L'année où le Paris Saint-Germain était le moins attendu, il se hisse en finale de la Ligue des champions, déjouant tous les pronostics. Sans Neymar, Messi et Mbappé, le club de la capitale a prouvé qu'une équipe unie, avec des joueurs qui courent, se battent et ne lâchent jamais rien, peut triompher, même face aux stars. La victoire contre Arsenal (1-0 à l'aller, 2-1 au retour) a scellé leur place en finale, et l'Europe entière salue désormais la force collective du PSG de Luis Enrique.
Un Parcours de Patron
Contrairement à la campagne de 2020, marquée par la pandémie, le PSG signe cette fois un parcours de patron. Déjà vainqueurs à l'aller (0-1), Ousmane Dembélé et ses partenaires ont parfaitement conclu le travail au Parc des Princes, avec un nouveau succès (2-1).
Après avoir éliminé toute la Premier League (Manchester City, Liverpool, Aston Villa, Arsenal), le PSG affrontera l'Inter Milan en finale à Munich. Le président du PSG, Nasser Al-Khelaifi, s'est dit « très fier », soulignant que l'équipe a montré qu'elle était une grande équipe.
Fabian Ruiz : De l'Ombre à la Lumière
Fabian Ruiz incarne la transformation du PSG. Longtemps, le milieu international espagnol a présenté deux visages : brillant en sélection et terne à Paris. Son but contre Arsenal en première période a été un bijou, son tout premier en Ligue des champions. Homme du match à Liverpool, à Birmingham et à l'Emirates Stadium, il a été de nouveau homme du match contre Arsenal au retour.
Luis Enrique, qui l'avait blacklisté en sélection, s'est publiquement excusé pour cette « erreur ». On comprend pourquoi en voyant ledit Ruiz évoluer au niveau où il a évolué encore mercredi soir. Tout en intelligence, en vista, en sérénité.
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Donnarumma, le Rempart Infranchissable
Si le PSG est en finale de Ligue des champions, c'est en grande partie grâce à Gigio Donnarumma. Deux parades XXL en début de partie, des sorties musclées : le portier international italien a encore fait fort contre les Gunners. Il a été l'ennemi juré d'Arsenal, réalisant des arrêts exceptionnels.
Une Ambiance Électrique au Parc des Princes
Tifo magnifique, Parc des Princes en bleu-blanc-rouge… Au coup de sifflet final, Luis Enrique est rapidement entouré de tout son staff qui lui saute dessus, l'embrasse et ne le laisse plus respirer. Un peu plus loin sur le terrain, les Parisiens exultent en choeur et tous se congratulent dans un Parc des Princes entré en éruption. Les pétards retentissent, les fumigènes illuminent la tribune Auteuil et les 48.000 spectateurs sont debout, sourire aux lèvres, drapeau (ou portable) à la main, conscients de vivre un moment d'exception. Une séquence hors du temps qui témoigne d'une soirée historique. Pas tous les jours que l'on fête une qualification en finale de Ligue des champions.
Les Réactions d'Après-Match
Quand il s'est présenté en conférence de presse, Mikel Arteta a délivré ses premiers mots en félicitant le Paris-SG de sa qualification en finale. Beau joueur. Pour autant, il a surtout répété que le meilleur joueur de la double confrontation en demi-finale était Donnarumma (sans le citer) et que cela voulait surtout dire que son équipe avait eu beaucoup d'occasions. Ce n'est pas totalement faux, mais pas totalement vrai non plus. «La meilleure équipe a perdu», a-t-il soufflé avant de quitter l'auditorium du Parc des Princes. Vraie croyance ou manque de recul ? Paris mérite sa qualif’ et a été meilleur sur 180 minutes face à Arsenal.
Débordements en Marge de la Qualification
Trois personnes percutées par une voiture, voitures incendiées, affrontement avec les forces de l'ordre, plusieurs interpellations… Des débordements ont été constatés dans les rues de Paris la nuit passée, en marge de la qualification du PSG pour la finale de C1. La rencontre avait d'ailleurs été classée à risques 3 sur 5 par la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH).
Une Victoire Stratégique
On attendait un PSG offensif, dominateur, rayonnant. On a vu un PSG bousculé, souvent privé de ballon et contraint d'opérer en contres. Heureusement, les dieux du foot étaient parisiens mercredi soir. Et Gigio Donnarumma aussi… Une chose est sûre : Paris a autant raté son début de match mercredi qu'Arsenal avait raté le sien la semaine passée, à l'aller. 15 minutes en enfer et qui auraient pu coûter cher.
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La Presse Européenne Encense le Collectif Parisien
La presse européenne salue la force collective du PSG de Luis Enrique. "La gloire est à Luis Enrique", titre le média espagnol As. Le journaliste explique que "ce PSG aurait pu chuter par le passé à cause de cette soumission constante du rival. Cependant, la force avec laquelle il a surmonté les situations critiques dans cette Ligue des Champions, où il était dans les cordes en décembre, mérite l'admiration."
Marca ose même se demander : "Et si le PSG gagnait la Ligue des Champions sans Mbappé ?". L'entraîneur espagnol a construit une équipe, et a réussi à amener le Paris Saint-Germain en finale de la plus haute compétition continentale. Sans Kylian Mbappé, il s'est redressé et a fait d'Ousmane Dembélé un footballeur plus meurtrier. Différentiel. Décisif. Et il a fait ressortir le meilleur de chacun des membres de son équipe.
Tom Kühner du média allemand Bild ose : "Atteindre la finale est l'aboutissement de la transformation du PSG, d'une équipe à l'ego prétentieux à un collectif de football. Messi, Neymar, Mbappé, ils sont tous partis. Et l’entraîneur Luis Enrique affirme avec assurance : 'Nous avons une meilleure équipe en attaque et en défense.'"
Analyse Tactique
En Italie, on analyse déjà ce PSG qui se frottera à l'Inter en finale le 31 mai à Munich. "En gros, le PSG alignera un 4-3-3. Mais il est réducteur de parler d'un schéma précis avec Luis Enrique, qui en réalité ne joue jamais avec un attaquant, préférant un trident variable." L'essentiel, pour Luis Enrique, c'est la compacité d'une équipe où chacun court, défend, presse et se propose. Ainsi, celui qui a le ballon au pied peut avoir au moins deux options.
Les Joueurs Clés
- Fabian Ruiz (8) : Il a soulagé tout un stade en envoyant un missile au fond des filets, au terme d’un bel enchaînement technique. Une très belle passe en profondeur pour Kvaratskhelia qui aurait mérité un meilleur sort. Et globalement, une activité incessante assortie d’une propreté technique indéniable, dans la lignée de ses dernières performances en Ligue des Champions.
- Donnarumma (8) : Grand, Donnarumma l’a de nouveau été ce soir, en permettant à son équipe de se sortir d’un premier quart d’heure infernal sans encaisser de but. Un arrêt réflexe devant Rice et une parade phénoménale sur une frappe puissante d’Odegaard ont sauvé les siens et seront à rajouter dans sa compilation d’arrêts décisifs depuis les 8es de finale.
- Hakimi (7) : Un match solide de la part du Marocain, même si Martinelli l’a fait suer en première période sur quelques doubles contacts bien sentis. Oui, il a souffert, mais il n’a jamais lâché, restant concentré et appliqué défensivement. Quelques déboulés sur son aile droite, pas toujours bien terminés, mais bien dosés. Et puis, une inspiration géniale, après une remise de Dembélé dans la surface, avec une frappe enroulée magique pour offrir le deuxième but à son équipe.
- João Neves (8) : Très présent au duel mais aussi à la retombée des ballons, il a permis au PSG, par son activité, de sortir la tête de l’eau. Il n’a jamais arrêté, comme à son habitude. Pressing permanent, attitude combative, et plein de malice. Impressionnant.
- Kvaratskhelia (7) : Il représente un danger constant pour le latéral droit adverse, défend comme un acharné, enroule des amours de frappe.
Le Film du Match (Retour)
Arsenal a dominé les premières minutes, avec des occasions pour Rice et Odegaard, mais Donnarumma a réalisé des arrêts cruciaux. Ruiz a ouvert le score pour le PSG à la 27e minute. En seconde période, Vitinha a manqué un penalty, mais Hakimi a doublé la mise à la 72e minute. Saka a réduit le score pour Arsenal à la 77e minute, mais le PSG a tenu bon jusqu'à la fin.
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Les Déclarations d'Arteta
Mikel Arteta a félicité le PSG pour sa qualification, mais a estimé que son équipe avait été meilleure sur les deux matches. Il a souligné la performance de Donnarumma et le manque d'efficacité offensive de son équipe.
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