Le Paris Saint-Germain (PSG), club emblématique de la capitale française, célèbre cet été ses 40 ans. Son histoire est intimement liée à ses maillots, témoins des évolutions sportives, esthétiques et commerciales du club. Des créations audacieuses de Daniel Hechter aux collaborations modernes avec Jordan, les tuniques du PSG sont devenues des objets de collection convoités, symboles d'une identité forte et d'une épopée qui dépasse le simple cadre sportif.
Les origines du PSG : une fusion et un créateur visionnaire
Issu de la fusion entre le Stade Saint-Germain et le Paris Football Club, le Paris Saint-Germain voit officiellement le jour le 12 août 1970. Mais c'est l'arrivée de Daniel Hechter en mai 1973 qui marque un tournant décisif dans l'histoire du club. Fraîchement arrivé, le styliste impose directement sa patte en créant un maillot qui deviendra iconique.
Hechter conçoit un design audacieux, inspiré par les couleurs de Saint-Germain-en-Laye (blanc) et les couleurs royales symbolisant la capitale (bleu et rouge). La légende raconte que l'idée de la large bande verticale rouge encadrée de bleu lui serait venue en observant une Ford Mustang dont la couleur se prolonge sur le toit de la voiture, rouge, deux liserets blancs et le reste bleu. La bande fait rapidement penser à l’Ajax Amsterdam, à son apogée sous l’époque Johan Cruyff. Mais Daniel Hechter se défend de s’être inspiré du club néerlandais pour cette particularité.
Ce maillot « Hechter » devient instantanément l'ADN visuel du PSG, traversant les décennies sans prendre une ride. C’est avec cet ensemble que le club parisien s’inscrit dans l’élite française, sans remporter pour autant ces premiers titres. La saison 1973-1974 verra également l’apparition du logo de l’équipementier de l’époque, Le Coq Sportif. Présent en tant que fournisseur du club depuis 1970, le logo n’était que rarement présent sur les tenues avant 1973.
L'ère Borelli : continuité et premier titre
Daniel Hechter parti en 1978 à la suite du scandale de la double billetterie du Parc des Princes, c’est Francis Borelli qui prend le relais et qui restera président pendant les 13 saisons suivantes. C’est alors l’époque de Dominique Baratelli dans les cages, de Dominique Bathenay, du jeune Luis Fernandez, de Mustapha Dahleb ou de l’ancien ange vert, Dominique Rocheteau en attaque. Le design du maillot reste totalement identique pendant 5 saisons et notamment lors de la saison 1985-1986, qui restera à jamais dans l’histoire du club comme celle du premier titre de champion de France.
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Durant cette période, les sponsors font leur apparition sur les maillots, avec RTL puis Canal+ et Opel, sans toutefois bouleverser la ligne graphique originelle.
L'ère Canal+ et Nike : innovation et controverses
Arrivé en 1989 en tant qu’équipementier du club de la capitale, Nike va d’abord s’inscrire plus ou moins dans la lignée des précédentes tenues avant d’imposer sa patte à partir de la saison 1992-1993. Car 3 ans après avoir récupéré le Paris Saint-Germain, la firme américaine va en effet dévoiler coup sur coup deux tenues totalement inédite que l’ensemble des supporters parisiens n’espèrent plus jamais revoir ! Attaché à ce qui était devenu l’un des symboles fort du club, les supporters du Paris SG n’ont donc que très peu appréciés les libertés prises par l’équipementier américain et les équipes artistiques de Canal+, propriétaire du club depuis 1991. On est alors à l’époque où George Weah, Raï et David Ginola illuminent les soirées au Parc des Princes, accompagnés de Bernard Lama, Alain Roche, Paul Le Guen ou Vincent Guérin.
La saison 94-95 verra aussi le décalage sur la manche du logo « Tour Eiffel » de la tunique parisienne, remplacé par le logo « trois lettres » imaginé à l’époque par le directeur artistique de Canal+. 3ème du championnat de France, le PSG de Michel Denisot va surtout s’illustrer dans les coupes nationales puisque le club de la capitale remporte cette saison-là la coupe de France et la première édition de la coupe de la Ligue.
Certains maillots de cette époque, comme celui de la saison 1992-1993 surnommé « Commodore » en référence au sponsor, marquent les esprits par leur originalité, même s'ils ne font pas toujours l'unanimité. Son dégradé bleu violet sur les manches n'a guère convaincu. À noter que l'on retrouve dessus, l'écusson « Tour Eiffel » qui a fait son retour depuis 1989. Un retour et le début d'une nouvelle politique commerciale : Paris n'accueille désormais plus qu'un sponsor principal, Opel. Le Paris Saint-Germain abandonne son sponsor Opel pour Thompson. On y trouve imprimé dessus deux motifs : la « Tour Eiffel » et la fleur de lys. C'est aussi cette saison-là que Fly Emirates devient le sponsor officiel du PSG pour 13 ans avant d'être remplacé par ALL, le programme de fidélité du groupe Accor.
Les années 2000 : quête d'identité et hommages au passé
Alors qu’en coulisse, Canal+ cède le PSG à Colony Capital lors de l’été 2006 et que Alain Cayzac devient le patron du club, sur le terrain le Paris Saint-Germain va vivre la plus mauvaise saison depuis l’exercice 1987-1988. 15ème en 2006-2007 puis 16ème la saison suivante, le club de la capitale flirte même avec la relégation cette saison-là. Ce qui ne sera en revanche pas le cas des tenues 2009-2010. Car si le début des années 2000 avait vu la bande rouge historique décalée sur le cœur, la saison 2009-2010 se fera tout simplement sans la bande rouge mais avec 4 fins liserés.
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Ces années sont marquées par une certaine instabilité et une recherche d'identité visuelle. Le PSG expérimente différents designs, parfois éloignés de l'héritage Hechter.
L'ère QSI : ambition et collaborations prestigieuses
Créé en 1970, le PSG va connaitre une « deuxième naissance » lors de l’inter-saison 2011. De plus en plus proche des grands d’Europe sur le rectangle vert, le PSG est encore loin de ses confrères dans cette quête d’identité et de reconnaissance. Fidèle depuis 4 ans à sorte de bande centrale, la tenue domicile a pourtant connue quelques expérimentations au fil des saisons. Mais à l’aube de la saison 2015-2016, les supporters parisiens ont eu l’agréable surprise de retrouver un peu de l’héritage de Daniel Hechter sur la nouvelle tunique parisienne.
L'arrivée de QSI (Qatar Sports Investments) en 2011 propulse le PSG dans une nouvelle dimension. Le club affiche ses ambitions sur la scène européenne et multiplie les collaborations prestigieuses.
En 2018, le PSG lance un partenariat avec la marque Jordan, du célèbre basketteur américain Michael Jordan. Les maillots issus de cette collaboration connaissent un succès retentissant auprès des supporters et des amateurs de mode.
Pour la saison des 50 ans du club, en 2020-2021, le PSG se tourne de nouveau vers la madeleine de Proust de ses supporters : la bande rouge dans le style Hechter des années 1970 avec liserés sur les manches et le col.
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Les maillots vintage : objets de collection et symboles d'une époque
Depuis les créations de Daniel Hechter jusqu'aux collaborations Jordan, certaines tuniques du PSG s'arrachent aujourd'hui à prix d'or sur le marché du vintage. Entre passion des collectionneurs et spéculation, ces tissus racontent une épopée qui dépasse le simple cadre sportif.
Certains modèles sont particulièrement recherchés pour leur rareté, leur esthétique ou leur histoire. Les maillots portés lors de victoires importantes, comme celui de la saison 1985-1986, sont particulièrement prisés. La version « Commodore » Tourtel est également très recherchée. Ce qui fait grimper les prix :Rareté : édition limitée, faible tirage, flocage joueur précis.Histoire : titres remportés, moments marquants (ex.