluer en Nationale 2 la saison prochaine puisque ni Loudéac, malgré sa belle deuxième place, ni Morlaix/Plougonven (5e) ne sont parvenus à faire la bascule de la N3 à la N2.

À l’inverse, cela va bouger un cran en dessous, en N3, puisque Bruz, Auray et Guingamp sont relégués. Ces derniers terminent la saison respectivement à la 12e (26 points), 11e (34 points) et 10e place (36 points) du classement. Du fait de ces trois relégations, il n’y aura qu’une seule montée de Prénationale à N3M, pour quatre descentes de Prénationale à l’Excellence Régionale (Porzay, Concarneau, Plescop et Lesneven). Une vraie mauvaise nouvelle pour le handball masculin breton ! Dans l’autre sens, l’Avenir du Ponant monte bien en Nationale 3 ! Grâce à sa victoire dimanche dernier contre Lesneven (34-25), l’équipe de Saint-Renan a officialisé sa montée. Les Finistériens ont réalisé un magnifique parcours en terminant l’année avec 68 points en 26 journées (21 victoires, 5 défaites). Le club devance de 2 points le Pont de l’Iroise au classement.

Les Joueurs et les Transferts

L’arrière droit de 23 ans fait son retour au club qui l’a formé. Originaire de Morlaix, le Breton a intégré le centre de formation de Cesson Rennes en 2017 puis a signé son premier contrat professionnel deux ans plus tard en intégrant l’effectif professionnel. Il part ensuite du côté de l’USAM Nîmes avant d’être prêté à Tremblay en ProLigue. Les arrivées de Mathieu Salou et Daniel Mosindi sont des atouts de taille pour le club breton qui va pouvoir compter sur deux arrières droits efficaces. Daniel Mosindi est un joueur israélien de 21 ans qui a évolué en Allemagne pendant une saison sous les couleurs d’Erlangen avant de rejoindre Saran la saison dernière avec qui il a été un artisan de la montée du club en StarLigue. Sa solidité défensive et son efficacité mêlée à son explosivité en attaque font de lui un joueur indispensable pour l’effectif. International français dans les catégories jeunes, Rubens Pierre a finalement orienté son choix vers l'équipe nationale de Guinée, attiré par le projet de développement et la volonté de se qualifier, à l'avenir, pour les championnats du Monde. Début janvier, Rubens Pierre avait repris l'entraînement avec le Cesson-Rennes Métropole, juste avant de décoller pour la Tunisie où il a disputé la Coupe d'Afrique des Nations.

Rennes : Une Ville Sportive

Déjà abonné ? Rennes est une ville qui baigne dans le sport depuis 1901, au plus tard ! Il est possible que certain.e.s d’entre vous aient déjà réservé une chambre à notre hôtel 3 étoiles à Rennes pour assister à des événements sportifs tels que Rennes sur roulettes, l’Open de Rennes de tennis ou encore l’une des étapes du Tour de France de cyclisme. Car en effet, Rennes, ville désignée comme « la plus sportive de France » en 1982, a fait du sport un pilier de sa culture. Chaque année, plusieurs événements sportifs ponctuent le quotidien des Rennais. Le premier qui nous vient à l’esprit n’est autre que Rennes sur roulettes, évènement international de roller mis au point par le Cercle Paul Bert conjointement avec la municipalité depuis… 1982 ! Mais l’agenda sportif rennais est aussi marqué par les éditions annuelles de l’Open de Rennes de tennis, un tournoi international masculin créé en 2006 qui se tient au mois de janvier et qui réunit quelque 48 joueurs figurant au classement ATP. Pour finir, le Grand Prix de Rennes de cyclisme a lui aussi eu droit à ses moments de gloire. Quasiment tous les principaux sports au niveau professionnel sont représentés à Rennes ! À Rennes, par exemple, on est très fiers du Stade Rennais, notre emblème footballistique, qui évolue en Ligue 1 et siège dans son écrin, le Roazhon Park.

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