Une coupure, qu'elle survienne à l'intérieur de la joue ou, plus dramatiquement, au cou comme dans le cas d'Adam Johnson, peut avoir des causes variées et des conséquences allant de la simple gêne à la tragédie. Cet article explore les différentes causes de coupures, leurs conséquences potentielles, et les mesures de prévention à adopter, en particulier dans le contexte du hockey sur glace.
Blessures à l'intérieur de la joue : Causes et conséquences
Une blessure à l’intérieur de la joue, également appelée lésion buccale, peut constituer un problème courant et douloureux. Elle peut affecter la capacité à mâcher, parler ou avaler, ce qui peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie. Les causes sont variées, allant de traumatismes directs aux maladies médicales sous-jacentes. Comprendre les causes possibles de ce type de blessure est essentiel pour prévenir et traiter efficacement les symptômes.
Traumatismes directs
Les traumatismes directs sont une cause fréquente de blessures à l’intérieur de la joue. Ces blessures peuvent résulter d’accidents, de blessures sportives ou d’agressions.
- Morsures : Une morsure peut être causée par un mouvement brusque de la mâchoire, une mâchoire serrée ou un réflexe involontaire. Les conséquences varient selon la force de la morsure, allant de légères coupures à des blessures plus profondes nécessitant des soins médicaux. Une étude a révélé que 15% des blessures buccales sont causées par des morsures. Les complications potentielles incluent des infections bactériennes, ce qui souligne l’importance d’une désinfection appropriée.
- Coups directs : Un coup direct à la joue peut provoquer une contusion, un saignement ou même une fracture de la mâchoire. Ce type de blessure est souvent observé lors d’un accident de vélo, d’une chute ou d’une agression. Par exemple, une étude sur les blessures sportives a montré que 10% des joueurs de hockey sur glace subissent des blessures à la joue, dont une partie importante due à des coups. Les complications potentielles incluent des dommages aux dents, des saignements importants et des fractures de la mâchoire.
- Objets pointus : Des objets pointus tels que des cure-dents, des fourchettes, des fragments de verre ou des objets métalliques peuvent provoquer des lacérations ou des perforations à l’intérieur de la joue. Ces blessures sont souvent observées lors d’accidents domestiques, de travaux manuels ou d’accidents de la route. Par exemple, une étude de l’Institut national de la santé et de la sécurité au travail a révélé que 20% des accidents domestiques impliquant des objets pointus entraînent des blessures à la bouche.
Traumatismes indirects
En plus des traumatismes directs, les traumatismes indirects peuvent aussi causer des blessures à l’intérieur de la joue.
- Interventions chirurgicales : Les interventions chirurgicales telles que l’extraction dentaire, les implants dentaires ou les chirurgies de gencives peuvent entraîner des blessures à l’intérieur de la joue. Ces blessures sont généralement temporaires et guérissent rapidement, mais des complications peuvent survenir. Par exemple, une intervention chirurgicale d’extraction dentaire peut entraîner des saignements prolongés, des infections ou des douleurs postopératoires.
- Prothèses dentaires : Les prothèses dentaires, qu’il s’agisse de prothèses partielles ou totales, peuvent causer des irritations ou des blessures à l’intérieur de la joue si elles ne sont pas bien ajustées. Une mauvaise adaptation peut provoquer des frottements, des pressions ou des points de contact douloureux. Par exemple, une prothèse partielle mal ajustée peut causer des plaies, des ulcères et même des infections.
- Appareils dentaires : Les appareils dentaires, utilisés pour corriger les problèmes d’alignement des dents, peuvent provoquer des blessures à l’intérieur de la joue en raison des frottements répétés. Les appareils mobiles peuvent également causer des coupures ou des écorchures si les patients ne les manipulent pas correctement. Par exemple, les brackets d’un appareil fixe peuvent provoquer des écorchures et des irritations si les fils ne sont pas correctement ajustés.
- Corps étrangers : Des objets tels que des petits os, des noyaux de fruits ou des morceaux de nourriture peuvent se coincer dans la joue, causant des douleurs et des irritations. Il est important de retirer ces objets avec précaution afin d’éviter des blessures supplémentaires. En cas de difficulté, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
Conditions médicales sous-jacentes
Les blessures à l’intérieur de la joue peuvent également être causées par des conditions médicales sous-jacentes.
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- Infections : Les infections bactériennes, virales ou fongiques peuvent affecter la bouche, provoquant des lésions, des inflammations et des douleurs. L’angine est une infection bactérienne fréquente qui provoque des douleurs intenses à la gorge et à la joue. L’herpès buccal, une infection virale, se caractérise par des plaies douloureuses qui peuvent apparaître à l’intérieur de la joue. La candidose buccale, une infection fongique, est caractérisée par des lésions blanchâtres qui peuvent se développer sur la langue, les joues et le palais. 25% des personnes atteintes d’herpès buccal développent des lésions à l’intérieur de la joue. Une étude récente a montré que 10% des enfants de moins de 5 ans souffrent de candidose buccale.
- Maladies auto-immunes : Certaines maladies auto-immunes, comme le lichen plan buccal, la maladie de Crohn ou le lupus érythémateux, peuvent affecter la bouche et causer des blessures à l’intérieur de la joue. Le lichen plan buccal est une maladie chronique qui se caractérise par des lésions blanches ou grisâtres sur les joues, la langue ou les gencives. La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique qui peut affecter le tractus digestif, y compris la bouche, provoquant des ulcères et des lésions. Le lupus érythémateux est une maladie auto-immune qui peut provoquer des lésions cutanées et buccales, notamment des ulcères et des plaies.
- Tumeurs : Des tumeurs bénignes ou malignes peuvent se développer dans la bouche, affectant la joue et d’autres tissus. Les tumeurs bénignes sont généralement non cancéreuses et peuvent être retirées chirurgicalement. Les tumeurs malignes, quant à elles, sont cancéreuses et nécessitent un traitement spécifique pour prévenir leur propagation. Les tumeurs buccales représentent 3% de tous les cancers. Il est important de consulter un professionnel de santé si vous remarquez des changements inhabituels dans votre bouche, tels que des bosses, des lésions persistantes ou des saignements.
Le drame d'Adam Johnson et l'urgence de la protection au hockey sur glace
L’onde de choc résonne encore sur toutes les patinoires du monde. Le 29 octobre, l’Américain Adam Johnson, âgé de 29 ans, décédait à la suite d’une grave blessure au cou provoquée par une lame de patin en plein match de hockey sur glace en Angleterre. Ce mardi 14 novembre, la police de Sheffield a placé un homme en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour « suspicion d’homicide involontaire ». On fait le point sur ce terrible drame qui secoue aussi les acteurs du hockey français.
Que s’est-il passé ?
Samedi 28 octobre, sur la glace de la patinoire de Sheffield au cœur de l’Angleterre, un choc oppose les Steelers aux Nottingham Panthers. Les locaux, leaders du championnat professionnel, mènent 2-1 lorsqu’à la 34e minute de jeu, le match est stoppé par les arbitres. Sur un contact banal (appelé mise en échec) entre deux joueurs, la jambe de l’un s’écarte et la lame du patin percute violemment la gorge de l’autre. Un accident rarissime dans ce sport où les sportifs et sportives sont protégés de la tête aux pieds, à l’exception de zones comme le bas du visage ou le cou.
Grièvement blessé, Adam Johnson est évacué vers l’hôpital, où il décédera quelques heures plus tard. Son club annonce sa mort le lendemain. Adam Johnson avait 29 ans. Il était né dans le Minnesota aux États-Unis en juin 1994 avant de connaître une carrière modeste de joueur de hockey, passant par la grande NHL (13 matchs aux Pittsburgh Penguins) en 2019 et 2020 avant de rejoindre l’Europe (Suède, Allemagne ou Angleterre).
Accident ou homicide involontaire ?
Mardi 14 novembre, la police de Sheffield a procédé à l’arrestation d’un homme dans le cadre d’une enquête pour « homicide involontaire ». Selon la loi britannique, les autorités ne peuvent diffuser le nom de l’interpellé mais il s’agirait bien, selon des médias nord-américains, de Matt Petgrave, le joueur canadien de Sheffield dont la lame du patin a causé la blessure mortelle d’Adam Johnson. Aux yeux du droit, cette enquête est « normale », informe la police britannique.
« Notre enquête a démarré immédiatement après cette tragédie et nous menons depuis une enquête approfondie pour reconstituer les événements qui ont conduit à la mort d’Adam dans ces circonstances sans précédent », détaille une porte-parole via un communiqué. La qualification d’homicide involontaire est très précise en droit britannique : il faudrait que l’auteur du coup soit reconnu d’imprudence ou de négligence criminelle. L’enquête pourrait durer plusieurs semaines. L’homme arrêté a été relâché le 15 novembre dans la journée.
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Réactions au drame
En Angleterre, les rencontres de Nottingham ont toutes été reportées depuis quinze jours. Le club retrouve à peine son quotidien et organise un hommage ce samedi 18 novembre. Mais c’est tout le hockey sur glace mondial qui a été touché. « Il y a un terrible effet de choc et de solidarité, soupire aujourd’hui Éric Ropert, directeur général de la Fédération française de hockey sur glace (FFHG). Comme souvent dans ces drames, il y a un sentiment d’appartenance à une famille qui provoque cet état d’esprit quand il arrive quelque chose de grave. Nous avons en plus une connexion avec le coach de Nottingham, qui est Jonathan Paredes (ancien entraîneur des Jokers de Cergy durant six ans). Il y a eu une sorte de sidération. »
Les nationalités de la victime (américaine) et du joueur incriminé (canadienne) donnent par ailleurs une immense résonance à ce drame en Amérique du nord, où le hockey est roi. Son ancien club de Pittsburgh a rendu un hommage vibrant à Adam Johnson quelques jours après son décès. « Le retentissement est énorme, confirme Éric Ropert. Pour avoir discuté avec Jonathan (Paredes), je sais que le club de Nottingham a reçu des messages du monde entier. »
Mieux protéger les joueurs
Les joueurs et joueuses de hockey sur glace disposent d’un grand nombre de protections (casques, coudières, épaulettes, gants…), pour la plupart obligatoires. La quasi-totalité du corps est à l’abri d’un potentiel coup de patin, à l’exception du bas du visage et du cou. Le protège-dents et le protège cou existent mais ne sont pas obligatoires en Angleterre. Ni en France, d’ailleurs, au-delà de la catégorie des moins de 20 ans, ou aux États-Unis dans la prestigieuse NHL.
En Europe, la Suède et la Finlande ont rendu obligatoire le protège cou après un drame similaire en 1995. Quant à l’Allemagne, il le deviendra à partir du 1er décembre. « Notre but est de réagir très vite, appuie Éric Ropert. Il ne faut pas oublier que l’on gère un sport où l’on doit prendre du plaisir et le plaisir passe aussi par la sécurité. C’est un problème mondial. »
La FFHG l’a déjà affirmé : le protège cou sera obligatoire dès la saison prochaine sur toutes les patinoires de France. « La problématique actuelle est qu’on aimerait le rendre obligatoire le plus tôt possible mais que les stocks manquent, détaille le directeur général de la fédération. Certains des joueurs en avaient déjà et l’ont remis, d’autres ont acheté les quelques exemplaires en stock. Mais cela peut prendre plusieurs semaines, plusieurs mois pour obtenir les 8 000 pièces pour tous nos joueurs. On a interrogé les importateurs des grandes marques de matériel et on estime pouvoir communiquer d’ici une dizaine de jours sur le délai. »
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Le hockey sur glace n’a cessé de faire évoluer ses règles de sécurité, à l’image d’un sport mécanique, afin de réagir à la croissance de sa pratique, tant en termes de participants qu’en termes d’accélération du jeu et de l’athlétisation de ses joueurs. « Nous avons cette question permanente : d’autres éléments peuvent-ils être améliorés ? » conclut Éric Ropert.
Prévention des blessures à l’intérieur de la joue et des coupures
En cas de blessure à l’intérieur de la joue, il est important de consulter un professionnel de santé pour obtenir un diagnostic précis et un traitement adapté. Il est également important de pratiquer une bonne hygiène bucco-dentaire pour prévenir les blessures et les infections.
- Faire attention aux morsures, aux coups et aux objets pointus.
- Porter un équipement de protection lors de la pratique de sports à risque.
- Manipuler avec précaution les objets pointus dans la cuisine et dans d’autres endroits de la maison.
- Vérifier régulièrement l’état de ses prothèses dentaires et les faire ajuster si nécessaire.
- Se brosser les dents et utiliser du fil dentaire régulièrement pour prévenir les infections et les irritations.
- Consulter un dentiste pour des examens et des nettoyages réguliers.
En suivant ces conseils, vous pouvez réduire le risque de blessures à l’intérieur de la joue et maintenir une bonne santé bucco-dentaire.