Le monde de la NBA est non seulement un spectacle sportif captivant, mais aussi un univers économique complexe où les salaires des joueurs atteignent des sommets vertigineux. À l'approche d'une nouvelle saison, il est pertinent d'examiner de près les rémunérations des stars de la ligue, les enjeux financiers qui sous-tendent ces chiffres, et les tendances qui se dessinent.
Stephen Curry au Sommet : Une Rémunération Record
Stephen Curry, le meneur emblématique des Golden State Warriors, domine le classement des salaires NBA. En 2025, il a vu ses revenus annuels passer de 55 millions de dollars à près de 60 millions. Pour la saison 2025-2026, Curry conserve son statut de joueur le mieux rémunéré de la NBA avec un salaire de 59 606 817 $. Cette saison, Stephen Curry devrait devenir le premier joueur de la NBA à franchir la barre des 60 millions de dollars avec un salaire de 62,6 millions de dollars lors de la saison 2026-2027.
Dans toute l’histoire de la NBA, personne n’a jamais réussi à marquer autant de paniers à trois points que Stephen Curry, des Golden State Warriors. Et personne n’est capable de générer autant de revenus que lui. Avec des revenus avant impôts estimés à 159,6 millions de dollars cette saison, comprenant à la fois son salaire de joueur et ses revenus annuels provenant de contrats publicitaires et d’autres activités commerciales, le meneur de 37 ans est le joueur le mieux payé de la NBA pour la première fois de sa longue carrière professionnelle (il entame sa 17e saison).
Le Top 10 des Salaires NBA : Une Élite Financière
Bien que les chiffres exacts des salaires du top 10 ne soient pas tous disponibles dans le texte fourni, on peut reconstituer une partie du classement et identifier les joueurs qui gravitent autour des sommets de la rémunération :
- Stephen Curry (Golden State Warriors): 59,6 millions de dollars (salaire estimé pour 2025-2026).
- Joel Embiid (Philadelphia 76ers): 55,2 millions de dollars.
- Nikola Jokic (Denver Nuggets): 55,2 millions de dollars.
- Kevin Durant (Houston Rockets): 53,3 millions de dollars (salaire sportif).
- Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks): 54,1 millions de dollars (salaire sportif).
- Jayson Tatum (Boston Celtics): 54,1 millions de dollars (salaire sportif).
LeBron James figure à la 14e place avec un salaire de 52,6 millions de dollars.
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Évolution des Salaires : Une Tendance à la Hausse
La NBA connaît une augmentation spectaculaire des salaires. En 2024, Stephen Curry, le meneur de Golden State avait trusté la première place avec un salaire de 55 millions de dollars américains. L’an passé, seulement 14 joueurs touchaient un salaire supérieur à 45 millions de dollars annuels. En 2025, ce sont au moins 25 joueurs qui perçoivent de telles indemnités. Ainsi, le basketteur le mieux classé Stephen Curry a vu ses rendements annuels passer de 55 millions de dollars à presque 60. Son dauphin des Nuggets de Denver Nikola Jokic a lui constaté une augmentation de son salaire de quatre millions de dollars entre 2024 et 2025.
Cette progression salariale s’inscrit dans une tendance généralisée à la hausse des rémunérations en NBA. Cette nouvelle saison marque une explosion des revenus en NBA, rapporte Sportune. Les dix joueurs les mieux payés totalisent 787 millions de dollars, soit plus du double qu’il y a dix ans. Une augmentation spectaculaire portée par les nouveaux droits TV de la ligue américaine, signés en juillet pour 76 milliards de dollars sur onze ans.
Les Contrats Rookies et l'Ascension de Wembanyama
Les joueurs sélectionnés au premier tour de la draft NBA signent des contrats standardisés appelés rookie scale contracts, d’une durée de 4 ans. Par exemple, Zaccharie Risacher, sélectionné en première position par les Atlanta Hawks, a signé un contrat de 4 ans pour environ 57 millions de dollars l’an passé.
Pour sa troisième saison NBA (2025-2026), Victor Wembanyama percevra un salaire de 13 376 880 $ avec les San Antonio Spurs. Ce montant correspond à la grille salariale des rookies pour un premier choix de Draft. Son contrat de 4 ans est estimé à 55,1 millions de dollars, avec des augmentations progressives chaque saison. À noter que Wembanyama est actuellement le 133e joueur le mieux payé de la ligue, bien que son impact sur le jeu et sa popularité soient déjà immenses. Victor Wembanyama a encore un peu de chemin à faire. Le phénomène tricolore des Spurs a débuté sa deuxième saison régulière de NBA. Comme indiqué par le site spécialisé Hoopshype, il va être rémunéré à hauteur de 12,7 millions de dollars (11,7 millions d’euros) en 2024-2025. C’est environ 600 000 dollars (553 000 euros) de plus qu’en 2023-2024, soit une augmentation de 5 %. Et son salaire va continuer de grimper jusqu’à 2028 et la fin de son contrat rookie : 13,3 millions de dollars en 2025-2026, 16,8 millions de dollars en 2026-2027 et 23,6 millions d’euros en 2027-2028.
Le Salary Cap et la Luxury Tax : Mécanismes de Régulation
La NBA fonctionne avec un salary cap dit "soft", permettant aux équipes de dépasser le plafond salarial sous certaines conditions. Les équipes dépassant ces seuils sont soumises à des pénalités financières croissantes, notamment la luxury tax et des restrictions sur les mouvements d'effectif. Le plafond salarial, fixé pour 2025-26 à 154 647 000 $.
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Revenus Extrasportifs : Une Dimension Essentielle
Mais pour être complet, il est aussi nécessaire de comptabiliser les revenus publicitaires. Ces derniers peuvent être conséquents. LeBron James ne dira pas le contraire : ce sont grâce à eux que la star des Lakers continue, à presque 40 ans, de dominer le classement des joueurs les mieux rémunérés. Derrière lui, Stephen Curry (Warriors) occupe la deuxième place avec 105,8 millions de dollars, dont 50 millions issus des contrats publicitaires. Kevin Durant (Suns) complète le podium avec 99,9 millions, suivi du Grec Giannis Antetokounmpo (Bucks) qui cumule 93,8 millions.
Ce total comprend 380 millions de dollars de revenus extrasportifs, dépassant largement le précédent record de 330 millions de dollars, établi en 2022-2023.
Les disparités salariales
Il est intéressant de noter les disparités salariales au sein de la ligue. Certains joueurs, malgré leur talent, peuvent être considérés comme sous-payés par rapport à leur contribution à l'équipe. Inversement, d'autres peuvent percevoir des salaires élevés sans pour autant justifier pleinement cet investissement sur le terrain.
Par exemple, respectivement seizièmes et dix-septièmes des salaires NBA, Anthony Davis (43 219 440 dollars) et Luka Doncic (43 031 940 dollars) bénéficient de contrats qui avantagent largement leur franchise. Domantas Sabonis à la vingt-sixième position est également un excellent deal (40,5 millions de dollars à l’année), et Shai Gilgeous-Alexander en trente-quatrième (35 859 950 dollars), on en parle même pas. Disons que payer Zach LaVine autant que Luka Doncic en 2024 n’est peut-être pas le meilleur exemple de gestion économique du monde. Pareil pour Fred VanVleet, avec 42 846 615 dollars à la saison, le meneur est mieux payé que Kyrie Irving (41 millions de dollars l’année). Ce n’est pas le contrat du siècle pour les Rockets.
Internationalisation et présence Française
L’internationalisation de la NBA se poursuit, avec pas moins de 13 joueurs non américains dans ce Top 50. Dont un Français, Rudy Gobert, qui se situe en 43ème position. À noter que Victor Wembanyama ne figure pas encore dans ce classement.
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Les joueurs français sont absents du top 25. Rudy Gobert, treizième l’an dernier avec 43 millions de dollars chez les Minnesota Timberwolves, n’apparaît plus dans le classement.