Introduction
Le Beauvais Oise Université Club Volley-Ball (BOUC Volley), communément appelé Beauvais Volley, est un club de volley-ball français basé à Beauvais. Cet article explore l'histoire riche et parfois tumultueuse de ce club, de ses moments de gloire à ses défis financiers.
Les Débuts et l'Ascension
Le BOUC Volley a connu une progression notable au fil des ans, culminant avec son accession à l'élite du volleyball français lors de la saison 2003/2004. Le club est devenu le premier club beauvaisien à atteindre la première division d'un championnat de sport collectif.
L'Épopée en Coupe de France
L'un des moments les plus marquants de l'histoire du club est sans aucun doute sa victoire en Coupe de France en 2008. Cette victoire a marqué une étape importante pour le club, qui a également atteint ce stade de la compétition à deux autres reprises. En finale de la Coupe de France, Tours a dominé Beauvais en quatre sets (20-25, 25-19, 25-19, 25-18). Tours a remporté la Coupe de France pour la neuvième fois de son histoire. Tours et Beauvais se sont livré un beau duel, en finale de la Coupe de France. Le TVB s'est imposé en quatre manches (20-25, 25-19, 25-19, 25-18). Les Tourangeaux en sont désormais à six titres lors des sept dernières éditions, dont trois consécutifs.
Les Défis Financiers et la Condamnation de l'Ancien Président
Malgré ses succès sportifs, le BOUC Volley a été confronté à des difficultés financières. Le club a accumulé un déficit estimé entre 200 000 et 300 000 euros, une somme considérable qu'il était impossible d'éponger par la municipalité ou les sponsors.
Accusé de mauvaise gestion financière, l'ancien président du Beauvais Oise université club (BOUC) Volley-ball, Joël Thiébaut, a été condamné par la cour d'appel d'Amiens à verser 13 000 euros au club. Le BOUC demandait deux millions d'euros de dédommagement. Joël Thiébaut a présidé le BOUC de 2003 à 2014 et l'a laissé en mauvaise santé financière. Contrôlé par l'Urssaf pendant la saison 2014-2015, le BOUC découvre une dette d'environ 500 000 euros qu'il doit à l'organisme. Le club risque l'insolvabilité. "Nous avons actuellement encore 250 000 euros de dettes.
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Changement de Présidence
Dans un contexte de défis financiers et de restructuration, la présidence du BOUC a connu un changement. Joël Thiebaut a cédé sa place à Eric Bataller lors d'une assemblée générale extraordinaire. Eric Bataller est partenaire du BOUC depuis plusieurs saisons par le biais de sa société. « Je connais Joël depuis 2009. On a sympathisé. Il m’avait fait part il y a deux ans de son intention de se retirer et j’ai postulé à sa demande. J’espère faire aussi bien que lui mais pas aussi longtemps car je commence plus tard ! »« Gestionnaire » et amateur de sport, le nouveau patron du BOUC est un ancien jeune footballeur et a dirigé deux clubs dans la région rouennaise.« Je n’ai jamais fait de volley mais je suis dans le sillage de Joël depuis un an et demi environ. J’ai aussi créé plus d’une société depuis 27 ans que je travaille. Reprendre le flambeau est un challenge. Je vais essayer d’apporter de nouvelles idées et un regard jeune. »Les premiers dossiers d’Eric Bataller, outre la préparation d’une saison dont l’objectif sera de nouveaux play-offs en Ligue A, concerneront cependant deux aspects loin d’être inédits : « On doit augmenter encore le partenariat privé (ndlr, la subvention de 500 000 € de la Ville doit baisser de 10%) et faire en sorte d’avoir l’Elispace plus régulièrement. On ne peut pas continuer à s’entraîner ailleurs si souvent. »
Lydie Sliwinski : Une Figure Emblématique
Lydie Sliwinski est une figure emblématique du Bouc Volley. Elle a déposé ses valises à Beauvais en 1997 et n'en est plus partie. Ancienne joueuse professionnelle, désormais entraîneur et même arbitre, Lydie Sliwinski est indissociable du Bouc Volley. Elle donne ponctuellement un coup de main à Grégory Patin, le coach de l'équipe masculine seniors (N2), l'ancienne passeuse tient les rênes d'une grande partie de la structure féminine du club. Elle est à la tête de son équipe de Prénationale (2e). « Le Bouc Volley, c'est une belle histoire d'amour qui dure depuis 22 ans, souligne-t-elle. Arrivée comme joueuse, je le suis restée jusqu'à ma retraite à 41 ans, il y a 13 ans. Entraîner par la suite était une évidence. »Son parcours débute en Pologne. Celle qui s'appelait Lidia Sliwinska avant sa naturalisation française trouve rapidement sa voie et ne passe pas inaperçue longtemps. Elle intègre un groupe professionnel en Pologne à 14 ans et évolue avec les seniors dès ses 16 ans, notamment à Mielec (Pro F).Sa carrière prend un nouveau tournant en 1992, lorsqu'elle décide de tenter l'aventure dans l'Hexagone, à Courrières (Pas-de-Calais), puis de rejoindre Beauvais cinq ans plus tard. « Je n'aurais jamais imaginé rester aussi longtemps, sourit-elle. Au début, je venais vraiment uniquement pour voir le niveau en France, avec un contrat pro d'une saison. Aujourd'hui, avec ma fille Ana, on est bien installées et on a même la double nationalité grâce à notre passion. En digne héritière, Ana a disputé son premier match chez les seniors (alors en Nationale 3) à 16 ans, en 2002. Si sa fille s'est aujourd'hui mise en retrait de son sport favori, Lydie Sliwinski gère quatre équipes à Beauvais (benjamines, deux groupes minimes et les seniors), sans compter la section « loisir » avec laquelle elle continue de toucher le ballon. « Je suis liée à jamais à ce club, souligne Lydie Sliwinski. Le Bouc, c'est ma maison et ma deuxième famille.
Objectifs et Ambitions
Malgré les défis, le BOUC Volley reste déterminé à poursuivre ses objectifs sportifs. Le club vise à se qualifier pour les play-offs en Ligue A et à continuer à développer son partenariat privé.
Matchs et Compétitions
Le GFCA (Gazelec Football Club Ajaccio) a rencontré Beauvais lors de la 22e journée de championnat. Le Gazelec a les faveurs des pronostics. 5e avec 36 points, la partie ne devrait être qu’une formalité face à une formation Beauvaisienne qui occupe la 12e place du classement. Mais ça, c’est seulement sur le papier. Car sur le parquet, la musique risque fort d’être différente. Et pour cause, l’adversaire du jour, qui reste sur une victoire contre Nantes, lutte pour son maintien en ligue A. Fred Ferrandez, l’entraineur ajaccien, reconnait que « c’est un match très compliqué qui s’annonce entre deux équipes aux objectifs diamétralement opposés. C’est un peu compliqué à gérer. Nous sommes actuellement sur une très bonne dynamique. Mais je me méfie de ce match. L’idéal serait de faire une très bonne entame, de leur mettre la pression. Tout va se jouer sur des petits détails ».
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