Shaolin Soccer, un film de Stephen Chow, est bien plus qu'une simple comédie sportive. C'est un mélange audacieux de kung-fu, d'humour débridé et d'effets spéciaux novateurs, qui a conquis un public international. Ce film, initialement un succès à Hong Kong, a connu une popularité fulgurante grâce à Internet. Cet article explore les raisons de ce succès, les particularités du film et son impact sur le cinéma.
Genèse d'un Succès Inattendu
L'histoire de Shaolin Soccer commence par un simple message électronique contenant un court extrait du film. Cette vidéo virale a suscité la curiosité du public occidental, conduisant à la circulation de copies pirates. Rapidement, le film est devenu un phénomène mondial, attirant l'attention de l'industrie cinématographique. Miramax a acquis les droits de distribution pour les États-Unis et l'international, sous l'impulsion de Quentin Tarantino.
Une Version Américanisée
Afin de satisfaire aux exigences du marché occidental, Miramax a créé une version "coupée" du film, rebaptisée "Kung Fu Soccer". Cette version, réduite à 90 minutes, a suscité des rumeurs concernant des modifications de la bande originale et la suppression de scènes clés. Cependant, malgré ces coupes, Shaolin Soccer a enregistré plus de 700 000 entrées en France lors de sa sortie en 2002.
Les Coupes et Leurs Conséquences
Si la version internationale a conservé l'essence du film, certaines coupes ont affecté sa compréhension et son humour. La suppression du passage où Fung humilie Hung et se laisse corrompre est préjudiciable à la compréhension de l'intrigue. L'absence de la scène de la chanson du jeune gringalet prive les spectateurs d'un passage humoristique. Ces coupes entraînent également des divergences dans les dialogues entre les versions.
Stephen Chow : Une Star Venue d'Orient
Stephen Chow, inconnu en Occident à l'époque, est une véritable star à Hong Kong. Son style de comédie "Mo Lei Tau", basé sur le non-sens, a conquis le public chinois. Après des débuts difficiles dans les années 80, il s'est imposé comme acteur et réalisateur avec des films tels que "From Beijing with love" et "God of Cookery". Shaolin Soccer marque une étape importante dans sa carrière, lui permettant de se faire connaître à l'international.
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Le Non-Sens à la Chinoise
Shaolin Soccer s'inscrit dans la tradition du non-sens, un genre apprécié par les amateurs d'humour absurde. Le film regorge de situations loufoques et de gags visuels, qui font écho à l'humour des Monty Pythons. Cependant, la version internationale a malheureusement fait l'impasse sur de nombreux passages hilarants, tels que "la montée d'inspiration" du jeune gringalet ou la rencontre amicale où Sing se croit sur un champ de bataille.
Un ZAZ Cantonais
Stephen Chow est souvent comparé aux ZAZ (Jerry Zucker, Jim Abrahams, David Zucker), les pionniers du film parodique. Dans Shaolin Soccer, il détourne tous les genres, du film de kung-fu traditionnel à la science-fiction, en passant par Jurassic Park. L'une des principales sources d'inspiration du film est le dessin animé "Olive et Tom" (Capitain Tsubasa), dont Stephen Chow parodie le côté irréaliste des matchs de football.
Des Effets Spéciaux au Service de l'Histoire
L'utilisation des effets spéciaux dans Shaolin Soccer est remarquable. Au lieu de nuire à l'intérêt du film, ils renforcent le côté spectaculaire des performances acrobatiques du Kung Fu Shaolin. La moitié du budget du film a été consacrée à la réalisation des effets spéciaux, qui sont principalement visibles lors des matchs de football. Le film utilise également le "wire-fu", une technique de câblage typique du cinéma hongkongais.
Un Mélange des Genres Réussi
Shaolin Soccer est un mélange savoureux de genres : arts martiaux, comédie, action, romance. Le film est bourré de clins d'œil à d'autres œuvres cinématographiques, ce qui en fait un divertissement accessible à tous les publics. Son humour décalé, ses scènes d'action spectaculaires et ses personnages attachants en font un film novateur et mémorable.
Analyse de Crazy Kung-Fu
Suivant directement l'excellent Shaolin Soccer dans la filmographie de Stephen Chow, Crazy Kung-Fu s'avère encore plus délirant que le précédent. Chow lâche les watts et ne recule devant rien pour assouvir ses envies de comédies débridées et on sent que les moyens ont été déployés. J'adore ce type et sa vision du cinéma, il réussit l'exploit de mélanger parodie, kung-fu, drama et fantastique dans un melting-pot absurde au possible mais non dénué de sens et d'émotion. Son style cartoonesque et particulièrement drôle fait encore mouche ici dans ce délire sans limite aux effets spéciaux qui régalent.
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Stephen Chow revient avec ce Crazy Kung Fu, après le mémorable Shaolin Soccer.Vu lors de sa sortie, j'avais très moyennement apprécié le film.Après l'avoir visionné hier, j'en sors mitigé.L'histoire est pas mal, sans éclat.Les acteurs ont l'air de s'amuser mais cela s'arrête ici. Comédie, un peu, Arts Martiaux, beaucoup !
Après un Shaolin Soccer qui en mettait plein la vue sans trop s'embarrasser d'une histoire, Stephen Chow rempilait dans la parodie de genre avec ce Crazy Kung-Fu. Plus consistant sur le plan du scénario, le film pousse encore les curseurs dans le délire, enchaînant les bastons à une vitesse effrénée, avec une foule de gags et de clins d'oeil. Ce quasi-chef-d'oeuvre humoristiques renouvelle le genre avec une aisance étonnante. Un coup de bluff réussi et culotté avec des personnages totalement délirants, marquant à jamais un style unique de réalisation et d'écriture. La portée du récit va au delà des apparences, laissant à l'expérience visuelle proposée une empreinte indélébile, qui saura raviver tous les fans de combat, d'art martial, de comédie burlesque et d'effets spéciaux. Un bijou remarquable à mettre dans toutes les mains.
J’ai ressenti un gros choc lors de la vision du film de Stephen Chow. On n’aura jamais été aussi loin dans le film de Kung Fu. Certes, l’aide des effets spéciaux rendent incroyables des choses difficilement concevables il y a peu (la gesticulation de la quinquagénaire à bigoudis ou des préretraités). La première partie reste intéressante, sans plus, au niveau de Tigre et dragon. Mais au milieu du film, le spectacle commence vraiment car Chow sait nous manipuler et faire apparaître les personnages au départ un peu banals avec leurs faiblesses. Alors qu’en fait beaucoup sont des demi-dieux. Les personnages du film, multiples, arrivent au cours de l’histoire, dépassent les autres ou certains montrés comme vedettes disparaissent sans que le spectateur ne s’y attende. Ces acteurs jouent des personnages qui existent vraiment. Comme disait Georges Brassens, rien n’est jamais acquis. J’ai trouvé très belles et justes les scènes avec la jeune fille muette qui vend les glaces. Du vrai romanesque. Les effets numériques sont ici plus des catalyseurs de l’histoire qu’une simple substitution à la narration. Les références de Crazy Kung Fu sont nombreuses : Tarantino, Léone, Matrix et les comédies italiennes (voir le décor des quartiers très pauvres, très style Vittorio De Sica), West side story.
Stephen Chow nous fout un beau bordel, à mi chemin entre la BD, le jeux vidéo et l'art traditionaliste du Kung-Fu. Après le succès colossal de son "Shaolin soccer", S. Chow a eu les coudées franches pour faire le film d'arts martiaux qu'il voulait. Effets spéciaux à gogo, humour potache, scènes d'action hyper spectaculaires, acteurs impeccables et reconstitution soignée le tout dans un mélange des genres qui frise l'overdose mais qui conserve l'équilibre grâce au talent de conteur et à la maîtrise visuelle de Chow. Les combats sont bien chorégraphiés et bénéficient d'effets spéciaux soignés, pas toujours très bien dissimulés ou parfois trop présents mais toujours dans un souci de spectacle. Respectueux du genre tout en voulant en dynamité les codes, réservant des rebondissements inattendus, bien rythmé bref, un film-somme qui ravira les fans de l'acteur, qui contentera certains fans du genre et qui excitera les cinéphiles. Une bonne claque.
Seul contre une armée, Stephen Chow se régal et distribue les coups de savate. Souvenez- vous la décadence dans l'absurde dont son dernier film, à savoir Sholin Soccer, était imprégné. Et bien, cette démentielle leçon de kung-fu se base sur le même principe: faire d'une banalité une énormité, et ainsi, extrapoler un petit chahutage entre gangs en un véritable champ de bataille où les ennemis s'élèvent très haut sous une salve de coups random, jusqu'à toucher le ciel les amis. Et oui, il est comme ça Stephen Chow, loufoque et amateur d'action pure, friand de personnages atypiques en situations cartoonesques. Là où n'importe quel lambda se transforme en machine de guerre, il n'y a pas de frontière, pas de limite à l'impossible. Nous voilà plongés au cœur des années 60, en plein règlement de compte entre le terrible gang des haches et les locataires d'un HLM. On retrouve un enchainement de combats épiques et cet humour déjanté typiquement nippon, bardé de références en dessins animés. Le réalisateur Hongkongais est néanmoins resté soft par rapport à son dernier métrage. Celui-ci est plus précis dans la réalisation, plus hollywoodien; je dirais même, plus posé dans la nostalgie du cinéma d'antan. Le budget était là, cela ne fait aucun doute, on ne peut donc que profiter du spectacle offert par un roi du gag qui s'amuse au moins autant que nous. Savoureux.
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Le gang des Axe décime tous les gangs rivaux pour régner sur le crime organisé. Sing, une petite frappe minable, rêve d'intégrer les Axe à tout prix. L'affrontement entre les Axe et les derniers maîtres Kung Fu sortis de leur retraite va lui permettre d'accomplir sa destinée. Imaginez que Quantin Tarantino et Tex Avery décident de réaliser un film ensemble avec Bruce Lee dans le rôle principal et vous aurez une idée de l'esprit de ce Crazy Kung Fu. Véritable délire cinématographique survitaminé, cartoon live aux références multiples, Stephen Chow signe là un film drôle doublé d'un hommage à l'ensemble du septième art (tout y passe du western aux films d'arts martiaux en passant par les cartoons le polar et la comédie) le tout dans un ensemble tout à fait cohérent crant un univers visuel et diégétique aussi inspiré que totalement loufoque. Techniquement, le film est d'une maîtrise rare, les effets spéciaux servent complètement le propos du film (la scène de combat musicale est d'ores et déjà culte), et les combats sont d'une qualité rare et d'une précision proche de la perfection. Il faut dire qu'en embauchant Yuen Woo-Ping ET Sammo Hung pour les superviser, le résultat ne pouvait que dépasser toutes les espérances. La folie globale du film, son dynamisme constant apparent dès les premières minutes avec un incipit à faire saliver tout cinéphile, méritait un final grandiose, et Stephen Chow tient ses promesses jusqu'au bout avec un combat final aussi spectaculaire qu'improbable mais surtout complètement jouissif. Film de cinéma fait par un amoureux fou du cinéma, Stephen Chow explose tous les codes pour nous offrir une oeuvre originale et inédite promise à passer à la postérité et à devenir une référence.