Publié le 04/07/2015 à 3h50, cet article explore les multiples facettes du football, un sport universel qui oscille entre l'enthousiasme populaire, les enjeux financiers colossaux et son rôle croissant dans l'éducation.
Bilan de la saison 2014-2015 : Le FC Doazit en perspective
La clôture de la saison 2014-2015 de football sonne l’heure des bilans. L'équipe première du FC Doazit, malgré des difficultés et une kyrielle de blessés, a su terminer la saison en beauté avec sept matchs sans défaite. Bien que la montée n'ait pas été au rendez-vous, ce final en boulet de canon est remarquable.
La percée de l’équipe réserve en Première Division du district, le plus haut niveau du département, obtenue en allant gagner face à l’entente Saint-Martin-Geloux, est un autre motif de satisfaction. Son superbe parcours en coupe des réserves, bien qu'ayant échoué en finale à Soustons, témoigne de son potentiel. Malgré la défaite, le soutien des supporteurs était indéniable, avec pas moins de deux bus ayant fait le voyage.
L'engagement des supporteurs et le nouveau club officiel
Le tout nouveau club officiel de supporteurs n’a pas ménagé sa peine pour « encourager à bloc » : cris, chants, musiques se sont succédé sans interruption. L'enthousiasme des supporteurs démontre l'importance du football dans la vie locale et l'attachement au club.
Le Projet Éducatif Fédéral : Former des citoyens de demain
Autre donnée remarquable de la saison 2014-2015 : la mise en place du projet éducatif fédéral proposé par la FFF. Ce projet, basé sur les thèmes de la santé, l’engagement citoyen, l’environnement, le fair-play, les règles du jeu et l’arbitrage, la culture foot, touche l’ensemble des catégories d’âge. « Il propose un retour à des règles de vie simples, explique Pierre Lafargue, vice-président du FC Doazit, responsable des jeunes. C’est génial ! On est loin de l’image du foot qu’on peut voir parfois sur nos écrans. »
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Les éducateurs de l’école de foot du FCD se sont réunis sous l’égide de Pierre Lafargue et de la référente Michèle Balthazard pour définir ensemble le projet surnommé « Prets » : Plaisir, respect, engagement, tolérance et solidarité. L’idée est de « faire de nos jeunes des citoyens de demain », par le biais de la transmission de valeurs éducatives et sportives, sans oublier la notion de plaisir. La transmission et la formation sont au cœur du FC Doazit. « Notre club est labellisé par la FFF, la plupart de nos éducateurs sont des joueurs ou d’anciens joueurs formés au club. Tout cela résulte de la proposition de continuité de formation du club. » La force du club repose sur cette implication de tous à le faire vivre et briller.
Hommage aux Légendes et Solidarité : Le FC Nantes à l'honneur
Le 3 juin, le stade de la Beaujoire a vibré au rythme des souvenirs et de la générosité. Du premier titre de champion de France en 1965 à la Coupe de France remportée en 2022, le FC Nantes a marqué l’histoire du football français. Ce match unique a été l’occasion de rassembler les joueurs qui ont écrit ces belles pages du club. L’événement a également été l’occasion de célébrer les 30 ans du sacre de 1995. Face à eux, le Variétés Club de France, une équipe qui rassemble d’anciens internationaux et des personnalités bien connues du grand public. Au-delà du spectacle sportif, cet événement revêt une dimension profondément solidaire. Grâce aux dons récoltés, 300 enfants du département ont eu la chance de découvrir Paris, ses sites culturels et sportifs, et de vivre une journée inoubliable sur le Champ de Mars.
Le Football et l'Argent : Une Relation Complexe
Entre sommes astronomiques et besoin de quelques sous, on peut se demander à quoi rime le football. Car s’il est sur qu’il rime avec argent, cela n’est, à mon sens, pas là son essence. Par ces mots, je passerais peut-être pour un trouble-fête. Kylian Mbappé. 18 ans, pas même soixante matches en pro, 27 buts. Certes, une des plus grandes promesses du football, mais les montants évoqués frisent l’indécence. 120, 150, 180 millions d’euros, peu importe… Certes, ce n’est pas moi, ce n’est pas le contribuable qui paye. Certes, cela rapportera des sous à l’État français via les taxes sur son salaire et sur la transaction effectuée. Mais à quoi cela rime donc ? On assigne une valeur à un être humain, c’est déjà suffisamment atroce pour que les montants extravagants passent finalement inaperçu.
L'inflation des prix dans le football est un sujet de débat constant. J’aime le football. Je comprends que les joueurs génèrent des masses monétaires extravagantes et que le sponsoring soit la cause en partie de cela. Mais des fois, cela paraît irrationnel. C’est un mythe. Et puis, de toute manière, même si c’était vrai, alors cela serait à nous de payer pour ces folies ? Je n’ose pas penser que c’est autre chose qu’une bulle financière que celle qui a lieu avec les transferts. Il y a 10 ans, un transfert à 30M€ paraissait pour plus que conséquent. Il nous a fallu quelques années pour passer les 100M€. Et seulement un an pour passer celle des 200M€. C’est simplement que c’est une bulle spéculative à perte. Et le jour où elle éclatera, alors cela endommagera tout l’écosystème football. Les prix sont théoriquement censés augmenter rationellement. Il a fallu des années pour que le salaire d’un joueur augmente, en rapport avec les prix de transfert.
Par comparaison, Thadée Cisowski, un des plus grands joueurs de son époque, 206 réalisations en D1 française, ne touchait que 400 Francs Français par mois en 1961. Le salaire minimum en France étant de 280FF à ce moment là. Les salaires des footballeurs paraissaient donc relativement indexés sur le niveau de vie moyen des gens. Car il ne faut pas oublier qu’à la différence d’un ouvrier, un footballeur ne produit pas de valeur. Il est comme un morceau de dette sur lequel un trader - qui lui non plus ne produit pas de valeur en tant que tel - va spéculer. Seulement, ce morceau de dette à l’avantage de produire du plaisir aux gens, et de ne pas être dangereux pour eux. Mais il ne faut pas accabler les footballeurs. Certes, ils sont en partie responsables de la hausse des salaires, mais pas de celle des prix de transferts.
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Pour l’anecdote, le premier footballeur à être transféré pour un montant conséquent à été l’écossais Willie Groves en 1893, pour 100£. 12 ans plus tard, avec Alf Common, la barre des 1000£ a été atteinte. La barre des 10 000£ a été battue par le transfert de David Jack de Bolton à Arsenal en 1928. L’arrivée de Luis Suarez au Barça a ensuite été le premier transfert au dessus des 100 000£.
Le Football à Deux Vitesses : Richesse des uns, Difficultés des autres
En même temps que les clubs s’amusent à dépenser des dizaines de millions d’euros, d’autres clubs de football meurent pour quelques milliers d’euros. Le même jour, l’officialisation de la descente du SC Bastia en D5 et la rumeur Mbappé au PSG ont surgies, à quelques heures d’intervalle. Pendant que le football amateur crève la dalle, les clubs riches s’en mettent plein les fouilles. Cela a toujours été le cas, mais aujourd’hui plus qu’hier encore.
De toute manière, il y a bien longtemps que l’indemnité de formation tente d’être contournée. D’abord en recrutant le joueur avant même qu’il ne soit majeur, comme l’hallucinant transfert à 40M€ de Vinicus Junior au Real Madrid, ou même tout ces gamins qui partent à l’étranger entre 13 et 16 ans. Les agents s’en mettent souvent plein les poches, contre l’intérêt du football. Dans un monde où, bientôt, braquer une clause par des centaines de millions passera comme une lettre à la poste, certains oublient qu’il ne s’agit que d’un sport, et que le football-business n’est pas toujours la meilleure chose qu’il soit.
L'Amour du Football Malgré Tout
Mais, malgré tout cela j’aime le football. Je ne sais pas pourquoi. Sans doute parce qu’il m’emmène comme une drogue. Sans doute parce qu’il est le plus beau de tous les sports. Peut-être aussi parce que malgré les millions, riche comme pauvre vibre devant le match de son équipe. Ce qui m’importe, c’est que le football ne meure pas. « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on le peut reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui ».
Le Football à l'École : Une Progression Constante
Le football à l'école est en pleine progression depuis cinq ans, notamment grâce au lancement de plusieurs opérations. Sport numéro un en France, le football n'occupe pas le même rang dans le milieu scolaire. Des disciplines comme le cross, le handball ou encore le badminton sont en effet bien plus pratiquées par les élèves. Dans ces sports, les fédérations travaillent de pair avec les fédérations scolaires depuis de très nombreuses années, alors que cette ambition n'est apparue que plus récemment du côté de la Fédération française de football. « Des dispositifs avaient été mis en place à l'occasion de la Coupe du monde 1998 et de l'Euro, mais ils n'avaient pas perduré au niveau national », explique Brigitte Henriques, vice-présidente déléguée de la FFF. « Dans notre programme 2012-2016, nous avons souhaité donner une place importante au football à l'école. C'est notamment de cette volonté qu'est née l'opération « Le Football des Princesses », un dispositif permettant de promouvoir la pratique du football auprès des écoliers et des collégiens. « Sur les trois années de cette opération, nous avons réussi à mobiliser environ 1 500 écoles primaires », révèle Florian Bechon, Chef de projet Football Scolaire au sein de la Direction technique nationale de la FFF.
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« Dans ce dispositif, douze séances de pratique étaient programmées avec du matériel mis à disposition des écoles primaires par la FFF. Les leçons pédagogiques étaient fournies aux enseignants, ainsi qu’un concours artistique qui permettait chaque année à quatre classes lauréates de se rendre 24 heures à Clairefontaine, soit avec l'équipe de France féminine, soit avec l'équipe de France masculine. Une machine qui a passé la vitesse supérieure en mai 2014 avec la signature, en présence du Président de la République de l'époque, d'une convention liant l’Éducation nationale, le Ministère des Sports, la Fédération française de football et les fédérations sportives scolaires. La FFF travaille donc désormais de façon étroite avec l'UNSS, l'USEP et l'Ugsel. « Notre but principal est de consolider et de développer ce que nous avons mis en place depuis 2011 », souligne Brigitte Henriques. « Il faut également faire découvrir et pratiquer le football, et le futsal, à un maximum de filles et de garçons dans les établissements scolaires du secondaire. Les professeurs d'EPS ne se tournent pas forcément vers cette discipline en raison de l'hétérogénéité du niveau. Nous devons arriver à expliquer et à démontrer que le football peut-être un outil éducatif à travers la pratique sportive ».
L'an dernier, dans le cadre de la réforme des programmes, la FFF a ainsi organisé un séminaire avec l’Éducation nationale et les fédérations sportives scolaires, afin de mettre en place le plan de formation dès cette année. Un développement du foot à l'école qui se déroule sur le temps scolaire obligatoire. En effet, les TAP (Temps d’Activité Périscolaire) ont une diversité trop importante d’une commune à une autre sur l’ensemble du territoire. Le travail main dans la main avec les fédérations sportives scolaires a permis de développer de nouvelles opérations d'envergure, notamment liées à l'Euro 2016 organisé en France. « Avec l'arrivée de l'Euro 2016, nous avons naturellement augmenté les moyens mis en place. Cet événement a été un fabuleux accélérateur dans le cadre du développement du football en milieu scolaire », se félicite Brigitte Henriques. Et Florian Bechon d'ajouter : « nous avons lancé la co-construction, avec les fédérations sportives scolaires, d’opérations à l’attention des établissements scolaires. Pour le primaire, nous avons organisé « moneuro2016 » entre 2014 et 2016, puis l'opération « foot à l’école » depuis 2016. Pour le secondaire, c'est « la quinzaine du foot » qui était organisée entre 2015 et 2017, et « la quinzaine du foot citoyen » depuis cette année. Deux opérations, « foot à l'école » et « la quinzaine du foot citoyen », rassemblant des milliers de classes, seront poursuivies sur cette année 2017-2018. Le soutien de la FFF y est très important, avec le soutien des cadres techniques au niveau des ligues et des districts, du matériel pédagogique pour mettre en place les cycles EPS et du matériel offert aux établissements engagés dans l’opération. Un accompagnement fort qui sera donc de nouveau au rendez-vous cette année et à l'avenir, d'autant que « la convention signée en 2014 entre tous les acteurs et qui arrive à échéance en 2018 sera bientôt renouvelée », révèle Brigitte Henriques. Avec, en perspective, le Mondial féminin organisé en France en 2019, qui sera l'occasion de lancer de nouvelles opérations en milieu scolaire.
Promouvoir le Respect : Le Tournoi d'Aniane
Le football est souvent montré du doigt, malheureusement souvent à juste titre, et les (mauvais) exemples, actes d'incivilité voire de violence, fleurissent aussi bien d'en bas que d'en haut. Depuis trois ans, Aniane organise le tournoi du respect, avec comme objectif de changer les représentations dans le football. La dernière édition s'est déroulée vendredi 8 mai, au complexe des Prés-de-la-Ville. "Dans ce tournoi, les tacles sont interdits et les mauvais gestes proscrits. Nous avons aussi tenu à enlever l'enjeu : à l'issue du championnat où toutes les équipes se rencontrent, l'équipe vainqueur n'est pas celle qui remporte le plus de matches, mais celle qui aura montré le meilleur comportement. De 10h à 16h, la priorité était donnée à la bonne humeur, à l'essence même d'une rencontre sportive qui, pour une fois, portait très bien son nom. Bien sûr, entre deux beaux gestes, mais plus encore entre deux loupés, les gentils chambrages ont fusé plus sûrement que les passes millimétrées. Mais tout le monde a joué le jeu, et rien que le jeu. "On travaille sur l'acceptation des différences. On mélange les villages et les quartiers. On essaye de faire plaisir aux jeunes en changeant complètement l'esprit du foot. Mais l'essentiel était sans doute ailleurs : dans le plaisir d'être ensemble pour partager un simple sport ou une passion.
L'Influence de l'Industrie de l'Alcool
En Grande-Bretagne, le journaliste cite comme exemple une décision prise en février dernier par le premier ministre David Cameron : ouvrir les pubs plus longtemps pendant la Coupe du monde au Brésil. Car dans ce pays, 18 des 20 clubs de football du championnat (« Premier League« ) sont sponsorisés par l’industrie de l’alcool. Manchester United, par exemple, compte 3 supporters financiers issus des secteurs de la bière, du vin et des spiritueux.
Les Enjeux Économiques et Politiques
Cela inclut la levée de taxes sur les profits réalisés par les partenaires commerciaux pendant la Coupe du monde et « l’intimidation » exercée sur l’Etat brésilien pour qu’il permette aux supporteurs de boire de la bière dans les stades, contrairement aux lois en vigueur dans le pays.