L'histoire du Volley Olympique Mézois (VOM) s'inscrit dans un contexte plus large de l'évolution du sport à Mèze et dans le département de l'Hérault. S'intéresser à l’histoire de l’introduction des sports dans le département, il y a environ un siècle, conduit à s’interroger sur cette nébuleuse qu’est le sport moderne. Les questions sont nombreuses, qui portent tant sur les limites de ce qu’il est convenu d’appeler les activités sportives, que sur leurs caractéristiques majeures. L’histoire nous apprend en effet que ces limites ont été, et sont toujours fluctuantes, et que sur les 150 dernières années, le mot sport a recouvert un ensemble de pratiques à géométrie très variable. En cette année olympique, la Ville de Mèze met le sport à l’honneur. La municipalité, avec le concours d’Alain Cambon, collectionneur de cartes anciennes et passionné du passé de Mèze, propose une exposition en plein air sur l’histoire de la pratique des sports à Mèze.
L'évolution du concept de "sport" : un aperçu historique
Pour comprendre l'histoire du VOM, il est essentiel de replacer cette discipline dans l'évolution du concept même de "sport". En effet, ce que l'on entend par sport a considérablement évolué au cours du temps. En 1909, les sports à la mode, selon Camille Meillac, sont classés en plusieurs groupes. Dans les sports de balle, on trouve tant le football que les jeux de paume, le tennis et le golf, le basket-ball comme le polo. Puis, l’auteur aborde « les sports athlétiques proprement dits » qui recouvrent un ensemble qui serait aujourd’hui jugé hétéroclite : courses et sauts, ainsi que gymnastique et natation, mais aussi des sports de combat : boxe, lutte et l’exotique jiu-jitsu. Le témoignage vaut ce qu’il vaut, et l’auteur n’est probablement pas un spécialiste des questions traitées. Mais les choix qu’il opère pour circonscrire la mode sportive de son époque appellent quelques remarques. C’est ainsi qu’il ne fait aucune place aux sports hippiques ni au canotage : ce sont à ses yeux les deux seules « victimes » (temporaires certainement) de cette « magnifique expansion sportive« . Le contraste est en effet saisissant avec ce qu’écrivait un demi-siècle plus tôt Eugène Chapus dans Le sport à Paris, dont les 300 pages s’ouvrent sur un long chapitre consacré au sport hippique : « Le turf, ou les courses de chevaux, la plus importante des parties intégrantes du sport, celle qui rayonne de l’éclat le plus vif, qui a le plus de pompe et de grandiose… » L’anglomanie ambiante dans l’aristocratie parisienne du Jockey-Club explique cette prééminence du turf, qui subsistera longtemps. Aujourd’hui, la démocratisation des sports a bouleversé le tableau, et l’on assiste plutôt à une banalisation et une extension de l’usage du mot sport. Font du sport le footballeur ou le rugbyman professionnel, tout comme l’employé qui consacre son dimanche matin à son jogging, la lycéenne inscrite à la patinoire municipale et la ménagère de 50 ans exécutant sa gymnastique matinale devant son écran de télévision, ou le jeune cadre dynamique qui préfère monter les escaliers quatre à quatre plutôt que prendre l’ascenseur pour regagner son bureau. Un tel usage distendu du mot et de la réalité qu’il recouvre, que l’on retrouve dans les études statistiques officielles sur les activités sportives des Français, peut certes avoir son utilité pour les pouvoirs publics en charge des politiques de santé ou de loisirs.
Le sport à Mèze : un panorama diversifié
La ville de Mèze offre un large éventail de disciplines sportives, témoignant d'une vitalité et d'un intérêt prononcé pour le sport. Basket, boule lyonnaise, course à pied, cyclisme, football, joutes languedociennes, judo, karaté, lendits, natation, pétanque, ping-pong, rugby, tambourin, tennis, voile, volley, cette exposition située sur l’allée centrale du parc du château de Girard met en lumière celles et ceux qui ont été le pionniers mézois de leur discipline. Parmi les associations sportives de la ville, on retrouve :
- A.s.l.mezois Athlétisme
- Amicale Mezoise du Tennis de Table
- Andalucia Mezoise Gymnastique
- Asm (association Sport Mediterranee)
- Association Sportive du College de Meze
- Association Sportive Et Culturelle de Meze
- Aviron Mezois
- Badminton Club de Meze
- Ckmbt (canoe-kayak Meze Bassin de Thau)
- Ecole de Joutes de la Nouvelle Lance Mezoise
- Ecole de Rugby du R C Mezois
- Ecurie Napoleon Competition Équitation
- Equi'sourire
- Equipe de Rugby des Sapeurs Pompiers de l'Herault (ersph)
- Fit'meze Gymnastique
- Gym Fizz Gymnastique
- Gym-senior Gymnastique
- Hawaiian Mafia Nautisme, glisse sur eau
- Jeune Lance Sportive Mezoise
- Judo Club Loupianais
- Karate Club Mezois
- L'amicale des Epicuriens de la Randonnee Marche sportive
- La Boule D Azur Mezoise Boules
- La Nouvelle Lance Mezoise
- Le Fer A Cheval Équitation
- Les Bisons Marche sportive
- Les Trailers de Meze Marche sportive
- M3se Sea Snow & Sun
- Mayura Musculation
- Meze Beach Rugby (m.b.r.)
- Meze Loupian Basket Association (l.m.b.a.)
- Meze Rugby Club
- Meze Stade Football Club (meze Stade Fc)
- Mille Pattes Athlétisme
- Petanque Mezoise
- Rando Club Mezois
- Rando-bouzigues Marche sportive
- Sho Ka Bo Shogun Spk Karate Boxe Autres arts martiaux
- Societe Nautique du Bassin de Thau S N B T
- Solid'av' (solidaire Aventure)
- Tambourin Club Mezois
- Team Mac Developpement Sports mécaniques
- Team Pruve Sports mécaniques
- Tennis Club de Meze
- Volley Olympique Mezois
- Vtthau - Club Vtt Mezois Cyclisme
- Warriors Krav Maga Association
- Yacht Club de Meze
- Z Latino Gymnastique
Cette liste non exhaustive témoigne de la richesse et de la diversité de l'offre sportive à Mèze.
Volley Olympique Mézois : un acteur du paysage sportif local
Le Volley Olympique Mezois (VOM), club de basket-ball, occupe une place importante dans le paysage sportif de Mèze. Son histoire est liée à celle du développement du volley-ball dans la région et à l'engagement de ses membres.
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Le Volley Olympique Mezois est enregistré sous le numéro RNA W343005388.
Compétition et esprit sportif : les enjeux du sport moderne
Le choix d’aborder les sports héraultais par leur versant compétitif permet de mettre en évidence deux aspects fondamentaux du sport. D’une part l’existence de champions, qui suscitent l’enthousiasme du public et servent d’icônes auxquelles s’identifient les jeunes pratiquants : c’est par les champions que le sport fait figure de passion collective dans nos sociétés. D’autre part, la diversité des formes possibles de compétition s’est progressivement réduite sous l’autorité des institutions sportives qui ont canalisé et organisé la rivalité entre sportifs. La compétition réglée qui caractérise le sport moderne s’incarne dans la figure du champion : non seulement celui qui atteint à l’excellence en faisant la preuve des qualités exigées, mais aussi, tout particulièrement, le premier de tous, le meilleur, désigné selon les procédures et les règles propres à chaque sport. La première est en quelque sorte générique : elle désigne une catégorie, tout un ensemble d’individus réunis par des caractéristiques semblables qui les distinguent du commun des mortels. « Voila un champion » dira-t-on en s’inclinant devant un représentant de cette communauté. C’est probablement à ce genre de champion que pensait Coubertin quand il lui arrivait de protester contre les ravages de la « championnite » et proclamait que « l’essentiel est de participer » : le simple fait de franchir le pas, et de se risquer à l’affrontement sportif contre des adversaires peut-être supérieurs, est le signe du champion « dans l’esprit« , la marque de l’appartenance de facto à une aristocratie. C’était très certainement le sentiment des sportsmen de la fin du XIXe siècle, surtout lorsque la manifestation de ce courage combattant redoublait l’assurance d’une supériorité sociale. Mais s’il existe une aristocratie des champions, il faut bien admettre que le succès même du sport moderne, en multipliant à l’infini les disciplines et les compétiteurs, tend à diluer cette élite. Ce qui pouvait paraître fondé à propos de la minuscule poignée de sportsmen il y a cent ans, a-t-il encore quelque pertinence quand la multitude des disciplines sportives compte ses affiliés par dizaines ou centaines de milliers ? Primus inter pares, le champion est celui qui culmine, seul, à la pointe la plus effilée de la meute de compétiteurs lancée à la conquête du titre. Comment est-il parvenu à cette position incontestable - pour un temps - et reconnue de tous, sinon en acceptant les règles d’un jeu administré et validé, en se soumettant à la mesure et à la comptabilité communes ? Le contrôle et la mesure de la performance sont les conditions d’un étalonnage des concurrents selon un classement ordinal que son objectivité met à l’abri des contestations. Etre le premier, c’est prendre place en tête d’un classement qui intègre l’ensemble des compétiteurs, chacun à sa place en fonction de sa performance. A vrai dire, cette recherche du champion singulier est aussi ancienne que l’émergence de la communauté des champions. Plus même peut-être, tant dès le XVIIIe siècle, on voit se dessiner les figures d’athlètes exceptionnels adulés des foules pour leurs performances hors du commun. Les courses à pied et les épreuves de force dans un premier temps, les combats de boxe et les exploits athlétiques, puis les courses cyclistes, en automobile, etc. ont popularisé le mythe du champion sans égal, sinon sans rivaux.
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