L'histoire du Royal Oupeye Football Club est intimement liée à celle de la région de Liège et témoigne de l'évolution du football amateur en Belgique. Cet article explore les racines du club, ses moments de gloire et les défis qu'il a rencontrés.
Genèse et Premières Années
Le Royal Oupeye Football Club trouve ses origines dans la passion pour le football qui animait les jeunes des villages de Prayon et Nessonvaux. Dès la sortie de l'école, les enfants se rassemblaient sur les places des villages pour jouer, créant ainsi un engouement pour ce sport.
Le premier septembre 1895, à l'initiative de M. J. Pirard (Président), J. Olivier (Secrétaire), P. Jacoby (Trésorier), A. Bartholomé (Vice-président) et E. S.C. C.S. S.C. R.C.S. S.R.U. fut actée la fondation le 31 décembre 1914, l’approbation par l’URBSFA ne fut entérinée que le 25 mars 1916, soit plus d’un an après. Fondé le 5 avril 1912, le club subit une courte période d’inactivité due à la guerre 14-18, pendant laquelle il fut affilié à l’Union Belge. (1 juillet 2010 pour l’Union belge, 10 mai 2010 pour l’ASBL, matricule 226). Il est bon de savoir que les clubs de football fondés avant 1926 ne bénéficiaient pas de numéro de matricule.
L'Époque d'Entre-Deux-Guerres: Euphorie et Premiers Succès
Depuis 1930, le Prayon F.C. était en pleine euphorie : le club avait transféré de nombreux joueurs du F.C. Liégeois, club avec lequel il avait toujours entretenu d'excellentes relations depuis que, pendant la guerre 1914-1918, un de ses joueurs, Albert Bartholomé, avait été transféré au F.C. De fait, Prayon avait remporté très largement le championnat de Division Régionale pour se hisser en Première Provinciale.
L'équipe de cadets du Prayon F.C. a également marqué les esprits, avec des joueurs talentueux et un esprit d'équipe remarquable. Leur premier match au Standard de Liège fut un moment mémorable, marqué par une victoire inattendue et une grande fierté pour les joueurs et leurs supporters.
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La Seconde Guerre Mondiale et ses Conséquences
La Seconde Guerre mondiale a eu un impact important sur le club, comme sur l'ensemble de la société. Plusieurs joueurs ont été déportés et les compétitions ont été perturbées. L'Union belge a pris des mesures pour protéger les clubs pendant cette période difficile, mais la situation restait précaire.
En septembre 1939, l’Union belge organisa des mini-championnats. Prayon se retrouva dans une division provinciale en compagnie de onze clubs : Herstal, Mons, Slins, Vottem, Ans, Saint-Gilles, Montagnarde, US Liège, Melen, Chaudfontaine et Visé. Organisation et confusion : la même Union belge avait décidé que les clubs qui seraient « déchus » pendant la durée de la guerre retrouveraient leur place à l’issue du conflit. La même Union belge, encore, avait décidé d'intégrer les clubs de la Ligue socialiste, interdite par les autorités d'occupation.
L'Après-Guerre et la Reconstruction
Après la guerre, le club a dû se reconstruire et retrouver son niveau d'antan. Le championnat a repris ses droits et le club a choisi de s’aligner en division 3 car les déplacements sont plus courts. Wallonia termine à la troisième place. Joseph Mosbeux est le meilleur buteur avec 17 réalisations. En 1946, la Coupe de la Libération se joua en dix matches, contre Vaux, Chaudfontaine, Racing Chênée, Sporting Chênée et CS Grivegnée.
Les années suivantes ont été marquées par des hauts et des bas, avec des montées et des descentes dans les différentes divisions provinciales. Le club a pu compter sur des joueurs talentueux et un soutien indéfectible de ses supporters.
Les Années 1950: Une Période de Renouveau
Les années 1950 ont été une période de renouveau pour le club. D'excellents transferts avaient été réalisés : Horne et Tijardovic de Seraing, Dalmans du standard via Chaudfontaine, Pauchenne et baltus, deux avants de pointe performants. Le centre-avant, Robert Mecking était cependant à l'armée et ne pouvait jouer régulièrement. Prayon débuta par 7 victoires consécutives et, le 10 janvier, Prayon trônait en tête avec 31 points après 17 matches joués et 7 points d'avance sur le deuxième.
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Pour préparer la saison 1954-1955, le club avait transféré Lapierre, gardien de but du RFC Liège, Roumont de Montagnarde, Gillis et Jeanfils du Standard, Lousberg, un intérieur et Gabre, un arrière. Pour cette première saison à l’échelon national, Prayon s’est sauvé sans trop de problèmes.
La Fusion et la Naissance du FC Trooz
Au fil des années, les impératifs financiers et le désir de renforcer le football local ont conduit à des discussions sur une éventuelle fusion entre le Royal Prayon Football Club et le Royal Wallonia Football Club Nessonvaux-Fraipont. Cela fait déjà plusieurs années qu’épisodiquement le projet de fusion entre les clubs de Nessonvaux et Prayon fait l’objet de discussions, parfois animées. La décision est désormais tombée. Les impératifs financiers et le raisonnable l’ont emporté sur le nostalgique.
La fusion a finalement été actée le 1 juillet 2010, donnant naissance au FC Trooz, qui a conservé le matricule 226 de Prayon. C'est le 1 juillet 2010 pour l’Union belge, le 10 mai 2010 pour l’ASBL qu'un nouveau-né résultant de la fusion entre le Royal Prayon Football Club et le Royal Wallonia Football Club Nessonvaux-Fraipont fera son apparition sous le matricule 226 et le nom de FC Trooz. En effet, le club a conservé le matricule 226 de Prayon, créé en 1912.
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