L'histoire du handball à Nîmes est marquée par la présence de plusieurs clubs, dont le Club Sportif des Cheminots Nîmois (CSCN). Bien que moins médiatisé que l'USAM Nîmes Gard, qui évolue au sommet du handball national, le CSCN a une histoire riche et joue un rôle important dans le paysage sportif nîmois. Cet article explore l'histoire du CSCN, son évolution, ses défis et ses ambitions.
Les origines du CSC Nîmes Handball : une histoire de passion et de détermination
Fondé le 4 juin 1931 par une poignée de cheminots, le Club Sportif Cheminot Nîmois est le plus ancien club de football de la ville. En 1994, l'USAM Nîmes Gard décide de dissoudre son équipe troisième senior amateur. Poussés vers la sortie, Samuel DUFES et d’autres joueurs refusent d'abandonner leur passion pour le handball. Samuel DUFES, conducteur de trains, contacte la section omnisports des cheminots nîmois. En quelques semaines, le CSC Nîmes Handball est né. Samuel DUFES en devient le premier président.
L'ascension du CSCN : de l'Excellence Régionale à la Nationale 3
De fil en aiguille, le CSCN devient, dans la première moitié des années 2010, le deuxième club du Gard en nombre de licenciés : 294 en 2013. D’un point de vue sportif, l’équipe fanion des cheminots nîmois parvient à se hisser jusqu’à la Nationale 3, l’équivalent de la cinquième division.
Les défis et la reconstruction : une période de transition
L’euphorie est de courte durée, le temps de deux saisons en N3. À partir de 2015, le club connait une période difficile : Beaucoup de départs et très peu d’arrivées. Un nouveau projet s’instaure en 2018. Il est freiné par la pandémie de Covid-19 et ses différents confinements. Le club doit prendre son mal en patience malgré l’arrivée de figures emblématiques : Grégoire DETREZ, entre autres, champion d’Europe avec les Bleus en 2010.
Un nouveau projet : ambitions et perspectives d'avenir
À la fin du mois de septembre 2024, le CSCN devrait atteindre les 180 licenciés, aux dires de son président Florent ROGEL. Une feuille de route a été tracée pour les cinq ans à venir. Les objectifs sont clairs : Une équipe première en Nationale 3, une équipe réserve en Régionale Excellence. Le club des cheminots nîmois souhaite également créer, à terme, une troisième équipe de joueurs seniors qui évoluerait dans un cadre moins compétitif, plus décontracté. Pour les jeunes, en revanche, point de de décontraction. Le CSCN veut maintenir ses moins de 18 ans au plus haut niveau régional. Le plus haut niveau régional, également, pour les U15.
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Le CSCN : un complément à l'USAM
Les jeunes, principal axe de développement du CSCN. Florent ROGEL y croit parce qu’une ville comme Nîmes doit être en mesure d’offrir du handball à tout le monde : « Comme tout club professionnel, l’USAM a un fonctionnement pyramidal, il se doit d’écrémer pour emmener ses talents au plus haut niveau. La sélection s’opère dès l’adolescence. C’est tout-à-fait logique. Dans cette optique, le CSCN peut devenir une alternative pour tous ceux qui veulent marier la compétition au plaisir et à la détente.
Anecdote : Les Harlem Globe Trotters à Nîmes
L'histoire sportive nîmoise est également marquée par des événements ponctuels, comme les passages des Harlem Globe Trotters. Raymond Legrand, figure du basket nîmois, se souvient avec émotion de leur première venue à Nîmes en 1954, aux arènes. Il avait déjà été émerveillé par leur prestation à Marseille en 1952, lors d'une de leurs premières tournées européennes. Il se souvient notamment des prouesses techniques de Reece Tatum et de la vitesse de dribble de Haynes. Plus tard, en tant que président du Basket club Perrier Nîmes, il a même eu l'occasion d'organiser leur venue à Pablo-Neruda en 1980.
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