Blessures Fréquentes au Football Américain: Types et Prévention

Le football américain, sport de contact par excellence, expose les joueurs à un risque élevé de blessures. Cet article explore les types de blessures les plus courantes, leurs causes et les mesures préventives.

Types de Blessures Fréquentes

Les blessures au football sont directement liées aux mouvements et aux actions sur le terrain. Elles concernent surtout les jambes, mais peuvent toucher d'autres parties du corps, notamment la tête et le thorax.

Blessures Musculaires

Les accidents les plus fréquents sont d’origine musculaire et se situent au niveau de la cuisse, notamment des muscles ischio-jambiers (face arrière de la cuisse). Les lésions musculaires peuvent varier en gravité.

  • Crampes: Bien qu'elle ne soit pas une blessure au sens propre, la crampe survient brutalement et se localise sur un muscle.
  • Élongation: Le sportif peut ressentir une tension, voire une douleur plus ou moins vive, limitant ses mouvements. Une élongation ne peut pas causer de grosses complications mais nécessite néanmoins une pause de 4 à 7 jours.
  • Claquage: Stade avancé de l'élongation, il peut évoluer vers une déchirure du muscle.
  • Déchirure: Il s’agit en réalité une déchirure de l’intérieur du muscle qui aura pour effet de mettre fin à l’effort instantanément. Même s’il ne crée pas de gros dégâts, il impose un repos forcé pour ne pas s’exposer à une déchirure complète du muscle.

Entorses et Lésions Ligamentaires

La torsion se produit, par exemple, lorsque le pied se met en appui dans un trou ou lors d’une mauvaise réception. L’entorse peut être bénigne ou grave lorsque la blessure lèse plusieurs ligaments. Au moment de prendre un appui ou en retombant, les ligaments du joueur cèdent sous le poids de son corps. Très douloureuse la rupture des ligaments, empêche la pratique du sport. En fonction de l’âge et de l’instabilité du genou, il y a deux possibilités pour la soigner. Si l’athlète est jeune, on opère en remplaçant le ligament par un tendon voisin : 5 à 8 mois d’arrêt. La plus fréquente reste l’entorse de la cheville.

Contusions

Pour qu'une contusion se produise, il faut qu’il y ait un choc direct au niveau du muscle. Souvent banales, certaines contusions situées sur la face antérieure de la cuisse provoquent des hématomes profonds qui peuvent se fixer. Elles sont difficiles à diagnostiquer et peuvent constituer un handicap sur le long terme.

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Blessures au Genou

Les blessures du genou, du type entorse, contusions, luxations ou traumatismes sont les plus fréquentes. La moyenne pour récupérer pleinement de cette blessure est de 34 jours de repos. Un joueur qui souffre de rupture des ligaments croisés passe en moyenne 228 jours en dehors des terrains de football. Ces blessures représentent 9.4 du temps d'absence des joueurs professionnels sur les cinq dernières années. Les causes de ces blessures ? Des mauvais contacts, une mauvaise position du pied sur le sol, des tacles trop musclés ou des torsions non-volontaires…

Commotions Cérébrales et Encéphalopathie Traumatique Chronique (CTE)

Une commotion cérébrale peut se définir comme « un type de lésion cérébrale traumatique causée par une bosse, un coup ou une secousse à la tête ou par un coup au corps qui provoque un mouvement rapide de va-et-vient de la tête et du cerveau. » Le neurochirurgien Jean Chazal, ancien expert auprès de la Fédération Française de Rugby, donne une image assez claire de cette atteinte : « Le cerveau est mobile à l’intérieur d’une boîte rigide, un peu comme dû fromage blanc que l’on secouerait dans une boîte en plastique. »

Au début des années 2000, des études menées sur le cerveau d’anciens joueurs de football américains ont permis de découvrir une atteinte cérébrale appelée « encéphalite traumatique » ou chronic traumatic encephalopathy en anglais, abrégée CTE. Il s’agit d'une inflammation progressive du cerveau et d’une atteinte dégénérative, qui se développe plusieurs années après avoir subi une commotion cérébrale. Le diagnostic se fait post-mortem. Les conséquences d’une telle atteinte sont nombreuses et dramatiques pour les victimes.

La littérature remonte généralement au début des années 1980 pour dater les origines de la concussion crisis. Au début des années 2000, l’autopsie du cerveau de Mike Webster, un joueur de football américain des Pittsburgh Steelers par le docteur Bennet Omalu, est fondatrice. Mike Webster fut l’un des meilleurs joueurs de l’histoire à son poste (centre) et a rejoint le Hall of Fame en 1997. Son histoire est cependant tragique puisqu’à l’issue de sa carrière, il souffrira de nombreux problèmes de santé dont de dépression, sans domicile fixe et endetté il terminera sa vie dans sa voiture et addicte aux médicaments. Quelque temps après sa mort, la NFL a reconnu que son statut d’handicapé était bien la conséquence de chocs cérébraux subis durant sa carrière d’athlète. L’autopsie réalisée par le Docteur Omalu l’existence de nombreuses lésions caractéristiques du « punchdrunk syndrome » et entre autres, une accumulation de protéines associés à la maladie de Parkinson.

La conclusion du rapport d’autopsie est la suivante: « Les chocs répétés à la tête, comme ceux que subissent les joueurs de football, provoquent des lésions microscopiques dans le cerveau. Des centaines de ces coups, au fil du temps, provoquent des lésions cérébrales permanentes. (…) Cela peut prendre des semaines, des mois, des années, des décennies, parfois jusqu’à 40 ans plus tard et vous commencerez alors à manifester des symptômes comme des troubles de l’humeur, une dépression majeure, des tentatives de suicides, des suicides, une perte d’intelligence ; vous commencerez à perdre vos comportements acquis ».

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Malgré l’existence de données scientifiques, cette découverte fait l’effet d’une bombe et sonne le début d’un scandale sans pareil. La Ligue Nationale de Football Américain (NFL) répond à ces inquiétudes grandissantes en créant le Comité sur les lésions cérébrales traumatiques légères « Mild Traumatic Brain Injury Committee » (MTBIC) en 1994. Ce dernier a pour objectif officiel d’ « étudier les effets des commotions et d’implémenter des règles et lignes directrices afin de protéger les joueurs des commotions cérébrales ». A la tête de ce comité est placé le docteur Elliot Pellman, un médecin qui n’a étonnement aucune expérience en neurologie.

Des journalistes ont démontré par leurs enquêtes l’ampleur des efforts déployés par la Ligue pour dissimuler les preuves du lien entre commotions et dommages cérébraux. La NFL a notamment financé pendant de nombreuses années un journal médical. Le but de cet investissement était de détruire toute nouvelle étude appuyant un lien entre chocs traumatiques et dommages cérébraux. À titre d’exemple, des articles affirmant que les joueurs de football professionnels sont « probablement » moins sujet aux traumatismes cérébraux et syndromes post-commotions que la population générale ou bien encore que si des dégâts cérébraux existent chez d’anciens boxeurs professionnels, il n’y a pas de signes de tels dégâts chez d’anciens footballeurs.

En 1997, l’association américaine de neurologie (American Academy of Neurology) publie un ensemble de règles directrices concernant le retour au jeu des joueurs ayant subi une commotion, et insistant sur le risque d’en subir plusieurs consécutives. C’est cette atmosphère qui régnera pendant plusieurs années, où la NFL tente coûte que coûte de se protéger et de nier les nouvelles études qui se multiplient et l’incriminer.

Cependant, cette attitude ne pouvait durer éternellement et face aux preuves scientifiques et aux diagnostics de CTE chez d’anciens joueurs, les choses ont commencé à évoluer. C’est en décembre 2009 que pour la première fois, un porte-parole de la NFL reconnaît publiquement que les commotions pourraient avoir des conséquences à long terme sur la santé des joueurs. C’est en 2011 que débute la première affaire judiciaire liée à la concussion crisis. Plusieurs anciens joueurs de football touchés par des dommages cérébraux vont intenter des poursuites contre la Ligue. Plusieurs actions de groupe, ou class-action orchestré par l’union de plusieurs centaines de milliers d’anciens footballeurs verront le jour. L’histoire retient l’accord trouvé en 2016, appelé « the settlement agreement », permettant aux joueurs qui subissent les conséquences de dommages cérébraux d’obtenir une compensation financière.

Stephen Casper est un historien spécialisé dans l’histoire de la médecine. Selon lui, les dangers liés aux chocs subis à la tête sont connus de longues dates. C’est ce qu’Ing Fei Chen raconte dans un récent article. En 2015, Stephen Casper est contacté par une équipe d’avocats chargé de la représentation d’un groupe d’anciens joueurs professionnels de hockey. Ces derniers avancent que la Fédération Américaine de Hockey (NHL) ne les a pas avertis des risques de dommages cérébraux dégénératifs, une plainte que l’on pourrait presque qualifier de classique dans les suites de ce que nous avons présentés plus tôt. Le groupe d’avocats en question souhaitait l’aide d’un historien capable de démontrer que, contrairement à ce que l’on pouvait lire dans les médias sur le caractère « choquant » de la découverte de l’encéphalite traumatique en dehors du monde de la boxe professionnelle, la science en avait déjà connaissance.

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Casper a suivi des études de neurosciences et de biochimie avant de rédiger une thèse sur l’histoire de la médecine, thèse comportant notamment l’étude des dommages cérébraux durant la Seconde Guerre mondiale. Dans l’affaire des joueurs de hockey, il a construit une frise chronologique démontrant l’évolution des connaissances des dommages cérébraux des années 1870 à nos jours. C’est ainsi qu’il a pu démontrer que les scientifiques alertent sur les chocs cérébraux répétés dès le début du 19ème siècle. Il cite notamment l’exemple d’une déclaration du directeur du « West Riding Lunatic Asylum » en Angleterre, affirmant que les commotions répétées peuvent résulter en infirmité mentale ou « démence traumatique » selon les termes de l’époque. Dans le même sens, le K-O mortel ou « punchdrunk » syndrome est connu depuis de nombreuses années dans le monde de la boxe professionnelle.

Il serait faux de penser que toutes ces connaissances et ces publications se limitent à l’espace géographique et scientifique américain. En effet, des articles de presse français relatent les mêmes connaissances et les mêmes inquiétudes. L’une des premières lois consécutives à ce scandale fut appelée la loi Zackery Lysted ou « The Zackery Lystedt Law ». Cette loi tire son nom de Zackery Lystedt, un jeune footballeur de 13 ans ayant subi une sévère commotion lors d’un match en 2006. Son retour prématuré sur le terrain a résulté en un drame puisqu’il s’est écroulé quelques instants plus tard et est resté lourdement handicapé. Après le premier choc ressenti, aucun signe extérieur de commotion n’a été détecté, si ce n’est un réflexe de saisir fortement son casque. Ce comportement est surnommé « shaking it off », soit le fait pour les joueurs de volontairement ignorer la douleur ou les gênes ressenti afin de retourner jouer au plus vite. Dans le cas de Zack, ce déni l’a conduit à subir un AVC et un coma à seulement 13 ans, une impossibilité de parler pendant 9 mois, de bouger un membre pendant 13 mois, et une vie sous sonde d’alimentation pendant 20 mois.

Par la suite, le Head, Neck and Steering Committee ou « comité Tête Nuque et Colonne » de la NFL a développé des procédures particulières pour les joueurs chez qui une commotion cérébrale a été diagnostiquée avant qu’il puisse retourner sur le terrain. Un protocole en six étapes a été créé, consistant en une évaluation par un médecin et un consultant spécialisé en lésion neurologique non affilié à la ligue afin de déterminer la capacité du joueur à retourner sur le terrain. Chaque joueur présenté ou affirmant un symptôme ou un signe suggérant l’existence d’une commotion devra suivre ce protocole.

Pour autant, il serait faux d’affirmer que le scandale a résolu le problème des commotions cérébrales dans le football américain. En septembre 2022, Tua Tagovailoa qui évolue au poste de quarterback pour les Miami Dolphins, est tombé durant un match et a subi un choc à la tête. Il a suivi le protocole mentionné plus tôt mais seulement 4 jours plus tard, il était de retour sur le terrain ce qui a provoqué de nombreuses critiques. Chris Nowinski, fondateur de « Concussion Legacy Foundation », une organisation à but non lucratif américaine créée afin d’aider les athlètes et toute personne étant affectée par la problématique des commotions et de promouvoir une pratique plus saine, a écrit à ce propos juste avant le match suivant disputé par les Dolphins : « Si Tua entre sur le terrain ce soir, c’est un grand pas en arrière pour le traitement des commotions cérébrales dans la NFL. S’il a une deuxième commotion qui détruit sa saison ou sa carrière, toutes les personnes impliquées seront poursuivies et devraient perdre leur emploi, y compris les entraîneurs. Nous l’avons tous vu, même eux doivent savoir que ce n’est pas bien ».

Le monde du rugby est touché directement par la problématique des commotions cérébrales et de leurs conséquences. Ces dernières années de nombreuses plaintes ont été déposées par d’anciens joueurs victimes des conséquences désastreuses de commotions cérébrales passées. En mai 2014, le premier diagnostic d’une CTE fut confirmé chez un ancien joueur international de rugby lors de la mort de Kenny Nuzum. World Rugby a agi pour donner suite au scandale américain en produisant le “Pitch Side Concussion Assessment” en 2013. Selon Jean-François Chermann, médecin neurologue spécialiste des commotions chez les sportifs, les joueurs sont « complices pour rester sur le terrain ». Malgré le risque de subir un nouveau choc et donc de prolonger les symptômes, « dans les écuries où il y a 50 joueurs, on n’a pas toujours l’occasion de jouer, quand on joue on a des salaires particuliers. L’aspect financier est très important ». Le comportement décrit plus tôt de « shaking it off » est fréquent chez les joueurs de rugby et est à l’origine de conséquences désastreuses.

Au-delà de la volonté de rendre le jeu plus sûr, il existe une culture de la violence à laquelle les athlètes sont confrontés depuis leur plus jeune âge. Introduire des règles pour plus de sécurité est une avancée certaine, mais il est nécessaire de prendre en compte à quel point la violence et la capacité à y faire face sont ancrées dans la culture de ces sports. Cependant, pour reprendre les mots de Lorenzo Alexander, ancien joueur de football américain et co-vice-président de l’association des joueurs de NFL, la NFL doit « être un peu plus créative et stratégique au lieu de lancer quelque chose qui sonne bien dû point de vue de la sécurité des joueurs… À cause de la CTE, ils ont l’impression de devoir quelque chose pour prouver aux fans qu’ils essaient de changer. En fin de compte, c’est du football, et si vous changez trop le jeu, on finira par devoir jouer un autre jeu ».

Fractures de Fatigue des Côtes

Les fractures de fatigue sont des lésions fréquentes chez le sportif en activité. Elles représentent de 0,7 à 20 % des lésions vues dans les cliniques de médecine du sport aux États-Unis. Les fractures de fatigue du gril costal sont des lésions rares en contexte sportif. Les mouvements de bras répétés au-dessus du plan de la scapula (baseball, portés en danse classique, haltérophilie) provoquent des contraintes entre les forces opposées du dentelé antérieur, des muscles droits de l’abdomen et des muscles intercostaux qui tirent la côte vers le bas et les muscles scalènes qui produisent des forces dirigées vers le haut. Le sillon de l’artère sous-clavière, situé entre les insertions des muscles scalènes antérieur et moyen, constitue un point de faiblesse. Sur ce site, les tensions peuvent se concentrer et prédisposer à une fracture de contrainte.

Plusieurs auteurs montrent que ces fractures surviennent préférentiellement chez des sportifs jeunes dont l’ossification de la première côte peut être incomplète. Il est également évoqué le fait que ces douleurs peuvent permettre de découvrir des défauts d’ossification primitifs (hypoplasie) avec des syndesmoses fibreuses congénitales sur la première côte qui deviennent douloureuses par hypersollicitation dans certains sports.

Les fractures de fatigue des côtes moyennes sont en général décrites par les patients comme des douleurs d’aggravation progressive sur plusieurs jours ou semaines. Ces douleurs peuvent parfois s’aggraver brutalement. Les douleurs sont localisées au niveau de la cage thoracique et sont aggravées par les mouvements. Par ailleurs, elles peuvent irradier sur le trajet des nerfs intercostaux. En cas de fracture, ces douleurs augmentent habituellement avec la respiration profonde et les changements de position, mais aussi les mouvements de l’épaule, du tronc et les mobilisations actives des scapulae sur la cage thoracique. La palpation méthodique du gril costal retrouve une sensibilité à la palpation, le plus souvent sur la ligne axillaire ou parfois sur la partie postérieure du gril costal selon la localisation de la lésion.

Les fractures de fatigue de la première côte se présentent généralement comme des douleurs sous l’épaule et la scapula et/ou en arrière ou juste en dessous de la clavicule et/ou à la base du cou. Dans la plupart des cas de fractures de stress de la première côte, l’apparition de la douleur survient progressivement et dure plusieurs mois avant de devenir insupportable.

La radiographie est négative dans 60 % des cas de fracture de côte. Dans les fractures de fatigue, les clichés radiographiques permettent de faire le diagnostic dans 10 % des cas. Ce diagnostic est fait le plus souvent lorsque le cal osseux est formé, la sensibilité de la radiographie passe alors à 70 %. De plus, à la phase initiale, l’obliquité des côtes rend la mise en évidence de la fracture plus difficile. Cependant, si le diagnostic est suspecté, un cliché centré sur les douleurs et une étude attentive permettent parfois de faire le diagnostic. En cas de forte suspicion clinique et de radiographie normale, il est recommandé de réaliser une imagerie en coupe (TDM ou IRM) qui permet de voir la fracture et le cal osseux. Dans les cas complexes et/ou multiples, la scintigraphie osseuse au technétium est très sensible, bien que non spécifique. À noter que les côtes sont très proches de la peau et donc accessibles à l’échographie. Cette dernière permet de mettre en évidence les fractures des côtes et les cals osseux.

Les examens paracliniques sont largement recommandés en cas de douleurs du gril costal évoluant depuis plus de 3 semaines sans traumatisme déclenchant. Au départ, une immobilisation antalgique du membre supérieur peut être nécessaire en cas de douleurs aiguës, notamment des factures de la première côte. On peut y associer un traitement antalgique. Le repos permet généralement une guérison clinique et radiologique en 4 à 6 semaines. Cependant, pour les fractures de fatigue qui se sont complétées en fractures vraies, le délai est souvent beaucoup plus long et peut nécessiter entre 6 à 12 mois de restreinte des activités.

Le principal problème vient des défauts de consolidation (pseudarthrose). En effet, au niveau de la première côte, le manque de mobilité favorise la pseudarthrose. Tout fonctionne comme si la fracture de fatigue menait à constituer une néo-articulation qui permet de restaurer de la mobilité au niveau d’un site où les mouvements répétés des membres supérieurs sont responsables de contraintes. Une fois la fracture constituée, il est possible que les micromouvements au sein du foyer de fracture puissent diminuer l’efficacité des protéines contractiles (telles que l’alphaSMA) dans les cellules responsables de l’ostéogenèse du cal primitif. Toutefois, ces protéines sont essentielles pour rapprocher les berges de la fracture. Ce phénomène favorise la constitution des pseudarthroses. Cependant, dans la plupart des cas, il semble que cette pseudarthrose ne soit pas douloureuse et n’empêche pas le sportif de reprendre son sport au même niveau. Les principales complications viennent du volumineux cal osseux qui peut survenir dans ces pseudarthroses. Au total, les fractures de fatigue des côtes sont des lésions rares, spécifiques de certains sports. Leur mécanisme physiopathologique de survenue, bien qu’encore imparfaitement élucidé, est étroitement lié au geste sportif. Il s’agit de véritables technopathies. Il est aussi intéressant de mettre en évidence qu’elles surviennent sur un terrain particulier comme toute fracture de fatigue.

Blessures du Rachis

Bien qu’il n’existe pas de lésion spécifique, le rachis peut-être atteint chez le footballeur. Rachis cervical : les atteintes les plus fréquentes sont retrouvées chez les attaquants pratiquant le jeu de tête. Le geste le plus traumatisant est la rotation avec inclinaison latérale. Il peut entraîner des cervicalgies mécaniques avec parfois une névralgie cervico-brachiale. Rachis lombaire : l’accident type survient lors du tacle. Ce geste a pour effet de mettre le rachis en hyperextension et rotation et peut provoquer des douleurs d’origine disco-vertébrale ou bien musculo-ligamentaire.

Autres Blessures

D'autres types de blessures peuvent survenir, incluant :

  • Pubalgie : La pubalgie est une infection du pubis qui peut prendre plusieurs formes. Cette blessure survient lorsqu’un même mouvement du bassin est trop souvent répété (taper dans un ballon par exemple). Pour soigner une pubalgie, il est préconisé de se reposer, de prendre des anti-inflammatoires ou dans les cas plus graves d’avoir recours à des infiltrations.
  • Fractures : Beaucoup plus rare au football, que dans d’autres sports, la fracture est néanmoins souvent très violente et peut être causée par un tacle assassin. Le temps de récupération dépend de la gravité de la blessure, s’il y a eu ou non déplacement d’un os ou que la fracture est multiple.
  • La "cheville du footballeur": est un syndrome douloureux chronique dû à des microtraumatismes de la cheville. Il apparaît très tôt dans la vie du joueur, parfois dès l'âge de 20 ans.

Prévention des Blessures

Si le football s'avère un sport bénéfique pour la santé, il peut également être à l'origine de nombreuses blessures.

Équipement de Protection

A tous les postes de jeu, utilisez des protège-tibias. Pour les gardiens, il est vendu des shorts de protection équipés de mousses, à porter sous le short habituel. Ils évitent de s'arracher la peau (abrasion) lors de contacts (plongeons) avec les terrains en surface dure.

Nutrition et Hydratation

La nutrition est un sujet peu abordé chez les joueurs de football, contrairement à des sports comme le cyclisme et le marathon. Les glucides sont les éléments à choisir en priorité dans ce type d'alimentation. Prendre un repas dont la composition exacte et l'heure sont adaptées en fonction des habitudes de chacun. Le choix des aliments peut se faire sur la base de leur teneur glycémique qui détermine les répercussions de l'aliment sur la sécrétion d'insuline.

Toute activité physique et musculaire intense et intermittente est grande consommatrice d'énergie et source de transpiration, donc cause de pertes d'eau. Il est nécessaire de boire après l'échauffement, si possible pendant le match (en s'approchant du banc de touche) et à la mi-temps. Il faut se réhydrater le plus rapidement possible, en sachant que cette hydratation est rarement complète. Il faut également recharger les stocks de glycogènes, en absorbant de nouveau des glucides.

Protocoles de Commotion Cérébrale

La NFL a développé des procédures particulières pour les joueurs chez qui une commotion cérébrale a été diagnostiquée avant qu’il puisse retourner sur le terrain. Un protocole en six étapes a été créé, consistant en une évaluation par un médecin et un consultant spécialisé en lésion neurologique non affilié à la ligue afin de déterminer la capacité du joueur à retourner sur le terrain. Chaque joueur présenté ou affirmant un symptôme ou un signe suggérant l’existence d’une commotion devra suivre ce protocole.

Importance du Diagnostic Précoce

Consultez dans les meilleurs délais un médecin spécialiste pour tous ces types de blessures afin de bénéficier d’une prise en charge adaptée. Il faut d'abord que la gravité de vos blessures soit bien diagnostiquée.

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