Le Paris Saint-Germain face aux défis de la Ligue des Champions: Résumé des défaites et des moments cruciaux

Le Paris Saint-Germain (PSG), club aux grandes ambitions européennes, a connu des fortunes diverses en Ligue des Champions. Si le club a parfois brillé sur la scène européenne, son parcours a également été ponctué de défaites amères et de désillusions. Cet article se propose de revenir sur certaines de ces contre-performances, en analysant les causes et les conséquences pour le club de la capitale.

Défaites marquantes en phase de groupes et en phases finales

Une première période manquée face à Arsenal

Le PSG a payé cher une première période manquée, battu 2-0 dans le premier sommet d'une saison jusqu'ici sans tache, à défaut d'être éclatante, face à Arsenal en Ligue des champions. Le club de la capitale a perdu son invincibilité dans la nuit de Londres, qu'il quittera avec les regrets d'une prestation ratée avant la pause, et meilleure ensuite, même si cela ne s'est pas vu au tableau d'affichage.

Le Parc des Princes sous la foudre de Manchester United

Au lendemain du coup de tonnerre de Madrid, et la chute du grand Real contre l'Ajax Amsterdam (1-4), la foudre est tombée au Parc des Princes également. Après l'incroyable « remontada » subie face au Barça en 2017 (4-0, 1-6), le PSG a été éliminé par Manchester United (1-3), après avoir pourtant gagné 2-0 à Old Trafford. Un penalty de Rashford dans le temps additionnel a assommé les Parisiens, qui ont dominé techniquement, mais avec une inexplicable peur au ventre. Encore.

C'est un scénario inattendu qui a eu lieu en première période sous la pluie fine de la Porte d'Auteuil. Malgré une énorme possession et la maîtrise technique, le PSG est rentré au vestiaire avec un but de retard (1-2), sans que l'on comprenne vraiment comment cela avait pu arriver. Avec une équipe B ou presque, compte tenu des nombreuses absences, Manchester United n'a quasiment rien montré. Mais Romelu Lukaku, en grande forme actuellement, s'est vu offrir un doublé (2e, 30e), sur deux erreurs de Kehrer et Buffon (voir ci-dessous). Dalot a même frôlé le troisième but (42e). L'égalisation de Juan Bernat (12e) semblait pourtant avoir témoigné du réveil des Parisiens. Mais la maestria technique de Verratti au milieu et les accélérations de Di Maria ou Mbappé n'ont pas vraiment éteint ce sentiment de fragilité. MU, plus présent dans les duels, est resté tout le match à l'affût. Di Maria a cru libérer le Parc après une talonnade géniale de Mbappé, mais M. Skomina et le VAR n'ont pas manqué son hors-jeu (56e). Mbappé a manqué un face-à-face avec De Gea avant un tir de Bernat sur le poteau (84e), sur une action qui aurait permis d'abréger les souffrances du Parc. Au lieu de ça, Kimpembe a commis l'irréparable dans le temps additionnel (voir ci-dessous). Rashford a trompé Buffon pour enterrer les Parisiens, amorphes, livides, hébétés de longues minutes sous la pluie du Parc après le coup de sifflet final.

Défaite face à l'Atlético de Madrid

Le Paris SG a été battu mercredi 6 novembre à domicile en Ligue des champions par l’Atlético de Madrid (1-2), encaissant un but dans le temps additionnel après avoir gâché nombre d’occasions en deuxième période. Angel Correa a donné la victoire aux Colchoneros à la toute dernière seconde. Le PSG a concédé une deuxième défaite en Ligue des champions cette saison. Inquiétant.

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Les joueurs de Luis Enrique sont rapidement retombés dans leurs travers, encaissant un but sur une reprise à bout portant dans la surface de Nahuel Molina (18’, 1-1). Pourtant dominateurs face à un Atlético de Diego Simeone recroquevillé, ils ont encaissé un but en contre à la dernière seconde par l’intermédiaire d’Angel Correa (90’+ 3, 1-2).

Finale perdue face au Bayern Munich

Les yeux humides et le visage prostré, absent, vide, les Parisiens ont vu les Allemands exploser de joie, dans un stade de la Luz vide qui a fait résonner la joie du Bayern et emportée les espoirs de conquête du PSG, défait pour sa première finale de Ligue des champions par l'ogre bavarois (0-1), sacré pour la sixième fois (après 1974, 1975, 1976, 2001 et 2013).

Le PSG espérait rejoindre l'OM, seul club français toujours sacré en C1, et il pourra avoir des regrets en repensant mille fois à ses actions, son début de seconde période et ce géant nommé Neuer. Le champion du monde 2014 est redevenu un roc, une muraille, et sûrement le meilleur gardien du monde. L'Allemand a dégoûté Neymar (18e), lancé par Mbappé, d'une double parade incroyable du pied, au début d'une soirée où le duo magique n'a jamais réussi à élever son niveau. Le Français, champion du monde 2018 avec les Bleus, voulait « marquer l'histoire », mais il devra repasser. À gauche, puis à droite du 4-3-3 de Tuchel, il a été trop imprécis et a notamment manqué sa frappe devant Neuer (45e), au fil d'une première période où Navas, sauvé par son poteau devant Lewandowski (22e), puis vigilant devant le Polonais (31e), a répondu à son homologue.

Le Bayern était fort, mais Paris aurait pu mieux faire : être plus tranchant devant le but, et un peu moins absent après la pause. Son premier quart d'heure lui a fait perdre les pédales : en plus du but de Coman (59e), il a failli couler ensuite (61e, 63e), et quand il s'est réveillé, le Bayern avait tout fermé. Marquinhos, dont la frappe a été déviée par une parade de handballeur de Neuer (72e), puis Choupo-Moting (90e+1, finalement trop court) ont bien cru égaliser, en transformant le cauchemar en rêve. Il a manqué pas grand-chose au PSG, et en même temps beaucoup, à ces altitudes où le football est impitoyable. Paris rejoint Reims (1956, 1959), Saint-Etienne (1976), l'OM (1991, avant d'être titré en 1993) et Monaco (2004), finalistes malheureux en finale de C1.

L'histoire est cruelle, et retiendra qu'un enfant du PSG a éteint les rêves d'une première victoire en Ligue des champions pour Paris. Natif de Paris, arrivé au centre de formation au PSG lorsqu'il était gamin, à 9 ans en 2005, Kingsley Coman a inscrit le seul but du match d'une tête piquée (59e) après un centre de Kimmich, sur l'une des premières erreurs de la défense parisienne.

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Privé de son relais préféré Verratti au coup d'envoi, il a été pris par Goretzka, Süle ou Alaba, et n'a presque jamais fait la différence. Il était positionné en faux 9, mais n'a jamais réussi à partir de loin.

Défaite face à Liverpool

Le Paris Saint-Germain s’est incliné à domicile face aux Reds (0-1), mercredi. Malgré une nette domination, les hommes de Luis Enrique devront s’imposer à Anfield, mardi 11 mars, afin de se qualifier pour les quarts de finale.

Dominateurs durant la quasi-totalité de la rencontre, les hommes de Luis Enrique n’ont jamais trouvé la clé avant de s’incliner contre le cours du jeu sur une frappe de l’Anglais Harvey Elliott dans les dernières minutes de la rencontre. Ousmane Dembélé et ses coéquipiers n’ont plus le choix : ils devront s’imposer sur la pelouse du leader du championnat d’Angleterre, mardi 11 mars, s’ils veulent continuer de croire à un premier titre dans la plus prestigieuse des compétitions européennes de clubs.

Mais, avant de penser à leur voyage sur les bords de la Mersey, ils devront digérer le scénario du match aller, durant lequel la recrue Khvicha Kvaratskhelia a notamment cru ouvrir la marque, avant d’être rattrapé par l’arbitrage vidéo et un hors-jeu de quelques centimètres. Dans la foulée du Géorgien, tous les attaquants parisiens ont multiplié les tentatives, mais toutes ont manqué le cadre, ou trouvé sur leur chemin le gardien des Reds, Alisson. Alors que les joueurs de la capitale enchaînaient les buts ces dernières semaines, en attestent les quatre passés à Lille samedi, en Ligue 1, la panne offensive est arrivée au plus mauvais des moments.

Dominés, les Reds n’ont tiré qu’à deux reprises, n’ont cadré qu’une seule fois, mais ça a été suffisant pour trouver la faille. Au contraire, les Parisiens ont essayé et essayé encore, mais aucune de leurs 28 frappes n’a terminé au fond des filets.

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Analyse des causes des défaites

Plusieurs facteurs peuvent expliquer les difficultés du PSG en Ligue des Champions :

  • Erreurs individuelles: Des erreurs de concentration, des mauvais choix tactiques ou des performances individuelles en deçà des attentes ont souvent coûté cher au PSG.
  • Difficultés collectives: Un manque de cohésion, des problèmes de communication ou une incapacité à imposer son jeu face à des adversaires de haut niveau ont également contribué aux défaites.
  • Pression et attentes: La pression de gagner la Ligue des Champions, combinée aux attentes élevées des supporters et des dirigeants, peut parfois paralyser les joueurs.
  • Adversaires de qualité: Le PSG a souvent été confronté à des équipes de très haut niveau, capables de profiter de la moindre faiblesse.

Facteurs psychologiques et manque de maîtrise

Simple coup de moins bien, accident ou suffisance, ce qui est sûr, c’est que le Paris Saint-Germain n’a pas déroulé comme à son habitude. Luis Enrique et ses joueurs en étaient d’ailleurs parfaitement conscients hier soir après le coup de sifflet final.

Emmanuel Petit n’a pas été tendre non plus. «Moi, j’ai vu de la peur. Quand tu as autant de maîtrise sur les 20 premières minutes de jeu, que tu mènes 5-1 sur les deux matches et que d’un seul coup tu commences à tomber dans la facilité, une certaine arrogance dans ton jeu et que tu en oublies les principes qui ont fait ta force pendant tellement de semaines… J’ai vu la moitié de l’équipe se cacher. Regarde le nombre de fois où ils ont balancé derrière alors qu’avant, ils sortaient le ballon et relançaient même sous pression. Si vraiment ils n’avaient pas eu peur, ils auraient montré ce caractère-là. Ils balançaient en permanence, n’arrivaient plus à construire… Ils flippaient les mecs ! Tous les supporters parisiens flippaient également car ils ressentaient la même chose. Il conclut : «on a tremblé jusqu’à la dernière minute, jusqu’à la reprise de volée sauvée sur la ligne. Ce sont des choses qu’on ne pensait plus revoir du côté du PSG. S’il n’y avait pas eu Donnarumma… Alors qu’il y avait quand même 5-1 ! J’ai vu des joueurs flipper. Défensivement, c’était du grand n’importe quoi. C’était à l’arrachée, il n’y avait plus de maîtrise. Ils sentaient progressivement que les démons du passé revenaient. Que ça leur serve de leçon, car à 2-0 ils ont arrêté de jouer et sont tombés dans l’arrogance.»

Erreurs défensives coûteuses

Malgré sa très grande maîtrise, le PSG s'est mis la pression tout seul au Parc des Princes. La défense parisienne a offert un doublé à Romelu Lukaku (2e, 30e) sur deux erreurs individuelles énormes. D'abord, Thilo Kehrer, pourtant sans pression, a donné une passe en retrait pour l'homme invisible, et le Belge a bondi dans le dos de Thiago Silva pour effacer la sortie de Buffon et ouvrir le score. C'est ensuite Gianluigi Buffon qui a craqué, en savonnant une frappe lointaine de Rashford au rebond vicieux. Lukaku a suivi en renard pour son troisième doublé en trois matches.

Perspectives d'avenir

Malgré ces défaites, le PSG reste un club ambitieux, déterminé à remporter la Ligue des Champions. Pour y parvenir, le club devra tirer les leçons de ses échecs passés, renforcer son effectif, améliorer sa cohésion et sa mentalité, et aborder chaque match avec détermination et humilité.

Une victoire en Ligue des Champions

La longue et tumultueuse quête européenne du Paris Saint-Germain s’est achevée samedi 31 mai, à l’Allianz Arena de Munich, au terme d’une finale spectaculaire face à l’Inter Milan (5-0). Un score fleuve, qui retranscrit parfaitement la domination intégrale des troupes de l’entraîneur Luis Enrique. Grâce à un jeu collectif séduisant, le PSG a infligé à l’équipe italienne la plus large défaite jamais enregistrée en finale de la Ligue des champions (LDC).

Tout a parfaitement commencé pour le PSG, Achraf Hakimi (12e) et Désiré Doué (20e) lançant parfaitement les Rouge et Bleu dès le début du match. Assommés, les Nerazzurri n’ont alors jamais réussi à réagir, malgré les remaniements tactiques opérés par Simone Inzaghi, à nouveau malheureux après son précédent échec en finale de la LDC, en 2023, face à Manchester City. Inarrêtable, Doué a de nouveau trouvé le chemin des filets en seconde période (63e), suivi par l’ailier géorgien Khvicha Kvaratskhelia, généreux dans l’effort, puis le « Titi » Senny Mayulu, l’enfant du club, qui s’est offert à son tour le frisson d’un but (87e).

Vainqueur de sa première « coupe aux grandes oreilles », après sa défaite contre le Bayern Munich en 2020, le Paris Saint-Germain rejoint son rival marseillais - dernier club tricolore à s’être hissé sur le toit de l’Europe, en 1993 - au palmarès de la compétition.

Le capitaine brésilien Marquinhos, au club depuis 2013. Tout en rappelant les années de travail, et les précédents échecs vécus avec ses anciens coéquipiers : « Je pense à tous les joueurs qui y sont passés et qui méritaient ça aussi. On la ramène à la maison ! C’est douze ans de travail, je suis tellement content, tellement heureux… »

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